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Ne pas se fier au titre. "La Nouvelle Résilience" n'est pas un énième ouvrage de psychologie au concept assez tendance en ce moment, mais un roman d'anticipation que signe un jeune Lillois à la petite et très active maison d'édition Le Riffle.
C'est
même un livre 100% lillois, assure Nicolas Schmaltz, Lillois comme
l'éditeur, l'imprimeur ainsi que le photographe en illustration de
couverture (P. Bougelet). Jusqu'à l'intrigue qui se passe dans la ville
de Lille de l'an 2600.
Rien, a priori, ne prédisposait ce jeune
diplômé de l'université de Lille III - titulaire d'un doctorat en
sciences de l'antiquité - actuellement sans emploi, à se lancer dans
cette aventure. L'idée prend naissance alors que Nicolas Schmaltz
entreprend de dépouiller des piles de revues scientifiques chez ses
parents. "Je voyais défiler des articles sur des nouveautés
annoncées dans tous les domaines possibles et imaginables,
construction, médecine, art. Comme un champ fascinant qui s'ouvrait
devant moi, un monde futuriste." Entre deux stages, le temps est parfois long. Il décide de l'occuper à l'écriture romanesque.
Historien
de formation, le jeune auteur se prend de passion pour ce genre
particulier qu'est la littérature de science-fiction. En quelques mois,
il dévore les grands auteurs, découvre un univers énorme avec ses
codes, ses chapelles. Son soucis : rester rationnel, cohérent, les
pieds sur terre, "en évitant l'héroïc fantasy ou le space opéra. Ce
qui m'intéresse, c'est le rapport de l'homme au temps, comment le passé
et l'avenir entrent en interaction, comment l'homme se comporte face à
un événement inattendu".
Dans les dernières semaines de l'année 2599 et celles du début de 2600, une gigantesque panne électrique sème la confusion dans un univers où les distances d'une planète à l'autre se font en quelques jours... Sur une trame futuriste, tout est possible, ou presque. La ville de Lille par exemple, Nicolas Schmaltz imagine qu'elle joue alors un rôle de très grande ville, un peu comme Londres ou Paris aujourd'hui. Ancrer le roman dans sa ville lui permet de citer le beffroi, le Vieux-Lille, de poser quelques scènes au musée (le Palais des Beaux-Arts où il a travaillé), de lancer quelques clins d'oeil. Anticipation ne signifie pas pour autant n'importe quoi, assure-t-il : ce livre lui a demandé des recherches documentaires fouillées pour rendre l'ensemble cohérent. La seule véritable invention étant la quarantaine de néologisumes dont il truffe le roman, tel cet "omnitron", premier mot du livre ! Des néologismes qu'il définit... dans un blog mis au point comme continuation du livre. Et dans une démarche bien de son époque (30 000 visites depuis juillet 2006). J.-M. D.
"La Nouvelle Résilience", Le Riffle, 251 p., 17 euros.
http://www.blogg.org/blog-47376.html
Publié par origuslane à 09:19:37 dans Echo des médias | Commentaires (0) | Permaliens