Je me suis levée aux aurores pour être au bureau très tôt. Les deux
petites heures qui précèdent l'arrivée de mes premiers collègues sont
toujours les plus productives.
J'ai enchaîné 14 heures de taf, sans vraiment m'en rendre compte vu la
charge de boulot du moment. Je me suis commandé des sushis vers 21h,
aux frais de la princesse, parce qu'il faut bien se nourrir à un moment
ou un autre.
J'ai relevé quelques bizareries aujourd'hui : la porte de mon voisin de
pallier entrouverte ce matin, puis celle de mon voisin du 2e
entrouverte elle aussi, à la fin de la journée. Une bouteille de vin
livrée à mon attention au bureau, un cadeau d'un prestataire (quelle
drôle d'idée). Un bruit du diable en rentrant dans mon appart vers 23h
(le camion poubelle passe à cette heure-ci ?), puis la triste réalité :
un véhicule de pompiers juste en-dessous de ma fenêtre (c'est qu'il
fait chaud ici), et la vue macabre d'un pompier jetant un seau d'eau
sur une flasque de sang inondant le caniveau (amis de la poésie..).
Mais ça va, je gère. Je n'ai plus qu'une obsession : mon arrivée à Cannes, dans 48 heures...
C'est parfois si simple de relativiser.