poursuivons notre perte avec hardiesse.
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Il est mansardé, néanmoins, les murs ont été fraichement repeints en blanc, vous serez au dernier étage sans ascenseur remarquez toutefois les escaliers en pierre, l’eau peut être chaude ou froide en fonction de la saison, il suffit d’une simple pression sur l’interrupteur pour que la pièce s’illumine, la surface peut rivaliser avec celle d’un placard, de plus, le sol est droit et imperméable, une fenêtre est cassée, notez tout de même qu’il y en a deux !
Je suis aux anges, mes chaussettes sont trouées, mais, je ne suis pas cul-de-jatte.
Publié par aphasie à 20:34:08 dans aphasiquement votre | Commentaires (0) | Permaliens
Ça nique, ça boit et ça fait des projets, merde ! que le monde est triste ! des projets ?! quand on commence à réfléchir à nouveau au point le plus haut d’où se jeter sans se louper, pour tomber bien sagement cervelle éclatée la première contre le sol, est-ce forcément qu’on est « mal » ? on n’est plus, c’est tout.
Mon corps m’exècre, je ne bois guère plus que du café noir et je suis sans ambition.
« ça m’est égal »
Pleurer est fatiguant, bruyant, tandis que se scratcher une bonne fois pour toute, en voila une manière efficace de stopper toute collaboration avec la saloperie ! je me fiche de vos lèvres et de vos yeux, qu’ils dansent encore longtemps si vous vous sentez mieux ensuite, la conscience lestée de la possibilité d’une accusation de « non-assistance à personne en danger ». Le seul danger qui me guette en l’occurrence est moi-même, alors, à moins de m’éteindre, je ne vois pas comment il pourrait y avoir une quelconque « assistance ».
Non, ce n’est pas noir, il n’y a point plus limpide. Tout est si clair derrière si tu savais ! la noirceur est autour, elle étouffe et fait croire qu’elle est bleue et ébranlable comme le ciel, néanmoins, ce n’est que mensonge pour rendre nos gestes et nos pensées, nos paroles et nos rêves prévisibles, contrôlables, tellement bêtes et si méchants !
Publié par aphasie à 16:58:48 dans aphasiquement votre | Commentaires (0) | Permaliens
C’est étrange ce bouillonnement dans l’abdomen,la scène du film Alien voile mes yeux d’anxiété. Il reste pourtant inutile de se faire happer par la peur, car ce n’est que l’ennui qui fuit.
- l’ennui ?
-oui, c’est moi. J’hante tes nuits. Le fruit muri devient brun, complètement blet dès ma première bouchée, je le laisse sous le joug de sa propre putréfaction, sans jamais l’engloutir entier afin que dure l’agonie. En invectivant, redoublant de violence, je ralentis le débit de parole au moment de prononcer les voyelles espérant pouvoir infliger à la victime servile le spectacle de ce qu’elle fut avant mon immonde morsure, la vision de cette bouchée qui commence à se déliter dans la salive acide.
Publié par aphasie à 20:08:12 dans aphasiquement votre | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par aphasie à 14:32:35 dans bruit | Commentaires (4) | Permaliens
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