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Sécurité foncière au Bénin | 20 juillet 2007

Sécurité foncière au Bénin Une panacée contre la pauvreté Au Bénin, le foncier constitue une véritable menace pour le développement. Une réforme urgente s'impose en vue de la création de la richesse nationale... Christophe D. ASSOGBA «Il ne faut pas t'aventurer à acheter un lopin de terre au Bénin. Tu auras de sérieux problèmes». Comme le laisse entendre cette déclaration d'un investisseur étranger à un de ses compatriotes, le foncier, au Bénin, constitue un véritable casse-tête chinois. C'est la conséquence de l'attachement des populations béninoises à la terre et de la mosaïque de systèmes fonciers existants (tenure coutumière, permis d'habiter légaux et illégaux, propriété foncière immatriculée). Le plus grave est que cet engouement démesuré du citoyen béninois vis-à-vis du foncier prend l'allure d'une pathologie: elle touche désormais beaucoup de personnes qui tentent de mettre en application, en matière immobilière, le proverbe selon lequel «la nature à horreur du vide». Le spécialiste en Gestion de l'Espace et des Collectivités en service aux Affaires domaniales de la Mairie de Cotonou M. Stéphane Capo-Chichi déclare : «un véritable laxisme caractérise la gestion de l'espace au Bénin. Il n'existe aucune situation de base en matière de gestion de l'espace. Nous sommes dans un environnement d'insécurité où règne une mafia foncière dont les conséquences rejaillissent sur toutes les catégories sociales et empoisonnent la vie des paisibles populations». Au Bénin, le constat amer est l'existence énorme de faux actes fonciers. A cela s'ajoute une expropriation exagérée des parcelles ou terres des véritables propriétaires, le tout chapeauté par beaucoup d'arrêtés préfectoraux fictifs. «Nous avons loué un entrepôt. A la mort du propriétaire, un autre propriétaire se présente. Un an après, un jugement donne la propriété à une autre personne. Du coup, nous avons perdu notre fiche de location. Ce n'est pas normal», confie Roland Riboux, Président du Conseil national des investisseurs privés du Bénin (Cnipb) et Président directeur général de Fludor Bénin, une usine de fabrication d'huile végétale. En plus, la référence d'une parcelle varie au Bénin d'une institution à une autre (Mairie, Préfecture...). L'ingénieur Stéphane Capo-Chichi indique : «Quand bien même l'on est conscient que telle parcelle ou telle maison ne vous appartient pas, on l'occupe quand même, on tient à l'occuper à tout prix pour des raisons parfois inavouées, même sans aucun document légal. De pareilles pratiques sont courantes et bouleversent sérieusement la maîtrise réelle des terres. A telle enseigne que tout le monde y compris même le juge s'y perd souvent». En milieu rural, la majorité des terres ne font pas l'objet d'une délimitation précise. Par contre, en milieu urbain, l'accès à la terre est difficile pour les populations obligées de s'installer dans les zones marécageuses insalubres. C'est le cas des populations du quartier Vossa dans le 9ème arrondissement de Cotonou. En général, dans les centres urbains, les populations s'installent avant les opérations de lotissement. Les titres de propriété fiables et inattaquables représentent seulement environ 15%. Le professeur Roger Gbègnonvi fait ce constat : «Dans tout le pays, le problème lié au foncier est la non identification des terres appartenant tant à l'Etat qu'aux populations, d'où un grand nombre de faux papiers. En