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Afriksenatorium

L'Afrique ne doit plus être trahie; les peuples ont soif de la vérité :et c'est à vous que je parle !

Gouvernances en Afrique | 09 juillet 2008

 

Des pays made in...

Par Amy SANOGO ( L'Inter de Bamako) L'un des problèmes de mauvaise gouvernance en Afrique est le non respect des mandats présidentiels. Une fois élu, le président ne veut plus quitter son fauteuil. Toute chose qui fait naître des sentiments de révolte voire des conflits ethniques.

Le Zaïre actuelle RD Congo

Le Zaïre est une création de l'ancien président Mobutu. Le pays est allé droit au chaos en embrasant toute la sous- région des Grands lacs. Qu'on le veuille ou non, le Zaïre est une création, une invention de Mobutu. Il n'a existé que pour lui, par lui.

A ses racines, la RD Congo serait née d'une guerre entre les populations. Le pays compte plus de 365 ethnies qui ne se connaissent pas. Mobutu a passé plus de trois décennies à la tête du Zaïre.

Les dirigeants actuels africains actuels et futurs doivent méditer sur son sort. L'accumulation de richesses ne sert pas l'homme politique qui se détourne des doléances de son peuple.

L'Empire centrafricain

L'actuelle République de centrafrique. L'Empire centrafricain était une création du général Jean Bedel Bokassa. La Centrafrique est un pays riche en diamant et autres ressources forestières. Les exportations de diamants représentaient près de 25% du montant des exportations centrafricaines.

Bokassa 1er a offert à la France toute la richesse de son pays. La France n'offre que des vases de sèvres, des tapisseries, des livres anciens aux chefs d'Etat africains. Après Bokassa, c'est le déluge : trésor public sans argent, travailleurs qui accusent des retards de salaires. La rébellion menace le pays. La population cherche asile. Les Centrafricains doivent intenter un procès contre la France pour réclamer leurs diamants et ivoires.

La Côte d'Ivoire

Si Assinie a existé avant la pénétration coloniale (ancien nom de la Côte d'Ivoire). A l'arrivée des colons, ils l'ont rebaptisé Côte de l'Ivoire. Si elle n'avait existé pas Houphouët l'aurait inventée. Pour son goût de bien paraître et l'ostentation, la Côte d'Ivoire est un petit Paris. Et c'est ce que Houphouët voulait sur le plan infrastructures.

Si Bokassa, Mobutu et Idi Amin Dada ont fait tellement de mal à l'Afrique, c'est qu'ils ont bénéficié de l'appui de certains chefs d'Etat d'Europe. La fameuse cathédrale de Yamoussoukro procède de cet état d'esprit. C'est le PDCI qui tirait les ficelles du cordon économique ivoirien. Tout était Houphouëtisé et pédéceisé. Après Houphouët Boigny, c'est le naufrage.

Le Gabon

Un petit pays très riche avec 270.000 km2 et une population inférieure à 1.000.000 d'hommes. Le président Bongo, doyen des chefs d'Etat africains, pense qu'il peut traiter largement d'égal à égal avec la France. Le nombre d'entreprises gabonaises dont Bongo s'est emparé a fait de lui l'un des présidents les plus riches du monde.

L'après Bongo sera catastrophique car la région des Grands lacs est déjà embrasée par la crise en RDC. Le Gabon compte parmi les pays du monde les plus riches en coutumes, croyance, rites et secrets.

Zimbabwe

84ans, c'est l'âge mûr pour prendre politiquement sa retraite. Robert Mugabe, puisque c'est de lui qu'il s'agit, doit savoir partir. Le peuple a fait son choix à travers les urnes. Les capitalistes sont aux aguets. Le Zimbabwe est riche en ressources minières. Après Mugabe, ce sera le pillage économique.

 

Publié par tacirsus à 17:51:37 dans Politique | Commentaires (0) |

Bénin/ Le président de l'Assemblée confronté à une question de destitution | 07 juillet 2008

 

