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Malaisie versus Corée | 11 novembre 2007

Le festival de cinéma asiatique organisé à Lyon par Asie expo cartonne bien, et ça fait plaisir.
Les projections sont cheap (films diffusés depuis un ordi, sous-titrage balancés en parallèle et mises au point free style) mais c'est justement ce qui fait le charme de cette manifestation qui, avec les moyens du bord et une poignée de bénévoles en doudoune, continue d'attirer beaucoup de monde.

J'ai vu vu peu de choses : un film japonais complètement déjanté (Hazard), une série d'animations Ganime (une découverte pour moi : l'association d'images plus ou moins fixes, de narration en voix off et de musique) et, hier soir, une série de court-métrages malaisiens et coréens.

Cette dernière projection s'inscrivait dans une espèce de compétition intitulée Short Battle Royal. Deux écoles, l'une de Malaisie et l'autre de Corée, avaient proposé chacune trois court-métrages. Ils étaient présentés deux par deux et faisaient à chaque "round" l'objet d'un vote à main levée (j'avais mes deux petits cartons rouge et jaune). L'ambiance était on ne peut plus détendue, chacun pouvait brailler son mécontentement ou son ravissement, faire son commentaire à voix haute et interpeller les autres.

Mon coeur était pour la Malaisie (sens de la famille oblige) mais j'ai voté à chaque fois pour l'école de Corée, qui proposait des courts vraiment excellents.
En fait le travail des deux écoles n'avait rien à voir : plus expérimental dans la fome et politiquement engagé dans le fond pour les Malaisie, plus cinématographique, soignée dans la réalisation et la photo pour les Coréens.


Après une semaine d'isolement, je me suis donc enfin à pointer le bout de mon nez hors de chez moi. Et c'était une bonne idée.

Publié par sylvietteisback à 13:04:06 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (12) |

La voix de la raison | 05 novembre 2007


Je viens de comprendre une chose sur la beauté de l'être.

Elle ne tient pas seulement du visage, des cheveux ou de la peau. Des mains ou des yeux. Le charisme et l'élégance peuvent compter, l'intelligence et la beauté de l'âme aussi, mais ça n'est pas vraiment LA beauté.

Pour ma part, ce qui me touche le plus est le timbre de voix. Je soir j'ai entendu parler une personne, et je me suis pris une claque.

On en apprend chaque jour un peu plus sur soi-même !


Publié par sylvietteisback à 23:37:07 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (8) |

Fin de la parenthèse | 05 novembre 2007


J'ai quitté la planète famille en plein milieu de l'après-midi pour rentrer au bercail. 4h30 de train, ça laisse du temps pour se passer en revue les temps forts du week-end !

A défaut de ramener des pommes, je suis revenue avec un kilo de pommes de terre, des échalottes et des poireaux.

Mon père m'a demandé de lui créer un blog, ce qui m'a bien sûr laissée sans voix. L'entreprise aurait dû être ardue, or elle s'est avérée beaucoup plus simple que prévu. En effet, j'ai dû tout arrêter dès la deuxième étape, au moment de rentrer le nom du blog... Dur dur de baptiser quelque chose lorsque l'on ignore de quoi cela va traiter !

Mon neveu a adoré la petite grenouille de bain que je lui ai achetée. Au point qu'il a agacé tout le monde en lui faisant battre des pieds sur le carrelage à longueur de journée. Je sais m'y prendre avec les gamins.

Ma soeur et son mec m'ont offert un coffret dvd d'une nouvelle série à succès, narrant les aventures d'une bande de lesbiennes à Los Angeles. Ma famille m'aurait-elle collé une nouvelle étiquette ?...

Le détail qui tue : j'ai repris en trois jours tous les kilos que j'avais perdu avec beaucoup de peine en plus de six mois.

Enfin, chose étonnante : mes nuits passées à la campagne ont été agitées par de nombreux rêves, dont certains troublants de réalité. A bientôt 30 ans, a-t-on encore le droit de rêver que l'on se marie... avec une star du cinéma ? (je ne dirais pas de qui il s'agit, j'ai trop honte)
 

Publié par sylvietteisback à 00:12:05 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (7) |

Tranche de brie.. euh, de vie | 03 novembre 2007


- Chérie tu veux du thé ?
- Oui volontiers, merci Maman. Mais tu n'en prends pas avec moi?
- Non, non.
- Mais... tu es fan de thé !
- Plus maintenant, je n'en bois que lorsque je reçois des invités.
- Excuse-moi, j'avais oublié que je m'étais incrustée.

