Après la peur, la torpeur.
A l'attention du collectif de soutien des deux arrêtés du vendredi soir
: vous pouvez être rassurés, les deux loulous sont rentrés de leur nuit
en garde à vue fatigués mais entiers. Pas un bleu, juste un T-shirt
déchiré et recollé par de grosses agraphes. Quinze heures de cellule
c'est loin d'être drôle,
mais leur enthousiasme n'était visiblement pas atteint.
La méga fête du samedi soir a pu avoir lieu normalement, une soirée de
dingue organisée chez moi à une semaine du départ au Brésil d'un pote.
Et puis ce week-end m'a semblé une semaine.
Une séance détente chez mon gentil coiffeur, une floppée de nouvelles
têtes, un bo bun en agréable compagnie à 3 heures de l'après-midi
(super d'ailleurs cette cantine cambodgienne de la Guillotière qui sert tout
l'après-midi).
Un soda sur les berges du Rhône, une blondinette drôle et sympathique,
le plaisir de rentrer chez moi dans un appartement fraîchement nettoyé.
Un petit filet de porc laqué dans le four, une odeur de bonne bouffe
dans tout l'appart, une agréable surprise le soir à la télé, la joie de
constater que le frigo est blindé.
Je crois que je tiens le bon bout.
Publié par sylvietteisback à 21:42:54 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (6) | Permaliens
Ce soir, j'ai assisté à un événement terrifiant.
Je sortais d'un pub du quartier de Saint Paul, à la suite du matche de
rugby France-Irlande. Les rues étaient pleines de bonne humeur, de
tapes dans le dos et de franche camaraderie. Tout le monde se parlait,
Irlandais et Français confondus, dans une ambiance de paix.
Un groupe d'amis m'accompagnait. On avait faim et on se demandait où on pourrait bien manger.
" Au Tandoori ! Tu verras, la sauce là-bas elle pique vraiment !"
Puis j'ai vu une voiture de police banalisée s'arrêter net, trois
énergumènes en sortir, surexcités, et massacrer deux joyeux fêtards qui
sortaient du bar. L'un s'est retrouvé propulsé contre un poteau
métallique, le T-shirt déchiré. L'autre s'est retrouvé plaqué contre la
voiture, les mains dans le dos. Les énergumènes étaient de la BAC, et
ils ont menotté avec violence les deux compères.
La foule a cessé de respire, puis s'est mise à brailler.
Le ton a commencé à monter, deux autres véhicules -cette fois-ci
clairement identifiables- ont rappliqué, stoppés net dans leur course folle par un coup de frein à main digne de Miami Vice.
Les policiers, une dizaine, ont poussé la foule, chahuté quelques
badauds, insulté les plus récalcitrants et menacé les passants curieux.
Mes jambes tremblaient, on se serait crus dans un mauvais film un peu
trop réel. Jamais je n'ai vu une telle violence physique et verbale sur l'espace
public. J'avais la trouille de m'en prendre une, moi aussi.
J'ai oublié de préciser que les deux personnes qui ont été arrêtées
sont des amis à moi. Il y en a même un qui vit chez moi pour l'instant.
L'enfer brûlant ?
Publié par sylvietteisback à 01:55:24 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (10) | Permaliens
Publié par sylvietteisback à 20:01:29 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par sylvietteisback à 13:51:32 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (2) | Permaliens
Publié par sylvietteisback à 22:56:09 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (2) | Permaliens
Sylviette, bientôt 30 ans (snif), spécialiste du déménagement acrobatique.
Hier Rome, aujourd'hui Lyon, demain Pluton.
Toutes les photographies de ce blog, sauf mention particulière, sont de moi. Merci de ne pas les copier.
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