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Joli coup du destin | 01 juillet 2008


La première fois que je suis venue à Lyon, c'était en 1999. J'étais en 2e année de DEUG et le Celsa m'envoyait trouver un stage en dehors de Paris (pour nous habituer à l'hostilité j'imagine).

J'y ai donc habité pendant trois petits mois, dans une résidence de la Guillotière, bien avant que le quartier ne devienne chinois ou maghrébin. A l'époque j'étais un peu perdue, les rues étaient en chantier (à cause du tram) et je ne connaissais personne.

Jusqu'à ce que je me rende compte que le vivier se trouvait à l'étage du dessus. La résidence était principalement occupée par des étudiants étrangers, en Erasmus à la fac de Lyon, et j'ai découvert le plaisir des fêtes internationales. C'est surtout Jason, l'Américain le plus franchouillard que je connaisse, qui impulsait les fêtes et faisait rencontrer tout le monde. Vu mon penchant pour le multiculturalisme, c'est dire à quel point je tripais !

Une fois le stage terminé, j'avais gardé contact avec ledit Jason, que j'ai revu de nombreuses fois à Paris. Et puis bien sûr Peter, le grand blond autrichien, qui me plaisait bien à l'époque mais que j'avais remplacé par un Lyonnais, par manque de courage ou de bilinguisme, je ne sais plus.

Mine de rien, j'ai du garder le contact avec l'un comme l'autre jusqu'en 2004, année où j'ai décidé de partir en Italie. Une belle longévité de l'amitié, surtout à distance (l'un a fini par rentrer dans le New Jersey, l'autre dans sa Vienne natale) !


Coup de théâtre : ce soir j'étais chez moi, devant mon ventilateur, lorsque mon téléphone portable a sonné. Le numéro affiché commençait par 0043... C'était l'Autrichien ! Je me suis alors rappelée que la Lyon que nous avions connue ensemble n'était plus la même, et qu'il aurait sans doute beaucoup de plaisir à revenir pour la re-découvrir.
Je n'arrive toujours pas à croire qu'il ait pu se rappeler de moi et prendre l'initiative de m'appeler, comme ça, après des années.
Je me suis remise à parler l'anglais comme avant, un peu comme dans un rêve où l'on fait des aller-retours dans le temps.


Que l'on vive ici ou ailleurs, je me réjouis de constater que certaines personnes continuent de graviter autour de vous.
Vive les amitiés fidèles.

Publié par sylvietteisback à 22:12:30 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (4) |

Retour aux sources | 30 juin 2008


J'ai passé le week-end à Paris, dans l'appartement que j'occupais avant avec mes colocataires. A chaque fois que je vais les voir, leur mini organisation entre mâles me fait marrer : 25 chemises suspendues en vrac dans le salon, un frigo tri-produits (yaourts citron/jus d'orange/bière), des canapés défoncés par de longues soirées TV, des dizaines de produits de beauté for men...

Je crois que l'absence féminine leur va bien finalement. C'est en voyant trois gros sacs de sports renversés au fond du salon que je me suis fait la remarque.

Du coup, les (de plus en plus) rares fois où je leur rends visite prend des allures de retrouvailles familiales. On fait le point sur ma vie amoureuse. Mick me briefe sur l'attitude à avoir pour évoluer dans mon taf. Xav s'inquiète de savoir si je ne manque de rien. Ils m'emmènent faire les boutiques (damned ! Ils achètent leurs fringues chez les bobos du Marais maintenant !), me débouchent une bouteille de vin, m'organisent un petit pique-nique nocturne sur le Champs de Mars.

D'ailleurs, s'il y a bien une chose à faire l'été à Paris, c'est un pique-nique nocturne sur le Champs de Mars.

