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Intellectual-Property-WebNews - IPWEBNEWS

L'info de la Propriété Intellectuelle

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Les auteurs



Les deux auteurs de ce blog sont issus du Master 2 Propriété Intellectuelle et Droit des nouvelles technologies de l'Université de Grenoble II depuis maintenant plus d'une année. Tous deux sont désormais en activité (CDI - CDD / France ou étranger) dans le domaine qui vous intéresse ici. Dans l'optique de garder une ligne éditoriale libre et ouverte à la critique, nous vous invitons à nous faire part de vos remarques directement.

Par ailleurs, si vous souhaitez nous contacter pour tout autre sujet (Informations diverses, opporutnités de carrière, etc...), n'hésitez pas.

Vous souhaitant une agréable navigation.
L'équipe de rédaction.


Gwénaëlle Goëler & Romain Busnel

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La saga OLYMPRIX..suite et fin! | 25 janvier 2007

La question de la protection des marques notoires a été largement traitée ces dernières années et a fait couler beaucoup d'encre, notamment à l'occasion de l'affaire OLYMPRIX!

Et bien par un arrêt rendu le 31 octobre 2006, la chambre commerciale de la Cour de cassation a tranché le débat mettant un terme à ce litige.

Bref rappel des faits du dossier : s'opposait le Comité national olympique et sportif français et la société Galec. Comme vous le savez, le premier était titulaire de droits sur les emblèmes olympiques, des termes Olympique et Jeux olympiques. La seconde quant à elle avait déposé la marque ‘OLYMPRIX', marque utilisée dans le cadre d'une campagne publicitaire pour des produits à petits prix.

Le CNOSF avait invoqué à l'encontre de son adversaire un préjudice résultant d'une atteinte au titre du droit des marques mais résultant également d'une atteinte au droit de la responsabilité civile.

Mettant fin à plus de dix ans de procédure, la Cour de cassation a jugé qu'il était dorénavant possible de faire jouer, certes le droit des marques, mais également le droit de la responsabilité civile afin de protéger une marque notoire. Le débat est clos.

Gwénaelle GOELER.

Crédit photo : www.kesako.fr/image/cnosf3.jpg


PS: Pour une étude détaillée de la question, nous vous proposons de vous reporter au dernier n° de la Revue de Propriété Industrielle - article de Pascale Trefigny.

Publié par Diegoromain à 14:54:25 dans - BREAKING NEWS | Commentaires (0) |

Accords musicaux...Cela sonne doux à l'oreille... | 24 janvier 2007

EMI, la maison de disques, a récemment lancé une attaque judiciaire sur Baidu.com (moteur de recherche « pirate » asiatique). Cependant, la firme annonce abandonner ces poursuites et lance un service de téléchargement en streaming (pour les non avertis, il s'agit d'un procédé de mise à disposition de contenus direct sans possibilité de conserver une copie sur son disque dur (a priori car il existe désormais des procédés rendant « l'enregistrement » possible)).

 

A l'époque du contentieux, un pool de « Major » dont Universal, Warner, Sony BMG et autres avaient lancé des actions en contrefaçon de droits d'auteur à l'encontre du site pour avoir permis aux « utilisateurs » de trouver, grace à leur moteur de recherche, des sites « pirates » de téléchargement.

 

Pourtant cette argumentation ne tint pas devant les juges de Pékin qui decidèrent qu'il n'y avait aucune violation du copyright par Baidu.com, ces violations étant le fait de tierces parties.

 

Un appel est envisagé, mais il n'engagera donc pas EMI suite à l'accord commercial (liens et pub et écoutes streaming de phonogrammes d' EMI) trouvé par les Parties.

 

Après les accords YouTube et autres à venir (si si....info certaine, faites confiance à votre serviteur), les juristes « Contrats » des éditeurs de musique ont du travail pour un moment...

 

Romain Busnel
IPWEBNEWS


Credit photo: www.muzikdersi.net

Publié par Diegoromain à 11:44:08 dans - DROIT D'AUTEUR | Commentaires (0) |

Annonce de colloque | 23 janvier 2007

En depis du fait que ce sujet ne soit pas en relation directe avec notre "blog" (que dis-je,... Votre "blog"), notre devoir est avant tout de vous informer. Et qui sait, la complémentarité du juriste d'affaires est un atout non négligeable, n'est ce pas...


