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La marche pour la libération
Ils étaient massés sur l’agora ; même les leaders les plus charismatiques de la scène politique nationale avaient honoré de leur présence le rendez-vous de la coalition. Tels des shérifs, à la tête d’une troupe de guerriers, ils décidèrent d’aller combattre, à l’autre bout de la ville, l’ennemi commun. Ils n’avaient pas de munitions mais leur seule arme était « la marche », la marche pour la libération d’un détenu. Jamais prisonnier, fût-il un maire n’a suscité autant l’engouement d’une marche. L’ennemi d’en face a, dit-on, pris en otage un lieutenant. Je ne vous dis pas que l’instinct de conservation et le flair politique font naître des opportunités d’action. Agir seul ou agir ensemble : l’un vaut plus que l’autre. Que se soit ici oû à l’autre bout de la ville, je sens un bouillonnement de passions antagonistes monter au firmament. Des questions de politique et de droit, de justice et de délit se mêlent et s’entrechoquent à travers les marches. Que les shérifs marchent pour la libération d’un lieutenant ou que l’ennemi garde en otage le lieutenant, ça semble être dans l’ordre normal des choses. Mais alors, le lieutenant ne serait pas pris en otage si lui-même n’avait pas montré à l’ennemi le lieu de sa cachette. Fautif et coupable, il avait été conduit devant le prétoire oû le maître des poursuites lui a flanqué un premier carton rouge sur la base des allégations qui lui sont prêtées dans le PV de police. C’est alors que son système de défense fut mis en alerte et pour rendre ce système très pesant, la marche des troupes alliées a sonné le glas dans la cité. C’est vrai ! ça fait plaisir de s’offrir des opportunités d’action pour défendre une cause que l’on croit être juste ; mais dites-moi si je ne dois pas crois à la justice béninoise, fût-elle une œuvre humaine ? Ni de marches ni les manœuvres politiciennes ne sauraient à mon entendement soulever des vagues quand la justice peut dire le droit. L’essentiel est de ne pas inscrire dans le droit les manœuvres politiques.
Par M. A
Publié par tacirsus à 11:50:46 dans Société | Commentaires (0) | Permaliens
Plus de 150 blogeurs anglophones commes francophones se retrouveront au Sénégal sur un forum international dénommé Acacia organisé par le CRDI du 5 au 8 octobre prochain. L'objectif de ce forum est d'outiller les blogeurs sur les méthodes de recherches avancées pour accroître les performances de ces derniers dans l'utilisation efficiente des média sociaux. L'utilisation d u b alados ainsi que la technologie du flux RSS seront des outils que les participants à ce forum auront le plaisir de découvrir et bien d'autres choses plus utiles encore. Acacia 2009 est non seulement une rencontre de recherche mais aussi une retrouvaille des blogeurs du monde entier. Afriksenatorium , votre blog préféré est invité à ce forum.
