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SIGNATURE DES APE
La Côte d'Ivoire franchit un pas décisif
La
Commission européenne a signé vendredi, 7 décembre 2007, avec la Côte
d'Ivoire, un «accord d'étape», dans le cadre des négociations sur les
Accords de partenariat économique (Ape). Selon un communiqué d'Oxfam,
l'Ue propose un accord similaire au Ghana.
La position ivoirienne ne faisait place à aucun mystère depuis
plusieurs mois. Lorsque la Communauté économique des Etats de l'Afrique
de l'Ouest (Cedeao) a pris la décision, à Abidjan, le 5 octobre, de
rejeter les Ape, les Ivoiriens se sont enfermés dans une position
attentiste, voire ambiguë. Début novembre, quand les ministres
Afrique-Caraïbes-Pacifique se sont retrouvés à Bruxelles pour une
rencontre de la «dernière chance», les Ivoiriens ne cachaient rien de
leurs intentions de signer les accords, allant à contre-courant des
positions généralement défendues.
Selon un communiqué d'Oxfam, «la décision de la Côte d'Ivoire de
signer cet accord s'explique par une crainte : celle de voir ses
produits agricoles, notamment la banane, soumis à une forte hausse
tarifaire sur le marché européen, après la date du 31 décembre 2007,
date limite pour la signature des Ape». Cette filière représente en
effet près de 50 000 emplois directs en Cote d'Ivoire. «Mais
contrairement aux indications de l'Union européenne, poursuit Oxfam, la
signature d'un Ape intérimaire ne règle pas durablement la question de
l'accès de la banane au marché européen, qui est régi par un Protocole
indépendant signé entre l'Union européenne et les pays Acp».
Pour faire signer la Côte d'Ivoire, la Commission européenne a
multiplié les missions à Abidjan, tout comme à Accra. Ce qui est une
violation des procédures qui consistaient à négocier avec les entités
régionales comme la Cedeao. Pour Oxfam, cet accord «risque de détruire
le fragile processus d'intégration économique en Afrique de l'Ouest»,
avec Abidjan qui se met désormais en marge. Pour parvenir à faire
signer la Côte d'Ivoire, dont la position conciliatrice avait été
confirmée lors du sommet des ministres Acp à Bruxelles, du 6 au 9
novembre 2007, la Commission européenne a dépêché des missions de haut
niveau en Cote d'Ivoire. Ces délégations ont également eu à se déplacer
au Ghana.
SOMMET UE-AFRIQUE
La société civile déroule ses alternatives
Loin
des tapis rouges de la Foire Internationale de Lisbonne où se tient le
sommet Ue-Afrique, les organisations de la société civile européenne et
africaines ont choisi la faculté des beaux arts de Bruxelles pour
organiser un contre-sommet. Leur slogan donne le ton : «Afrique-Europe,
il y a des alternatives».
Le contre-sommet de Lisbonne entend, entre autres, mettre en garde
les chefs d'Etat africains, notamment ceux de la région ouest du
continent, contre toute tentative de signature des accords de
partenariat économique (Ape). Au-delà de l'étiquette activiste que
certains détracteurs semblent lui porter, cette réunion des
organisations de la société civile se veut surtout une rencontre de
propositions sur les grands défis du continent africain. La
souveraineté alimentaire, l'immigration et les changements climatiques
constituent aux yeux des altermondialistes des questions essentielles
auxquelles il faut trouver des solutions urgentes. Leur sommet se
termine dimanche.
IMPACT DES APE
Les risques pour les paysans africains
Président
du Réseau des organisations paysannes et des producteurs d'Afrique de
l'Ouest (Roppa), Ndiogou Fall, déclare que «les Ape comportent
d'énormes risques pour les producteurs africains. Ils seront en
concurrence directe avec leurs homologues européens qui bénéficient des
subventions. Mais les Etats courent davantage de risques, qui verront
les budgets publics s'éroder à cause de la baisse des tarifs douaniers.
Nous ne comprenons pas pourquoi on veut obliger nos pays, à coup de
promesses d'aide au développement, à baisser les tarifs de porte alors
que l'Union européenne continue de d'appliquer 64% de droits de douane
sur les importations des produits laitiers sur son territoire»,
s'insurge M. Fall. «Nous préférons les ressources propres à une aide
incertaine», a ajouté M. Fall qui prend part au contre-sommet de la
société civile, en marge du sommet Union européenne-Afrique.
MIGRATIONS
Pas de partenariats à «portes fermées»
«Nous
sommes là pour dénoncer l'hypocrisie des chefs d'Etat africains et
européens. Demain, ils diront encore qu'ils parlent en notre nom alors
qu'ils ont toujours mené des politiques qui vont à l'encontre des
peuples qu'ils représentent», a martelé Timoteo Marcelos, membre de
l'Ong Solidariedade Imigrante, lors de conférence de presse donnée
vendredi par la société civile qui tient un contre-sommet, en marge de
la réunion Union européenne-Afrique. Pour lui, le sommet Ue-Afrique
n'est rien d'autre qu'une nouvelle balade pour les décideurs africains
et européens, sans aucun apport en termes de solutions concrètes pour
les problèmes du continent africain. «On ne saurait parler de
coopération euro-africaine en fermant les portes de l'Europe à des
centaines de jeunes africains qui choissent la voie difficile de
l'immigration clandestine. Le droit de s'installer dans un pays est un
droit fondamental. Vous ne pouvez vouloir coopérer avec un pays lorsque
vous compliquez la vie à ses ressortissants qui désirent s'installer
chez vous», dénonce Timoteo Marcelo.
