Il y a quelques jours j'ai croisé un pote de l'Italie sur msn. Lui, français, était venu à Rome pour tenter la même aventure et je l'avais rencontré grâce à mon blog d'expatriée. Contrairement à moi il n'a pas lâché l'affaire (ouais enfin il est arrivé après) et il me racontait l'autre jour sur msn ses dernières frasques et mésaventures romaines.
Ca m'a procuré une drôle de sensation. Comme si j'y étais encore, parce que le msn délaye complètement les distances. Aussi parce que mon ami évoquait des références que nous avons en commun : des personnes, des quartiers, des bars, des comportements, tout un tas de choses qui font partie de son quotidien à lui, et de mes souvenirs à moi. J'avais donc l'impression de converser avec un être venu du passé, c'était vraiment spécial.
En me replongeant dans tout ça, je me suis souvenue à quel point j'étais fêtarde et insouciante à cette époque. C'est tout l'avantage de s'offrir une expérience sabatique dans un autre univers, on se fout de tout et on ne calcule rien.
Et puis je me suis dit que j'avais pris un coup de vieux depuis. C'est le problème quand on refuse de grandir pendant longtemps : on se flétrit ensuite d'un coup à l'intérieur. Ca ne m'attriste pas plus que ça, il s'agit juste d'une froide constatation.
Oulah, mais ça ne serait pas le début du spleen de l'hiver ça ?