réalité, il n'y a pas de foncier au Bénin». Roland Riboux, investisseur étranger révèle que c'est grâce à l'aide des autorités locales qu'il a pu installer Fludor Bénin à Bohicon à 125 km de Cotonou. «Nous avons acquis 20 hectares à Cana auprès de 19 propriétaires avec lesquels nous avons négocié. On a eu le soutien des Sous-préfet et Préfet de l'époque. Grâce à ces autorités, on a fait une séance d'achat et fait enregistrer les terres. Mais, il a fallu trouver les gens. Il faut avouer que le travail a été facilité par l'administration qui voulait que l'usine s'implante chez elle. Sinon, il n'y avait pas de terrain disponible à l'époque». Le spécialiste Stéphane Capo-Chichi signale : «A Cotonou, nous avons environ 57 mille parcelles en dehors des derniers lotissements. 90% des plaintes adressées à la Mairie de Cotonou, sont des problèmes domaniaux». La ville de Cotonou constitue l'épicentre des problèmes domaniaux au Bénin. Rares sont les rues des quartiers de cette municipalité où on ne trouve pas des parcelles litigieuses sur lesquelles sont gravées une interdiction formelle: «parcelle litigieuse, à ne pas vendre». «Vous voyez cette parcelle, je l'ai acheté en 1962. Aujourd'hui, elle ne m'appartient plus. Les enfants du vendeur sont venus me l'arracher malgré mes papiers. C'est la mode aujourd'hui à Cotonou», témoigne Salomon Idohou, retraité. A bien des égards, le phénomène sévit aussi à Porto-Novo et Parakou, villes à Statut particulier comme Cotonou. Contradictions du droit foncier Au Bénin, deux systèmes fonciers antagonistes coexistent. Il s'agit du droit foncier coutumier et du droit foncier légal, lesquels sont en perpétuel conflit l'un avec l'autre. «Le droit écrit s'efforce de faire disparaître complètement à terme sans explication préalable le droit coutumier ou le «droit rétrograde». La Constitution du 11 décembre 1990, a consacré en son article 20, le droit de toute personne à une propriété, sans distinction de caractère mobilier ou immobilier ni du caractère coutumier ou moderne de celle-ci. En réalité, bien que cela soit sous-entendu, aucun texte n'a jusqu'ici affirmé clairement la suprématie du droit légal sur le droit traditionnel en matière foncière. A ce jour également, aucun texte n'a déclaré la propriété de l'Etat sur toutes les terres en zones urbaines comme en zones rurales. Selon Stéphane Capo-Chichi, l'Etat béninois se comporte comme s'il détient effectivement une souveraineté absolue sur le sol. En outre, la loi n° 60-20 du 13 juillet 1960 relative aux permis d'habiter dispose en son article 1er que ce titre n'est valable que pour les terres immatriculées au nom de l'Etat et ayant fait l'objet d'un plan d'urbanisme régulièrement approuvé. Là encore, tout en sachant bien qu'en zone urbaine, toutes les terres n'appartiennent pas à l'Etat, les pouvoirs publics les soumettent toutes (y compris les terres coutumières) au même régime. Et ce n'est pas tout : la loi n° 65-25 du 14 août 1965 portant régime foncier (droit légal) déclare facultative l'immatriculation qui n'est qu'exceptionnellement obligatoire. Cette fois-ci, cela signifie que la non immatriculation (droit coutumier) est la règle. Mais «paradoxalement, confie Stéphane Capo-Chichi, en cas d'expropriation et de lotissement, seules les propriétaires de terres immatriculées sont protégés et bénéficient d'indemnisation, bien que l'article 83 de cette dernière loi reconnaisse aux populations les droits coutumiers qu'elles déterminent sur le sol». «Le développement se