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Galère n°1 : une maison pour Sylviette | 13 septembre 2006

Vendredi, 19h30
Sympa cet appart près de l'Hôtel de ville ! C'est grand, la chambre donne sur cour... Bon la moquette est un peu dégueu et je n'aurai pas accès à ce superbe salon car l'autre fille dort là, mais on voit le Rhône par la fenêtre de la cuisine et il y a un parc à côté. Mmmh... Je me verrais bien là. La fille a l'air sympa en plus. Bon ben c'est ok pour moi ! Tu donnes ta réponses mercredi c'est ça ? C'est normal, ça doit pas être simple pour toi de choisir entre quinze personnes.

Lundi, 19h30
J'ha-llu-cine. Cet appart est vraiment grandiose ! Mais, c'est tout ça la chambre à louer ? Ca fait au moins 25 mètres carré ! Et le reste est génial aussi. Deux salles de bain, une grande cuisine, un balcon tout autour de l'appart... Je flashe carrément. Comment ? 400 euros seulement pour tout ça ? Et le coloc est médecin en plus ?... Je prends ! Bon, faudra attendre une semaine pour savoir qui sera choisi. Et là aussi il y a quinze personnes sur la liste d'attente. Pas grave, j'ai la foi. Y a pas photo, c'est cet appart qu'il me faut.

Deux heures plus tard
- Allo Sylviette ? Je suis la fille de l'appart que tu as visité vendredi dernier.
- Ah oui ! Mais tu devais pas appeler mercredi ?
- Ben... J'ai déjà fait mon choix, et c'est toi. Du coup je prends les devants pour te l'annoncer.
- Mais euh... J'ai d'autres visites cette semaines, je ne pensais pas que tu te déciderais si tôt...
- Pourquoi ? Tu n'es plus d'accord ?...
- Si si mais... (zut qu'est-ce que je lui dis ?... je préfère l'appart que j'ai vu ce soir mais si ils me prennent pas, j'aurais l'air maligne de lui dire non maintenant à celle-là) Je peux te confirmer ça dans deux jours ? Je ne veux pas faire faux bond aux autres.
- OK mais mercredi sans faute ok ? Je ne voudrais pas me retrouver coincée et que les autres candidats aient pris des engagements entre temps.
- D'accord promis !

Mardi, 19h30
Encore une visite, j'en peux plus... Mais c'est qu'il est pas mal du tout cet appart ! Ralala, un duplexe avec chambre sous les toits à dix minutes à pieds du taf ! Et ils sont super cools ces deux colocs ! Une fille, un garçon, c'est la bonne équation tout de même. Pff... Ca devient compliqué de choisir. Sauf qu'en fait ce n'est pas moi qui choisis, ce sont eux, et ils ont aussi du monde en attente. C'est sélect en plus : ils me donnent un questionnaire à remplir sur mes loisirs, mes horaires de travail et le temps que je passe sous la douche. Je sens que ça va être chaud.

Conclusion : si je dis non à l'une, je fais une croix définitive sur d'autres baraques vachement mieux. Si je lui dis oui, ok j'ai un toit assuré mais j'aurai toujours la frustration d'être passée à côté de l'appart du siècle. Pffff... Je fais quoi maintenant ?... Bon je tente le coup. D'habitude j'ai du pot, ma bonne étoile ne devrait pas me lâcher cette fois-ci.

Mercredi, 19h
- Allo la miss de vendredi dernier ? Je t'appelle pour te dire que j'ai peut-être trouvé ailleurs... Oui je sais, je ne pourrai pas venir pleurer pour revenir sur mon choix...


Petite question : ça coûte combien une tente à Décathlon ?

Publié par sylvietteisback à 20:52:01 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (4) |

Première semaine de ma nouvelle vie | 10 septembre 2006

Quel cinéma !...

Tout d'abord mon arrivée à Lyon dimanche dernier : spectaculaire. Des valises trop lourdes pour moi (décidément je dois vraiment aimer ça), deux visites d'appartement dans la foulée, un gros coup de stress lié à la prise de conscience d'une nouvelle vie... Mon plan d'hébergement du soir ayant sauté au dernier moment, je me suis retrouvée à passer la nuit chez les deux garçons qui m'avaient fait visiter leur maison une heure plus tôt. Si c'est pas de la débrouille ça !

