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Tant que mes muscles me portent encore | 15 mai 2008


Je me suis levée aux aurores pour être au bureau très tôt. Les deux petites heures qui précèdent l'arrivée de mes premiers collègues sont toujours les plus productives.

J'ai enchaîné 14 heures de taf, sans vraiment m'en rendre compte vu la charge de boulot du moment. Je me suis commandé des sushis vers 21h, aux frais de la princesse, parce qu'il faut bien se nourrir à un moment ou un autre.

J'ai relevé quelques bizareries aujourd'hui : la porte de mon voisin de pallier entrouverte ce matin, puis celle de mon voisin du 2e entrouverte elle aussi, à la fin de la journée. Une bouteille de vin livrée à mon attention au bureau, un cadeau d'un prestataire (quelle drôle d'idée). Un bruit du diable en rentrant dans mon appart vers 23h (le camion poubelle passe à cette heure-ci ?), puis la triste réalité : un véhicule de pompiers juste en-dessous de ma fenêtre (c'est qu'il fait chaud ici), et la vue macabre d'un pompier jetant un seau d'eau sur une flasque de sang inondant le caniveau (amis de la poésie..).

Mais ça va, je gère. Je n'ai plus qu'une obsession : mon arrivée à Cannes, dans 48 heures...

C'est parfois si simple de relativiser.

Publié par sylvietteisback à 00:02:09 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (2) |

C'est beau la trentaine | 08 mai 2008


- J'ai rêvé que ma soeur et son copain vivaient chez mes parents.
- Toi, tu fils un mauvais coton.
- Il y avait ma collègue Angéline aussi.
- La graphiste ? Mais quel est le rapport ?
- Je ne sais pas justement. Je venais les chercher pour les emmener à Carrefour et elle était assise à l'arrière de la voiture. Elle s'est mise en colère contre mon père et lui a reproché le mode de vie bizarre de ma famille.
- Sympas tes nuits.

- Sylviette ! Ils ont passé Top Gun hier à la télé !
- Oui. Morte de rire.
- Arrête c'est trop bien ! Les scènes d'amour sont trop belles et celle dans l'ascenseur, quelle tension sexuelle !
- Quoi ? T'es sérieuse ?
- Graaaaave ! J'ai été obligée de faire trois tours du parc après !

- Un brunch chez elle, demain à 11h ? Mais c'est trop tôt !
- Elle dit qu'on n'a pas le choix parce qu'après, il fait trop chaud sur sa terrasse.
- Impossible pour moi. Demain c'est le jour du masque facial, capillaire, du gommage...

- Rhôôô ! Quel plan foireux ton rassemblement de mai 68 !
- Je sais, j'aurais jamais dû te le proposer.
-
S'asseoir en rond dans un parc pour parler de l'avenir du quartier, merci !


Publié par sylvietteisback à 13:58:19 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (1) |

Le Graphique de Boscop | 05 mai 2008


Ca m'a pris comme une envie de pisser. J'avais vaguement entendu parler de ce film, une sombre comédie des années 70 projetée chaque samedi dans un cinéma lyonnais à la séance de minuit. Puis ce week-end j'y suis allée, sans vraiment savoir à quoi m'attendre.

Je pensais me retrouver avec des vieux cons intellos (comme moi en fait rhôôô) mais là, suprprise, il n'y avait que des jeunes dans la salle. Et une petite ambiance aussi, celle des séances de minuit, où tout le monde se fiche des convenances pour transformer une petit salle de ciné en salon bien douillet.

Le Graphique de Boscop est une franche comédie de boulevard, genre les Bidochons mais en plus rural. C'est l'histoire d'une famille d'éboueurs en Basse Lozère, pauvres, crades et vulgaires. Le fils, que tout le monde prend pour un débile mental, s'avère être un véritable génie des mathématiques (puisqu'il parvient à résoudre le Graphique de Boscop, une énigme aussi farfelue qu'imaginaire). Le père, quant à lui, invente une machine qui combine les mots des chansons connues pour créer des tubes. Pour vous donner une idée de l'ambiance : les acteurs ont un accent si fort que leurs répliques sont parfois inaudibles (et le son est pourri, ce qui n'arrange rien), la réalisation est inexistante, la musique se limite à un accord de violon assourdissant répété sans ménagement entre chaque scène (pour faire la liaison) et les hommes tâtent les fesses des femmes toutes les cinq minutes. Au milieu de ça, les dialogues sont garnis de répliques mythiques ("C'est vraiment toute la misère humaine et morale" ou "Bon c'est un débile, mais rien ne prouve que ce soir mental") et de calembours à deux balles, le tout entrecoupé de réflexions philosophiques aussi incongrues que révélatrices.

Personnellement j'étais morte de rire pendant les trois quarts du film, qui est à la fois grotesque et moins con qu'il n'en a l'air. J'invite tous les Lyonnais à tenter l'expérience au moins une fois.

Et pour la petite histoire, Le graphique de Boscop est en réalité l'adaptation cinématographique (si on peut dire) d'une pièce de théâtre du Café de la Gare. Véritable petit phénomène lyonnais, il passe au CNP Terreaux une fois par semaine depuis 30 ans.

Publié par sylvietteisback à 21:31:21 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (10) |

Till Freiwald | 04 mai 2008


Une fois n'est pas coutume, la curiosité m'a menée jusqu'à une expo de peinture, dans une petite galerie du 3e arrondissement que j'aime bien.

Il est vrai que je suis généralement plus attirée par la photo, mais justement : "Présences" présente quelques portraits de grande dimension qui ressemblent à s'y méprendre à des photos. De loin la confusion est totale, puis on se rend compte que les contours ne sont pas si précis, les traits un peu flous. C'est troublant, très sensuel. Les portraits présentent des expression à peine perceptibles (un léger haussement de sourcil ou pli autour de la bouche), provoquant chez le spectateur une série de questionnements : qui est-elle pour l'artiste ? L'a-t-il fait rire pendant qu'elle posait ? Est-elle préoccupée ? Existe-t-elle vraiment ?

Une petite expo qui vaut le détour et l'occasion de découvrir une galerie, dans un quartier qui n'en est hélas pas assez pourvu.


Till Freiwald - "Présences"
Exposition du 20 mars au 31 mai 2008.
Galerie Domi Nostrea. 39 cours de la Liberté - Lyon 3e

Publié par sylvietteisback à 13:57:50 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (0) |

Son nom c'est Gérald, pas Gérard | 03 mai 2008


Les petites joies font la belle vie.

Découvrir sa fiche de paye et y lire une petite augmentation.
Revoir son ex et constater qu'on en est guéri.
Entendre la petite stagiaire de la boîte dire qu'elle voudrait travailler avec vous.
Choisir un CD juste pour sa pochette et découvrir une perle.
Passer une soirée à jouer à la console avec des personnes qui comptent.
Ecouter du Gérald Genty.
Devoir pousser la couette avec la jambe, au petit matin, parce qu'il fait trop chaud !

Je crois que je vais me remettre à la photo.


Publié par sylvietteisback à 11:46:27 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (3) |

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Qui suis-je ?


Sylviette, bientôt 30 ans (snif), spécialiste du déménagement acrobatique.
Hier Rome, aujourd'hui Lyon, demain Pluton.

Toutes les photographies de ce blog, sauf mention particulière, sont de moi. Merci de ne pas les copier.

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