Premier jour d'arrêt.
Comme par hasard, au lieu d'en profiter pour faire la grasse et ne penser à rien, je suis debout à 8h.
En prenant mon petit déjeuner, je me demande comment je vais occuper ma
journée. Si j'avais eu la bonne idée de dormir juqu'à midi, la moitié
du boulot serait déjà accomplie.
J'ai pris la veille de quoi avancer sur mes dossiers. Je n'ai pas le cerveau
trop embué, alors je m'y mets. Le problème est que je ne suis plus
habituée à travailler d'une traite dans être déconcentrée par
d'incessants appels téléphoniques, des réunions impromptues ou des
urgences à régler dans la seconde et demi. Ce calme, ce silence...
c'est insupportable !
Je passe la moitié de ma matinée à regarder par la fenêtre ou à chatter sur msn.
En plus mon salon est ultra lumineux, parce que dehors il fait un temps
absolument merveilleux. C'est con, je suis enfermée chez moi en pyjama,
avec l'interdiction de mettre mon nez dehors.
Tant pis, il faut bien que je prenne l'air. Je saute dans mon jean et
je me donne deux missions : acheter du poisson à la Halle Bocuse pour me faire quelques sushis, puis passer par la
bibliothèque du 3e pour emprunter des DVD. Il fait presque chaud, le
soleil caresse mes joues.
Sauf que le poissonnier est fermé, et le personnel de la bibliothèque
s'est mis en grève juste aujourd'hui. J'y ai vu comme un signe et j'ai
couru
chez moi pour me remettre sous la couette. Je ne DOIS PAS sortir.
J'ai l'impression qu'il va se passer quelque chose d'énorme d'ici demain soir.