Publié par tacirsus à 19:20:08 dans Société | Commentaires (0) | Permaliens
Les sinistrés hydrauliques
La dénivellation qu’a connu les fleuves Mono et Ouémé au sud du Bénin cette année, a surpris plus d’un. D’Athiémé à Grand-Popo en faisant un tour de vigie dans la vallée, le régime d’écoulement des eaux des fleuves Mono et Ouémé a plongé les populations dans un drame humanitaire. A Athiémé 70 greniers sont noyés ; des habitations et des écoles sont immergés des routes sont coupées par les eaux. A Popo, la grande environ 8.000 personnes sont des réfugiés attitrées ; les eaux, dans leur furie ont englouti des villages entiers, à Bonou, les paysans continuent de ressentir dans leur chaire les effets pervers des inondations sauvages. Le bilan est assez lourd au point où les populations joignant leurs mains vers le ciel ont appelé au secours les dieux. Dans une course effrénée, le gouvernement du changement a dépêché 7 ministres à Athiémé pour évaluer les dégâts. Aussitôt des tonnes de produits vivriers et autres matériels de couchage et médicaments de premières nécessités sont débarquées à Athiémé. Il a fallu quelques gesticulations médiatiques pour que 3 ministres se portent au chevet de Popo, la grande et de Lokossa, la belle. Bonou, la pauvre est laissée sur le quai. Je ne veux pas croire que le gouvernement profite de la misère de son peuple pour marquer de son sceau les territoires qui lui sont favorables mais je veux bien croire que promptement le gouvernement porte aide et soutien à chaque région sinistrée quelle qu’elle soit et de quelle obédience politique qu’elle soit. C’est pour cette raison que l’appel à l’aide de la communauté internationale s’est concrétisé par un don de 75 millions fait par la CEDEAO. Comme une sinistrose, l’Afrique est attaquée par une crue inédite, cela justifie le nomadisme forcé qu’a connu les populations de certaines villes ces derniers jours. Douala a connu des précipitations intenses, à Ouagadou, les destructions des champs de mil et de sorgho par les pluies plongent les agriculteurs dans une grande inquiétude, la Tunisie et le Mali ont connu le même phénomène. Au total, 600.000 personnes sont affectées par les plus diluviennes depuis juin en Afrique sub-saharienne, selon les statistiques avancées par l’ONU. Hors du Bénin, la communauté internationale est aussi allée au chevet des autres Nations. Touché par les dégâts énormes causés sur les infrastructures et des déplacements des populations enrégistrés après les pluies diluviennes qui se sont abattues sur le Mali, l’UEMOA a décidé d’octroyer 250 millions en vue d’aider les familles sinistrées. « C’est une véritable catastrophe qui vient de frapper la sous-région », a reconnu Soumaïla Cissé, le président de la commission de l’UEMOA. L’eau, malgré ses innombrables bienfaits parait aujourd’hui aux yeux des sinistres comme un danger public. Considérée comme source de vie, elle peut êtres source de mort. Elles provoquent des maladies, des catastrophes naturelles, comme les inondations, les tornades, les pluies diluviennes puis des sinistrés sans abri. Que faire ? Eau, liquide, inodore et incolore, tu détruis notre grenier !
Par M.A
Publié par tacirsus à 14:17:24 dans Société | Commentaires (0) | Permaliens
Rasaleb dans la dynamique de la ratification du TCA par le Bénin
La semaine mondiale d'action contre les violences armées est une initiative mondiale coordonnée par IANSA RAIAL ( Réseau d'Action Internationale contre les Armes légères). En tant que partie prenante à la semaine, RASALEB ( Le Réseau d’Action sur les Armes légères au Bénin) a tenu une conférence de presse dans les locaux de son nouveau siège le jeudi 18 juin 2009 pour tenir informer les hommes des média de la semaine mondiale contre la violence armée qui s’est déroulée du 15 au 21 juin 2009. A cette occasion la coordonnatrice nationale du réseau, Mme Ahouangnimon Pascaline a exposé les actions menées par Rasaleb pour susciter auprès du gouvernement béninois l’adoption rapide d’un traité international sur le commerce des armes (TCA) en élaboration dans 130 pays. Pour ce faire, le bureau du Rasaleb a rencontré les autorité du ministère des affaires étrangères pour leur fournir des informations sur le TCA et fait décider ceux-ci pour sensibiliser les délégués béninois devant participer aux réunions du groupe de travail à composition illimitée sur le TCA les 13 et 17 juillet 2009 aux Nations Unies. Plus de 80 pays oeuvrent dans le monde entier pour empêcher la prolifération des armes ; à cet effet la ratification d’une convention dans l’espace CEDEAO est en passe d’être vulgarisée ; le Bénin pour sa part a déjà ratifié ladite convention et son chef d’Etat s’apprête à la promulguer. Rappelons que Rasaleb attend la promulgation de cette convention pour entamer une grande campagne de sensibilisation dans tous le Bénin. A travers ses points focaux installés dans tous les départements, il pourra atteindre facilement la cible, non moins importante en matière de prolifération des armes, au Bénin, les fabricants des armes artisanales mis en vente sur le marché, ensuite ceux qui s’en servent afin de les sensibiliser du bien fondé d’une action commune contre la violence armée.
