Publié par sylvietteisback à 15:37:35 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par sylvietteisback à 16:54:52 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (6) | Permaliens
Publié par sylvietteisback à 12:53:55 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (6) | Permaliens
Samedi 5 août
10h, Paris Gare de Lyon :
J'ai des vieilles sueurs froides et je me sens drôlement stressée dis donc. C'est normal si j'angoisse alors que je pars en week-end entourée de milliers de vacanciers?... Mais qu'est-ce qui m'effraie le plus : l'entretien de lundi ou le rencard de tout à l'heure avec ce bel inconnu du net ?...
Trois heures plus tard à Montpellier...
Ah le voilà, je crois que c'est lui... C'est qu'il est charmant ! Non tout de même, il doit s'agir d'une erreur. Euh, mais non, c'est bien moi qu'il regarde et à qui il sourit ! Mon dieu il s'approche. Mais... je rêve ou il a des airs de Tom Cruise ?
Dimanche 6 août
Toujours à Montpellier :
Je crois que je rêve, tout va comme sur des roulettes. Pardon ? Il me propose de partir une semaine à la montagne pour voir ses parents ? Mais, euh... c'est normal ça, au bout d'un jour ?
Lundi 7 août
13h, autoroute Montpellier-Lyon :
C'est étrange, je ne suis même plus stressée pour ce foutu entretien. Et puis de toutes façons, je n'ai pas envie d'y aller. Ce que je veux, c'est partir élever des moutons en Savoie avec mon nouvel amoureux. Plus rien n'existe à part nous, et ce ne sont pas des considérations matérielles qui vont changer quoi que ce soit ! Ah tiens, on est déjà arrivés ? L'entretien c'est là, maintenant ? Pffff... Si j'y vais, c'est bien parce qu'on a fait un détour par Lyon !
16h, autoroute Lyon-Montagne :
De toutes façons ils ne me prendront pas. Ca m'arrangerait bien, je ne veux plus partir à Lyon. C'est sûr qu'ils ne me prendront pas, je suis trop jeune et j'ai l'air d'une minette. En plus, je ne suis même pas taillée pour le poste ! Dès ce soir, je cherche du taf sur Montpellier !
Vendredi 11 août
Consultant ma messagerie téléphonique dans un petit châlet en Haute Savoie :
Bon, je n'ai pas eu de coup de fil ni de message relatif à Lyon. C'est bien ce que je pensais, ils ne me prennent pas. Ouf, tant mieux ! Au moins il n'y a pas de dilemme ! Ce sera Montpellier et basta ! Quel soulagement, je n'aurai pas à choisir entre un homme ici et un emploi-qui-tue là-bas.
10 minutes plus tard, devant l'ordinateur du châlet, vérifiant mes mails pour la première fois depuis une semaine :
(Sueurs froides) Mais... c'est quoi ce mail "Offre d'embauche" ? Il date d'hier et m'a été adressé par... Monsieur le directeur d'agence de Lyon ! Il dit qu'il me prend et que je commencerai le 4 septembre. Génial. Vraiment génial. Qu'est-ce que je fais maintenant ?...
Samedi 12 août
Dans la voiture en route pour Montpellier, après une nuit de cauchemars :
- Loulou, j'ai un souci. J'ai décroché le job.
- Vraiment ? Félicitations !
- Oui mais je suis bien emmerdée maintenant. On fait quoi ?...
- Ben... je ne sais pas. C'est toi qui décide.
- (Super)
Dimanche 13 août
Appartement de Montpellier :
- Sylviette, pourquoi tu fais cette tête ?
- D'après toi ? Je ne sais toujours pas quoi faire ? Si j'accepte ce job, on ne se verra plus....
- Alors toi, n'importe quoi !
- ?
- On n'est pas dans une tragédie de Corneille, les trains c'est pas fait pour les chiens !
- Euh oui, c'est vrai...
Je me suis donc monté le bourrichon sans raisons. Je pensais être dans une impasse alors qu'il suffit de poser les choses à plat et d'y porter une réflexion constructive pour que tout finisse par s'équilibrer et s'arranger.
Moralité : merci la SNCF ! Un train et ça repart...
Publié par sylvietteisback à 12:43:23 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (11) | Permaliens
Croyez-vous à l'amour né sur internet ?
Aux histoires nées artificielles qui deviennent vraies et belles ?
Aux rencontres improbables qui s'avèrent finalement évidentes ?
Maintenant j'y crois. J'ai pris il y a deux semaines un train pour rejoindre à l'autre bout de la France un bel inconnu. Des fois l'audace et l'inconscience apportent leur lot de bonheur, j'vous jure !
Si j'avais trop réfléchi, j'aurais certainement jugé l'initative un peu hâtive. J'aurais dit "j'ai pas de sous", ou "et s'il ne me plaît pas en vrai ?", ou encore "je lui dit quoi à celui-là!..."
Puis j'ai décidé de lâcher prise.
Mes nausées ont complètement disparu....
Publié par sylvietteisback à 17:42:16 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (11) | Permaliens
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