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Et c'est reparti pour un tour | 11 août 2007


Ca y est, j'ai réussi à activer la connexion internet de mon nouvel appartement. J'ai l'impression d'être enfin reliée au monde, ce qui est bien sûr complètement con, puisque je travaille tous les jours avec le net au bureau.

Donc zéro post depuis plusieurs jours, malgré des tonnes d'anecdotes et de changements à raconter.

Je pourrais écrire des tartines sur mon week-end 3 jours/6 restos entre nanas, sur mon déménagement chaotique mais rondement mené, sur ma soirée "je passe la serpillère à minuit" et "j'ai décidément une vie passionnante". Mais j'ai la flemme.

Je pourrais aussi me vanter d'être devenue la spécialiste du tourisme chez soi : visite guidée de Fourvière au Vieux Lyon, croisière autour du Confluent, balade la tête à l'air au sommet d'un bus touristique...

Et puis je pourrais décrire à quel point je tripe sur mon nouveau chez-moi. Raconter mes scènes préférées de Ratatouille. Evoquer mon interview pour le magazine Marie-Claire (il fallait que je la place celle-là). Dresser la liste de tout ce que je dois encore faire avant la fin du mois.

Mais je dois avouer que je suis un peu fatiguée. Ca sera pour une prochaine fois.

Publié par sylvietteisback à 00:40:21 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (2) |

Money money | 01 août 2007

Quand j'ai pris connaissance du salaire de ma chef, je me suis dit que j'étais plutôt bien lottie. Comment vais-je faire pour demander une augmentation, si je suis l'une des mieux payées de la boîte ?

Sérieusement, le fossé entre les salaires parisiens et lyonnais m'effraie. Les plus grosses pointures de mon entourage professionnel sont moins payées que mes copines franciliennes, de mon âge, qui occupent des postes bien inférieurs. Il est vrai que quand je suis arrivée à Lyon, j'ai demandé sans vergogne un salaire de malade qui m'a été en partie concédé. Je n'avais aucune idée des pratiques locales, et je me foutais bien d'être engagée ou non. A côté de cela, mes petites collègues acceptaient des miettes en remerciant qu'on veuille bien les prendre.

Tout aussi effrayant : le gap entre les différentes structures de communication. Bossez en agence de pub : vous travaillerez comme deux et vous gagnerez une misère. Bossez chez l'annonceur : le rythme sera plus vivable et vous aurez plus de chances d'évoluer. Je parle en connaissance de cause, même s'il y a sans doute des exceptions.

Tout ça pour dire que les inégalités sont énormes. Ce n'est pas parce que vous exercez un métier intellectuel et considéré comme noble que vous serez rincés.

Je crois que mes amis parisiens ne sont pas conscients de leur chance.

Publié par sylvietteisback à 20:18:42 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (8) |

La douceur de vivre à la lyonnaise | 30 juillet 2007

J'aime bien l'été à Lyon.

Les berges du Rhône ne désemplissent pas, c'est le règne de la tongue et du vélo, il faut réserver pour aller au resto.

Depuis que j'ai découvert les apéros jazz du Péristyle (le superbe café en plein air de l'opéra) j'y suis tout le temps fourrée. Au niveau musical c'est variable, mais c'est le seul endroit que je connaisse où partager sa table avec d'illustres inconnus devient parfaitement naturel.

Et puis je découvre toujours autant d'endroits surprenants : le glacier des Enfants gâtés, place Sathonay, et son délicieux sorbet à l'abricot romarin. Le lac de Villefranche, où l'on peut tranquillement nager en dos crawlé entre deux tranches de melon. La pizzeria située à deux pas de mon bureau, qui ne paye pas de mine mais propose une margherita aux aubergines à tomber par terre.

Et cette ambiance à la fois moite et légère, au croisement de la rue Paul Bert et Vendôme, où tout le monde vous dit bonjour.

Publié par sylvietteisback à 21:45:21 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (3) |

Chronique d'un déménagement | 28 juillet 2007

A J-10, je suis presque prête.
Mes cartons trônent fièrement dans le salon. C'est à se demander comment tout ça a pu rentrer dans ma piaule. Il y a même une tente de camping, des rollers et des genouillère, trace d'un passé bien révolu.

