Nous sommes arrivés dimanche midi devant chez moi avec la camionnette. Mon père refusait de se garer en dehors des places de stationnement parce qu'il craignait que la police surgisse pour lui mettre une amende. Heureusement, mon coloc Thomas a réussi à le convaincre de monter un peu sur le trottoir pour être juste devant la porte de notre immeuble. C'était quand même plus simple ainsi.
Tandis que mon père déchargeait l'ensemble de mes belles affaires, Thomas et moi montions un maximum de sacs au septième étage. Or en redescendant, j'ai remarqué des objets inconnus parmi mon bazar.
- Tom, mais c'est toi qui a mis là ce gros sac à dos et cet ordinateur portable ?
- Ben... non !
- Mais ça appartient à qui ? C'est pas à moi en tout cas !
- ...
- Mais dis-moi, ça ne serait pas à ton collègue de travail qui devait venir à 14h pour bosser avec toi ?...
J'avais à peine fini ma phrase que j'ai vu se profiler dans le hall d'entrée mon grand lit porté par mon père et un inconnu, vraisemblablement le collègue de travail.
- Mais papa ! Lui il n'a rien à voir avec le déménagement ! Il vient pour travailler avec Thomas !
- Oh eh, il peut quand même filer un coup de main non ? Il est jeune après tout, pas comme moi !
Le valeureux collègue s'est donc tapé la montée du lit et autres belles affaires pas lourdes du tout. Quand je suis redescendue pour voir ce qu'il restait à prendre, j'ai vu mon père discuter allègrement avec un inconnu. Il avait sympathisé avec un flic qui passait dans le coin pour récupérer sa copine. J'étais assez étonnée, d'autant plus qu'à chacun de mes allers-retours il y avait une personne en plus.
J'ai eu un choc : mon père est plus sociable que moi.