fait quelque part» Dans les zones rurales, les terres dont la quasi-totalité relèvent du droit foncier coutumier, sont morcelées et ne sont pas enregistrées sur un cadastre. Ce qui pose le problème de droit de propriété. Cette situation constitue un frein en matière de développement et de lutte contre la pauvreté. Le spécialiste Stéphane Capo-Chichi explique : «pour industrialiser l'agriculture, base de développement, il faut regrouper les terres. Sans un regroupement des terres, on ne peut pas mécaniser l'agriculture. Un investisseur qui a besoin 4000 ha et qui doit toucher 10.000 propriétaires, se découragera et finira par abandonner son projet». Dans le même ordre d'idées, le professeur Roger Gbègnonvi déclare : «un bailleur de fonds a toujours besoin d'assurance absolue. L'investisseur étranger cherche toujours à savoir si le pays dispose d'une loi contre l'enrichissement illicite, la corruption, l'impunité. Si tout cet arsenal juridique n'est pas réuni, il va ailleurs». «Chez nous, ajoute-t-il, il n'y a pas d'assurance. C'est un désordre total. On ne dispose pas d'une véritable loi qui détermine les terres. Personne n'est sûr d'être au bon endroit. Il faut qu'on sache quelle terre appartient à l'Etat, à vous et à moi». «Dans une zone urbaine, un investisseur qui arrive et qui achète une terre se retrouve souvent en conflit avec d'autres propriétaires qui exhibent les titres de propriété. L'investisseur part sans comprendre comment l'Etat n'arrive pas à sécuriser les terres. En principe, les zones doivent être viabilisées comme c'est le cas au Togo voisin», révèle Stéphane Capo-Chichi. L'ingénieur pousse l'analyse plus loin et va jusqu'à dire que : «tout pays comme le Bénin qui n'a pas maîtrisé son espace, forcément a un handicap pour son développement». Même son de cloche chez le professeur Roger Gbègnonvi : «le développement se fait quelque part». Dès lors, on ne peut se permettre de fermer les yeux encore longtemps sur cette menace au développement. «Il faut unifier le régime...» Stéphane Capo-Chichi énumère les conditions qui peuvent favoriser la sécurité foncière et le développement : revoir la législation en matière foncière, créer de bases de données et de supports cartographiques numérisés, réduire les coûts d'attribution des titres fonciers et l'enregistrement formel de toutes les terres. Pour Roger Gbègnonvi, les investisseurs n'afflueront aux portes du Bénin qu'à condition qu'on mette fin à la corruption en matière foncière, à une justice à coup d'argent. Il précise : «Il faut que l'Etat prenne ses responsabilités en mettant en place un code foncier sinon les gens auront tous les papiers et les bulldozers viendront casser leur maison». M. Roland Riboux indique : «il faut unifier le régime. Il faut une loi sur le foncier. Il faut tout cadastrer. Avec un cadastre, il est impossible de vendre plusieurs fois la même parcelle». Stéphane Capo-Chichi suggère encore la mise en place d'un cadre institutionnel avec à la clé une législation foncière adéquate, unique et intégrée, une administration foncière intégrée et déconcentrée, un fichier national de gestion des titres fonciers opérationnels et régulièrement mis à jour. Des données à prendre en compte par le ministère en charge de la réforme foncière créé par le pouvoir en place au regard de l'impact négatif des problèmes fonciers sur la relance des filières agricoles et industrielles, créatrices de richesses, de croissance économique, de lutte contre la pauvreté et de développement.

