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Le bout | 23 septembre 2007

Après la peur, la torpeur.

A l'attention du collectif de soutien des deux arrêtés du vendredi soir : vous pouvez être rassurés, les deux loulous sont rentrés de leur nuit en garde à vue fatigués mais entiers. Pas un bleu, juste un T-shirt déchiré et recollé par de grosses agraphes. Quinze heures de cellule c'est loin d'être drôle, mais leur enthousiasme n'était visiblement pas atteint.

La méga fête du samedi soir a pu avoir lieu normalement, une soirée de dingue organisée chez moi à une semaine du départ au Brésil d'un pote.

Et puis ce week-end m'a semblé une semaine.

Une séance détente chez mon gentil coiffeur, une floppée de nouvelles têtes, un bo bun en agréable compagnie à 3 heures de l'après-midi (super d'ailleurs cette cantine cambodgienne
de la Guillotière qui sert tout l'après-midi).

Un soda sur les berges du Rhône, une blondinette drôle et sympathique, le plaisir de rentrer chez moi dans un appartement fraîchement nettoyé.

Un petit filet de porc laqué dans le four, une odeur de bonne bouffe dans tout l'appart, une agréable surprise le soir à la télé, la joie de constater que le frigo est blindé.


Je crois que je tiens le bon bout.

Publié par sylvietteisback à 21:42:54 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (6) |

Merci la police | 22 septembre 2007


Ce soir, j'ai assisté à un événement terrifiant.

Je sortais d'un pub du quartier de Saint Paul, à la suite du matche de rugby France-Irlande. Les rues étaient pleines de bonne humeur, de tapes dans le dos et de franche camaraderie. Tout le monde se parlait, Irlandais et Français confondus, dans une ambiance de paix.

Un groupe d'amis m'accompagnait. On avait faim et on se demandait où on pourrait bien manger.
" Au Tandoori ! Tu verras, la sauce là-bas elle pique vraiment !"

Puis j'ai vu une voiture de police banalisée s'arrêter net, trois énergumènes en sortir, surexcités, et massacrer deux joyeux fêtards qui sortaient du bar. L'un s'est retrouvé propulsé contre un poteau métallique, le T-shirt déchiré. L'autre s'est retrouvé plaqué contre la voiture, les mains dans le dos. Les énergumènes étaient de la BAC, et ils ont menotté avec violence les deux compères.

La foule a cessé de respire, puis s'est mise à brailler.

Le ton a commencé à monter, deux autres véhicules -cette fois-ci clairement identifiables- ont rappliqué, stoppés net dans leur course folle par un coup de frein à main digne de Miami Vice.

Les policiers, une dizaine, ont poussé la foule, chahuté quelques badauds, insulté les plus récalcitrants et menacé les passants curieux.

Mes jambes tremblaient, on se serait crus dans un mauvais film un peu trop réel. Jamais je n'ai vu une telle violence
physique et verbale sur l'espace public. J'avais la trouille de m'en prendre une, moi aussi.

J'ai oublié de préciser que les deux personnes qui ont été arrêtées sont des amis à moi. Il y en a même un qui vit chez moi pour l'instant.


L'enfer brûlant ?

Publié par sylvietteisback à 01:55:24 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (10) |

Mon frère est fils unique | 16 septembre 2007



Aujourd'hui j'ai renoué avec l'un des cinémas que j'aime le plus : le cinéma italien contemporain.

Mon frère est fils unique retrace le destin de deux frères que tout sépare. Nous sommes au début des années 60, l'un se range du côté de la lutte ouvrière et l'autre intègre un groupe fasciste. L'un est séducteur, charismatique, l'autre est rebel et mal aimé. Pourtant ils tombent amoureux de la même fille (une franco-italienne !), et leur vie prend finalement un détour inattendu.

Le film retrace avec beaucoup de pêche, d'humour et de sensibilité le parcours de ces deux protagonistes, qui traversent une période importante de l'histoire contemporaine italienne. Car si vous avez vu Romanzo criminale ou Buongiorno notte, vous aurez compris que l'Italie a été politiquement très tourmentée à partir des années 1950.

J'ai donc beaucoup aimé ce film, qui m'a appris des tas de choses, m'a beaucoup émue et m'a rappelé combien j'aimais cette Italie qui ne cesse de retourner ce passé terrible dans tous les sens.
J'espère qu'il aura du succès en salle, et que le public français se fera une opinion moins caricaturale (grosses comédies vs grands classiques) de ce cinéma qui, à mon sens, devient de plus en plus noble.

Ca m'a donné envie de manger des pâtes tout ça !

Publié par sylvietteisback à 20:01:29 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (0) |

Lyon, j'aime bien ton patrimoine | 16 septembre 2007



J'adore faire la touriste là où j'habite. On se motive un peu, on va là où notre paresse ne nous aurait pas habituellement guidé, et on est finalement bien content du résultat.

Donc lentement mais sûrement, je me suis engagée dans un petit parcours en Presqu'île avec mon accolyte breton .

J'ai trouvé le visite de l'Hôtel Dieu intéressante, même s'il est vrai que l'aspect vétuste de l'hôpital m'a quelque peu refroidie...
L'Hôtel de vente m'a amusée, avec son musée de la photo en 3D était aussi intéressant que parfaitement incongru.
Puis après un petit tour au Musée des Beaux-arts (juste dans la cour, parce que c'est trop beauuuuu) nous nous sommes embarqués dans la queue pour la visite de l'Hôtel de ville et ses salles très "versaillaises".

Tout un après-midi de marche, donc, mais avec nonchalence, sous un soleil d'été.

Et puis elle avait bon goût la petit bierette sur la terrasse du Broc Café après !

Quelques photos ici .

Publié par sylvietteisback à 13:51:32 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (2) |

Le début de la gloire | 14 septembre 2007




Héhé... Alors selon Marie-Claire je suis une "jeune femme" (ooohhhhh !) et une "héroïne bourlingueuse" (yeah). Si c'est pas la classe ça !

L'interview a eu lieu cet été, à quelques jours de mon désormais légendaire déménagement. L'article parle aussi de mes potes de la communauté Lyon-blog, qui ont décidément le vent en poupe. Et comme il s'agit d'une édition en décrochage régional, tout cela restera entre Rhônalpins (du coup j'en achète dix exemplaires pour Paname !).

La question maintenant est : ce portrait flatteur ne risque-t-il pas de m'attirer des ennuis ?

Si vous pensez m'avoir reconnue, qu'il vous semble que nous travaillons ensemble et que cela vous fait un drôle d'effet, alors je tiens à préciser : vous vous trompez de personne. Il s'agit en fait d'une autre nana qui se fait passer pour moi !

Publié par sylvietteisback à 22:56:09 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (2) |

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Qui suis-je ?


Sylviette, bientôt 30 ans (snif), spécialiste du déménagement acrobatique.
Hier Rome, aujourd'hui Lyon, demain Pluton.

Toutes les photographies de ce blog, sauf mention particulière, sont de moi. Merci de ne pas les copier.

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