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Mes premiers jours sans internet | 08 octobre 2007


Oulah. Il est 20h et je suis encore au bureau, la traversée du tunnel a commencé.

Plus d'internet à la maison (je grattais les derniers restes de connexion du précédent locataire...), donc plus le temps de poster. Du coup je suis revenue à des choses élémentaires : me cuisiner des trucs compliqués et longs à préparer, décaper un meuble et le repeindre en rouge, prendre des bains deux jours de suite.


- Je me sens d'une humeur particulière aujourd'hui. Je plane un peu.
- Tu fais de la peinture.
- Oui.
- Et ben voilà. Dans ton 2 pièces, même si tu aères, la peinture fraîche ça shoote.
- Ah c'est pour ça. Je vais aérer alors.

- Quand je vais à la médiathèque, pour choisir mes CD, c'est surtout le couv que je regarde.
- Et bien moi je regarde le CD. Je le sors de sa pochette et je vois combien il brille.

- Bonjour, vous vendez du white spirit ?
- ...
- J'ai comme qui dirait un problème.

Publié par sylvietteisback à 20:07:33 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (7) |

Les petits riens de rien | 03 octobre 2007


On sent que le mois d'octobre est bien là.

Je bosse comme quatre parce que j'aime mon travail, et la stimulation personnelle que j'en tire m'apparaît comme quelque chose de grandiose.
Je resserre les liens avec les personnes qui me plaisent, car l'amitié reste selon moi la base de tout.
Je ne fais plus gaffe à ce que je mange, parce que la bonne bouffe est décidément quelque chose de sacré.
J'enchaîne les fêtes et les moments d'insouciance, comme s'il ne me restait que quelques jours à vivre.

Ma petite tête est pleine de projets. J'arrive peu à peu à entrevoir ce qui me fait vraiment vibrer et ce dont je suis capable. J'arrive même à tirer du bon des mauvais passages, parce que finalement les embûches permettent d'apprécier tout le reste ; le chèque du loyer qui vient combler le découvert, le concombre qui n'a pas le même goût après une semaine de grosses bouffes en continu.

Une facture EDF après trois jours sans courrier, un bol de saké après une note salée, un épisode de Lost après douze heures de boulot, bordel !

Publié par sylvietteisback à 00:20:24 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (4) |

Le bout | 23 septembre 2007

Après la peur, la torpeur.

A l'attention du collectif de soutien des deux arrêtés du vendredi soir : vous pouvez être rassurés, les deux loulous sont rentrés de leur nuit en garde à vue fatigués mais entiers. Pas un bleu, juste un T-shirt déchiré et recollé par de grosses agraphes. Quinze heures de cellule c'est loin d'être drôle, mais leur enthousiasme n'était visiblement pas atteint.

La méga fête du samedi soir a pu avoir lieu normalement, une soirée de dingue organisée chez moi à une semaine du départ au Brésil d'un pote.

Et puis ce week-end m'a semblé une semaine.

Une séance détente chez mon gentil coiffeur, une floppée de nouvelles têtes, un bo bun en agréable compagnie à 3 heures de l'après-midi (super d'ailleurs cette cantine cambodgienne
de la Guillotière qui sert tout l'après-midi).

Un soda sur les berges du Rhône, une blondinette drôle et sympathique, le plaisir de rentrer chez moi dans un appartement fraîchement nettoyé.

Un petit filet de porc laqué dans le four, une odeur de bonne bouffe dans tout l'appart, une agréable surprise le soir à la télé, la joie de constater que le frigo est blindé.


Je crois que je tiens le bon bout.

Publié par sylvietteisback à 21:42:54 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (6) |

Merci la police | 22 septembre 2007


Ce soir, j'ai assisté à un événement terrifiant.

Je sortais d'un pub du quartier de Saint Paul, à la suite du matche de rugby France-Irlande. Les rues étaient pleines de bonne humeur, de tapes dans le dos et de franche camaraderie. Tout le monde se parlait, Irlandais et Français confondus, dans une ambiance de paix.

Un groupe d'amis m'accompagnait. On avait faim et on se demandait où on pourrait bien manger.
" Au Tandoori ! Tu verras, la sauce là-bas elle pique vraiment !"

Puis j'ai vu une voiture de police banalisée s'arrêter net, trois énergumènes en sortir, surexcités, et massacrer deux joyeux fêtards qui sortaient du bar. L'un s'est retrouvé propulsé contre un poteau métallique, le T-shirt déchiré. L'autre s'est retrouvé plaqué contre la voiture, les mains dans le dos. Les énergumènes étaient de la BAC, et ils ont menotté avec violence les deux compères.

La foule a cessé de respire, puis s'est mise à brailler.

Le ton a commencé à monter, deux autres véhicules -cette fois-ci clairement identifiables- ont rappliqué, stoppés net dans leur course folle par un coup de frein à main digne de Miami Vice.

Les policiers, une dizaine, ont poussé la foule, chahuté quelques badauds, insulté les plus récalcitrants et menacé les passants curieux.

Mes jambes tremblaient, on se serait crus dans un mauvais film un peu trop réel. Jamais je n'ai vu une telle violence
physique et verbale sur l'espace public. J'avais la trouille de m'en prendre une, moi aussi.

J'ai oublié de préciser que les deux personnes qui ont été arrêtées sont des amis à moi. Il y en a même un qui vit chez moi pour l'instant.


L'enfer brûlant ?

Publié par sylvietteisback à 01:55:24 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (10) |

Mon frère est fils unique | 16 septembre 2007



Aujourd'hui j'ai renoué avec l'un des cinémas que j'aime le plus : le cinéma italien contemporain.

Mon frère est fils unique retrace le destin de deux frères que tout sépare. Nous sommes au début des années 60, l'un se range du côté de la lutte ouvrière et l'autre intègre un groupe fasciste. L'un est séducteur, charismatique, l'autre est rebel et mal aimé. Pourtant ils tombent amoureux de la même fille (une franco-italienne !), et leur vie prend finalement un détour inattendu.

Le film retrace avec beaucoup de pêche, d'humour et de sensibilité le parcours de ces deux protagonistes, qui traversent une période importante de l'histoire contemporaine italienne. Car si vous avez vu Romanzo criminale ou Buongiorno notte, vous aurez compris que l'Italie a été politiquement très tourmentée à partir des années 1950.

J'ai donc beaucoup aimé ce film, qui m'a appris des tas de choses, m'a beaucoup émue et m'a rappelé combien j'aimais cette Italie qui ne cesse de retourner ce passé terrible dans tous les sens.
J'espère qu'il aura du succès en salle, et que le public français se fera une opinion moins caricaturale (grosses comédies vs grands classiques) de ce cinéma qui, à mon sens, devient de plus en plus noble.

Ca m'a donné envie de manger des pâtes tout ça !

Publié par sylvietteisback à 20:01:29 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (0) |

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Qui suis-je ?


Sylviette, bientôt 30 ans (snif), spécialiste du déménagement acrobatique.
Hier Rome, aujourd'hui Lyon, demain Pluton.

Toutes les photographies de ce blog, sauf mention particulière, sont de moi. Merci de ne pas les copier.

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