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bienvenue en enfer | 10 décembre 2006

Publié par lumieredesombres à 20:09:40 dans A demi maux | Commentaires (3) |

Sapin de noel | 09 décembre 2006

 


Entre 2000 et 1200 avant JC, on parlait déjà d'un arbre (L'épicéa, arbre de l'enfantement), le jour du 24 décembre, puisqu'on considérait ce jour comme la renaissance du soleil.  Les celtes avaient adopté un calendrier basé sur les cycles lunaires. A chaque mois lunaire était associé un arbre, l'epicea fut celui du 24 décembre. Pour le rite païen du solstice d'hiver, un arbre symbole de vie était décoré avec des fruits, des fleurs et du blé.

En 354, l'Eglise institue la célébration de la naissance du Christ, le 25 décembre, pour rivaliser avec cette fête païenne. Initialement la célébration de Noël se résumait à la messe de la nativité.


 



On raconte qu'un moine évangélisateur Allemand de la fin du VIIe siècle, Saint Boniface (né en 680), voulait convaincre les druides germains, des environs de Geismar, que le chêne n'était pas un arbre sacré. Il en fit donc abattre un. "En tombant, l'arbre écrasa tout ce qui se trouvait sur son passage à l'exception d'un jeune sapin".



A partir de là, la légende fait son oeuvre. Elle raconte que Saint Boniface a qualifié ce pur hasard de miracle, et déclaré dans sa même prédication : "Désormais, nous appellerons cet arbre, l'arbre de l'Enfant Jésus." Depuis, on plante en Allemagne de jeunes sapins pour célébrer la naissance du Christ.


 







Au XIème siècle, l'arbre de noël, garni de pommes rouges, symbolisait l'arbre du paradis. C'est au XIIème siècle que la tradition du sapin est apparue en Europe, plus précisement en Alsace.

On le mentionne pour la première fois comme "arbre de noël" en Alsace vers 1521. Au XIVème siècle, les décorations étaient composées de pommes, de confiseries et de petits gâteaux. A cette même époque, l'étoile au sommet de l'arbre, symbole de l'étoile de Bethleem commença à se répandre. Ce sont les protestants en 1560 qui développèrent la tradition du sapin de noël pour se démarquer des catholiques.

Au XVIIème et XVIIIème siècle apparaissent les premiers sapins illuminés. On utilisait des coquilles de noix remplies d'huile à la surface desquelles des mêches flottaient ou des chandelles souples nouées autour des branches.

 


C'est en 1738 que Marie Leszczynska, épouse de Louis XV, roi de France, aurait installé un sapin de noël dans le château de Versailles. On trouva par la suite de plus en plus d'arbres de Noël particulièrement en Alsace-Lorraine.

 







En 1837, la duchesse d'Orléans Hélène de Mecklembourg, d'origine Allemande, fit décorer un sapin aux Tuileries. Cette tradition se généralisa après la guerre de 1870 dans tout le pays grâce aux immigrés d'Alsace-Lorraine qui firent largement connaître la tradition de l' arbre de Noël aux Français. C'est à cette période que le pays entier adopta cette tradition.

 






Depuis la tradition perdure au grand bonheur des petits et des grands.

 

 
http://www.noel-vert.com

Publié par lumieredesombres à 21:45:47 dans Mots d'humeur | Commentaires (6) |

Le temps | 07 décembre 2006




 



Le temps d'être et celui d'avoir,


Le temps d'admettre et celui de savoir


Le temps de permettre et celui de donner


Le temps de commettre et celui de blâmer


 



Le temps de débattre et celui de craindre


Le temps de battre et celui de plaindre


Le temps de connaître et celui d'apprendre


Le temps de renaître et celui de comprendre.



 


Le temps de tromper et celui de regretter


Le temps de feindre et celui d'ignorer,


Le temps de geindre et celui de pleurer


Le temps d'espérer et celui d'aimer



 


Le temps de marcher et celui de courir


Le temps de hâter et celui de ralentir


Le temps de rabaisser et celui de maudire


Le temps de désirer et celui de haïr



 


Le temps d'aller et celui de venir,


Le temps de quitter et celui de guérir,


Le temps de pardonner et celui de grandir


Le temps d'élever et celui de chérir.