Mais comme nous sommes trois à quitter l'appartement, et chacun dans des circonstances différentes, la tâche est bien plus compliquée que dans un déménagement normal.

Jeudi, c'est elle qui partait. Nous avons vidé le bac à couvert par terre pour se partager les fourchettes et les cuillères. J'ai pris les flûtes à champagne (on ne se refait pas), elle a pris les coupes de fruits. J'ai pris les mini verres à shot (on ne se refait pas), elle a pris les verres à eau.

Cet après-midi, c'est lui qui partait. Son pote s'est désisté au dernier moment et moi je passais par là, je me suis donc retrouvée à porter la table en bois la plus lourde du monde et à empaqueter une chaîne hi-fi qui ne m'appartient pas. Je n'avais bien sûr aucune réticence à lui filer un coup de main, il y en a bien qui le font pour moi.

Mais moi qui déteste les déménagements, on peut dire que je suis servie !

Le pire est que je me suis flanquée un tour de reins. Pas en portant la chaîne hi-fi, non non, simplement en me baissant pour ramasser du scotch et des ciseaux. J'ai encore un mal de chien en écrivant ce post. Même pas trente ans et déjà bonne à jeter.

Maintenant, ma préoccupation est : comment tenir encore 10 jours sans frigo ni micro-ondes ? Il fait 30 degrés, je sens que la semaine va être longue.

Publié par sylvietteisback à 20:22:06 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (5) |

Syndromes and a century | 22 juillet 2007



Encore un film asiatique aussi peu compréhensible qu'ennuyeux, penserez-vous.

Je reconnais que la plupart des films asiatiques (hormis ceux de l'industrie hongkongaise) sont souvent peu attrayants, avec leur photo un peu brouillée, leur tendance à l'inertie (scènes longues, nombreux plans fixes et séquences descriptives) et leur humour un peu particulier.

C'est sans compter la difficulté que pose "l'asiatisme", phénomène réel chez de nombreuses personnes. Pour résumer, comme tous les personnages ont le même faciès, on n'arrive pas à les distinguer entre eux. Et quand ils parlent, même dans les scènes dramatiques, on a envie de rire.

Je vous rassure : plus on voit de films, moins ces détails nous gênent. Parce qu'ils m'ont gênée à un moment donné, bien que je sois moi-même d'origine asiatique.

En ce qui concerne le nouveau film d'Apichatpong Weerasethakul (ne me demandez pas de prononcer), je comprends que ce soir deux personnes soient sorties de la salle de ciné avant la fin. Simple question d'entraînement. Pourtant, ces deux personnes auraient sûrement réagi de la même façon avec un film de David Lynch. Voilà, c'est lâché,
Apichatpong Weerasethakul est LE David Lynch thaïlandais.

Derrière un aspect peu attrayant, "Syndromes and a century" est aussi barré qu'énigmatique. La lenteur de la mise en scène, pour le coup, m'a littéralement envoûtée. En un rien de temps, j'avais l'impression d'être dans la quatrième dimension, balladée d'une scène à une autre comme si j'étais moi-même le jouet du film. Les rapports entre les personnages sont empreints d'humour, de retenue aussi, simples et troublants. Le réalisateur se permet des excentricités qu'on n'imagine même pas possibles vu son origine : ruptures dans la narration, personnage qui se met à fixer la caméra, voix off des acteurs entre deux prises...

D'ailleurs pour la petite histoire,
le film d'Apichatpong Weerasethakul a été censuré en Thaïlande, à cause de quatre scènes jugées scandaleuses (et pas toutes d'ordre sexuelle).

Pour en savoir plus sur cette étoile montante du cinéma asiatique et le phénomène cinématographique qu'incarne "Syndromes and a century", voici une critique assez intéressante.

Les avis extérieurs sont les bienvenus.

Publié par sylvietteisback à 22:14:59 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (5) |

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Qui suis-je ?


Sylviette, bientôt 30 ans (snif), spécialiste du déménagement acrobatique.
Hier Rome, aujourd'hui Lyon, demain Pluton.

Toutes les photographies de ce blog, sauf mention particulière, sont de moi. Merci de ne pas les copier.

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