Publié par ASSOGBA à 09:46:50 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

Déclaration de Alexandre Hountondji | 20 juillet 2007

Déclaration de Alexandre Hountondji

 

«Les  députés Adjanohoun et da Matha  seront entendus par l'Ige»

 

 

Au cours de la sortie médiatique vendredi dernier de quelques membres u gouvernement sur les sujets brûlants de l'actualité, le ministre Porte parole du gouvernement M. Alexandre Hountondji  a déclaré que la correspondance du chef de l'Etat le Dr Boni Yayi  au président de l'Assemblée nationale Mathurin Nago   vise simplement à l'informer sur  les soupçons qui pèsent sur certains de ses collègues députés qui ont eu à occuper des postes de responsabilités au sein de la Société béninoise d'énergie électrique (Sbee). Il s'agit d'une information révélée par la société civile que le président de la République a voulu porté à la connaissance du premier responsable du Parlement  afin qu'il autorise les députés incriminés à se faire entendre par  l'Inspection générale de l'Etat afin de faire la lumière sur  ce cas de mauvaise gestion. Selon  Alexandre Hountondji, le chef du gouvernement est résolument engagé pour la lutte contre la corruption et quand des actes de mauvaise gestion sont dénoncés, il faut que les auteurs répondent afin de situer les responsabilités. Très rassuré le ministre Alexandre Hountondji déclare que  les députés soupçonnés notamment Célestine Adjanohoun et Luc da Matha Sant'Anna  seront  en tous  cas entendus par l'Inspection générale de l'Etat.