- La jeune fille, en bas du village, elle a vraiment mauvaise réputation.
- Ah oui? Elle n'a pas encore trouvé de mari ?
- Non mais elle a tout juste 18 ans et, cette pauvre fille, elle passe son temps à monter et descendre des camions qui passent par la nationale.
- Aaaah, la vie à la campaaaagne !....
- Tu sais, je suis le seul à la defendre ici. Tout le monde parle dans son dos.
- Tu m'étonnes.
- Ici les gens ont un destin tout tracé. Son père n'était pas un ancien camionneur d'ailleurs ?

- Vous m'avez l'air bien au courant de la petite vie des people du coin.
- Oh, tu sais...
- Pour des gens qui ne sortent pas et ne connaissent pas leurs voisins, vous en savez des choses !
- C'est le père Dufoin qui nous raconte tout. On n'est pas très curieux à la base, tu sais. 

- Chérie, tu n'as pas mangé de pomme aujourd'hui !

Publié par sylvietteisback à 17:20:53 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (0) |

4 jours | 02 novembre 2007

Je ne parle jamais de ma vie familiale. Elle est assez inexistante, distance et affinités obligent, mais elle vaut parfois le coup d'être un tout petit peu racontée.
Chaque fois que je rend visite à mes parents, dans leur trou perdu de l'Yonne profonde, un étrange schéma se produit. C'est assez systématique, à l'image des expériences scientifiques répétitives visant à démontrer un phénomène récurrent. 

Grosso modo, ce schéma se découpe en quatre phases.

1) J'arrive à la campagne et j'éprouve tout d'abord une sensation de renaissance. Cette profusion de nature, radieuse et généreuse, ces paysages qui s'étendent à perte de vue, ce silence (les gens aiment bien rester terrés chez eux ici) me donnent presque envie de m'asseoir en tailleur sur le perron de la maison familiale et de méditer sur la préciosité de la vie. Je me demande alors pourquoi je ne viens pas voir mes parents plus souvent.

2) Généralement, quand le premier jour touche à sa fin, j'ai un peu mal au crâne. C'est souvent lié au feu de bois dans le salon, qui me cloue très vite dans le canapé, et me fout un peu le cafard (aller comprendre, c'est peut-être parce que cela me fait penser à Noël). Une conversation avec ma mère, suivie d'un débat avec mon père conclu par un monologue assourdissant au moment du formage finit généralement par m'achever. Je vais me coucher tôt et je me dis que c'est mieux ainsi.

3) Le lendemain, après une nuit où le sommeil porte lourdement conseil, je suis souvent regonflée et plein de bonne volonté. Je ne conteste plus rien ni personne, je me rends utile, je m'applique aux tâches de la maison. Je fais en sorte que la journée passe le plus vite possible, de la façon la plus lisse possible. Je m'adapte aux coutumes locales : petit tour autour de la mare en bas du village, virée aux commissions, épluchage des légumes. Je me dis que cette épreuve est nécessairement saine et constructive, vu qu'elle m'apprend la patience, le don de soi, et qu'elle me permet en outre de relativiser bon nombre de préoccupations existencielles.

4) Puis le troisième jour, les préoccupations existencielles reviennent puissance 10. Je me sens épuisée et nauséeuse, j'en ai un peu marre de manger des pommes (ma mère va les cueillir au champs) et j'ai un vrai souci avec la lumière du salon. C'est vrai que la région est superbe et dépaysante, mais il fait quand même un peu trop froid pour moi. Et puis le silence finit pas me peser terriblement. Je vérifie dix fois l'heure de départ de mon train, pour être sûre qu'on quitte la maison au bon moment afin d'être à la gare dans les temps.

Je sais, c'est pathétique. Il y a un petit effet catharsis recherché, merci de ne pas m'en tenir rigueur. Personne n'est parfait, PAS VRAI ?

Publié par sylvietteisback à 19:13:09 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (6) |

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Qui suis-je ?


Sylviette, bientôt 30 ans (snif), spécialiste du déménagement acrobatique.
Hier Rome, aujourd'hui Lyon, demain Pluton.

Toutes les photographies de ce blog, sauf mention particulière, sont de moi. Merci de ne pas les copier.

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