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Afriksenatorium

L'Afrique ne doit plus être trahie; les peuples ont soif de la vérité :et c'est à vous que je parle !

Bénin/ Le Parlement a viré au rouge lors d'une plénière | 05 mars 2008

Par M.A La plénière qui a lieu hier au Parlement béninois
sur l'audition et l'examen des réponses aux questions
posées au Président de l'Assemblée Nationale, Mathurin
Nago par 38 députés sur sa gestion du Parlement à la
situation de leurs collègues Célestine Adjanohoun et
Antoine Dayori, a viré au rouge ; une bataille
procédurale a d'abord opposé les députés du camp FCBE,
majoritaire et ceux du camp de la minorité sur
certains articles du règlement intérieur. Sur l'opportunité
ou non d'instaurer un débat sur la démarche du président qui a répondu par écrit à ses collègues, les députés
Chabi Sika, Débourou et Dassoundo, ont démontré devant
la plénière que l'art 48.2 du règlement intérieur ne
fait pas obligation au président Nago de lire en
plénière les réponses qu'il a donné aux questions
posées ; leurs collègues d'en face, les députés
Epiphane Quenum, Tidjani Serpos et Rosine Soglo,
battent en brèche les arguments avancés par les
députés FCBE et se fondent sur l'art 22 qui a inspiré
les auteurs de la question écrite au président Nago ;
pendant plus de deux heures d'horloge les discussion
ont tourné sur l'audition ou la non audition en séance
publique des réponses aux questions écrite ; voulant
tirer le drap de son côté, le président Nago entérine
les arguments des députés de son camp et s'appuie sur
l'art 48.2 qui stipule qu' « aucune question ne peut
faire objet de délibération sans avoir fait objet
auparavant d'un rapport d'une commission compétente.
Cette prise de position a fait monter d'un cran la
tension à l'hémicycle au point de donner des sueurs
froides à Nago du haut de son perchoir : «  je suis
traumatisé par les propos du collègue Tidjani Serpos
», lance le président Nago de son perchoir, faisant
allusion à une réplique du député Prd qui dit : « vous
êtes en train de fuir vos responsabilités ; vous avez
peur ; si vous n'avez pas peur ouvrez le débat » ;
malheureusement le débat ne sera pas ouvert, mais la
séance sera suspendue aux grands mécontentements des
députés de la minorité et au grand bonheur des députés
de la majorité présidentielle qui en voulaient ainsi ;
c'est donc un bras de fer qui vient d'être lancé entre
les députés de la minorité et les signataires des
questions écrites et le président Nago qui était déjà
sous menace de destitution.

 

Publié par tacirsus à 20:02:12 dans Politique | Commentaires (0) |