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Soirée pochetrons | 01 septembre 2006

Hier soir : direction soirée after work branchée sur les Champs avec mes deux amies. Nous ne sommes pas spécialement du "milieu", mais la promesse d'un open bar + buffet à volonté est le genre d'arguments qui nous fait sortir de notre terrier. Pour moi c'était l'une des premières fois que je me rendais à une soirée seven to one, le phénomène ayant explosé à Paris ces dernières années tandis que je profitais des apéritifs milanais à deux mille km de là.

La soirée s'annonçait bien, or nous avions négligé un détail : un monde fou, rentrée des classes oblige... Résultat, nous avons du arracher nos verres de champagne à coups de coude dans l'estomac des gars qui faisaient les piliers de comptoir, visiblement venus pour se bourrer la gueule. C'était la grande classe, lesdits garçons en costard ne se décollaient pas du bar afin de se faire resservir toutes les 30 secondes, parce que le champagne était gratis pendant deux heures et qu'il ne fallait surtout pas en perdre une miette.

Après s'être frayé un passage vers le buffet pour saisir au final deux carotes et une tranche de jambon, nous sommes allées explorer la piste de danse. Les effets de l'open bar, dont nous n'avions pas du tout profité mais qui, visiblement, en avait réjoui un bon nombre, a commencé à se faire sentir. Un mec sur deux était bourré, nous avons eu droit à un festival de chemises déboutonnées, de torses trempés, d'haleines plus que douteuses et de déhanchements envahissants. C'était bien lourd. "Si il recommence, je lui met un pain dans la gueule" m'a même glissé dans le creu de l'oreille l'une de mes amies excédée par les singeries d'un type qui nous collait de trop près.

Enfin bref, la salle a fini par se vider un peu et nous avons pu enfin nous amuser. Ceci dit je ne sais pas si ce genre de soirée est vraiment mon truc. Voir ces jeunes gens de bonne famille devenir des bestiaux et rentrer chez eux en rampant ne m'excite pas des masses. Je suis quand même sortie de là avec un bleu sur le bras, parce qu'un mec a sauté par-dessus une balustrade afin de venir nous coller, et m'a involontairement cognée avec sa grosse chaussure au moment de retomber ! La grande classe je disais.

Publié par sylvietteisback à 12:41:50 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (0) |

Tiens ! | 31 août 2006

Je viens de découvrir l'album de Grand Corps Malade. On en parle beaucoup, alors ça m'a intriguée. Je n'ai pas été déçue : c'est frais, ça donne le sourire et c'est loin d'être con.

La vie c'est gratuit
Moi je vais me resservir
Et tu devrais faire pareil

Publié par sylvietteisback à 14:34:45 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (0) |

Si j'avais su | 30 août 2006


(Cette photo n'est évidemment pas de moi)

Publié par sylvietteisback à 13:39:19 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (5) |

Elle est pas belle la vie ? (2) | 30 août 2006

Ce matin, deuxième coup de fil.

- Allo Sylviette ? Bonjour c'est Christophe de Lyon.
- Euh... Bonjour....
- Tu me remets ? Christophe de l'appart en colocation Lyon 3e.
- (éclair d'illumination) Aaahhh ! Mais oui bien sûr ! Quel plaisir de t'avoir au téléphone !
- J'ai bien eu ton mail pour la chambre.
- Merci d'appeler ! Je m'en rappelle maintenant... La chambre est-elle toujours dispo ?
- Oui oui. Et d'ailleurs on se disait avec l'autre coloc que tu ferais parfaitement l'affaire. Vu la description que tu nous a donné, et vu aussi qu'on a le même âge et qu'on bosse tous, selon nous ça pourrait bien coller.
- Vraiment ? C'est cool ça. (C'est fou, en voyant l'annonce ça avait justement l'air d'être la colocation idéale...). Je peux venir quand pour visiter ?
- Tu arrives dimanche ? Dimanche soir ça te va ?
- Euh, oui super !... Mais le prix de 20 roupies, c'est bien le vrai prix avec toutes les charges incluses ?...
- Oui bien sûr ! Ca inclut aussi l'internet haut débit, l'électricité, le téléphone...
- (Je rêve) Bon ben c'est super. Vous voyez du monde pour faire visiter ?
- Pas trop non... A vrai dire tu es la seule qui nous semble coller !
- Ah, parfait...
- Et puis si tu veux, pour ne pas galérer avec tes valises quand tu descendras du train, on peut même venir te chercher à la gare en voiture !
- ...
- C'est comme tu veux. Tu n'as qu'à m'appeler quand tu seras dans le train.
- OK je verrai !
- Bon ben à dimanche alors.
- Ouiiiii !!!

Quand je disais que j'avais le cul bordé de nouilles. Je n'ai pas encore débarqué dans ma nouvelle ville que déjà des gens m'attendent ! Je ne sais pas si j'attire la chance ou si c'est moi qui la provoque, en tout cas pour le moment ça me va très bien.

Pourvu que ça dure..
.

Publié par sylvietteisback à 13:19:34 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (1) |

Elle est pas belle la vie ? | 30 août 2006

Ce matin au téléphone.

- Allo Monsieur mon futur directeur à Lyon ?
- Bonjour Mademoiselle Sylviette. Comment allez-vous ?
- Très bien merci. Vos vacances sur le yatch se sont-elles bien passées ?
- A merveille, je suis tout bronzé. Alors on se voit lundi pour votre premier jour à l'agence ?
- Oui. Mais je voulais régler un point de détail avec vous avant.
- Bien sûr. Vous voulez parler du salaire ?
- Oui c'est ça. Vous m'avez laissé entendre la dernière fois que vous étiez prêt à revoir à la hausse votre proposition.
- Tout à fait. Bon, à l'issue de votre période d'essai, si nous sommes satisfaits, il y a de fortes chances que vous bénéficiez déjà d'une augmentation. Mais en ce qui concerne votre embauche, nous sommes prêts à faire d'emblée un effort.
- ...
- Je vous avais proposé 25000 dollars par mois... (bruits de feuilles) Que dites-vous de... mmh... 30000 dollars ?
- ...
- Allo ? Mademoiselle Sylviette ? 
- Euh... oui je suis là ! C'est parfait Monsieur mon futur directeur. Je ne sais quoi vous dire, à part merci !
- Y a pas de quoi Mademoiselle Sylviette. Au plaisir de vous voir lundi matin dans nos locaux ! Et si vous avez besoin d'aide pour trouver un logement et vous installer -excusez-moi d'ailleurs si je me mêle de ce qui ne me regarde pas- n'hésitez surtout pas à demander.
- ... merci beaucoup !
- Au revoir et à lundi.
- ...

Je n'ai donc même pas eu à négocier, mon employeur me lâche exactement le salaire dont je rêvais. Je n'en peux plus de triper.

Publié par sylvietteisback à 12:28:12 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (0) |

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Sylviette, bientôt 30 ans (snif), spécialiste du déménagement acrobatique.
Hier Rome, aujourd'hui Lyon, demain Pluton.

Toutes les photographies de ce blog, sauf mention particulière, sont de moi. Merci de ne pas les copier.

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