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Pomme, petite chouette, pouêt ! | 15 janvier 2008


Grand moment de solitude au bureau.

Après avoir tanné ma direction pendant trois mois, j'ai enfin eu ce que je voulais : un pc portable à l'agence. Enfin pas tout à fait : un portable qui fait à la fois mac et pc, selon l'option choisie au démarrage. Magique !

Pourquoi une telle névrose ? J'ai réalisé que certaines présentations montées sur mon mac ne passaient pas toujours bien sur le pc du client : une animation en moins, un mot chassé...

J'apprends donc à dompter la bête depuis hier. Et j'en ai profité pour saturer la hotline de notre fournisseur.

"Allo la hotline, j'appuie sur Alt mais on ne me demande pas si je veux choisir entre mac et pc ? Comment je fais ?"

"Allo la hotline ? C'est encore moi. Je travaile sur une présentation et le pc n'arrête pas de planter. Il faut que j'exclus tout fichier source venant de mac ?"

"Allo Thierry ? Désolée de te déranger à nouveau. C'est normal si je suis en mode pc et que le clavier aussi ? Je veux dire... mon clavier est celui d'un mac, mais quand j'appuie sur une touche c'est la lettre du clavier pc qui sort. Euh... help ?"

"Mais, c'est la dernière version de powerpoint ? C'est pas pareil que d'habitude... Il est où le menu Fichier ?..."

La médaille du boulet du jour m'a été remise avec les félicitations. Je n'avais pas touché un pc depuis 2001. Heureusement que mes journées de travail durent 10 heures au lieu de 8 !

Publié par sylvietteisback à 23:07:05 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (0) |

Julia Fullerton-Batten à la galerie Le Réverbère | 13 janvier 2008


En voilà une superbe expo photo ! Enfin !

La galerie Le Réverbère (42 rue Burdeau à Lyon 1er) expose jusqu'au 2 février l'une des mes artistes préférées du moment : Julia Fullerton-Batten.

Londonnienne d'origine allemande, cette jeune photographe a travaillé pour de prestigieuses agences de publicité et collaboré à plusieurs campagnes de presse. Or aujourd'hui, elle a su développer dans son travail personnel un style très particuliier, soigné, inspiré du monde du cinéma. Décors inhabituels, modèles amateurs sans expression, scènes figées et situations étranges créent une tension qui attire et met à la fois mal à l'aise.

J'aime vraiment beaucoup, les Lyonnais ont de la chance car les tirages choisis pour le Réverbère font partie des plus beaux de la collection Teenage stories.

Cette expo m'a permis de réaliser à quel point le monde de l'adolescence me fascine : sa complexité, sa beauté esthétique, ses démons et, bien sûr, notre propre vécu que nous transposons.

D'autres artistes qui ont beaucoup travaillé sur ce thème et qui me font triper : Larry Clarke (photographe puis cinéaste), Rineke Dijkstra (photographe, Arte lui a dédié un documentaire il y a deux mois) et Gus Van Sant (qui d'ailleurs a produit Kids de Larry Clarke).

Publié par sylvietteisback à 19:27:42 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (1) |

Bilan ciné | 12 janvier 2008


La rédaction d'Abus de ciné a révélé son bilan 2007 .

En tête du classement des films de l'année : le très méritant La vie des autres, que j'évoque .
Vous trouverez tous les classements sur le site, ainsi que mes commentaires perso .

Vous remarquerez que le film que j'ai désigné comme mon préféré (Mon frère est fils unique de Daniele Luchetti) a été très peu plébiscité, preuve que mes choix sont plus que subjectifs (ah l'Italie !...).

Enfin, excellente nouvelle : je ferai partie du staff qui couvrira le festival de Cannes en mai prochain !

Publié par sylvietteisback à 21:40:17 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (3) |

La vie en rouge | 12 janvier 2008


50% des asiatiques présentent un déficit de ALDH2. C'est une anomalie enzymatique, un enzyme en moins quoi, responsable de l'intolérance à l'alcool.


Etant moi-même d'origine asiatique, je n'ai pas mis longtemps à comprendre que je faisais partie des 50%. Ma mère ne boit pas, ma soeur non plus. Moi si, mais en contrepartie je passe systématiquement par la phase plaques sur le visage, puis visage tout rouge pendant une petite heure. Aucune douleur, jamais de cuite, juste la gueule rouge.

Cette particularité, avec laquelle je vis depuis toujours et qui fait bien marrer les copines, a donné lieu à des centaines de situations incongrues : regards effarés des personnes non averties (dans le milieu professionnel notamment, ça craint quand même), combinés de téléphone décroché prêt à appeler les pompiers, séjours forcés sur le balcon de l'appartement où avait lieu la fête...

