Par Martin A. Les députés de la majorité présidentielle ont donné ce matin une conférence de Presse au sein de l'Institution pour fustiger le comportement des députés issus de 3 groupes parlementaires à savoir ADD-Paix-et Progrès, Add Nation et Développement et PRD-PRS qui ont lors des discussions sur le rapport de la commission des lois, claqué la porte. C'est le premier-vice président de l'Institution accompagné de 5 autres députés de la mouvance présidentielle qui a planté le décor face à la Presse. Pour André Dassoundo, premier-vice président de l'Assemblée Nationale, le camp dite de la minorité a agi de façon préméditée en claquant la porte lors des discussions. En effet la clé de répartion des membres devant siéger à la cena ( commission électorale nationale autonome) et dans ses démembrements ( ced, cec et cea) accorde une portion congrue à 30 députés, dites de la minorité: c'est ce qui ressort des revendications de ses 3 groupes qui sont allés eux-aussi devant la Presse le mercredi dernier à travers un point de Presse. A en croire les députés de la majorité parlementaire, leurs collègues députés ont peur que le rouleau compresseur des élections de février 2008 se rabatte sur eux, alors ils ont la trouille en provoquant un bloquage du processus électoral. Faisant fi des revendications du bloc des 30 députés, le président de l'Assemblée Nationale a ouvert le mercredi dernier une plénière qui a procédé à la désignation partielle des représentants des députés de la majorités à la cena; cette situation crée un blocage pour l'installation à temps de la cena devant organiser les élections du 17 février 2008. Pour les députés de la minoritén, la pomme de discorde se situerait au niveau des cea oû sur 1652 sièges 436 leur seraient accordés en violation des principes démocratiques.Quant aux députés de la majorité, ils estiment que si on doit faire les choses dans les règles de l'art sans autres considérations politiques, c'est 37 sièges qui reviendraient à la minorité sur les 1652, étant donné que la loi de la majorité prime sur tout. Dans cette situation de crise tous les regards sont tournés vers la Cour Constitution pour couper la poire en deux. La conclusion qui s'en dégage est que la gestion des élections au Bénin pose toujours problème.
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