Hier soir : direction soirée after work branchée sur les Champs avec mes deux amies. Nous ne sommes pas spécialement du "milieu", mais la promesse d'un open bar + buffet à volonté est le genre d'arguments qui nous fait sortir de notre terrier. Pour moi c'était l'une des premières fois que je me rendais à une soirée seven to one, le phénomène ayant explosé à Paris ces dernières années tandis que je profitais des apéritifs milanais à deux mille km de là.
La soirée s'annonçait bien, or nous avions négligé un détail : un monde fou, rentrée des classes oblige... Résultat, nous avons du arracher nos verres de champagne à coups de coude dans l'estomac des gars qui faisaient les piliers de comptoir, visiblement venus pour se bourrer la gueule. C'était la grande classe, lesdits garçons en costard ne se décollaient pas du bar afin de se faire resservir toutes les 30 secondes, parce que le champagne était gratis pendant deux heures et qu'il ne fallait surtout pas en perdre une miette.
Après s'être frayé un passage vers le buffet pour saisir au final deux carotes et une tranche de jambon, nous sommes allées explorer la piste de danse. Les effets de l'open bar, dont nous n'avions pas du tout profité mais qui, visiblement, en avait réjoui un bon nombre, a commencé à se faire sentir. Un mec sur deux était bourré, nous avons eu droit à un festival de chemises déboutonnées, de torses trempés, d'haleines plus que douteuses et de déhanchements envahissants. C'était bien lourd. "Si il recommence, je lui met un pain dans la gueule" m'a même glissé dans le creu de l'oreille l'une de mes amies excédée par les singeries d'un type qui nous collait de trop près.
Enfin bref, la salle a fini par se vider un peu et nous avons pu enfin nous amuser. Ceci dit je ne sais pas si ce genre de soirée est vraiment mon truc. Voir ces jeunes gens de bonne famille devenir des bestiaux et rentrer chez eux en rampant ne m'excite pas des masses. Je suis quand même sortie de là avec un bleu sur le bras, parce qu'un mec a sauté par-dessus une balustrade afin de venir nous coller, et m'a involontairement cognée avec sa grosse chaussure au moment de retomber ! La grande classe je disais.
Publié par sylvietteisback à 12:41:50 dans Il y a des jours comme ça | Commentaires (0) | Permaliens
Sylviette, bientôt 30 ans (snif), spécialiste du déménagement acrobatique.
Hier Rome, aujourd'hui Lyon, demain Pluton.
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