- West African Action Network on small Arms
- We need peace to develop
- Avoid Misuse of small Arms and Light Weapons
Publié par tacirsus à 13:52:40 dans Société | Commentaires (0) | Permaliens
Sous l’égide de l’Institut de Développement et des Echanges Endogènes (IDEE) du Professeur Honorat AGUESSY, sont tenus sous sa houlette à Ouidah, le Colloque International sur les Relations Afrique – Chine du 23 au 25 Avril 2009 et, du 26 au 27 Avril 2009, le 1er Congrès Ordinaire du Conseil Mondial du Panafricanisme (CoMoPa).
15 Etats Provinces étaient représentés par les participants venus de l’Europe, des Amériques et de l’Afrique.
Le premier évènement a été conjoncturel. Non seulement, il a permis de jeter un regard rétrospectif de l’Afrique sur les relations de celle-ci avec le reste du monde et la Chine en particulier ; mais aussi a mis en évidence le mal récurent du développement inapproprié à l’humain du Continent.
Bien que les matières premières soient en abondance et que son marché de consommation soit consistant, l’Afrique est en manque de technologie. La diplomatie de sa géopolitique ne met pas assez un accent appuyé sur son droit à la réciprocité dans les échanges. L’avenir de la jeunesse africaine est ainsi hypothéqué.
Sur une population de 1,2 milliard, la Chine compte 700 millions de pauvres de moins d’un dollar par jour. L’Afrique aura dans 50 ans une population de 2 milliards dépassant la Chine et l’Inde. La pauvreté de la Chine sera nettement entretenue du Continent Noir pour peu que les dirigeants de l’Afrique continuent de s’évertuer à brader aujourd’hui la terre africaine et le potentiel de ses ressources minières dans des accords qui ne sécurisent en rien une perspective de la survie des populations ; à l’éventualité de l’entente de plus en plus plausible entre la Chine et l’Union Européenne à propos des matières premières et le transfert de technologie ; à l’instar de ce qui fut conclu en 1803 des clauses de la vente du Mississipi et de la Louisiane par Napoléon Bonaparte.
Ces clauses ont plombé pour 200 ans le transfert de la technologie des noirs affranchis de l’esclavage.
Le transfert du savoir faire du grand dragon de l’Est se montre, des projets économiques qu’exécute la Chine en Afrique, assez aléatoire.
Cette évidence historique, en deuxième volet des assises de Ouidah, a donné droit à la structuration du mouvement panafricaniste. L’anticipation du devenir dans les relations géopolitiques a autorisé un schéma organique axé sur la démocratie, la participation des militants et l’initiative autonome à la base des agences locales dans chaque Etat Province. L’accent est ainsi mis sur la responsabilité du citoyen africain.
Le Congrès s’est élaboré une feuille de route pour les prochaines deux années et dans sa Déclaration de Ouidah a signifié à tous les Chefs des Etats Africains l’impérieuse nécessité de contourner le schéma géopolitique du temps présent.
La crise financière favorise les Etats Africains.
Le congrès a reconduit avec ovation le Professeur Honorat AGUESSY à la tête de l’Association. De nouvelles personnalités ont fait leur entrée au Comité Exécutif du Conseil Mondial de Panafricanisme (CoMoPa). La personnalité la plus remarquée a été celle du béninois Paul Martial TEVOEDJRE au Secrétariat de la Communication et de l’Information.
Ouidah, le 30 Avril 2009
Publié par tacirsus à 20:09:25 dans Société | Commentaires (0) | Permaliens
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