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Qui sommes-nous ?
Sommaire
BREVES : Des organisations pour des projets...
DOSSIER : La mobilité des jeunes
EXPRESSION : Matins d'Afrique
CULTURES : d'Afrique et d'Europe
ECONOMIE : Des accords ou désaccords ?Un ours sur la Passerelle
Rédacteur en chef : Guilhem Rols (Gabon)
Equipe de rédaction : Hana Harit (France), Pierre Cuche (France), Kanelle Populo (France), Cheikh Panda Saw (Sénégal), Amadou Djibril (Egypte), Mohamed Jadri (Maroc), Alina Didilica (Moldavie), Marinela Tane (Roumanie), Jean-Philippe Sun (Norvège), Amélie Charcosset (France)
Mise en page : Hana Harit, Pierre Cuche, Amélie Charcosset
Crédits photos : "Ana Mustar" / youthphotos.eu, Kanelle Populo, Guilhem Rols
Partenaires : CIJEF / CDJSVA Rhône
Publié par Marinela à 03:25:06 dans PASSERELLES | Commentaires (2) | Permaliens
Une petite PALABRE
La mondialisation est faite d'échanges, de rencontres, de métissages, ou de conflits... Les individus branchés ou connectés aux quatre coins du monde partagent entre eux. Le monde virtuel semble libre par rapport à un monde réel conçu sur la confrontation de blocs. Quand l'Europe vote de nouvelles lois pour une politique commune en matière d'immigration, l'Afrique tente de s'unir malgré toutes ses difficultés économiques. L'être humain a besoin d'espace. Certains artistes comme le chanteur ivoirien Tiken Jah Fakoly prône « l'ouverture des frontières ». Pourquoi la mobilité serait-elle réservée aux biens économiques plutôt qu'aux personnes, et parmi les personnes, à une partie privilégiée, occidentale de la population mondiale ? En tant que lyonnais, j'ai été accueilli aussi bien en Espagne, en Allemagne ou en Grèce qu'au Sénégal, au Mali et au Niger. J'aimerais rendre la pareille à mes hôtes, mais en matière de mobilité, les Africains ne jouissent pas des avantages que les Occidentaux. Me voici donc reparti pour le Gabon pour effectuer ma troisième année de licence. Quand mes collègues du Nord comme du Sud rêvent d'étudier dans des universités américaines, j'ai décidé de partir pour l'Afrique car celle-ci est riche, riche d'une richesse qui provient tout autant des ressources naturelles qu'intellectuelles. La mobilité n'est pas un luxe, mais une nécessité.
Guilhem Rols,
Publié par Marinela à 03:20:47 dans PASSERELLES | Commentaires (0) | Permaliens
Des projets qui s'organisent...
La francophonie, un monde au milieu du monde
Exercice de citoyenneté
Hana Harit
Étudiants & Développement
Pierre Cuche
Xibaar, pour votre information
Publié par Marinela à 03:05:51 dans PASSERELLES | Commentaires (0) | Permaliens
Jeune Nigérien, étudiant au pays des pharaons
C'est après l'obtention de mon Brevet en août 99, que mes parents décident de m'envoyer en Égypte poursuivre mes études, puisque malgré mon amour à l'égard des études, elles étaient presque arrêtées. J'étais presque désespéré, car au Niger en 99 l'année scolaire était perturbée par des grèves des enseignants qui réclamaient 9 mois d'arriérés de salaire. En octobre 1999, j'atterris alors à l'aéroport international du Caire. Je voulais pendant les premiers jours retourner au pays, ce n'était pas facile pour un jeune âgé de moins de 15 ans de quitter sa famille pour aller dans un pays étranger.
Etudier en Egypte
Amadou Djibril
Heureux qui comme Ulysse...
