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Qui sommes-nous?



Le Conseil international des
organisations de jeunes de la Francophonie (CIJEF) est une association à
vocation internationale et à but non lucratif. Le CIJEF regroupe une organisation
de jeunes par État ou gouvernement membre de la Francophonie dont 31 Conseils
nationaux de jeunes.Le CIJEF se fixe comme objectifs : -d'encourager
et renforcer la mise en œuvre de plateformes, fédérations, ou associations
nationales de jeunesse ou de conseils nationaux de jeunes (CNJ) dans l'espace
francophone ; - de promouvoir la mise en place et le développement de
politiques intersectorielles de jeunesse dans les États et gouvernements
membres de la Francophonie et de veiller à la participation effective des
organisations de jeunes, en tant que partenaires à part entière, à leur
élaboration, mise en œuvre et évaluation ; - d'encourager le
développement de programmes et de projets au profit des jeunes de la
Francophonie ;- de mettre à disposition des jeunes des outils qui
favorisent le développement de leur société et de la Francophonie ;-
d'encourager les concertations entre les jeunes de la Francophonie en vue d'une
harmonisation de leurs positions dans les débats internationaux ;-
de veiller à la participation efficace de la jeunesse de l'espace francophone
aux processus de prise de décisions notamment au cours de toutes les rencontres
internationales concernant la Francophonie ou la jeunesse ;-
d'être un organe consultatif, proactif et représentatif auprès des
organisations internationales (Organisation internationale de la Francophonie,
Organisation des Nations Unies, Banque mondiale, Bureau international du
Travail ...) sur toutes les questions qui interpellent la jeunesse ; -
de renforcer la coopération entre les jeunes de l'espace francophone.


 

 

 

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CULTURE d'EUROPE | 05 décembre 2007

Les tabous en scène

 

 

Cristian Mungiu, jeune réalisateur roumain, n'hésite pas à aborder des sujets qui fâchent. Retour sur son parcours. « Il semble enfin qu'on n'ait plus besoin de gros budgets et de grandes stars pour faire une histoire que tout le monde écoutera », a commenté Cristian Mungiu le jeune réalisateur roumain qui a remporté la Palme d'or cette année. Cristian Mungiu est l'un des réalisateurs du mouvement« P o s t - décembre » les plus ambitieux. Ce mouvement s'est développé durant la période après la chute du régime Ceausescu le 21 décembre 1989. Il a travaillé avec Radu Milhaileau dans Train de vie et avec Bertrand Tavernier sur l'opus Capitaine Conan. Son premier oeuvre, Occident, applaudie dans les festivals de Thessalonique et Sofia raconte une histoire d'amour en triptyque. En 2005, Cristian Mungiu est le réalisateur de la partie roumaine de Cost and Gound, une série de courts-métrages dévoilant ce qu'est la vie en Europe de l'Est de nos jours. Son dernier succès 4 mois, 3 semaines et 2 jours, obtient la Palme d'or lors de l'édition 2007 du Festival de Cannes. Le film 4 mois, 3 semaines et 2 jours qui raconte l'avortement clandestin d'une étudiante de 22 ans dans une chambre d'hôtel d'une petite ville de la Roumanie de Ceausescu est le reflet de la vie quotidienne sous le régime communiste. C'est un film qui raconte des conséquences subtiles et parfois invisibles d'un régime qui a beaucoup limité les choix personnels et qui détermine les gens à réfléchir sur le monde.
  

 

Marinela Tane

 


Pas Solo, le Mano

 

 

Artiste français au parcours engagé dans deux causes : briser les tabous lié au Sida et améliorer les conditions de vie des enfants malgaches. Fils du caricaturiste Cabu et d'une journaliste militant pour l'écologie, le jeune Emmanuel se tourne ado vers le dessin et l'écriture. Il monte ainsi un fanzine baptisé « La Marmaille Nue » et signe quelques toiles qui seront exposées jusque New York. Manu – qui deviendra Mano – s ‘essaie également à la guitare au sein du groupe punk Les Chihuahuas. Ses membres l'encouragent gentiment à démarrer une carrière solo. Ni une, ni deux, Mano sort en 1993 son premier album intitulé... « La Marmaille Nue ». Il y évoque dans des textes crûs sa maladie – il est séropositif – et annonce sur scène qu'il a le Sida. Il exprime ses angoisses intérieures, écrit sur l'amour et la drogue mais dérange l'opinion publique. Mano Solo trouve finalement le moyen de cicatriser les plaies intérieures et de croire en des lendemains possibles (« Et je taille ma route / Plus rien ne me dégoûte »). Finis les larmes, le dégoût et la haine, place à l'optimisme d'une nouvelle vie (« Chaque fin est d'un nouveau lendemain qu'il faut aimer »). Comme pour conjurer le sort et l'avis des médecins, il produit quatre albums entre 1997 et 2002, où il mêle les influences d'hier et d'aujourd'hui : ambiances jazz et rock, envolées salsa ou ska, couleurs tziganes qui virent à l'africaine et en 2002, soutien à l'éducation des enfants malgaches pour lesquels il a donné un concert en mars 2006, au Bataclan. Ce soutien se traduit par la création de l'association Fazasoma Malgache. Puis d'autres projets vont suivre : la construction d'un centre de santé pour malades mentaux et d'une annexe de la maison Fazasoma pour accueillir les femmes seules avec enfants. Elles y reçoivent une aide pour monter leur commerce et recommencer à acquérir une autonomie. Aujourd'hui : la maison Fazasoma accueille 37 enfants logés, nourris, blanchis.
 