Le lendemain, mon premier jour de travail s'est avéré tout aussi sportif. Je l'avais imaginé plus cool : familiarisation avec la machine à café, prise de possesssion du bureau, approvisionnement du pot à crayon, etc. La réalité est que j'ai passé la matinée avec le boss, en huit-clos, pour qu'il me présente tous les dossiers urgents qu'il allait falloir traiter en vitesse. Une mise en conditions rapide, donc, et des règles qui se sont vite imposées d'elles-mêmes : il faut être à l'agence avant 9h, manger en vitesse le midi dans la salle de réunion, gérer toutes les priorités avant de rentrer chez soi... Bref, avec 10 heures de boulot par jour et un retour à la maison sur les genoux, on peut dire que le changement de rythme s'est fait sentir. Or qu'il est bon de travailler et d'avoir le cerveau stimulé ! J'en rêvais depuis si longtemps !...

Voilà, j'ai la tête dans les étoiles et l'esprit bien occupé. Je n'ai pas encore trouvé toutes mes marques mais je constate que je me réveille chaque matin avec le sourire. Je ne pourrai plus tenir ce blog à jour régulièrement, manque de temps oblige, mais j'ai quelques histoires en stock à raconter.

Sentimentalement notamment, parce que là aussi il y a du changement.

Publié par sylvietteisback à 15:06:14 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (5) |

Départ vers de nouvelles aventures | 02 septembre 2006


Ma valise est presque prête, quoi que pleine à craquer. Je sens déjà le stress et l'adrénaline pointer leur nez au bout de mes mains et de mes pieds. Je pense que je dormirai très mal cette nuit.

Demain je pars à 13h, seule. Je serai chargée comme une mule et je devrai me traîner jusqu'à ma nouvelle maison avec tout ça... J'ai comme une impression de déjà vu.

Le plus dur est de partir sans personne qui vous salue sur la quai, en même temps je me vois mal demander à mes amis de se lever tôt un dimanche matin juste pour me donner l'impression d'être entourée.

J'ai la trouille. Même si j'ai l'intime convinction que ma nouvelle vie lyonnaise va me plaire.

Publié par sylvietteisback à 21:56:27 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (12) |

Soirée pochetrons | 01 septembre 2006

Hier soir : direction soirée after work branchée sur les Champs avec mes deux amies. Nous ne sommes pas spécialement du "milieu", mais la promesse d'un open bar + buffet à volonté est le genre d'arguments qui nous fait sortir de notre terrier. Pour moi c'était l'une des premières fois que je me rendais à une soirée seven to one, le phénomène ayant explosé à Paris ces dernières années tandis que je profitais des apéritifs milanais à deux mille km de là.

La soirée s'annonçait bien, or nous avions négligé un détail : un monde fou, rentrée des classes oblige... Résultat, nous avons du arracher nos verres de champagne à coups de coude dans l'estomac des gars qui faisaient les piliers de comptoir, visiblement venus pour se bourrer la gueule. C'était la grande classe, lesdits garçons en costard ne se décollaient pas du bar afin de se faire resservir toutes les 30 secondes, parce que le champagne était gratis pendant deux heures et qu'il ne fallait surtout pas en perdre une miette.

Après s'être frayé un passage vers le buffet pour saisir au final deux carotes et une tranche de jambon, nous sommes allées explorer la piste de danse. Les effets de l'open bar, dont nous n'avions pas du tout profité mais qui, visiblement, en avait réjoui un bon nombre, a commencé à se faire sentir. Un mec sur deux était bourré, nous avons eu droit à un festival de chemises déboutonnées, de torses trempés, d'haleines plus que douteuses et de déhanchements envahissants. C'était bien lourd. "Si il recommence, je lui met un pain dans la gueule" m'a même glissé dans le creu de l'oreille l'une de mes amies excédée par les singeries d'un type qui nous collait de trop près.

Enfin bref, la salle a fini par se vider un peu et nous avons pu enfin nous amuser. Ceci dit je ne sais pas si ce genre de soirée est vraiment mon truc. Voir ces jeunes gens de bonne famille devenir des bestiaux et rentrer chez eux en rampant ne m'excite pas des masses. Je suis quand même sortie de là avec un bleu sur le bras, parce qu'un mec a sauté par-dessus une balustrade afin de venir nous coller, et m'a involontairement cognée avec sa grosse chaussure au moment de retomber ! La grande classe je disais.

Publié par sylvietteisback à 12:41:50 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (0) |

Tiens ! | 31 août 2006

Je viens de découvrir l'album de Grand Corps Malade. On en parle beaucoup, alors ça m'a intriguée. Je n'ai pas été déçue : c'est frais, ça donne le sourire et c'est loin d'être con.

La vie c'est gratuit
Moi je vais me resservir
Et tu devrais faire pareil

Publié par sylvietteisback à 14:34:45 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (0) |

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Qui suis-je ?


Sylviette, 28 ans, spécialiste du déménagement acrobatique.
Hier Rome, aujourd'hui Lyon, demain Pluton.

Toutes les photographies de ce blog, sauf mention particulière, sont de moi. Merci de ne pas les copier.

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