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Reprise de la routine | 03 juin 2008


- Salut, t'es déguisée en quoi ?
- En Super mystère.
- Ah. Il faut deviner qui tu es c'est ça ?
- C'est ça. Et toi ?
- En super carotte. J'ai le pouvoir de rendre aimable.

Au cinéma.
- Sylviette !
- Quoi ?
- Ce sera à toi d'écrire la critique !
- Pourquoi ?
- Parce que nous on dort tous !

- Aller mesdames, encore vingt comme ça !
- Pffui, pffui...
- Et rentrez vos ventres, vous verrez peut-être vos genoux !

- Bonjour, c'est du maquillage de couleur verte ?
- Oui Monsieur.
- D'après vous, combien de tubes pour me couvrir tout le corps ?

Publié par sylvietteisback à 21:45:22 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (1) |

La réplique qui tue | 29 mai 2008



L'homme trompé va voir l'amant.

- Vous auriez pu demander l'autorisation.
- Mais je l'ai fait.
- ...
- Elle a dit oui.


Merci M. Pollack !

Publié par sylvietteisback à 22:56:54 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (3) |

Festival de Cannes (4) | 25 mai 2008



C'est la fin de mon trip. Bye bye tapis rouge, bye bye frénésie festivalière
.

La palmarès, annoncé dans la soirée, a confirmé certaines des mes intuitions (Prix du jury pour Il Divo, prix d'interprétation pour Benicio del Toro), celles de la presse française (en tout cas en ce qui concerne les films Gomorra et les Trois singes) et complètement anéanti les pronostics généraux qui portaient aux nues certaines oeuvres marquantes : la Valse pour Bachir (une animation que je n'ai pas vue), Two lovers (de James Gray, vu ce matin à l'aube) et L'Echange de Clint Eastwood.

Voici quelques photos prises pendant mon séjour, histoire de vous donner un aperçu de l'ambiance.

Il est maintenant temps de reprendre une vie normale.

Publié par sylvietteisback à 21:47:30 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (7) |

Festival de Cannes (3) | 23 mai 2008


Le festival arrive presque à sa fin. J'ai vraiment eu droit à mon lot de bonnes surprises, déceptions, découvertes, curiosités...

Tenez, là par exemple, je viens vraiment de me prendre une bonne claque ! Je sors tout juste d'une projection d'un film singapourien en compétition : My Magic de Eric Khoo. Un petit film d'1h15 qui ne paye vraiment pas de mine, assez cheap à vrai dire, avec une histoire toute simple d'un père qui se sacrifie pour son fils en donnant son corps en spectacle (de magie). Mais alors, quelle décharge émotionnelle ! Le film ne gagnera probablement rien, mais je pense que beaucoup lui décerneront la palme du coeur. Ralala, même à Cannes, on n'est jamais à l'abri d'une bonne surprise !... Pour couronner le tout, voir l'émotion gagner le visage du réalisateur à la fin de la projection, surpris et touché par l'ovation du public, m'a mise dans tous mes états. Qu'est-ce que je peux être émotive quand même.

Sinon, le bilan ciné du jour :
- Je me suis levée à 7h du mat' pour aller voir Synecdoche, New York, de Charlie Kaufman (l'auteur de Dans la peau de John Malkovitch et d'Eternal sunshine on the spotless mind). Et bien je suis passée complètement à côté, c'était une vraie souffrance. L'intrigue étant complexe et lente, je pense qu'il faudrait que je le revois une 2e fois.
- Il Divo de Paolo Sorrentino, LE film que j'attendais. J'ai vu tous ses précédents films et je pense que c'est une sorte de génie. Cette fois-ci, il dressait le portrait d'un dirigeant politique italien mythique. Ca m'a beaucoup plu, mais il faut que ça murisse encore un peu dans ma tête. Je m'attèle à la critique ce soir ou demain.
- Hier : La Frontière de l'aube de Philippe Garrel. Comme je l'imaginais, le film s'est pris les huées de toute la salle. J'ai trouvé ça un peu froid, mais quand même plus digeste que son précédent opus, Les amants réguliers (insupportable, j'étais sortie de la salle au bout d'une demi-heure). Pour résumer le genre : ambiance noir et blanc, musique minimaliste au violon, jeu d'acteur très aérien, silences interminables. Garrel a un style très "art et essai" complètement en décalage avec ce que le cinéma français produit ces dernières années. Il est donc totalement incompris et en même temps complètement unique.
- Hier aussi : Adoration d'Atom Egoyan, que j'ai trouvé très beau. Il paraît qu'il fait toujours les mêmes films, d'où le mécontentement des connaisseurs, mais je ne connais pas trop son oeuvre donc j'ai passé un très beau moment.
- Enfin, un film chinois absolument génial : Ocean flame de Liu Fen Dou. Un thriller érotico-psychologique très réussi, vraiment tripant, qui a laissé la salle super enthousiaste. A la sortie j'ai essayé de me faire prendre en photo avec l'acteur principal, mais je me suis dégonflée au dernier moment... En tout cas j'espère que le film sera distribué en France, j'y trainerai tous mes amis pour leur montrer à quel point le cinéma chinois peut être grandiose !