 

Hana Harit
 

 

 

Publié par Marinela à 02:45:53 dans PASSERELLES | Commentaires (0) |

CULTURE d'AFRIQUE | 05 décembre 2007

 

Alpha Blondy,

Quand la musique adoucit les moeurs

 


L'homme est médiatique. Ses frasques sont largement reprises dans les journaux. Mais sa musique a véritablement secoué l'Afrique de l'Ouest dans les années 80. Alpha Blondy s'est imposé avec un reggae très imprégné de rythmes africains. Son vrai nom est Seydou Koné, premier fils, il est né en 1953 à Dimbokro en Côte d'Ivoire. Il est élevé par sa grand-mère. Il est renvoyé du collège à 19 ans et part finir ses études à Monrovia au Libéria. Il y parle l'anglais qu'il a appris alors qu'il était au collège. Il rentre en Côte d'Ivoire avec l'idée de partir aux Etats-Unis perfectionner son anglais, faire de la musique et créer un groupe. À l'époque, il a en effet déjà écrit maintes chansons comme « Come back Jesus ».Le rêve devient réalité.  C'est en 1976 que Blondy débarque à New York pour suivre des études d'anglais. En réalité, cette ville lui permet de découvrir le reggae lors d'un concert des Jamaïcains de Burning Spear en 77. Là, il commence à chanter dans divers groupes avec le projet certain d'enregistrer un disque. C'est presque chose faite quand il rencontre le producteur Clive Hunt. Mais malheureusement, ce dernier le laisse tomber à la dernière minute. Le retour en Côte d'Ivoire, et la sortie de son premier disque Devenu Alpha Blondy, il rencontre Fulgence Kassy, producteur
de télévision. Celui-ci le fait passer dans son émission "Première chance". A la suite de ça, il enregistre un premier disque "Jah Glory" (1983) avec un titre phare "Brigadier Sabari", chanté en dioula et inspiré par une vraie "opération coupde- poing" de la police ivoirienne à laquelle le chanteur a assisté. Le succès est instantané. Il sort un maxi 45 t intitulé "Rasta poué" qui devient un véritable « hit ». Alpha Blondy est plus qu'un chanteur : la star ivoirienne est un penseur politique dont le parti est celui de la paix dans une Afrique qui se déchire. En septembre 2005, il est nommé Messager de la paix pour l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire.

 

Amadou Djibril
 

Johnny Clegg, le « zoulou blanc »

 


Johnny Clegg, « le zoulou blanc », est un musicien blanc sudafricain essentiellement connu pour son combat contre l'apartheid. La lutte contre l'apartheid de Johnny : les groupes Juluka et Savuka. Ce combat commencera très tôt avec son ami Siphno Mchunu, musicien noir sud-africain. Ensemble ils vont former le groupe JULUKA dans les années 80 qui enchaînera les succès malgré les pressions du gouvernement sud-africain. Le groupe, inédit de par sa composition (musiciens noir et blanc jouant ensemble), n'hésite pas, en effet, à sortir des chansons politiques contre l'apartheid. Cela vaudra au groupe des pressions voire de la censure de la part du pouvoir mais le succès suivra néanmoins. En 1985 s'achève l'aventure Jukula avec le retrait de Siphno. Johnny lance alors un nouveau groupe sous le nom de SAVUKA. Il connaîtra avec un succès mondial vers les années 1990. Le point d'orgue sera atteint avec les hits que sont Asimbonaga et Scatterlings of Africa mais aussi par des récompenses (les victoires de la musique en 1990 ou encore des Grammy Awards en 1993). Asimbonaga et Scaterring of Africa : les hymnes anti-apartheid. La chanson Asimbonaga est un hymne pour la libération de Mandela, enfermé depuis 24 ans à la prison de Robben Island. Cette chanson est d'autant plus importante qu'elle s'inscrit à un moment où le nom même de Mandela est interdit d'être prononcé en public. Autre grand succès, la chanson Scatterings of Africa sort à un moment où le gouvernement sud-africain soutient la supériorité de la race blanche. Elle raconte que le berceau de l'humanité est l'Afrique et qu'ensuite elle s'est dispersée  travers le monde. Aujourd'hui ? Un nouveau combat mais contre le sida. Aujourd'hui, si l'apartheid est fini, le combat de Johnny n'est pas pour autant fini. Il s'est simplement trouvé de nouveaux combats : le SIDA qui touche là-bas des millions d'individus. Ainsi, il participe aujourd'hui à de nombreux concerts ou des albums contre le sida..

 

Jean-Philippe Sun

 


 

Publié par Marinela à 02:41:24 dans PASSERELLES | Commentaires (1) |

ECONOMIE | 05 décembre 2007

 

Accords de Partenariat Économique UE-ACP : une chance pour l'Afrique ?