Publié par ASSOGBA à 09:45:40 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

Suspension technique de Areeba et Moov | 16 juillet 2007

Suspension technique de Areeba et Moov Séisme dans les télécommunications au Bénin Les abonnés des réseaux Areeba et Moov seront complètement déconnectés demain jeudi 12 juillet conformément aux décisions de l'autorité de régulation des télécommunications. Une sentence qui entraînera de grands bouleversements dommageables pour notre pays. Moov et Areeba céderont-ils ? C'est la question que continuent de se poser encore certains Béninois à moins de 24 heures de la suspension technique des deux réseaux au cas où ils n'obtempéraient pas à la décision de l'Autorité transitoire de régulation des postes et télécommunications du Bénin (ATRPT-Bénin). Pour les uns, cette question est dépassée et on mesure déjà les conséquences de ce bouleversement dans le monde des télécommunications dans notre pays. « Ce sera la descente aux enfers » nous a confié un opérateur économique qui voit déjà en la suspension technique de Areeba et Moov, une baisse énorme de son chiffre d'affaire. Les vendeurs de cartes de recharges de ces différents réseaux et les cabines téléphoniques connectées à Areeba et Moov connaîtront une cessation d'activités. Chez certains abonnés, cette suspension ne sera rien d'autres que le stress qui s'empare de nous quand nous perdons notre portable ? Pas parce que nous n'avons pas les moyens pour en acheter un autre. Mais quand nous évaluons en réalité, tous les appels urgents et fructueux de nos correspondants qui seront dans l'incapacité de nous joindre pendant cette période. Suspendus jusqu'à nouvel ordre depuis le 9 juillet derniers, les opérateurs des réseaux Areeba et Moov gardent encore le silence. Un silence vécu comme un suspens pour les abonnés qui retiennent leur souffle. Les activités des centaines de Béninois abonnés à ces différents réseaux seront au ralenti dans tous les secteurs pendant cette période. Toujours dans l'attente Approchés hier pour savoir leur position sur les menaces qui pèsent sur leurs sociétés, les responsables des deux sociétés ne veulent pas parler. Les agents, eux sont sereins et attendent la date butoir à l'instar des abonnés pour comprendre la réaction de leurs employeurs. « Je suis aussi un abonné comme vous, donc nous attendons » a lâché un agent de Areeba rencontré hier à la Direction de la société. Pour la plupart des abonnés des deux réseaux rencontrés, on attend le 12 juillet pour subir les conséquences de la coupure de leur ligne téléphonique. Certains avancent qu'ils se sont procurés déjà d'autres réseaux tels que LIBERCOM et BBCOM (des réseaux déjà saturés) bien que cela ne règle rien aux conséquences immédiates de la suspension de leur ancienne ligne téléphonique. “No limit” ou “ Everywhere You go”, Moov et Mtn doivent se conformer au nouveau cahier de charge pour le bonheur de leurs abonnés. Moov et Areeba céderont-ils ? Article publié le 24 juin 2007Auteur(s):Jeune afrique n° 2424Taille de l'article : 133 mots (849 signes) Extrait : Après avoir augmenté la licence d'exploitation pour la téléphonie mobile, le 6 juin 2007, de 5 milliards à 30 milliards de F CFA, le gouvernement béninois revient à la charge. À l'issue du Conseil des ministres du 19 juin, les deux principaux opérateurs du pays - Moov et Areeba - sont menacés d'une suspension de leurs activités s'ils ne régularisent pas leur situation(...) Moov et MTN suspendus L'Autorité transitoire de régulation des postes et télécommunications du Bénin (ATRPT-Bénin) a suspendu lundi les licences de deux opérateurs de téléphonie mobile, MTN et Moov, pour "non-respect" de la convention et des cahiers de charges, a-t-on appris de source officielle. "L'autorité invite les deux opérateurs à introduire des dossiers conformes aux nouvelles conventions et cahiers des charges dans un délai de huit jours", indique un communiqué de l'institution. "Passé ce délai, l'ATRPT-Bénin prendra des sanctions supplémentaires pouvant aller jusqu'au retrait de la licence", prévient ce communiqué. Selon ce texte, les opérateurs ont violé des dispositions de leur cahier des charges qui stipule entre autre que "tout projet de cession doit être notifié à l'autorité de régulation par le titulaire de la licence et que la licence d'exploitation ne peut être cédée ou transférée qu'après approbation de l'autorité de régulation". Le 20 juin dernier, le conseil des ministres avait sommé les deux opérateurs de déposer à l'ATRPT-Bénin un dossier complet comprenant toutes les pièces justifiant leur mutation. "En violant ainsi, les dispositions de la convention et du cahier des charges, les deux opérateurs ont estimé que le passage de Telecel à Moov et celui de Areeba à MTN n'est qu'un changement de nom commercial qui n'a aucune incidence financière sur l'actionnariat de leur société", ajoute le texte. Au Bénin, plus de 400.000 personnes sont abonnées aux quatre opérateurs GSM: Libercom, Arreba, Telecel et Bell Bénin sur une population de plus de 6,5 millions d'habitants. l'opération de passage de Areeba à MTN est nul et de nul effet. En conséquence, la licence de Spacetel Bénin est suspendue jusqu'à nouvel ordre à compter du 9 juillet 2007 à 18 heures. La mise en œuvre effective c'est-à-dire technique de cette mesure prend effet à partir du jeudi 12 juillet 2007 Article 3 : si la société Spacetel Bénin tient à continuer son opération, elle doit introduire un dossier complet pour approbation préalable auprès de l'Autorité qui statuera conformément aux lois et règlements en vigueur.

