poursuivons notre perte avec hardiesse.
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Quelle
absurde connivence.
Visage pale,
de l'enfant homme, rosés par la fraîcheur enveloppante des cristaux de neige
les pommettes, le bout du nez accompagnés de ces lèvres écarlates, comme après
l'accomplissement du vampirique ultime baisé, les pôles de chaleur épidermiques
surmontent la (paradoxalement)sombre, opaque et impassible blancheur de
l'environnement glacialement inerte. Alors que la « boite à
troubadour » m'octroie ce privilège éphémère de m'assoupir avec cette
vision en mémoire pour formater mon inconscient rêveur vers l'accomplissement
d'une abstraction en compagnie de l'aimable personnage fictif, au moment où les
larmes versées colleront les paupières, où je me détacherais du monde officiellement
raisonnable, blasphème, ce moment sacré, mystérieux est trucidé par une
avalanche de sons sans aucunes corrélations avec la mélodie de mes rêves, les
volets se rouvrent, pouah, l'image est encore plus terrifiante de
débilité ! un homme seul embrassant son chien, probablement pour le
consoler, avec un amour quasi malsain mais tout à fait plausible dans notre
civilisation associabilisante au possible, d'avoir été obligé d'ingurgiter les
« croquettes ultra vitaminées dont tous les chiens rêvent ». Moi je
voulais m'emmitoufler dans les limbes duveteuses du monde inconscient de la
nuit, je n'ai pas réussis à faire abstraction de cette juxtaposition
incohérente et gerbante (ma mémoire olfactive me laisse « profiter »
de ce spectacle de restes d'abattoir lyophilisés carrés avec un autre sens).
Publié par aphasie à 14:30:09 dans aphasiquement votre | Commentaires (1) | Permaliens
« pauvre
bouteille... » sur cette charmante parole pleine d'anthropomorphisme s'est
terminée cet après midi que la pâleur de la lune a renommé, le tuant.
Ces derniers
temps le trait hasardeux, délivrant les lettres des mots du livre de mon
destin, me surprend agréablement. Ainsi, la moitié de la fratrie déambulait sur
les pavés, et soudain une voix, rendue toute tremblotante par la course de son possesseur, me hèle, c'est elle. Fratrie cette fois-ci
divisée de tous ses membres, n'existe plus. Je quitte le point a pour aller au
point b où nous nous retrouvons grâce à la candeur de l'annonciatrice.
Après maintes
foulées effectuées dans ma petite ville, une idée lumineuse vint tintinnabuler
les neurones d'une, idée peut être due au froid rendant nos voix, déjà ténues
par la fatigue, graillonnantes, et si nous allions dans ces divinement moelleux
fauteuils donner un peu de spectacle à nos yeux et nos oreilles.
Désormais comme
le mot spectacle apparaît grossier face au génie d'images et de sons qui m'a
submergée.
.................................. à
vous de voir, les mots y sont inefficaces et psalmodient une œuvre virevoltante,
terrifiante, ... pourquoi continuerai-je à m'embourber dans cette tentative
fatalement infertile ?!..................................
Paralysées,
attendons que le trivial nous rattrape pour que nous ayons raison de partir de
cette cellule sombrement aliénante. Des impies quittèrent précipitamment la
salle bougonnant : « j'ai jamais vu un film aussi chiant » ou encore
« c'est bien pour toi qu' j'y suis allé ». Combat de mon devoir de
tolérance avec une envie de rixe rapidement étouffé par mon affliction et ma
« commisération inébranlable en l'humanité », mais aussi et surtout
par mon stoïcisme dégradant mais parfois nécessaire (l'utile me répugnera
toujours je crois). Plus un caractère ne s'affiche sur l'écran qui désormais
est blanc, les lumières ayant été rallumées, fuyons ce vide blasphématoire face
à la feue matière mouvante, marchons au hasard, sans pouvoir vomir un mot immanquablement
ostentatoire devant notre souvenir récent et troublant. Quittons nous, nous
n'avons plus que cela à faire, tous invisibles désormais, impossible d'en
ressortir, un cylindre plastique frappé par un pied inconnu, « pauvre
bouteille... »a-t-elle dit.
Publié par aphasie à 17:57:45 dans aphasiquement votre | Commentaires (4) | Permaliens
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