Aussi vous pourrez apprécier les développements concernant:


Le devoir de mise en garde du banquier



Colloque sous la présidence de M. le Président Daniel TRICOT, Président de la Chambre commerciale, financière et économique de la Cour de cassation et de M. le Professeur Hervé CAUSSE



Modalités:


Sis à la Faculté de Droit et de Science Politique de Clermont-Ferrand, Jeudi 29 mars 2007.


Interviendront :


M. le Président Daniel TRICOT,
MM. Jean STOUFFLET,
Hervé CAUSSE,
Mustapha MEKKI ,
Richard ROUTIER,
Didier VALETTE,
Mme Lisa DUMOULIN,
M. Jean-François RIFFARD


organisation : Centre de Droit des Affaires et Master 2 Droit des affaires GEFIRE). Contact pour tout renseignement, Mme Tardieu : Tél : 04.73.17.75.89 ; e-mail : eliane.tardieu@u-clermont1.fr


Romain Busnel
IPWEBNEWS

Publié par Diegoromain à 18:50:24 dans - BREAKING NEWS | Commentaires (0) |

Nouveau site de la CNCPI | 18 janvier 2007

Après quelques mois de repos bien mérité, le site de la CNCPI fait peau neuve.


Refondu dans un moule coloré et fonctionnel, ce site Internet est l'apport indispensable pour toute personne cherchant des renseignements sur la profession et sur la Propriété Industrielle au sens large.


Désormais ce n'est plus son Président (M. Derambure) qui attire la lumière, mais bien ce site ( http://www.cncpi.fr/ ) qui sera sous les feux de la rampe.


Le site est mort, vive le site...


Romain Busnel
IPWEBNEWS

Publié par Diegoromain à 14:34:31 dans - BREAKING NEWS | Commentaires (0) |

Transfert / Cession...vers un topo complet... | 17 janvier 2007

Plusieurs fois au cours de l'année 2007, nous vous proposerons d'interagir avec nous afin de réaliser un topo complet sur un sujet donné. Cette interaction est du type wikipedia et partage des connaissances.


Aussi, vous pourrez poster vos ajouts en commentaires, et, après validation, nous les ajouterons au contenu initiale. Des débats pourront alors être lancés sur certaines modifications.

1er sujet de l'année:


Transfert / Cession de contrat


Un contractant (le cédant) peut transférer, par un accord dit « cession de contrat », les droits et obligations résultant d'un contrat qu'il a conclu avec une autre partie (le cédé) à une personne (le cessionnaire) qui se substituera à lui.


Pour certains contrats, ce transfert est réglé par la loi (bail d'habitation, bail commercial, assurance, contrat de travail, contrat d'édition).


On distingue deux cas :
-S'il y a une clause dans le contrat « transféré » ;
-Si le contrat reste silencieux sur cet objet.


1) Cas de la clause intégré


a) Celle-ci interdit le transfert :


Celle-ci peut interdire à l'une ou aux deux parties de céder le contrat, et cela en partie ou en totalité. Au cas où l'une des parties venait à céder le contrat, cette cession serait inopposable à son cocontractant qui pourra, au surplus, demander le résolution du contrat cédé (1184cc), ou obtenir réparation sous forme de dommages intérêts.


NB : La clause interdisant la cession peut prévoir que sa violation entraîne la résolution de plein droit du contrat (Cass.com 28-10-1986 ; BRDA 22/86 p.20)


b) Celle-ci autorise le transfert :


L'autorisation peut être pure et simple sans aucune précision, sans même requérir l'information de l'autre partie (Cass. Com 06-05-1997, RJDA 11/97 n°1333).


Une clause d'Intuitu personae prévue dans le contrat peut également être sans effet si la partie (ou les parties) pour qui la personnalité du cocontractant était importante y consent(ent) (voir Cass. com. 06-06-2000 RJDA 12/00 n°1083).
NB : Le mécanisme de la clause à ordre (transfert par endossement) est possible.


