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Des projets qui s'organisent...
La francophonie, un monde au milieu du monde
Exercice de citoyenneté
Hana Harit
Étudiants & Développement
Pierre Cuche
Xibaar, pour votre information
Publié par Marinela à 03:05:51 dans PASSERELLES | Commentaires (0) | Permaliens
Jeune Nigérien, étudiant au pays des pharaons
C'est après l'obtention de mon Brevet en août 99, que mes parents décident de m'envoyer en Égypte poursuivre mes études, puisque malgré mon amour à l'égard des études, elles étaient presque arrêtées. J'étais presque désespéré, car au Niger en 99 l'année scolaire était perturbée par des grèves des enseignants qui réclamaient 9 mois d'arriérés de salaire. En octobre 1999, j'atterris alors à l'aéroport international du Caire. Je voulais pendant les premiers jours retourner au pays, ce n'était pas facile pour un jeune âgé de moins de 15 ans de quitter sa famille pour aller dans un pays étranger.
Etudier en Egypte
Amadou Djibril
Heureux qui comme Ulysse...
Mohammed Jadri
Le monde façonné par une longue histoire de mobilité
Hana Harit
La place laissée à la mobilité des jeunes sur les deux continents
Programme de volontariat de l'OIF :
http://www.francophonie.org/actions/developpement/volontariat.cfm
Passer la frontière
Longue distance, voyage fatiguant, air frais de montagne, visages calmes, curieux, architecture intéressante et différente de celle de ma ville.... Oui, je suis dans uneautre ville d'Europe, c'est la Roumanie. Il y a quelques années, j'ai gagné une bourse de Master, à Cluj-Napoca. C'était la première fois que je quittais ma maison en goûtant la vie d'étudiant à l'«étranger». Avec une amie, boursière aussi, nous dûmes passer trois nuits à la gare, en plein automne, à cause du lourd processus bureaucratique d'inscription et d'hébergement. Mais la vie a changé une fois passée cette étape et les transformations m'ont envahie. Première impression, le plaisir d'entendre parler la vraie langue roumaine. Pour moi, qui venais de Moldavie, un pays (postsoviétique, mais roumain) où on parle une sorte de roumain et beaucoup le russe, c'était magnifique. Puis vient l'université, la haute qualité de la prestation des professeurs et bien sûr la bibliothèque, une richesse de ressources où j'ai passé des jours entiers.... J'ai remarqué l'ouverture des gens, si sociables, prêts à parler sur n'importe quel sujet, bruyants et experts dans tous les domaines. Ils sont plus dégagés, ont la liberté de penser et de s'exprimer sans peur, souvent parlant beaucoup en disant peu. Une intense vie culturelle et artistique se sent partout : divers spectacles - danse, théâtre, musique, concerts, films, expositions, festivals, fêtes nationales et religieuses... Et tout ça se passe dans une ville tranquille, bien aménagée, propre, montagneuse, pleine d'églises catholiques et orthodoxes, de grands boulevards et de belles places... Le temps a passé vite et je suis revenue chez moi avec l'envie de changer quelque chose, de promouvoir la liberté d'expression et de penser, le droit à l'information du citoyen, pour qu'il puisse connaître et défendre ses droits et libertés. Je garde maintenant de beaux et chauds souvenirs, des liens d'amitié et le fort désir d'y retourner et de prendre encore un peu de l'air roumain qui me manque...
Alina Didilica
Publié par Marinela à 03:00:46 dans PASSERELLES | Commentaires (1) | Permaliens
Matins d'Afrique
Matin d'Afrique. J'ai dormi sur la natte étalée en bas, sans moustiquaire. Ce sont les oiseaux qui m'ont réveillée, ils cognent la vitre de leur bec, ça fait plusieurs jours qu'ils font ça à l'aube, je ne comprends pas pourquoi. La cour est déserte, le boeuf dort encore, il ne fait pas très chaud. Je sors le vélo pour aller acheter le pain. Je commence à bien connaître le chemin, j'évite les nids-de-poule, je dis bonjour à l'âne en passant, une voisine m'offre un gâteau et on discute un moment devant chez elle. Je fouille dans mes poches pour trouver de la monnaie, le garçon qui vend le pain m'aide à m'y retrouver parmi les pièces. Matin d'Afrique. J'ai eu du mal à trouver le sommeil, il a plu toute la nuit. Ce matin, la cour est dévastée. Hier soir, on avait mis des seaux pour mesurer le niveau de l'eau, et maintenant ils sont pleins. Il y a des trous, le sol est meuble, le temps semble arrêté. Le calme après la tempête, ou quelque chose comme ça. Je ne le sais pas encore, mais tout à l'heure, il faudra faire des détours pour éviter les chemins inondés, et s'enfoncer dans l'eau jusqu'aux genoux pour traverser la route. Pour l'instant, les poules se réveillent, je retiens mon souffle. Matin d'Afrique. Catherine me salue avec un accent qui chante, je suis heureuse de la voir, et je souris à Aurélia qui, dans son dos, agite la main à travers le tissu du pagne pour me dire bonjour. Catherine est en train de laver le linge dans une calebasse. Mangue et lait concentré sucré, je noue un tissu sur mes hanches. Je ne suis pas d'ici, mais pourtant, aujourd'hui c'est tout comme.
