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Qui sommes-nous?



Le Conseil international des
organisations de jeunes de la Francophonie (CIJEF) est une association à
vocation internationale et à but non lucratif. Le CIJEF regroupe une organisation
de jeunes par État ou gouvernement membre de la Francophonie dont 31 Conseils
nationaux de jeunes.Le CIJEF se fixe comme objectifs : -d'encourager
et renforcer la mise en œuvre de plateformes, fédérations, ou associations
nationales de jeunesse ou de conseils nationaux de jeunes (CNJ) dans l'espace
francophone ; - de promouvoir la mise en place et le développement de
politiques intersectorielles de jeunesse dans les États et gouvernements
membres de la Francophonie et de veiller à la participation effective des
organisations de jeunes, en tant que partenaires à part entière, à leur
élaboration, mise en œuvre et évaluation ; - d'encourager le
développement de programmes et de projets au profit des jeunes de la
Francophonie ;- de mettre à disposition des jeunes des outils qui
favorisent le développement de leur société et de la Francophonie ;-
d'encourager les concertations entre les jeunes de la Francophonie en vue d'une
harmonisation de leurs positions dans les débats internationaux ;-
de veiller à la participation efficace de la jeunesse de l'espace francophone
aux processus de prise de décisions notamment au cours de toutes les rencontres
internationales concernant la Francophonie ou la jeunesse ;-
d'être un organe consultatif, proactif et représentatif auprès des
organisations internationales (Organisation internationale de la Francophonie,
Organisation des Nations Unies, Banque mondiale, Bureau international du
Travail ...) sur toutes les questions qui interpellent la jeunesse ; -
de renforcer la coopération entre les jeunes de l'espace francophone.


 

 

 

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DOSSIER: LA MOBILITE DES JEUNES | 05 décembre 2007

 

Jeune Nigérien, étudiant au pays des pharaons
 

 

C'est après l'obtention de mon Brevet en août 99, que mes parents décident de m'envoyer en Égypte poursuivre mes études, puisque malgré mon amour à l'égard des études, elles étaient presque arrêtées. J'étais presque désespéré, car au Niger en 99 l'année scolaire était perturbée par des grèves des enseignants qui réclamaient 9 mois d'arriérés de salaire. En octobre 1999, j'atterris alors à l'aéroport international du Caire. Je voulais pendant les premiers jours retourner au pays, ce n'était pas facile pour un jeune âgé de moins de 15 ans de quitter sa famille pour aller dans un pays étranger.
 

 

Etudier en Egypte

 


Tout d'abord, il est bon de savoir qu'étudier en Egypte n'est compatible avec aucune autre activité ; ne comptez pas sur un quelconque travail, car les étudiants étrangers n'ont pas le droit de travailler. Mais de ce que je connais de l'Egypte, c'est un pays de paix, je ne me suis jamais senti en danger. Concernant le racisme, rarement l'on observe des actes agressifs.

 


Etudiants africains en Egypte

 


Le nombre des étudiants africains en Egypte est estimé à 15.000 étudiants. Pour ce qui est des nigériens leur nombre est estimé à près de 200 étudiants. La plupart d'entre eux sont boursiers de la grande et célèbre Université islamique d'El Azhar ou ils sont logés, nourris et perçoivent une petite bourse à la fin du mois avec d'autres étudiants de 90 nationalités différentes. Ils suivent l'enseignement dans la langue arabe. Une minorité d'étudiants, à laquelle j'appartiens, fait ses études dans d'autres universités comme l'université du Caire, l'université Senghor, etc. où on suit les cours en français ou en anglais. En ce qui concerne les études, nous avons toujours ce proverbe en tête : « quand tu ne sais pas ce que tu fais, souviens toi de là d'où tu viens ». Juste pour dire que nous sommes conscients dans les études, nous nous donnons à fond, car nos parents comptent sur nous et l'Afrique compte sur ses dignes fils.
 

 

Amadou Djibril
  

 

Heureux qui comme Ulysse...