PARTENARIATS AVEC L'AFRIQUE
Konaré dénonce les manœuvres de déstabilisation
Le
président de la Commission de l'Union africaine, M. Alpha Oumar Konaré
a dénoncé ce samedi à Lisbonne, dans son discours lors de la cérémonie
d'ouverture, les manœuvres qui cherchent à «opposer les pays africains
les uns contre les autres». M. Konaré avait sans doute en tête les
paroles de son homologue de la Commission européenne, Jose Manuel
Barroso, qui venait de se féliciter des résultats obtenus dans la
négociation des Accords de partenariat économique, disant même que
«certains de ces Ape sont en train de se conclure à Lisbonne».
Le président Konaré a tenu à faire remarquer que, «riche ou
pauvres, le destin des pays africains est lié. Aucun pays africain ne
peut s'en sortir sans les autres, ne peut détacher son sort de celui
des autres, car, au bout de ce forcing, il sera perdant». Ces remarques
venaient en écho à l'information selon laquelle la Commission
européenne avait fini par convaincre la Côte d'Ivoire pour qu'elle
signe «un accord d'étape», menaçant la solidarité régionale.
Alpha Oumar Konaré a voulu faire comprendre à tous les dirigeants
réunis à Lisbonne dans le cadre du 2e Sommet Europe-Union africaine,
que l'Afrique, si sollicitée qu'elle soit par les différents
partenaires, ne pouvait être la chasse gardée de personne, ni un
nouveau territoire à conquérir.
ECHOS DE LISBONNE
Jose Socrates - Le sommet Union
européenne-Afrique s'est ouvert ce samedi à 10h 30 Gmt. La salle des
plénière du Palais a accueilli près de 70 chefs d'Etat et de
gouvernement. Le Premier ministre portugais, président en exercice
l'Ue, a parlé d'«un sommet entre égaux. Nous sommes tous égaux ici», a
déclaré José Socrates lors de la cérémonie d'ouverture. Selon lui,
«quelque chose de nouveau entre l'Europe et l'Afrique» va se construire
avec ce sommet.
Chaise (presque) vide Malgré la présence de Robert Mugabe, la
Grande-Bretagne n'a pas boycotté le sommet de Lisbonne. Seulement
Londres n'y a mis que le strict minimum. Ainsi, c'est par un membre de
la Chambre des Lords que le gouvernement de Gordon Brown, qui refuse de
s'asseoir à la même table que Mugabe, soumis à des sanctions
européennes pour violations des Droits de l'homme, a été représenté.
Huis clos : Les séances à huis clos qui ont suivi la plénière du
matin, réunissent les chefs d'Etat sur cinq thèmes : paix et sécurité,
démocratie et droits de l'homme, commerce et développement, changement
climatiques/énergie, migrations et emplois.
Source:Institut Panos Afrique de l'Ouest ( IPAO)
Publié par tacirsus à 19:01:42 dans Politique | Commentaires (2) | Permaliens
Publié par tacirsus à 19:49:51 dans Parlements d'ailleurs | Commentaires (2) | Permaliens
Par Okafor G.Une délégation des médiateurs de la Francophonie et des Ombudsmans d'Europe
discutent depuis hier à Porto-Novo du " rôle et de la fonction du médiateur de la république au service d'une nation émergente dans une Afrique réconciliée ». C'est autour de ce thème principal que tournent les communications qui vont meubler les assises du colloque sur le rôle et la fonction du Médiateur ; les sujets comme les origines africaines
de la médiation, le cadre juridique et institutionnel de la médiation, la médiation instrument de stabilité régionale et moteur de développement participatif, seront présentés par des experts nationaux et internationaux tels que Aminata Moussou Ouédraogo,
Joseph Djogbénou, Joseph Gnonlonfoun, Félix Iroko, Victor Topanou, Cyrille Gougbédji, Jeanne-Agnès Ayadokoun, Jean-Marie Ehuzu, Albert Ekué, Honorat Aguessy, Elisabeth Fourn, M'Bam Diarra. Bénéficiant de la présence du Chef de l'Etat à ses côtés pour
l'ouverture de ce colloque international, le Médiateur du Bénin, a fait savoir que le but final de cet exercice , c'est de sortir l'Organe Présidentiel de Médiation de l'état de transition dans lequel les circonstances l'a placé. « Le temps est venu,
Monsieur le Président de la République, pour une structure majeure, à l'organigramme reconnu, aux programmes planifiés, à la présence nationale partout
ressentie et à la reconnaissance internationale accomplie », dit il au Chef de l'Etat. « Je suis heureux de souligner par la même occasion que
l'Organisation Internationale de la Francophonie se
tient prête à nous apporter tout l'appui et toute la
légitimité qui consacreront le succès de l'entreprise
»,conclue t-il. En procédant à l'ouverture du
colloque, le Chef de l'Etat a fait savoir qu'il
attache du prix à l'existence de la Médiation qui a
ses origines dans l'Afrique. « L'histoire nous révèle
que la médiation est un mode traditionnel dont
l'Afrique a recours pour réconcilier les peuples en
rupture », a t-il dit. Aujourd'hui la médiation a
fait son entrée dans l'administration pour le
règlement des conflits. A en croire le Chef de l'Etat,
il encourage le Médiateur, Albert Tévoédjrê pour son
dynamisme à intégrer rapidement le réseau des
Ombudsmans. Fort de l'expérience des Ombudsmans au
Danemark, l'Ambassadeur du Danemark, près le Bénin, a
avoué que le Danemark continuera d'appuyer l'OPM pour
l'aider à acquérir les standards internationaux de
médiation.
Publié par tacirsus à 19:26:46 dans Société | Commentaires (0) | Permaliens
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