Aujourd'hui j'assume cet état assez bien. Je me suis rendue compte que les gens trouvaient cela
au mieux mignon, au pire très drôle.

Le hic est que depuis le temps que je suis au courant de cette intolérance, je n'ai toujours pas compris quels en étaient les critères de déclenchement : la quantité bue ? le type d'alcool ? la fatigue ? la peur de devenir rouge ?.... La logique de tout cela reste assez obscure : il m'est arrivé de partir en vrille au bout de deux gorgées de bière, mais aussi de rester parfaitement stoïque après une soirée bien arrosée.
Allez comprendre.

Ce matin, j'ai découvert un nouvel aspect de mon intolérance à l'alcool.

Après une nuit courte mais efficace, conséquence d'une soirée bien arrosée avec mes nouveaux amis d'Abus de ciné, je me suis levée avec une mauvaise sensation d'ébriété. Tête qui tourne, bouche pâteuse ("gueule en cuir" comme ils disent à Annecy), un vrai bonheur. Je suis partie au bureau un peu déconcertée, et surtout étonnée d'être dans cet état plus de six heures après mon dernier verre de vin.

Mais le pire restait à venir.

J'ai commencé à avoir des plaques, puis la gueule toute rouge... à 10h, entre deux réunions ! Comme si je venais de boire un verre d'alcool ! En somme, mon allergie avait été reportée... au lendemain, comme si mon corps était trop crevé pour se rappeler qu'il lui manquait la fameuse enzyme.


Hallucinant non ?

Publié par sylvietteisback à 01:33:38 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (8) |

Sortez les mouchoirs | 06 janvier 2008


Encore en convalescence ce week-end, j'ai passé tout mon samedi après-midi devant la télé, au chaud. Parmi les émissions des cinq misérables chaînes que m'offre mon antenne TV, je me suis laissée prendre par une (nouvelle ?) série avec Jennifer Love Hewitt, intitulée Ghost Whisperer. Rien que le titre, c'est tout un programme.

La minette est sexy, elle tient une boutique d'antiquités (détail qui tue) et elle voit des personnes décédées en attente d'être happées par la lumière blanche de l'au-delà, des morts en stand-by quoi.

Vous l'aurez deviné, c'est du lourd.
La minette apporte chaque jour un peu de baume au coeur des familles d'une petite ville de 300 habitants. Ca l'épuise, donc son mari super sexy lui masse le dos tous les soirs (je pense qu'il est au chômage) et en plus il est suffisamment compréhensif pour ne pas s'offusquer d'être envahi quotidiennement par des fantômes, qui plongent sa femme en transe toutes les dix minutes (c'est l'incontournable phase effets spéciaux).

Bon, le but de ce post n'est pas de critiquer les pires séries TV du moment (Il y a Abus de ciné pour ça oh oh) mais de souligner à quel point je suis bon public.

En voyant la culpabilité s'emparer de toute une famille suite à la mort d'une fillette, à commencer par son grand frère, persuadé de l'avoir laissée se noyer dans la piscine alors qu'en fait il a perdu la mémoire après avoir plongé, une profonde tristesse m'a envahie. Je me suis mise à pleurnicher, comme si ma vie en dépendait. Vous imaginez : PLEURER devant
Jennifer Love Hewitt sur TF1 !!!!!

Rassurez-vous, je chiale toujours devant la télé quand il est question de familles déchirées et de frateries passionnées.

Exemples de trucs qui me font perdre les pédales :
- des films à la con comme Menteur, menteur avec Jim Carrey, car à un moment il déçoit vraiment son fils,
- des films moins cons comme Des gens ordinaires de Robert Redford
(un fils ne communique plus avec sa famille depuis la mort de son petit frère) ou Une histoire vraie de David Lynch (un vieux monsieur traverse deux états américains sur une tondeuse à gazon pour voir son frère malade avec qui il ne parle plus depuis 30 ans),
- les pubs Mastercard, notamment celle où le père va finalement voir son fils à sa première représentation théâtrale à Paris, fils qui s'en rend compte une fois la pièce terminée (celle-là elle est terrible).


Comment ça c'est pathétique ? Et ceux qui pleurent devant les films avec des animaux qui meurent, c'est mieux peut-être ?

Publié par sylvietteisback à 14:55:17 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (8) |

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Qui suis-je ?


Sylviette, bientôt 30 ans (snif), spécialiste du déménagement acrobatique.
Hier Rome, aujourd'hui Lyon, demain Pluton.

Toutes les photographies de ce blog, sauf mention particulière, sont de moi. Merci de ne pas les copier.

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