Publié par ASSOGBA à 01:35:34 dans ASSOGBA | Commentaires (1) |

Assemblée nationale | 16 juillet 2007

Assemblée nationale La loi sur le service militaire votée (Ce qu'il faut savoir) Après de multiples atermoiements, la loi portant institution du service militaire en République du Bénin a été votée au petit matin du samedi dernier au environs de 3heures. Les articles 32 ;33 ;63 de la loi n° 90-32 du 11 décembre 1990 portant constitution d la République du Bénin a prévu l'institution du service militaire. Cela étant, le service militaire voté samedi dernier, a pour but la mobilisation des citoyens en vue de leur participation effective aux tâches de développement de la nation béninoise. A la différence du service patriotique, civique et prémilitaire, de la période révolutionnaire, il met l'accent sur les valeurs citoyennes. Il vise entre autre la restauration et la développement chez les jeunes, des valeurs citoyennes notamment la défense de la patrie, la conscience patriotique, le respect de la loi, de l'autorité et de l'ordre. Ainsi désormais tous les jeunes ayant entre 18 et 35 ans feront leur service militaire. Tous les citoyens de la République du Bénin ont le devoir de travailler pour le bien commun et de remplir toutes leurs obligations civiques. Il est un cadre privilégié de contribution des forces armées béninoises au développement socio-économiques et à l'accomplissement des tâches d'intérêt public. Le service militaire est d'une durée continue de 12mois considérée comme un temps passé sous le drapeau, et comporte deux phases : la phase préliminaire et civique visant à faire acquérir aux appelés une formation de base et à cultiver chez zux les valeurs citoyennes et une phase de service d'intérêt public au cours de laquelle les appelés sont affectés à des missions d'appui au développement socio-économique.L e recensement est obligatoire. Le service militaire est rattaché au ministère de la défense nationale et placée sous l'autorité du chef d'Etat major général des armées. Pendant la durée du service militaire, les appelés sont soumis à l'ensemble des règles de discipline et de commandement en vigueur au sein des forces armées béninoises. En outres les appelés sont soumis aux règles d'organisation et de fonctionnement des administrations institutions ou organismes d'affectation. Les charges du service militaire sont inscrites au budget national qui prévoit les crédits nécessaires au fonctionnement et à l'investissement. Il n'ouvre pas droit à un emploi. Pendant son service militaire, l'appelé aura droit à une indemnité mensuelle dont le montant est fixé par décret pris en conseil des ministres. Après discussion et amendements des députés, la loi a été votée à l'unanimité moins 9 députés qui se sont abstenus. Il s'agit des députés Prd. Etude de la proposition de loi portant institution du service militaire Des députés de la majorité parlementaire étalent leurs carences L'étude de la loi portant institution du service militaire au Bénin était vendredi dernier en étude au parlement. Au début de la séance plénière, et après lecture des communications, c'est le président Adrien Houngbédji qui a évoqué une question préjudicielle. Ceci a donné lieu à de grands déballages. Occasion pour des députés bon apôtres de défendre aveuglément ce qu'ils ne maîtrisent affichant tout simplement leurs carences à la face du monde Arsène Otchoun En vertu des dispositions de l'article 74-5 du règlement intérieur, toute proposition de loi ayant une incidence financière doit être accompagnée d'une proposition d'augmentation de recettes ou de l'économie Se fondant sur cette disposition, l'honorable Adrien Houngbédji a fait observer à la plénière que le document en leur possession n'est pas accompagné des exigences de la disposition de l'article 74-5. En cela, il indique que la proposition de loi de l'honorable Chabi Sika devrait être rejetée et déclarée irrecevable depuis son dépôt par le président de l'Assemblée nationale. Voulant contourner la situation, le président Mathurin Nago a indiqué que qu'il faille aller au fond du dossier quitte à ce que au cours des débats des éclaircissements soient apportés aux préoccupations de l'honorable Adrien Houngbédji. Mais tenant à faire respecter la loi, l'honorable Houngbédji fait remarquer que sa question est une question préjudicielle et qu'ainsi, on ne peut aller au fond du dossier si elle n'est pas évacuée. Cette réaction du président Houngbédji a éveillé bien d'ardeurs. Deux camps se sont automatiquement dégagés. D'abord, le président de la commission de la défense a demandé qu'on adresse cette question au gouvernement afin qu'il dise les ressources devant servir de financement au service militaire. Mais le président Mathurin Nago a estimé donner la parole à l'auteur de la loi. Mais il a été repris par l'honorable Eric Houndété qui fait remarquer dans son intervention que dès lors que la loi est en discussion en plénière, l'auteur de la question n'existe plus et que la question