Amélie Charcosset
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Publié par Marinela à 02:49:20 dans PASSERELLES | Commentaires (0) | Permaliens
Les tabous en scène
Cristian Mungiu, jeune réalisateur roumain, n'hésite pas à aborder des sujets qui fâchent. Retour sur son parcours. « Il semble enfin qu'on n'ait plus besoin de gros budgets et de grandes stars pour faire une histoire que tout le monde écoutera », a commenté Cristian Mungiu le jeune réalisateur roumain qui a remporté la Palme d'or cette année. Cristian Mungiu est l'un des réalisateurs du mouvement« P o s t - décembre » les plus ambitieux. Ce mouvement s'est développé durant la période après la chute du régime Ceausescu le 21 décembre 1989. Il a travaillé avec Radu Milhaileau dans Train de vie et avec Bertrand Tavernier sur l'opus Capitaine Conan. Son premier oeuvre, Occident, applaudie dans les festivals de Thessalonique et Sofia raconte une histoire d'amour en triptyque. En 2005, Cristian Mungiu est le réalisateur de la partie roumaine de Cost and Gound, une série de courts-métrages dévoilant ce qu'est la vie en Europe de l'Est de nos jours. Son dernier succès 4 mois, 3 semaines et 2 jours, obtient la Palme d'or lors de l'édition 2007 du Festival de Cannes. Le film 4 mois, 3 semaines et 2 jours qui raconte l'avortement clandestin d'une étudiante de 22 ans dans une chambre d'hôtel d'une petite ville de la Roumanie de Ceausescu est le reflet de la vie quotidienne sous le régime communiste. C'est un film qui raconte des conséquences subtiles et parfois invisibles d'un régime qui a beaucoup limité les choix personnels et qui détermine les gens à réfléchir sur le monde.
Marinela Tane
Artiste français au parcours engagé dans deux causes : briser les tabous lié au Sida et améliorer les conditions de vie des enfants malgaches. Fils du caricaturiste Cabu et d'une journaliste militant pour l'écologie, le jeune Emmanuel se tourne ado vers le dessin et l'écriture. Il monte ainsi un fanzine baptisé « La Marmaille Nue » et signe quelques toiles qui seront exposées jusque New York. Manu qui deviendra Mano s essaie également à la guitare au sein du groupe punk Les Chihuahuas. Ses membres l'encouragent gentiment à démarrer une carrière solo. Ni une, ni deux, Mano sort en 1993 son premier album intitulé... « La Marmaille Nue ». Il y évoque dans des textes crûs sa maladie il est séropositif et annonce sur scène qu'il a le Sida. Il exprime ses angoisses intérieures, écrit sur l'amour et la drogue mais dérange l'opinion publique. Mano Solo trouve finalement le moyen de cicatriser les plaies intérieures et de croire en des lendemains possibles (« Et je taille ma route / Plus rien ne me dégoûte »). Finis les larmes, le dégoût et la haine, place à l'optimisme d'une nouvelle vie (« Chaque fin est d'un nouveau lendemain qu'il faut aimer »). Comme pour conjurer le sort et l'avis des médecins, il produit quatre albums entre 1997 et 2002, où il mêle les influences d'hier et d'aujourd'hui : ambiances jazz et rock, envolées salsa ou ska, couleurs tziganes qui virent à l'africaine et en 2002, soutien à l'éducation des enfants malgaches pour lesquels il a donné un concert en mars 2006, au Bataclan. Ce soutien se traduit par la création de l'association Fazasoma Malgache. Puis d'autres projets vont suivre : la construction d'un centre de santé pour malades mentaux et d'une annexe de la maison Fazasoma pour accueillir les femmes seules avec enfants. Elles y reçoivent une aide pour monter leur commerce et recommencer à acquérir une autonomie. Aujourd'hui : la maison Fazasoma accueille 37 enfants logés, nourris, blanchis.
Hana Harit
Publié par Marinela à 02:45:53 dans PASSERELLES | Commentaires (0) | Permaliens
Alpha Blondy,
Quand la musique adoucit les moeurs
Amadou Djibril
Johnny Clegg, le « zoulou blanc »
Jean-Philippe Sun
Publié par Marinela à 02:41:24 dans PASSERELLES | Commentaires (1) | Permaliens
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