Ce soir c'est relâche, je vais essayer d'avancer sur mes critiques en retard et de me vider un peu la tête. Il faut vraiment que je fasse une pause, sinon tout ce cinéma risque de me pomper tout ce qu'il me reste de self control.

Publié par sylvietteisback à 18:30:45 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (0) |

Festival de Cannes (2) | 22 mai 2008


J'ai tapé hier tout un récit de mes aventures cannoises, dans un cyber café, et un malencontreux mouvement du petit doigt a fait tout supprimer... Maintenant que la colère est passée, je vais tâcher de résumer ce qui s'est passé ces 2 derniers jours.

Tout d'abord, il n'y aura pas de photos en ligne avant la semaine prochaine. Problème matériel et de temps. Vous ne verrez donc pas les clichés pris de Monica Bellucci et de l'équipe de Sanguepazzo, le nouveau film de Marco Tullio Giordana (le réalisateur de Nos plus belles années), pris à l'issue de la projection.

D'autres people en vue ? Pas grand monde en fait. Pour voir de la star, il faudrait que je choisisse entre faire la montée des marches, pour ensuite voir les films en compétition, ou passer la soirée à guetter contre les barrières le défilé des stars. C'est vite vu. Dans la magnifique salle du Grand Théâtre, j'ai quand même aperçu Steven Soderbergh et l'équipe du Che (dont Benicio del Toro). Assez impressionnant je dois dire.

Mais bon, l'important reste tout de même le cinéma. Parmi les films en compétition vus depuis lundi :
- L'Echange de Clint Eastwood. Très beau, très bien réalisé, mais surtout très classique. Il a été favorablement accueilli par les critiques, mais ça m'ennuierait qu'on récompense un film qui ne casse pas des briques. Par contre, à mon grand étonnement, j'y ai découvert une actrice de talent : Angelina Jolie.
- Delta, petit film hongrois de Kornél Mundruczo. Un vrai coup de coeur, un film touché par la grâce qui, je l'espère, attirera l'attention du jury. C'est l'histoire d'un homme qui revient auprès de sa famille et découvre qu'il a une soeur. Pour fuir l'hostilité de leur environnement, ils décident de construire une maison sur le Danube et d'y vivre ensemble, loin de tout... Ca a l'air intello, dit comme ça, mais en fait c'est un pur bijou d'esthétique et de poésie (bon d'accord, on ne se refait pas). J'en ai encore la chair de poule rien que d'y penser. Ma critique paraîtra demain sur le site .
- La mère sans tête de Lucrecia Martel. L'horreur. S'il y a un film où j'aurais bien voulu m'endormir, c'est celui-là. Comme quoi je sais AUSSI trouver les films chiants.
- Che de Soderbergh. Très attendu au festival, le film dure 4h28 avec une coupure au milieu. J'ai eu beaucoup de mal, sans doute en partie à cause de la fatigue, mais quand même : pour moi le film n'a jamais réussi à décoller. Par contre Benicio del Toro confirme qu'il est un grand acteur, et semble bien parti pour remporter le prix d'interprétation.

Programme du jour : La frontière de l'Aube de Philippe Garel (j'ai un peu peur) et Adoration d'Atom Egoyan (j'ai très très hâte).
Il faut savoir que les films en compétition sont tous diffusés dans le Grand théâtre, accessible uniquement sur invitation, et que mon badge ne suffit pas. Donc à moins de découvrir au petit matin une invitation sous mon oreiller (ce qui arrive parfois, notre rédacteur en chef est un type bienveillant), le jeu consiste à sa battre à l'entrée des marches pour obtenir le précieux papier saumon ou violet.

Côté ambiance Abus de ciné, c'est assez crevant. Mes coéquipiers sont des extra-terrestres, puisqu'ils se lèvent aux aurores pour voir la 1ère séance de 8h30 et trouvent généralement le courage d'assister à celle de minuit. En ce qui me concerne, je suis mon petit rythme de vacances à 3 films par jour, grand maximum.

Peut-être qu'un après-midi, je trouverai cinq minutes pour aller à la plage.

Publié par sylvietteisback à 10:39:51 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (0) |

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Qui suis-je ?


Sylviette, 28 ans, spécialiste du déménagement acrobatique.
Hier Rome, aujourd'hui Lyon, demain Pluton.

Toutes les photographies de ce blog, sauf mention particulière, sont de moi. Merci de ne pas les copier.

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