Petite élogine en passant pour une jolie crevette (elle se reconnaîtra !).
Gasp ! Je viens d'apprendre (en me cognant la tête avec un dictionnaire) que le mot « élogine » est un idiolecte. C'est idiot, mais c'est comme ça, chers lecteurs/trices. Idiolecte serait un nom commun (on devrait donc toutes et tous le connaître), masculin (soit ! quoique...) qui signifie : ensemble des pratiques linguistiques caractéristiques d'un individu.
Bien ! Vous voilà un peu plus cul-tivés, n'est-ce pas ? Alors, au revoir et à demain !
Non : je fun-ambulais !
En fait, je voulais parler des expressions idiomatiques francophones, donc dont le sens de chaque mot ne donne pas le sens global de l'expression. Exemple pour les non-intié(e)s : « lècher les bottes de quelqu'un » (les élogines ?), ou « parler aux murs » (c'est ce que je fais, là ?) ou encore « avoir une araignée dans le plafond » (Nân !, dirait Maximgar et moi itou).
J'en ai répertorié près de 250, via simple mémoire des un(e)s et des autres.
Tout y passe : les animaux (chercher la petite bête... ce que je fais, là, encore ! ), les végétaux (avoir la pêche et être un navet... ouaip ! si l'on veut !), le corps (ne pas avoir les yeux en face des trous... peut-être !), les nombres (couper les cheveux en quatre... ce que je fais, là aussi !), etc. etc., car je vous fais grâce des 240 autres.
Ces expressions représentent un véritable cauchemar pour ceux/celles qui apprennent notre langue, d'autant plus qu'on ne cesse de les utiliser à tous propos, quand ce ne sont pas encore des idiomes régionaux, comme «être en guinze» en picard (c'est tout moi, ça !), ou « être un babbeleir » en bruxellois (c'est tout moi, ça aussi !)...
Néanmoins, ce qui les fait toujours hurler de rire, c'est cette propension (pardon d'user de mots que je ne comprends pas moi-même !), cette inclination (bis) francophone, disais-je, à transformer les noms d'animaux en petits noms d'amour, ainsi mon loup, ma poule, ma biche, ma pouliche, ma puce, mon lapin, mon canard, mon chat, ma chatte, etc. c'est-y pas tendre, tout ça ?
Et, même, à propos de la chatte (Maya pour les intimes), ce sont alors les fruits et les bonbons qui viennent en renfort : la prune, l'abricot, le berlingot, etc.
Question légumes et fruits, le choix est plus restreint : mon chou ! et c'est à peu près tout. Il est vrai que dire : bonjour, ma pastèque ! ou bonsoir, mon rutabaga ! ferait tache après une nuit d'amour.
« Prenez en de la graîne ! » (idiomatique), mes petites gazes et petits gars ! (idiolecte).
TOPcoms