Cependant, il est souvent inclus des conditions à l'obtention de l'autorisation de transfert


-sur la qualité du cessionnaire :


La clause peut stipuler certaines personnes déterminées (personne morale ou physique) ou déterminables (par exemple mentionner que la cession pourra se faire au profit d'une société du même groupe), ou encore ayant des qualités particulières.
Un droit de préemption est par ailleurs intégrable suivant le mécanisme d'une clause de préférence.


-sur l'agrément du cessionnaire :


Les parties peuvent prévoir que le cédé devra donner son agrément à toute cession à un tiers. Il devra donc être précisé les conditions de la procédure d'agrément (avis simple, délai de réponse, autorisation exprès du (des) cédé(s), modalités si divergence et raisons du refus,...). A défaut, seul le juge pourra estimer si le refus est fondé ou discrétionnaire et sans motif.


-sur les effets de la cession : il peut être convenu que :


-le cédant sera purement et totalement dégagé du contrat à cet instant. Le seul lien restant étant entre le cédé et le cessionnaire ; ou


-le cédant restera garant envers le cédé de l'exécution de ses obligations par le cessionnaire, en tant que débiteur solidaire de celui-ci (cet engagement ne constituant pas un cautionnement) sans besoin de le rappeler dans l'acte de cession si cela est inclus dans le contrat objet de la cession ; ou


-le cédé disposera d'un délai déterminé pour décider s'il libère ou non le cédant. Il faudra alors prévoir si, entre cédant et cessionnaire, la cession produira ou non effet entre eux au cas où le cédé n'aurait pas pris parti à l'expiration du délai ou aura refusé de libérer le cédant.
Sans précision sur les effets de la cession, le cédant reste tenu à l'égard du cédé de la bonne exécution du contrat par le cessionnaire (TGI Strasbourg 24-03-1971). Il peut même se trouver tenu, même si le cédé a accepté le cessionnaire, des lors qu'il ne l'a pas expressément déchargé.


2) En l'absence de clause :


Le contrat ne peut être cédé que si la partie cédée consent à la substitution de son cocontractant (Cass com. 06-05-1997). Selon le jurisprudence, une clause de confidentialité incluse dans le contrat admet implicitement que le contrat est conclu intuitu personae et donc est incessible sauf accord du cédé (Sentence CCI n°7983 en 1996).


L'acceptation du transfert par le cédé peut être tacite s'il poursuit l'exécution du contrat et règle des factures (Cass com. 07-01-1992 RJDA 03/92 n°225) ou a accepté le cessionnaire comme nouveau contractant dans plusieurs courriers/correspondances.


Le cessionnaire est directement tenu envers le cédé, au lieu et place du cédant, des obligations du contrat initial. Mais le cédant reste tenu de l'exécution du contrat tant qu'il n'a pas été déchargé expressément.


 


 


 


 


 


 


Sources


-Memento Lefebvre Contrats et droits de l'entreprise 2005


-Ghestin, Jacques, Billiau, Marc, et Jamin, Christophe , Traité de droit civil : les effets du contrat, L.G.D.J., 3ème édition, Paris : LGDJ, 2001, 915 p. ISBN 2-275-00159-X


-Henri Capitant, De la cause des obligations, 1ère édition Paris : Dalloz, 1923, 494


-Jean Carbonnier, Droit civil : les biens, les obligations», volume II.


-Flour, Jacques, Aubert, Jean-Luc, Savaux, Éric, Droit civil : les obligations. 1. L'acte juridique, 10ème édition, Paris : Dalloz, 2002, 409 p. ISBN 2-247-04793-9


-Flour, Jacques, Aubert, Jean-Luc, Savaux, Éric, Flour Yvonne, Droit civil, Les obligations, 3. Le rapport d'obligation, 4ème édition, Paris : Sirey, 2006, 385 p. ISBN 2-24706594-5


-Larroumet, Christian, Droit civil : Les obligations, le contrat, Tome III, 5ème édition. Paris : Economica, 2003, 1017 p. ISBN 2-7178-4665-4


-Terré, François, Simler, Philippe, Lequette, Yves, Droit civil, les obligations, 8ème édition, Paris : Dalloz, 1438 p. ISBN 2-24-704764-5


 


 

Publié par Diegoromain à 19:33:46 dans - CONTRATS | Commentaires (0) |

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