 


Mes engagements associatifs m'ont permis de voyager un peu en Europe à l'occasion d'Ateliers d'échange et de sessions parlementaires avec le programme Euromed, ou des université d'été francophones. Ces déplacements m'ont permis de découvrir des cultures nouvelles, des habitudes auxquelles il m'était parfois difficile de m'adapter, comme la nourriture ou la barrière de la langue. J'ai en tête un exemple illustratif du choc des cultures qui, je pense, est commun à tous les Africains et qui froisse nos amis Européens : la ponctualité ! Mais l'expérience acquise grâces à ces rencontres interculturelles reste précieuse, j'en ai retiré un riche enseignement sur beaucoup de points tel que le travail d'équipe avec le souci de transparence et de crédibilité au sein du groupe, avoir de l'ambition pour ces projets, le droit à l'information et surtout de la confiance en soi. Je pense avoir de mon côté fait découvrir aux autres ma culture, et j'ai pu corriger l'image que certains Européens avaient de l'Islam. Partir à la découverte du monde ne peut qu'être enrichissant autant pour celui qui part que pour celui qui reçoit. Malheureusement cette chance n'est pas offerte à beaucoup d'Africains.
 

 

Mohammed Jadri


   

Le monde façonné par une longue histoire de mobilité

 


Les mouvements de populations sur de longues distances sont structurels dans l'histoire de l'humanité. En 2005, on estime à plus de 200 millions le nombre de migrants internationaux, soit près de 3% de la population mondiale. Les Etats du Nouveau Monde sont le produit historique des migrations. Avec les hommes, ont circulé leur culture, l'individualisme, le capitalisme, l'Etat-nation, les religions et les langues. Pendant plus de quatre siècles, la traite des esclaves a déplacé plus de 10 millions d'Africains vers l'Amérique du Nord, du Sud et les Caraïbes et 17 millions vers les pays arabes. Au XIXe siècle, 52 millions d'Européens fuyants les crises agricoles, la pauvreté et les persécutions rejoignent les Amériques. A ces flux Nord-Nord, et secondairement Nord-Sud, s'ajoutent de vastes déplacements Sud-Sud depuis l'Inde et la Chine vers les grandes plantations de toute l'Asie du Sud-Est. Après la seconde Guerre mondiale, les nécessités de la reconstruction d'une Europe dévastée et la forte croissance économique des Trente Glorieuses réamorcent les mouvements migratoires, d'orientations Sud-Nord cette fois cette fois. D'abord au sein des empires coloniaux, puis entre Etats indépendants, s'organisent d'importantes circulations de travailleurs, relativement fluides et conçues comme provisoires. Depuis le choc pétrolier et le ralentissement économique, les frontières se sont toutes fermées aux migrations. Cette interruption brusque modifie profondément la question migratoire dans les sociétés de départ comme dans celles d'arrivées. « La jeunesse est l'avenir de l'humanité » a-t-on coutume de dire.
 

 

Hana Harit

 


Petit regard sur les programmes d'échanges existants

La place laissée à la mobilité des jeunes sur les deux continents

 


Depuis plus de dix ans les changements produits dans le monde sur divers plans – politique, économique, culturel et social - ont permis le dialogue interculturel et l'intensification de la communication multiculturelle. La société civile a connu un développement majeur et important pour cette époque, occupant de plus en plus un rôle dominant dans le processus de renforcement démocratique. Les moyens pour faire participer la société civile, notamment la jeunesse, connaissent une diversification et augmentation continue. Nombreuses sociétés, institutions, organismes sont soutiennent nos activités.... Mais surprenant est que l'échange ou l'investissement entre les différentes sociétés du monde se font de manière suivante: de l'Europe vers l'Europe, de l'Afrique vers l'Afrique ou encore de l'Europe vers l'Afrique mais rarement de l'Afrique vers l'Europe. Ce qui veut dire que l'égalité des chances et l'échange est loin d'être un processus équitable, du fait probablement de l'inégalité économique. Toutefois, nous espérons que les choses vont évoluer et seront adaptées aux aspirations des jeunes qui demandent des conditions et des traitements démocratiques équitables, dont la plus compromise est la liberté d'aller et venir qui, rappelons le, est une liberté fondamentale. La Commission européenne abonde de programmes d'échange et de mobilité; échanges scolaire et universitaire, avec au-delà la possibilité d'effectuer un stage dans un pays européen, sans oublier le service volontaire européen et les chantiers bénévoles. Ces initiatives sont encouragées par le développement de programmes européens qui subventionnent les projets d'échange d'expérience ou de bonne pratique. En parallèle, le Conseil de l'Europe s'est fixé comme priorités pour les années 2006 et 2008 l'éducation aux droits de l'homme et le dialogue interculturel, la participation des jeunes et la citoyenneté démocratique, et pour ces causes différents soutiens financiers sont disponibles tels que le Fonds européen pour la jeunesse, le Fonds de solidarité pour la mobilité des jeunes, ou encore des Sessions d'étude. Certains de ces fonds sont utilisés pour une mobilité au-delà des frontières européennes comme Erasmus Mundo pour la mobilité étudiante, qui propose des bourses financées par l'UE aux ressortissants de pays tiers, ainsi qu'aux ressortissants de l'UE qui étudient dans les établissements partenaires à travers le monde. Cette possibilité est offerte uniquement aux étudiants. Récemment on observe la volonté de développer les liens entre les pays africains et européens entourant la Méditerranée notamment avec la Fondation Euromed qui a développé une plate-forme de différentes associations et organisations de jeunes, mais là encore seuls les pays d'Afrique du Nord sont concernés par ce dispositifs. Des stages de formation Afrique-Europe pour les organisations de jeunesse sont proposés par le Conseil de l'Europe dans le cadre de son programme éducation, dont l'ambition est de proposer un espace de formation, centré sur la coopération euroafricaine de la jeunesse et sur les projets de réduction de la pauvreté. En ce qui concerne l'espace francophone, l'OIF lance le service volontaire francophone qui s'adresse aux jeunes africains âgés de 21 à 35 ans souhaitant mettre pendant 12 mois leurs compétences au service d'actions mises en oeuvre dans 9 pays par l'Agence universitaire de la Francophonie, ceci dans le but de développer la mobilité des jeunes africains vers d'autres pays africains. Le CIJEF aura pour sa part envoyé 8 jeunes stagiaires canadiens en 2007 afin d'assister les organisations de jeunes à réaliser des projets de formation et d'information auprès de leurs pairs. Ceux-ci se sont rendus au Bénin, Cameroun, Djibouti, Togo, Moldavie, Ile Maurice, Maroc et Niger. Dans l'ensemble, la mobilité est reconnue comme source de formation, d'apprentissage et d'évolution mais elle semble réservée à une catégorie de jeunes.


