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Un break, enfin | 26 novembre 2006

Je suis partie deux jours à Genève avec ma coloc et un ami à elle. Ca faisait un bail que je n'avais pas pris la fuite, je me sens regonflée à bloc !

C'était complètement improvisé, ce qui a eu le mérite de me sortir de ma flemme. En ce moment je me trouve très casanière, et je n'aime pas quand je suis comme ça.

Au programme du périple : vodka et vin rouge (acheté pour moi, j'aime pas la vodka), grande marche à travers la ville, apéro en terrasse sur une place magnifique (sans blousons !), ambiance de Noël malgré des températures printannières, carpaccio de thon au Paki, déhanchements endiablés sur un podium, pasta à 4 heures du matin suivie du gonflage de matelas le plus laborieux du monde...

Puis dimanche, c'était le grand bol d'air pur. Je ne suis pas fan de montagne, et mon adiction aux grands boulevards et aux pots d'échappement est aujourd'hui confirmée, mais je dois avouer que j'ai beaucoup apprécié de me retouver en pleine nature. Du haut de la montagne, je voyais les parapentistes se lancer dans le vide et planer au-dessus du lac de Genève. Il n'y avait pas un bruit, pas un cri. L'herbe était moelleuse et le pique-nique avait un goût de liberté tout particulier.

Cette semaine sera grandiose !

Publié par sylvietteisback à 23:12:39 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (9) |

Les dents de la peur | 23 novembre 2006

J'ai eu du mal à me décider, mais je l'ai finalement pris ce rendez-vous chez l'arracheur de dent. C'était aujourd'hui à 18h30.

J'ai passé la journée à stresser. La visite chez le dentiste est ma plus grande terreur, surtout à cause du bruit de la roulette et de la froideur des aiguilles. Une fois sur place, j'ai du patienter vingt minutes dans la salle d'attente du cabinet dentaire. J'ai cru vivre la plus angoissante des traversées du désert. J'entendais le bruit des outils dans la salle d'à côté, je repensais à cet horrible jour où l'on m'arrachât les dents de sagesse à coups de marteau et de couteau. Puis j'ai eu de longues sueurs froides. Mais au fait, comment fait-on pour arracher une dent ? Une molaire en plus ! C'est solidement enraciné... Ils utilisent un genre de pied de biche miniature, qu'ils enfoncent à la naissance de la dent et qu'ils appuient d'un coup sec pour rendre la douleur la plus brève possible ? Ou alors ils percent tout autour de la base de la dent avec une roulette ultra précise, en prenant soin de ne pas tronçonner les gencives ? Je me sentais de plus en plus mal. J'aurais bien aimé tomber dans les pommes pour qu'on m'opère sans que je ne m'en rende compte.

Puis le dentiste a enfin pu me recevoir. Je me suis jetée dans la salle d'opération comme on se jette du haut de la falaise en canyoning. J'avais deux personnes autour de mon visage, et je voyais ma bouche grande ouverte dans le reflet de la lampe qui pendait au-dessus de moi. Ca m'a fait penser à la femme de Jack Nicholson hurlant de terreur dans Shining.

- Hmm, c'est quand même impressionnant cette dent. Je ne sais pas si je vais prendre le risque de l'extraire moi-même. Qu'en pensez-vous Sophie ?
- Et bien, nous pourrions tenter une extraction extra-cellulaire avec incision par lame intersidérale.
- Mouais. Mais si on tape dans le sinus, on va être mal.
- Qu'est-ce qu'on fait alors ? On essaie de la faire sauter d'un coup sec avec le pied de biche chirurgical ?
- Non j'ai une meilleure idée. On l'envoie à un stomato. Il a moins de chances de se planter, lui.

J'étais décidément rassurée. Je n'étais pas dans une scène de Shining, mais de Kill Bill.

Me voici donc avec un nouveau rendez-vous à prendre, je vais finir pas croire qu'on ne veut pas que je me fasse arracher cette dent. Comme si un petit esprit coriace et bienveillant s'obstinait à vouloir m'empêcher de faire une connerie.

Publié par sylvietteisback à 21:56:05 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (4) |

La vie en violet | 22 novembre 2006

Dimanche dernier, j'ai été au marché de la place Guichard au moment de la fermeture. Les maraîchers, bien contents de pouvoir se débarrasser leurs derniers cageots, n'ont pas hésité à remplir mon cabat de fuits et légumes que je n'avais pas demandés.

C'est ainsi que je me suis retrouvée avec des kilos d'aubergines, payées un euro. Et des tonnes de tomates aussi.

Du coup je bouffe tous les soirs la même chose. Et comme je cuisine aussi pour mon tupperware du bureau, je mange pareil au repas du midi.

J'ai rangé dans mes favoris une site de recettes spécial aubergines. Dimanche c'était aubergines à la coque, lundi aubergines sautées à la tomate, mardi parmesane d'aubergine (recette italienne) et ce soir j'ai préparé un caviar. D'aubergine évidemment.

Je confirme : j'ai une vie passionnante.

Publié par sylvietteisback à 21:34:50 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (5) |

Blogueuse lyonnaise ? | 22 novembre 2006

Je me suis inscrite sur un site communautaire de blogueurs lyonnais (voir bloggroll) en espérant rencontrer des gens intéressants. Un blog, même bien fait, ne veut pas dire que son auteur est quelqu'un de bien, or cela reflète un peu de lui quand même. Et de toutes façons, ce genre de sites m'a l'air d'être un excellent moyen de sociabiliser, alors pourquoi s'en priver !

Vendredi je vais à mon premier apéro blog, dans un resto-bar de Gerland. Il y aura une vingtaine de personnes, qui se sont probablement déjà rencontrés au cours des précédentes soirées. Et moi je ne connais PERSONNE.

Vais-je boire pour me donner du courage et finir complètement torchée sur la table ? Vais-je disparaître aux toilettes pour ne jamais revenir parmi les convives ? Vais-je me sentir seule et différente au point de ne pas décrocher un mot de toute la soirée ? Héhé, ça va être l'occasion de mettre de côté ma timidité...

Publié par sylvietteisback à 12:30:13 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (8) |

Qu'il est beau ce bureau | 21 novembre 2006

J'ai désormais une carte de visite à mon nom. C'est bien la première fois, tiens. Du coup, je me sens plus responsable, plus... comme dit-on déjà... plus... adulte !

Les petits détails nourrissent mon bonheur au quotidien, je n'ai décidément pas besoin de grand chose pour me sentir flattée.

En ce moment c'est plutôt calme au bureau. J'ai du boulot mais je suis rapide, donc je me retrouve vite au chômage technique. Que dois-je faire : demander à traiter plus d'affaires ? En même temps, c'est bon de lever le pied un peu. Hmmm...

Publié par sylvietteisback à 14:21:44 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (1) |

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Sylviette, 28 ans, spécialiste du déménagement acrobatique.
Hier Rome, aujourd'hui Lyon, demain Pluton.

Toutes les photographies de ce blog, sauf mention particulière, sont de moi. Merci de ne pas les copier.

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