Des pays made in...
Par Amy SANOGO ( L'Inter de Bamako) L'un des problèmes de mauvaise gouvernance en Afrique est le non respect des mandats présidentiels. Une fois élu, le président ne veut plus quitter son fauteuil. Toute chose qui fait naître des sentiments de révolte voire des conflits ethniques.
Le Zaïre actuelle RD Congo
Le Zaïre est une création de l'ancien président Mobutu. Le pays est allé droit au chaos en embrasant toute la sous- région des Grands lacs. Qu'on le veuille ou non, le Zaïre est une création, une invention de Mobutu. Il n'a existé que pour lui, par lui.
A ses racines, la RD Congo serait née d'une guerre entre les populations. Le pays compte plus de 365 ethnies qui ne se connaissent pas. Mobutu a passé plus de trois décennies à la tête du Zaïre.
Les dirigeants actuels africains actuels et futurs doivent méditer sur son sort. L'accumulation de richesses ne sert pas l'homme politique qui se détourne des doléances de son peuple.
L'Empire centrafricain
L'actuelle République de centrafrique. L'Empire centrafricain était une création du général Jean Bedel Bokassa. La Centrafrique est un pays riche en diamant et autres ressources forestières. Les exportations de diamants représentaient près de 25% du montant des exportations centrafricaines.
Bokassa 1er a offert à la France toute la richesse de son pays. La France n'offre que des vases de sèvres, des tapisseries, des livres anciens aux chefs d'Etat africains. Après Bokassa, c'est le déluge : trésor public sans argent, travailleurs qui accusent des retards de salaires. La rébellion menace le pays. La population cherche asile. Les Centrafricains doivent intenter un procès contre la France pour réclamer leurs diamants et ivoires.
La Côte d'Ivoire
Si Assinie a existé avant la pénétration coloniale (ancien nom de la Côte d'Ivoire). A l'arrivée des colons, ils l'ont rebaptisé Côte de l'Ivoire. Si elle n'avait existé pas Houphouët l'aurait inventée. Pour son goût de bien paraître et l'ostentation, la Côte d'Ivoire est un petit Paris. Et c'est ce que Houphouët voulait sur le plan infrastructures.
Si Bokassa, Mobutu et Idi Amin Dada ont fait tellement de mal à l'Afrique, c'est qu'ils ont bénéficié de l'appui de certains chefs d'Etat d'Europe. La fameuse cathédrale de Yamoussoukro procède de cet état d'esprit. C'est le PDCI qui tirait les ficelles du cordon économique ivoirien. Tout était Houphouëtisé et pédéceisé. Après Houphouët Boigny, c'est le naufrage.
Le Gabon
Un petit pays très riche avec 270.000 km2 et une population inférieure à 1.000.000 d'hommes. Le président Bongo, doyen des chefs d'Etat africains, pense qu'il peut traiter largement d'égal à égal avec la France. Le nombre d'entreprises gabonaises dont Bongo s'est emparé a fait de lui l'un des présidents les plus riches du monde.
L'après Bongo sera catastrophique car la région des Grands lacs est déjà embrasée par la crise en RDC. Le Gabon compte parmi les pays du monde les plus riches en coutumes, croyance, rites et secrets.
Zimbabwe
84ans, c'est l'âge mûr pour prendre politiquement sa retraite. Robert Mugabe, puisque c'est de lui qu'il s'agit, doit savoir partir. Le peuple a fait son choix à travers les urnes. Les capitalistes sont aux aguets. Le Zimbabwe est riche en ressources minières. Après Mugabe, ce sera le pillage économique.
Pdt de la CENA Pascal Todjinou dvt la Presse !
Par Crépin BOSSOU Le jeudi 1er mai 2008, les élections communales, municipales et locales du 20 avril dernier seront reprises dans certaines localités du Bénin. Mais contrairement aux dispositions de la loi, certains candidats poursuivent allègrement la campagne sur le terrain faussant du coup l'équité du vote.
Suite aux nombreux problèmes enregistrés sur le terrain lors des élections communales, municipales et locales du 20 avril dernier, certaines localités du Bénin, notamment Godomey dans la commune d'Abomey-Calavi), Pahou dans la commune de Ouidah, Aklankpa dans la commune de Glazoué et Ayomi dans la commune de Dogbo, n'ont pas pu voter.
Pour corriger cette situation, le gouvernement à la demande de la Commission électorale nationale autonome (Cena), dirigée par Pascal Todjinou a convoqué le corps électoral pour le jeudi 1er mai. Mais contrairement au scrutin du 20 avril 2008 qui a été précédé d'une campagne électorale en bonne et due forme qui a duré dix (10) jours, la reprise du vote dans certaines localités le jeudi prochain ne donnera lieu à aucune campagne électorale.
C'est pourtant cette disposition de la loi électorale que violent allègrement certains candidats depuis que la date de la reprise des élections dans leurs localités a été annoncée.
Le fait est surtout remarquable dans certaines communes comme celle d'Abomey-Calavi où l'on observe depuis trois (3) jours des regroupements de populations à l'initiatives de candidats. Cette campagne électorale prend même des allures insoupçonnées à la tombée de la nuit où les maisons sont investies pour la distributions de dons et libéralités aux populations pour s'assurer leurs suffrages le jeudi prochain.
Face à cette situation qui cause un véritable tort aux candidats qui ont fait le choix de respecter la loi, la Cena doit réagir et rappeler à l'ordre tous ceux qui adoptent de tels comportements antidémocratique sur le terrain. Il y va de la crédibilité et de la transparence du vote du 1er mai.
Commentaires