Bien sûr, je n'ai pas manqué ma promenade rituelle dans le quartier chinois du 13e arrondissement. J'ai toujours le temps d'aller manger un bo-bun au Bambou restaurant (selon moi le meilleur resto du quartier), puis de faire la queue à ma rôtisserie fétiche, pour acheter le meilleur porc laqué de Paris (ou alors c'est juste qu'il a le goût de mon enfance). Ce que j'aime par-dessus tout : errer dans le centre commercial des Olympiades, un lieu hors du temps qui échappe à toute tendance. Humer l'odeur persistante de la bouffe le long des trottoirs. M'émerveiller devant tous ces couples franco-asiatiques, qui me font penser à mes parents lorsqu'ils étaient jeunes et qu'ils habitaient dans le coin.


Comme d'hab je reviens sur Lyon ravie, amoureuse de Paris, et un peu tristounette aussi.

Publié par sylvietteisback à 00:39:11 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (2) |

Petits projets entre amis | 22 juin 2008


- Loulou, je t'annonce que je vais quitter Lyon.
- Quoi ?
- J'ai trouvé un job à Paris.
- Meuh...
- Je plaisante, je resterai ta voisine à vie.

- C'est quoi ton problème ?
- J'ai une jambe plus longue que l'autre. Du coup il y en a une qui fait des ronds.
- Ah oui la gauche.
- Non, la droite.

- Alors on a le choix entre louer une Renaut Espace ou une Seat minibus. Vu qu'on sera cinq et qu'il faudra rouler à gauche, je me suis dit qu'on serait à l'aise avec une boîte automatique. Sylviette ?
- Le minibus ! Le minibus !
- Ouais enfin, de toutes façons c'est pas toi qui conduira.
- M'en fous ! Je veux le même minibus que dans Little Miss Sunshine !
- ...
- Je le pousserai s'il le faut !

- T'as mis un push-up ou quoi ?
- Super. Je vois qu'on me regarde bien dans les yeux.
- Oh arrête, tu sais bien que c'est ton cul qu'on regarde habituellement !

Publié par sylvietteisback à 19:30:38 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (6) |

Hausse de température | 15 juin 2008


L'avantage lorsqu'une amie vient passer le week-end chez vous, c'est que vous êtes obligé de vous bouger le cul.

Exit la glandouille DVD-bédés-ciné, j'ai fait plus d'activités qu'en un mois entier : cours de cocktail, bons restos, re-découverte de la ville, shopping (la dernière fois c'était aux soldes d'hiver), boîte de nuit (la dernière fois c'était en août 2007... mon dieu). Je me suis levée à 9h30 samedi, c'est dire à quel point j'étais motivée.

Et puis des petits riens qui me transportent : une photo rigolote, des yeux qui sourient.

Héhé, je repense à Thomas ivre mort chez moi, découvert au petit matin avec le haut du corps sur le clic-clac et le bas sur la table basse du salon...


Sinon gros changements en perspectives dans ma petite vie (j'espère). C'est maintenant qu'il faut que j'optimise chaque minute de chaque journée.

Publié par sylvietteisback à 19:56:20 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (10) |

Dans la nuit du dimanche au lundi | 09 juin 2008


Ce dimanche avait mal commencé.

Mal de crâne au réveil, pas envie de sortir, à peine la motivation pour me faire à manger.
Ce temps pourri, ce ciel trop sombre, ces paupières ultra lourdes qui se ferment dès que je commence un bouquin ou un film.
J'ai bien failli rester dans mon lit toute la journée.

Puis il y a eu ce coup de fil de ma meilleure amie. Cette interprétation impressionnante d'Antigone dans un théâtre des pentes de la Croix-rousse. Ce canard pimenté dans mon resto thaï préféré.

Ce couple d'ados qui s'embrassaient en silence sous une pluie torrentielle.

Ce coup de fil inattendu et heureux à 23h.


C'est maintenant que je me sens en week-end.

Publié par sylvietteisback à 02:55:55 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (2) |

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Sylviette, 28 ans, spécialiste du déménagement acrobatique.
Hier Rome, aujourd'hui Lyon, demain Pluton.

Toutes les photographies de ce blog, sauf mention particulière, sont de moi. Merci de ne pas les copier.

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