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Moi

Au détour d'une phrase, à l'ombre d'un mot, peut-être m'apercevrez-vous sirotant un Blue Lines.

Malle à souvenirs

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Le festival des couleurs | 31 août 2006


Colmar IV,
1984, Gerhard Richter



"Imaginez s'il n'y avait pas de couleurs, le monde serait ennuyeux."
Sholay


Publié par Shoupinette à 10:18:12 dans Kaléidoscope | Commentaires (14) |

Pffffff | 30 août 2006


Aujourd'hui la journée a été longue...

J'avoue ces derniers temps, mes posts jaunis et clairsemés ressembent étrangement à ma pelouse défraîchie.

Pourtant, j'aurais tellement voulu faire pousser des mots fleuris sentant bon encore l'été finissant au lieu de me laisser enserrer par les rets du quotidien.

Qui sait demain une brise marine secouera mon esprit ...

Publié par Shoupinette à 18:37:26 dans Irisations du quotidien | Commentaires (14) |

Je ne suis qu une simple femme... | 28 août 2006

Je ne suis qu une simple femme et je n'ai malheureusement aucun pourvoir magique ou cosmique. J'ai vérifié : je ne peux pas décrocher les étoiles ou la lune et vu sa grosseur ce devrait pourtant être facile, je n'ai pas le pouvoir d'arrêter les trains ou de soulever les jupes des filles - ce qui est particulièrement rageant puisque c'est à la portée d'un ourson-, enfin je ne peux même pas me cacher dans un trou de souris. Alors, j'avoue que j'ai parfois dû mal à suivre le rythme effréné de la vie et à faire face aux vilains tours du destin.

Tous les jours de la semaine passée, mon patron tout content a joué avec son nouveau pouvoir : celui de la multiplication des dossiers. Mais comme par hasard, il a oublié de me montrer celui qui permet de les faire disparaître par enchantement.
Jeudi, j'ai été voir un grand marabout blanc connu sous le nom d'Ostéo qui m'a promis avec un grand sourire que je n'aurais plus mal au dos. Depuis, complètement désarticulée, mon esprit surnage entre deux violentes migraines que les drogues occidentales n'amoindrissent pas le moins du monde.
Toujours jeudi, un jour faste sans nul doute, mon ordinateur a subi une attaque démoniaque. Il a fallu de toute urgence faire un exorcisme. Depuis, il va cahin-caha en se heurtant dans des tas de trucs. Le pauvre sa mémoire a été endommagée, il lui faudra du temps pour la retrouver.
Et avec tout cela tous ses petits riens qui mit bout à bout font des tas dont on ne sait que faire.

Bon ouf, c'est lundi ... Une nouvelle semaine commence...

Euh... Quelqu'un peut me prêter le don d'ubiquité parce que là, je sais pas comment je vais faire...

 

Publié par Shoupinette à 09:11:40 dans Irisations du quotidien | Commentaires (20) |

Remise en perspective | 21 août 2006

Conversation entendue dans la rue il y a deux semaines ou était-ce en 1982...


T : Ca va pas... Je suis en train de perdre pied...

N : Tu sais dans c'est cas-là, il faut relativiser. C'est ce que je fais par exemple quand j'ai plus rien à bouffer.

T : (Regard perplexe, moue dubitative)

N : Ben oui, relativiser. Tu sais en ce moment il y a la guerre au Liban.


Ce post comme son titre l'indique est une remise en perspective. Il ne veut en aucun minimiser les drames, les chagrins ou les soucis collectifs ou individuels qu'ils soient passés, présents ou à venir.

Publié par Shoupinette à 10:56:28 dans Irisations du quotidien | Commentaires (10) |

Le grand méchant loup n'est plus ce qu'il était | 21 août 2006

Sarah Moon

Jadis, terrifiant croque-mitaine qu'on brandissait devant les vilains galopins pour leur rappeler que tous les forfaits, grands ou petits, seront punis un jour ou l'autre. Aujourd'hui, tu fais pâle figure devant le panthéon des grands monstres griffus, dentés à la férocité aiguisée. Ce n'est qu'un instinct de survie et une faim bien modeste qui te pousse à chasser et pas une cruauté perverse qui t'inciterait à réaliser des atrocités sans nom. Seuls les nostalgiques d'antan ont encore un vague frisson en te croisant dans une ruelle obscure...
Ah, j'oubliais les bergers ... A l'évocation de ton seul nom, ils blêmissent toujours de rage et leurs mains se mettent à trembler d'une peur instinctive, ancestrale. Mais, de nos jours, il est plus facile d'attraper une panthère que d'apercevoir un loup dans nos montagnes.
Eh oui... Le grand méchant loup n'est plus ce qu'il était.

Cependant, ce grand carnassier hante encore notre imaginaire sous d'autres formes plus effrayantes encore.
En complet veston, tu arpentes les ruelles sombres les soirs de pleine lune, mais aussi les autres soirs... Tu traques ta proie : celle qui aura cette fragilité si délectable, cette innocence revigorante, celle dont la sensibilité t'amusera et qui mine de rien titillera ta corde sensible, celle dont la volonté sera si agréable à fléchir un moment avant d'être dompté à ton tour, celle qui se transformera en Diane chasseresse et inversera les rôles t'entraînant dans de nouvelles calvacades, t'initiant même à de nouvelles galopades... Tu n'en feras qu'une bouchée de ces Bimbos alléchantes, ces séductrices si coquines qu'on ne sait plus qui des deux mène la danse, de ces mutines Lolita si timidement audacieuses, de toutes ces vierges plus ou moins effarouchées selon la gueule de la fourrure...
Séducteur des temps modernes, tu te pourlèches les babines plus ou moins discrètement, parfois la langue pendante un sifflement t'échappe, en rentrant tes griffes, tu attends l'instant pour bondir. Grrrr ! Elles sont si appétissantes ces donzelles délicatement apprêtées, beaucoup plus que ces bergères au naturel un peu fangeux, ces tendres enfants si vite avalés ou ces grands-mères parcheminées aux vieilles dentelles périmées.

Tu arpentes inlassablement les rues guettant ta proie, attendant ton heure... Pourtant, certains soirs, tu as le blues du loup solitaire. Tu es fatigué d'errer sans cesse en faisant le joli cœur désabusé. Et puis, c'est pas facile de les attraper ces sylphides aux pieds ailés qui n'ont pas froid aux yeux, il faut courir longtemps, c'est fatigant. Souvent tu ne sais même plus qui chasse qui, les temps ont bien changé, tout est tourneboulé. Des fois, un sourire carnassier aux lèvres, tu rêves secrètement  d'une gentille Marinette qui te gratterait derrière l'oreille... Mmmmmm ! Ce serait si doux !

Alors Mesdemoiselles, comme rien n'est moins sûr qu'un chasseur passera encore fortuitement, restez sur vos gardes dans les ruelles obscures et sur les terrasses ensoleillées des cafés, mais ne soyez pas trop dur pour ces loups franchement loups ou loups travestis, ils n'y peuvent rien c'est dans leur nature de dévorer des yeux, au fond, ils ne sont pas bien méchants.

Publié par Shoupinette à 08:43:33 dans Volutes et entrechats | Commentaires (21) |

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