 


Donald Gunn


photo :Christian Coigny

Publié par lumieredesombres à 20:57:29 dans Mots à mots | Commentaires (11) |

Saint Nicolas ( suite) | 06 décembre 2006

Au début du XVIIe siècle, des Hollandais émigrèrent aux États-Unis et fondèrent une colonie appelée New Amsterdam qui, en 1664, devint New York.
En quelques décennies, cette coutume néerlandaise de fêter la Saint-Nicolas (Sinter Klaasen néérlandais) se répandit aux États-Unis.
Pour les Américains, Sinter Klaas devint rapidement Santa Claus.
Ce donateur attentionné, représenté sous l'aspect d'un vieillard à barbe blanche portant un long manteau à capuchon ou parfois même des habits épiscopaux, demeurait néanmoins un personnage moralisateur.

Il récompensait les enfants méritants et punissait les ingrats et les dissipés.
Après plusieurs décennies, la société chrétienne trouva plus approprié que cette "fête des enfants" soit davantage rapprochée de celle de l'Enfant Jésus. Ainsi, dans les familles chrétiennes, saint Nicolas fit désormais sa tournée la nuit du 24 décembre.

St Nicolas est toujours accompagné d'êtres qui sont la représentation inverse dont le Père Fouettard est le plus célèbre.
Ils s'appellent les Krampus, les Knechts, les Ruprechts, les Hosekers ou encore Hans Trapps, dans d'autres pays c'est tout simplement la mort.
Il est connu dans l'est de la France et en Belgique sous le nom de " Père Fouettard ", qui distribue des verges aux petits enfants qui n'ont pas été sages pendant l'année. Ce n'est qu'au XVIe siècle qu'on commença à parler du Père Fouettard.





Qui est- t'il ?
Une des légendes raconte que le Père fouettard est né à Metz en 1552, lors du siège de la ville par les troupes de Charles Quint. Les habitants promenèrent l'effigie de l'Empereur à travers les rues, puis la brûlèrent. Ainsi, le Père Fouettard, serait dit on, Charles Quint. 
Tous ces êtres ont des points communs : ils font peur , ils sont repoussants, ils sont habillés avec des couleurs sombres noir ou marron , ils menacent de punir les enfants méchants et désobéissants en les emportant avec eux en enfer, ils ont très souvent des cornes,  ils sont parfois sales ou masqués, ils portent un fouet, des verges ou des branches.
Dans l'Est de la France, le culte de Saint Nicolas et le pèlerinage à Saint-Nicolas-du-Port étaient très populaires dès le Moyen Age.

Au XVIe siècle, les réformistes, pour détourner cette ferveur populaire, privilégièrent l'image du Christkindel, de l'Enfant Jésus.
Au Canada, pour les francophones catholiques, c'était également l'Enfant Jésus qui venait garnir le bas de Noël des enfants, la nuit du 25 décembre, alors que Saint Nicolas s'occupait des petits anglophones.
Le Christkindel et Saint Nicolas resteront les deux principaux donateurs de cadeaux jusqu'au lendemain de la première guerre mondiale




La coutume était de représenter le Christkindel par des jeunes gens et des jeunes filles vêtus de blanc, faisant la tournée des maisons pour distribuer des cadeaux aux enfants sages, leur faire chanter des cantiques ou réciter des prières.
Un personnage terrifiant, Hans Trapp, accompagnait le Christkindel dans sa tournée pour donner des verges aux enfants méchants ou les emporter dans son grand sac.

C'est à la presse américaine que revient le mérite d'avoir réuni en un seul et même être les diverses personnifications dispensatrices de cadeaux.
L'événement qui contribua certainement le plus à l'unification de ces personnages fut sans aucun doute la publication du fameux poème de Clement Clarke Moore.
Intitulé "A Visit From St. Nicholas", ce poème fut publié pour la première fois dans le journal Sentinel, de New York, le 23 décembre 1823.

