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J'ai eu la chance d'être invitée dans le cadre de mon boulot à une
visite privée de l'expo-événement de Keith Haring, au Musée d'art
contemporain de Lyon.
L'avantage est qu'il y a des guides dans chaque salle et des petits fours-champagne à la sortie.
Or malgré tous mes a priori positifs sur l'oeuvre de cet artiste, j'ai
compris une chose : l'art urbain a sa place dans la rue, pas dans une
salle aseptisée.
Sincèrement, j'ai été déçue. Pas de l'exposition, qui valorise quand
même bien le cheminement de l'artiste et a le mérite de dévoiler des
aspects plus personnels de sa vie. Plutôt du fait d'exposer un art
dérivé de la culture graffiti dans un musée.
Il y a deux ans, lors d'un voyage à Pise, je suis tombée par hasard
sur une fresque réalisée par Keith Haring, peinte sur la façade d'un
bâtiment publice. Cette vision m'a beaucoup émue parce qu'elle venait
s'imiscer dans le paysage urbain, et parvenait même à y trouver une
place parfaitement digne et légitime.
Par contre je dois avouer que des toiles de l'artiste mise bout à bout
sur des murs blancs me laissent beaucoup plus indifférente.
Keith Haring voulait rendre l'art participatif et accessible à tous,
c'est pourquoi il peignait dans la rue et dans le métro new-yorkais.
J'imagine mal Space Invader et Misstic exposer à la galerie du Jeu de
paume.
Publié par sylvietteisback à 22:21:19 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (1) | Permaliens
11-03-2008 23:17
De Cédric Sujet:
Ah la bonne fée,
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