Par Afriksenatorium Les députés de la 5è législature se sont réunis ce jour au Palais des gouverneurs à Porto-Novo. La plénière qui a été ouverte par le président Mathurin Nago a plutôt envenimé les choses. La non inscription de la question de sa destitution à l'ordre du jour paraît être une fuite en avant pour les signataires du projet de résolution de destituion qui fait objet d'un rapport de la commission des lois depuis le 13 juin 2008. L'objet de la question a ouvert la voie à un rapport de force qui a fait fléchir le président Nago. Il était difficile pour le président de l'Assemblée Nationale, le professeur Mathurin Nago d'avancer d'un iota le dossier relatif au financement partiel du projet de protection côtière à l'est de cotonou, tellement le passage pour y parvenir était si étroit qu'il a dû reconsidérer sa position malgré le diktat qu'il a voulu imposer à ses collègues. « Nous sommes une assemblée d'élus de la Nation », ne cesse de rappeler le député Force-clé Eric Houndété au président Nago qui veut forcer le passage en occultant la question préjudicielle de l'honorable Jean-Baptiste Edayé, du groupe parlementaire Add- Paix et développement, laquelle question voudrait que le rapport apprêté par la commission des lois sur la proposition de résolution de destitution du président de l'Assemblée passe en priorité à l'ordre du jour. N'ayant pas donné une suite à la question, le camp des députés FCBE et les 48 députés signataires de la résolution se sont lancés dans des discussions qui ont duré plus de 4 heures d'horloge. Pendant que les députés Chabi Sika, Débourou, Dègla et autres conseillent au président d'appliquer le règlement intérieur en forçant le passage, le camp d'en face se braquent et évoquent les art 79 et 46 du même règlement intérieur qui font obligation de résoudre la question préjudicielle. De long en large, les deux partis ont parlementé sans pouvoir s'entendre. Dépassé par les événements le président lui-même demande une suspension de 30 mn ; à la reprise toujours pas de consensus. « Monsieur le président en fonçant la tête baissée, vous risquez de tomber dans le trou », conseille le député Gbadamassi du G13. Il insinue que la diplomatie législative est en panne ; à l'en croire le président aurait dû négocier pendant la suspension qu'il a demandée. Les députés se regardent en chiens de faïence pendant 5 minutes ; même l'intervention du ministre Noudogbessi pour rappeler l'importance des deux ratifications à l'ordre du jour et dont l'un des bailleurs exige son vote au plus tard le 31 juillet 2008 au risque que le Bénin perd le projet, n'a émoussé l'ardeur des députés qui voulaient que le président Nago évacue la question préjudicielle. Les rapports de force ont été si tendus à tels points qu'après deux suspensions le président Nago a été obligé de suspendre la séance pour une 3è fois sur proposition de l'honorable Tidjani Serpos qui a conseillé au président d'aller en Conférence des présidents pour revenir avec une solution qui apaise tout le monde. Ce qui fut fait trop tard. C'est dire donc que l'ordre du jour sera modifié et prendra en compte  la question préjudicielle. La conférence des présidents est toujours en réunion et n'a pas encore délibéré. 

         

Publié par tacirsus à 21:43:49 dans Parlements d'ailleurs | Commentaires (0) |

Bénin/ Un ancien prisonnier élu député en visite guidée à l'hémicycle | 02 juillet 2008


Par Martin Aïhonnou Le célèbre richissime homme d'affaire Séfou Fagbohoun, élu député de la 5è législature est allé rendre visite ce jour mercredi 2 juillet 2008 au président de l'Assemblée Nationale, le professeur Mathurin Coffi Nago .Un tête à tête qui a duré environ deux heures d'horloge. Rien n'a filtré de l'entretien que les deux hommes ont eu. A la sortie de l'audience, le député a dit avoir rendu juste une visite de courtoisie au président de l'Assemblée Nationale. Pour le député Séfou Fagbohoun, les entretiens ont tourné autour de la prochaine plénière dont il venait d'être informé. Pour prouver à son hôte sa marque d'hospitalité, le président Nago a accompagné le député Séfou Fagbohoun jusqu'à son véhicule. Ensuite une visite guidée a conduit ce dernier à l'hémicycle; accompagné de l'ancien président de l'Institution, Antoine Kolawolé Idji, membre du parti MADEP et du secrétaire général du MADEP, Kint Aguiar, le député Séfou Fagbohoun a découvert pour la première fois l'hémicycle, ce haut lieu de la politique. Talonné par une question des journalistes de savoir le signe sous lequel il place son mandat, le célèbre député affirme qu'il n'est plus capable de procréer mais que son petit fils qu'il aura prochainement s'appellera " La paix", insinuant par ses propos détournés qu'il est enfin sorti de prison pour rejoindre l'hémicycle oû il pourra désormais exercer ses prérogatives d'élu de la Nation. Rappellons qu'aux  heures chaudes des débats sur l'affaire Sonacop, le président du CPI, le richissime homme d'affaire Séfou Fagbohoun, puisque c'est de lui qu'il s'agit, a été coffré par le pouvoir en place. Déposé à la prison civile de Cotonou, il y séjournera deux ans environs; de sa cellule, il bénéficie des  suffrages des populations de la 20è circonscription, ce qui lui permet d'être élu député; évacué en France pour raison de santé, il bénéficie d'une liberté provisoiresans caution sur une décision de la Cour Suprême.  Dès le 07 juillet 2008, il participe à sa première plénière. Surnommé le lion d'Aja-ouèrè, localité oû il est très célèbre son arrivé à l'hémicycle pourra t-il changer les donnes dans la crise qui secoue actuellement le Parlement ? Wait and see!

Publié par tacirsus à 22:39:54 dans Parlements d'ailleurs | Commentaires (1) |

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