Repris les années suivantes par plusieurs grands quotidiens américains, ce récit fut ensuite traduit en plusieurs langues et diffusé dans le monde entier.
Dans son récit, devenu en quelque sorte une légende Moore dépeint le généreux donateur sous la forme d'un curieux petit lutin qui descend dans les cheminées et voyage dans les airs, au moyen d'une carriole miniature tirée par huit rennes, prénommés Dasher, Dancer, Prancer, Vixen, Comet, Cupid, Donder et Blitzen, le petit dernier Rodolphe, le célèbre renne au nez rouge, naquit un peu plus tard
Son apparition est justifiée par le fait que le Père Noël doit affronter des conditions météorologiques si mauvaises qu'il risque d'être en retard dans ses livraisons nocturnes.
Grâce au nez lumineux de ce renne, il peut s'orienter dans la turbulence hivernale et mener à bien sa distribution de cadeaux. 

L'influence de la presse américaine fit perdre progressivement à Saint Nicolas ses attributs moralisateurs au profit d'un personnage essentiellement généreux, Santa Claus.
Malgré cela, l'ancienne habitude de menacer les enfants dissipés de ne pas recevoir de cadeaux de Santa Claus continuera de persister dans la culture populaire. 
En 1860, Thomas Nast, illustrateur et caricaturiste à l'emploi du journal new-yorkais Harper's Illustrated Weekly, revêt Santa Claus d'un costume rouge, garni de fourrure blanche et rehaussé d'un large ceinturon de cuir.
Pendant près de 30 ans, Nast illustra au moyen de centaines de dessins tous les aspects de la légende de Santa Claus, connu chez les francophones comme étant le père Noël.

En 1885, Nast établissait la résidence officielle du père Noël au pôle Nord au moyen d'un dessin illustrant deux enfants regardant, sur une carte de monde, le tracé de son parcours depuis le pôle Nord jusqu'aux États




 




-Unis.
L'année suivante, l'écrivain américain George P. Webster reprenait cette idée et précisait que sa manufacture de jouets et "sa demeure, pendant les longs mois d'été, est cachée dans la glace et la neige du pôle Nord".


Savez-vous qu'à Noël on peut suivre son trajet grâce à la collaboration du très officiel NORAD, le commandement de la défense aérienne de l'Amérique du Nord  ?
Vous le verrez sur le site
http://www.noradsanta.org/fr/default.php


En 1931, le père Noël prit finalement une toute nouvelle allure dans une image publicitaire, diffusée par la compagnie Coca-Cola.




Grâce au talent artistique de Haddon Sundblom, le père Noël avait désormais une stature humaine (le rendant ainsi plus convaincant et nettement plus accessible), un ventre rebondissant, une figurine sympathique, un air jovial et une attitude débonnaire.
Ainsi, pendant près de 35 ans, Coca-Cola diffusa ce portrait du père Noël dans la presse écrite et, ensuite, à la télévision partout dans le monde. L'idée que les enfants se font aujourd'hui du père Noël est encore fortement imprégnée de cette image.




Pour en savoir plus : www.culture.fr ou www.joyeuse-fete.com




 

Publié par lumieredesombres à 10:23:58 dans Traditions et légendes | Commentaires (9) |

SAINT NICOLAS | 06 décembre 2006

UNE DES NOMBREUSES LEGENDES


DE SAINT NICOLAS





Ils étaient trois petits enfants
qui s'en allaient glaner aux champs.
Ils sont allés et tant venus
que sur le soir se sont perdus.
Ils sont allés chez le boucher :
- boucher, voudrais-tu nous loger ?



- Entrez, entrez, petits enfants,
Il y a de la place assurément.
Ils n'étaient pas sitôt entrés
que le boucher les a tués.
les a coupés en petits morceaux
et puis salés dans un tonneau.



Saint Nicolas au bout de sept ans
vint à passer dedans ce champ,
alla frapper chez le boucher :
- boucher, voudrais-tu me loger ?
- entrez, entrez Saint Nicolas.
Il y a de la place, il n'en manque pas.



- Du petit salés je veux avoir
qu'il y a sept ans est au saloir.
Quand le boucher entendit ça,
bien vivement il se sauva.
- Petits enfants qui dormez là,
je suis le grand Saint Nicolas.



Le grand Saint étendit trois doigts,
les trois enfants ressuscita.
Le premier dit : « j'ai bien dormi. »
Le second dit : « et moi aussi. »
« Je me croyais au paradis »
A ajouté le plus petit.

Publié par lumieredesombres à 10:13:48 dans Traditions et légendes | Commentaires (5) |

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