 


Les nouveaux accords commerciaux, qui doivent entrer en vigueur début 2008, font l'objet de violentes controverses quant à leur impact sur le développement des pays les plus pauvres. Le 31 décembre 2007, les négociations entre l'Union Européenne et les pays ACP (Afrique, Caraïbes et Pacifique) sur les Accords de Partenariat Économique doivent s'achever. A deux mois de l'échéance (à l'heure où j'écris ces lignes) et après cinq ans de discussions, la situation devient particulièrement tendue, car seuls deux des six blocs régionaux dans lesquels les pays ont été regroupés pour les besoins de la négociation sont disposés à signer. Pourtant, passée cette date, la dérogation accordée par l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) à l'Union Européenne expirera, et l'UE devra mettre ses relations commerciales en conformité avec les règles du GATT. Des relations commerciales non conformes avec les règles du GATT L'Union Européenne entretient en effet depuis plus de trente ans des relations commerciales privilégiées avec 77 pays pauvres de la planète, ses anciennes colonies, qui sont regroupés dans la zone ACP. L'Accord de Cotonou, qui régit ces relations, accorde un accès préférentiel au marché européen aux exportations en provenance de ces pays : tarifs très faibles voire nuls, standards de qualité moins contraignants et quotas à prix minimum garanti. Ces avantages sont non réciproques dans la mesure où les produits européens restent pour leur part soumis aux mêmes règles que les produits des autres pays à l'entrée des marchés ACP, et en particulier à d'importants tarifs douaniers. Un tel accord constitue une violation directe de plusieurs règles du GATT : celle de la nation la plus favorisée, qui impose de traiter tous les partenaires commerciaux sur un pied d'égalité, ainsi que celle des préférences réciproques. Attaquée à l'OMC par de nombreux pays qui se trouvaient lésés par cette politique discriminatoire en faveur des pays ACP, l'Union Européenne s'est vue obligée d'y mettre un terme avant le 31 décembre 2007. C'est dans ce contexte qu'elle négocie depuis 2002 avec les pays ACP de nouveaux accords qui visent à se substituer aux chapitres commerciaux de l'Accord de Cotonou. Deux solutions sont possibles : soit les pays ACP reviennent au système de préférences généralisées de l'Union Européenne, ce qui leur serait très défavorable au regard des avantages dont ils bénéficient aujourd'hui dans le cadre de Cotonou par rapport aux autres pays en développement, soit l'accès préférentiel est maintenu, mais il ne peut être juridiquement toléré que s'il s'inscrit dans le cadre d'une zone de libreéchange à préférences réciproques. C'est cette dernière solution qui a été retenue par l'Union Européenne et que ci essaie tant bien que mal d'imposer aux pays ACP avant la date fatidique.

 


Compétition inégale ou véritable partenariat ?

 


Mais les opposants à ce projet de zone de libre-échange sont nombreux, aussi bien au Nord qu'au Sud, dans les milieux institutionnels comme au sein de la société civile, et ils se font entendre. Pour eux, une telle zone mettrait en compétition un géant et un nain économique, avec pour résultat l'invasion des produits européens à bas coût sur les marchés ACP, à laquelle les producteurs locaux de biens agricoles ou industriels ne pourront guère résister ; la baisse substantielle des recettes publiques du fait de la suppression totale des droits de douane (qui génèrent en moyenne 30% des revenus en Afrique subsaharienne), et donc des difficultés accrues pour financer les services publics. L'Union Européenne de son côté met en avant le fait que 30 ans d'accords préférentiels n'ont produit que des résultats décevants pour les pays ACP : leur part dans le commerce européen est passé de 7% à 3% entre 1976 et 1996 et ils restent spécialisés dans des exportations de matière premières à faible valeur ajoutée. Les accords préférentiels n'ont pas favorisé la diversification, la compétitivité et la croissance.
Les Accords de Partenariat Économique visent à stimuler la croissance en mettant en place des marchés régionaux intégrés, libéralisés et dotés d'une protection tarifaire régionale, susceptibles d'attirer les investissements étrangers et de renforcer les échanges au niveau local, afin de diminuer la dépendance des pays ACP vis-à-vis de l'Union Européenne. Dans un
deuxième puis un troisième temps, après des périodes de transition – qu'il va falloir négocier à l'OMC, la concurrence sera élargie aux autres marchés régionaux du Sud, puis à l'Union Européenne, avec le démantèlement progressif des tarifs à l'importation, tout en maintenant la possibilité d'exceptions pour certains produits sensibles. Toute la question est de savoir si ces périodes de transition seront suffisantes pour permettre aux producteurs locaux d'être compétitifs lorsque les protections disparaîtront peu à peu, afin que les importations à bas prix et l'extension des marchés profitent aux producteurs plutôt que les submergent. Lorsqu'on compare le géant européen au petit producteur africain, on a du mal à y croire.
  
 

 

 

Pierre Cuche

 

 

- FIN- 

 

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Publié par Marinela à 02:38:01 dans PASSERELLES | Commentaires (0) |

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