Mohammed Jadri
Le monde façonné par une longue histoire de mobilité
Hana Harit
La place laissée à la mobilité des jeunes sur les deux continents
Programme de volontariat de l'OIF :
http://www.francophonie.org/actions/developpement/volontariat.cfm
Passer la frontière
Longue distance, voyage fatiguant, air frais de montagne, visages calmes, curieux, architecture intéressante et différente de celle de ma ville.... Oui, je suis dans uneautre ville d'Europe, c'est la Roumanie. Il y a quelques années, j'ai gagné une bourse de Master, à Cluj-Napoca. C'était la première fois que je quittais ma maison en goûtant la vie d'étudiant à l'«étranger». Avec une amie, boursière aussi, nous dûmes passer trois nuits à la gare, en plein automne, à cause du lourd processus bureaucratique d'inscription et d'hébergement. Mais la vie a changé une fois passée cette étape et les transformations m'ont envahie. Première impression, le plaisir d'entendre parler la vraie langue roumaine. Pour moi, qui venais de Moldavie, un pays (postsoviétique, mais roumain) où on parle une sorte de roumain et beaucoup le russe, c'était magnifique. Puis vient l'université, la haute qualité de la prestation des professeurs et bien sûr la bibliothèque, une richesse de ressources où j'ai passé des jours entiers.... J'ai remarqué l'ouverture des gens, si sociables, prêts à parler sur n'importe quel sujet, bruyants et experts dans tous les domaines. Ils sont plus dégagés, ont la liberté de penser et de s'exprimer sans peur, souvent parlant beaucoup en disant peu. Une intense vie culturelle et artistique se sent partout : divers spectacles - danse, théâtre, musique, concerts, films, expositions, festivals, fêtes nationales et religieuses... Et tout ça se passe dans une ville tranquille, bien aménagée, propre, montagneuse, pleine d'églises catholiques et orthodoxes, de grands boulevards et de belles places... Le temps a passé vite et je suis revenue chez moi avec l'envie de changer quelque chose, de promouvoir la liberté d'expression et de penser, le droit à l'information du citoyen, pour qu'il puisse connaître et défendre ses droits et libertés. Je garde maintenant de beaux et chauds souvenirs, des liens d'amitié et le fort désir d'y retourner et de prendre encore un peu de l'air roumain qui me manque...
Alina Didilica
Publié par Marinela à 03:00:46 dans PASSERELLES | Commentaires (1) | Permaliens
Matins d'Afrique
Matin d'Afrique. J'ai dormi sur la natte étalée en bas, sans moustiquaire. Ce sont les oiseaux qui m'ont réveillée, ils cognent la vitre de leur bec, ça fait plusieurs jours qu'ils font ça à l'aube, je ne comprends pas pourquoi. La cour est déserte, le boeuf dort encore, il ne fait pas très chaud. Je sors le vélo pour aller acheter le pain. Je commence à bien connaître le chemin, j'évite les nids-de-poule, je dis bonjour à l'âne en passant, une voisine m'offre un gâteau et on discute un moment devant chez elle. Je fouille dans mes poches pour trouver de la monnaie, le garçon qui vend le pain m'aide à m'y retrouver parmi les pièces. Matin d'Afrique. J'ai eu du mal à trouver le sommeil, il a plu toute la nuit. Ce matin, la cour est dévastée. Hier soir, on avait mis des seaux pour mesurer le niveau de l'eau, et maintenant ils sont pleins. Il y a des trous, le sol est meuble, le temps semble arrêté. Le calme après la tempête, ou quelque chose comme ça. Je ne le sais pas encore, mais tout à l'heure, il faudra faire des détours pour éviter les chemins inondés, et s'enfoncer dans l'eau jusqu'aux genoux pour traverser la route. Pour l'instant, les poules se réveillent, je retiens mon souffle. Matin d'Afrique. Catherine me salue avec un accent qui chante, je suis heureuse de la voir, et je souris à Aurélia qui, dans son dos, agite la main à travers le tissu du pagne pour me dire bonjour. Catherine est en train de laver le linge dans une calebasse. Mangue et lait concentré sucré, je noue un tissu sur mes hanches. Je ne suis pas d'ici, mais pourtant, aujourd'hui c'est tout comme.
Amélie Charcosset
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Publié par Marinela à 02:49:20 dans PASSERELLES | Commentaires (0) | Permaliens
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