Pour en savoir plus :


Portail européen de la jeunesse :  

http://www.europa.eu/youth/


Programme de volontariat de l'OIF :

http://www.francophonie.org/actions/developpement/volontariat.cfm

 


Hana Harit
Alina Didilica

 

Passer la frontière


  

Longue distance, voyage fatiguant, air frais de montagne, visages calmes, curieux, architecture intéressante et différente de celle de ma ville.... Oui, je suis dans uneautre ville d'Europe, c'est la Roumanie. Il y a quelques années, j'ai gagné une bourse de Master, à Cluj-Napoca. C'était la première fois que je quittais ma maison en goûtant la vie d'étudiant à l'«étranger». Avec une amie, boursière aussi, nous dûmes passer trois nuits à la gare, en plein automne, à cause du lourd processus bureaucratique d'inscription et d'hébergement. Mais la vie a changé une fois passée cette étape et les transformations m'ont envahie. Première impression, le plaisir d'entendre parler la vraie langue roumaine. Pour moi, qui venais de Moldavie, un pays (postsoviétique, mais roumain) où on parle une sorte de roumain et beaucoup le russe, c'était magnifique. Puis vient l'université, la haute qualité de la prestation des professeurs et – bien sûr – la bibliothèque, une richesse de ressources où j'ai passé des jours entiers.... J'ai remarqué l'ouverture des gens, si sociables, prêts à parler sur n'importe quel sujet, bruyants et experts dans tous les domaines. Ils sont plus dégagés, ont la liberté de penser et de s'exprimer sans peur, souvent parlant beaucoup en disant peu. Une intense vie culturelle et artistique se sent partout : divers spectacles - danse, théâtre, musique, concerts, films, expositions, festivals, fêtes nationales et religieuses... Et tout ça se passe dans une ville tranquille, bien aménagée, propre, montagneuse, pleine d'églises catholiques et orthodoxes, de grands boulevards et de belles places... Le temps a passé vite et je suis revenue chez moi avec l'envie de changer quelque chose, de promouvoir la liberté d'expression et de penser, le droit à l'information du citoyen, pour qu'il puisse connaître et défendre ses droits et libertés. Je garde maintenant de beaux et chauds souvenirs, des liens d'amitié et le fort désir d'y retourner et de prendre encore un peu de l'air roumain qui me manque...

 

 

Alina Didilica
 

Publié par Marinela à 03:00:46 dans PASSERELLES | Commentaires (1) |

18-03-2009  15:24  18-03-2009 15:24
contact avec des jeunes du monde de la frencophonie  De  ong benin action  Sujet:  contact avec des jeunes du monde de la frencophonie
Nous sommes une ong de développement basé à Cotonou et nous aimerions avoir des contact avec des ong soeurs pour pouvoir renforcer nos capacités organisationnelles

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