Depuis le 12-07-2006 :
293618 visiteurs
Depuis le début du mois :
14297 visiteurs
Billets :
262 billets
<< Mali / Un nouveau bureau à la tête de l'Assemblée | L'oeil de biche | Bénin/ Les parlementaires béninois lancent un appel aux protagonistes guinéens >>
La marche pour la libération
Ils étaient massés sur l’agora ; même les leaders les plus charismatiques de la scène politique nationale avaient honoré de leur présence le rendez-vous de la coalition. Tels des shérifs, à la tête d’une troupe de guerriers, ils décidèrent d’aller combattre, à l’autre bout de la ville, l’ennemi commun. Ils n’avaient pas de munitions mais leur seule arme était « la marche », la marche pour la libération d’un détenu. Jamais prisonnier, fût-il un maire n’a suscité autant l’engouement d’une marche. L’ennemi d’en face a, dit-on, pris en otage un lieutenant. Je ne vous dis pas que l’instinct de conservation et le flair politique font naître des opportunités d’action. Agir seul ou agir ensemble : l’un vaut plus que l’autre. Que se soit ici oû à l’autre bout de la ville, je sens un bouillonnement de passions antagonistes monter au firmament. Des questions de politique et de droit, de justice et de délit se mêlent et s’entrechoquent à travers les marches. Que les shérifs marchent pour la libération d’un lieutenant ou que l’ennemi garde en otage le lieutenant, ça semble être dans l’ordre normal des choses. Mais alors, le lieutenant ne serait pas pris en otage si lui-même n’avait pas montré à l’ennemi le lieu de sa cachette. Fautif et coupable, il avait été conduit devant le prétoire oû le maître des poursuites lui a flanqué un premier carton rouge sur la base des allégations qui lui sont prêtées dans le PV de police. C’est alors que son système de défense fut mis en alerte et pour rendre ce système très pesant, la marche des troupes alliées a sonné le glas dans la cité. C’est vrai ! ça fait plaisir de s’offrir des opportunités d’action pour défendre une cause que l’on croit être juste ; mais dites-moi si je ne dois pas crois à la justice béninoise, fût-elle une œuvre humaine ? Ni de marches ni les manœuvres politiciennes ne sauraient à mon entendement soulever des vagues quand la justice peut dire le droit. L’essentiel est de ne pas inscrire dans le droit les manœuvres politiques.
Par M. A
Publié par tacirsus à 11:50:46 dans Société | Commentaires (0) | Permaliens
Commentaires