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Selon une source proche du ministère de l'Environnement, de l'Habitat et de l'Urbanisme, l'interdiction de l'exploitation du sable de mer communément appelé « Houtakin » sera interdite d'exploitation au plus tard le 31 décembre, date de rigueur. Déjà des dispositions sont en train d'être prises pour faire déguerpir des lieux tout exploitant ; à compter du 1er janvier 2007, les exploitants des carrières de sables marins notamment celles de Sèmè- kpodji auront désormais comme seule alternative à cette opération, l'exploitation des sables lagunaires ; à cet effet 3 sites ont été ouverts pour permettre cette nouvelle exploitation il s'agit des sites de « Dêkoungbé », à Cotonou, de « Aholouyêmin » à Porto-Novo et de « Sô- Akassato », dans la commune d'Abomey-Calavi. A cet effet, la commission interministérielle, chargée de la mise en œuvre de l'exploitation du sable hors littoral et de la fermeture des carrières de sable marin a déposé son rapport sur la table du ministre des Mines et de l'Energie . Le verdict est sans appel : « Compte tenu de l'avancée de la mer qui avale du territoire, l'exploitation des carrières de sable marin sera interdite illico presto à partir du 31 décembre au plus tard ». A en croire les sources approchées, cette date est irrévocable compte tenu des dégâts semés par la mer sur les côtes de l'Atlantique. Pour accompagner la fermeture des carrières certains opérateurs économiques ont déjà signés les contrats d'exploitation des nouvelles carrières qui seront ouvertes ; l'ouverture des voies d'accès sur les nouveaux sites feront bientôt objet d'appel d'offre. Le génie militaire sera aussi associé à cette opération à en croire les sources dignes de foi. A l'avenir l'exploitation des carrières ouvertes sur les nouveaux sites feront l'objet d'une exploitation modernisée pour le bonheur des populations. C'est la pompe qui va désormais remplacer les pelles, les brouette et consorts pour injecter les sables sur la berge. Le CNERTP sera associé pour confirmer la fiabilité des sables qui seront extraits. Rappelons que la décision de déguerpissement est aussi motivée par l'exploitation illégale du domaine de l'Etat. Les bas-fonds font partir du domaine de l'Etat au regard de la loi. Mais la décision qui va rentrer en vigueur dès le 1er janvier prochain n'est pas contre les populations étant donné que l'ouverture des nouvelles carrières constitue encore des sources qui peuvent générer des emplois au niveau des mêmes populations. Par Martin Aïhonnou
Publié par tacirsus à 21:43:26 dans Société | Commentaires (0) | Permaliens
Depuis 1997, « Qui dit mieux », une Ong transforme les sachets plastiques en fin de vie. « Pour la première fois au Bénin », elle forme quinze femmes rurales, grâce à un financement de la mairie de Bessancourt en partenariat avec la commune de Zê. L'initiative vise la protection de l'environnement mais aussi la lutte contre la pauvreté pour un développement durable.
Vue partielle des femmes en formation : Nettoyage des sachets en fin de vie |
Nous sommes ici dans l'enceinte du Centre d'éveil et de stimulation de l'enfance de la commune de Zê. Sous un kolatier qui offre généreusement son ombrage, quinze femmes assises sur des bancs combinés aux tables d'écoliers, suivent les enseignements théoriques et pratiques sur la transformation des sachets plastiques en fin de vie. « Il s'agit d'une formation accélérée » explique la formatrice, Mme Grâce Aboh Dotou, présidente de l'Ong « Qui dit Mieux », lauréate du Prix 2002 de l'ONU pour la lutte contre la pauvreté. En face d'elle, les jeunes femmes dont la moyenne d'âge varie entre 16 et 20 ans s'appliquent de façon assidue. Le crochet dans une main, des lamelles provenant de coupures de sachets plastiques dans l'autre, elles s'exercent au tissage de divers objets. Sur une petite table disposée à deux pas de la formatrice, sont exposés des couvre-vers, des porte-feuilles, des porte-clefs, fruits du labeur des jeunes apprenants après une semaine de formation assidue.
S'adressant aux personnalités municipales venues s'enquérir de l'évolution de la formation, Mme Dotou affirme au sujet des apprenants : « Je suis fière d'elles. Elles ont la volonté d'apprendre. Elles ont soif d'acquérir le savoir et sont impatientes de le partager avec d'autres femmes qui n'ont pas eu l'opportunité de prendre part à cette formation de formateurs».La technique du recyclage des sachets en plastique suit un processus qui se déroule en plusieurs étapes. La première est celle de la collecte des sachets plastiques en fin de vie. La collecte peut se faire dans les marchés, dans les poubelles à domicile, sur les places publiques, sur les tas d'ordure, sur des dépotoirs ou tout endroit propice à la collecte. Dans tous les cas, la tâche n'est pas aisée. Madame Dotou se souvient encore des propos critiques de certaines personnes à Porto-Novo quand elle avait démarré cette activité en 1997. «Elles me traitaient de folle, estimant qu'une institutrice de mon rang ne devrait pas collecter des sachets en fin de vie. Certaines de celles que j'ai essayées d'initier ont trouvé fastidieuse la collecte des sachets en plastique et ont vite fait de raccrocher. Or, dans les sachets en plastique recyclés, il y a de l'argent à gagner... La preuve est que mon équipe n'arrive même pas à satisfaire les demandes qui lui parviennent d'un peu partout dans le monde».
Après la première phase vient celle du nettoyage. Comme au moment de la collecte, des mesures de protection sanitaire sont prises. Les apprenants portent des gants et des cache-nez. Elles disposent aligner, l'une à la suite de l'autre six bassines remplies d'eau aux deux tiers du volume total. La première sert au rinçage des sachets, visant à les débarrasser de tous les débris. Trois autres qui contiennent de l'eau savonneuse sont destinées à laver successivement les sachets. La quatrième renfermant de « l'eau javellisée » c'est-à-dire un mélange d'eau et de javel (un désinfectant) sert à rincer à nouveau. Puis, pour une dernière fois, on procède à un rinçage à l'eau simple avant de passer au séchage. « Lorsque le temps n'est pas ensoleillé, une technique d'aspiration d'eau par des chiffons propres est utilisée pour rendre secs les sachets » explique la formatrice. Les sachets propres ainsi obtenus, selon leur résistance, sont découpés, en lamelles de 2,5 à 4 cm. Ce sont ces lamelles qui servent à la fabrication des napperons, des porte-clefs, des objets d'art, des sacs ....etc.Un mois avant les réflexions de Cotonou, dans la dynamique de lintégration des questions environnementales à la lutte contre la pauvreté et afin que le projet de formation des femmes de Zê soit un projet de développement durable, il a été décidé de constituer une association à Bessancourt. Celle-ci dont les statuts ont été adoptés le 23 mai 2006 vise à accompagner le projet de partenariat entre les deux villes en faisant la promotion des produits fabriqués par les femmes de Zê.
Ainsi, comme cela a été prévu dans l'accord de partenariat entre les deux communes, une boutique verra le jour à Bessancourt où seront exposés et vendus les articles fabriqués à partir de la transformation des sachets en fin de vie. C'est également à partir de ce point focal que se fera la promotion des articles vers d'autres localités voisines de Bessancourt.Publié par tacirsus à 17:29:36 dans Société | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par tacirsus à 21:58:23 dans Société | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par tacirsus à 22:13:25 dans Société | Commentaires (0) | Permaliens
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