préjudicielle dans ce cas s'adresse au président de l'Assemblée nationale qui conforment aux dispositions de l'artile 86-4 est contraint de la faire passer en discussion. Mieux, l'honorable Rosine Soglo fera signifier qu'en vertu de ces mêmes dispositions, la question préjudicielle est de droit renvoyée à la commission saisie quant au fond du dossier. Malheureusement, faisant fie de ce que relève la loi, le président Nago a donné la parole au président Chabi Sika, auteur de la question. Ce dernier a fait remarquer que la démarche des initiateurs de la loi n'était pas celle du gouvernement. Pour lui, la loi n'impose pas au gouvernement de former un nombre fixe d'agents et que la constitution depuis 1991 avait institué le service militaire et que sa loi est comme une loi cadre, Il n'y a donc pas lieu de la faire suivre par une proposition d'augmentation de recettes. L'avis contraire sera donné par les députés Edmond Zinsou, Augustin Ahouanvoébla, François Abiola, Raphaël Akotègnon etc.. Pour eux, il y a lieu de respecter les textes qui régissent l'institution parlementaire et la constitution de notre pays. Il faut donc éviter selon eux de créer l'amalgame. Et de torpiller les textes. Tout en réaffirmant son attachement à l'institution du service militaire, l'honorable Eric Houndété pense qu'il faut faire en sorte qu'elle soit bien faite et qu'il faut se hâter mais lentement et sûrement. Les révélations de Tidjani Serpos Pour l'honorable Tidjani Serpos, il a un devoir de vérité. La vérité historique de ce texte selon lui, c'est que la formation des agents recrutés est fixé au 02 Août prochain. Il explique que la seule procédure à faire était celle indiquée par l'honorable Adrien Houngbédji. Ce dernier renchérira pour dire que s'il n' y avait pas une impérative, pourquoi avoir voulu la loi en procédure d'urgence. C'est donc parce que la date du 02 Août est imminente que l'on a voulu faire endosser la responsabilité de la loi à un député. Il explique que si le gouvernement devrait envoyer un projet de loi, la procédure sera longue puisqu'il lui faudra adopter la loi en conseil des ministres, l'envoyer à la cour suprême pour vérification de conformité puis la transmettre au parlement par un décret de transmission. C'est donc pour simplifier la procédure et aller vite qu'on est passé par la proposition de loi. La majorité parlementaire étale ses incohérences Voulant à tout pris justifier l'injustifiable pour faire passer la loi, des députés membres de la coalition présidentielle au parlement se sont lancés dans des critiques et des commentaires peu honorables. Plusieurs d'entre eux n'ont pas voulu reconnaître la véracité de ce que reprochaient les députés Houngbédji et ses collègues. Pour l'honorable Djibril Débourou, la question préjudicielle est sans fondement et il y a une volonté manifeste de loquer le processus de vote de la loi. Pour l'honorable Bako, il faudrait qu'on distingue loi organique et loi ordinaire. Pour lui, la présente loi est une loi organique et tout en l'étant, l'obligation n'est pas faite d'accompagner la loi d'une proposition d'augmentation de recettes. Ils seront soutenus dans cet amalgame par leurs collègues Adam Boni Tessi et Adambi Soumanou. Mieux, l'honorable Dègla dira qu'on n'est pas encore à cette étape et demande au président de faire passer la question au vote ignorant les textes en vigueur. Dans ces conditions, on se demande à quoi rime tout ce folklore si tant est que les lois en vigueur doivent être piétinées par les fervents apôtres du changement. Et parmi eux, existent des gens qui sont candidats au poste de présidents de groupes parlementaires alors qu'ils ignorent totalement les textes du règlement intérieur et de la constitution. Le gouvernement s'engage enfin Le gouvernement s'est engagé enfin de compte pour proposer les recettes et la source de financement du service militaire. Ainsi, le service militaire sera financé par les charges non réparties du budget national. C'est pourquoi la plénire a pu se poursuivre au Palais des gouverneurs aux environs de 19 heures. Se faisant, ce sont lhonorable Houngbédji et les siens qui sortent vainqueurs de cette bataille puisque la loi a finalement été respectée.

Publié par ASSOGBA à 01:34:35 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

Examen de fin d’année scolaire | 16 juillet 2007

Examen de fin d'année scolaire Cataclysme dans le système éducatif béninois Il y a de cela encore un an, les résultats de fin d'année scolaire nous faisaient croire que les nouveaux programmes d'études malgré les grognes enregistrées ça et là étaient l'unique solution pour sauver l'éducation béninoise. Cette année, les résultats ont été catastrophiques. Incroyable mais vrais, chaque examen a connu une nette baisse en matière de pourcentage. Si le Cep avait donné un pourcentage de plus de 80 %, cette année les chiffres avancés sont totalement en dessous des 30%. Même chose au niveau du Bepc qui est en dessous des 25% et pire le Bac qui oscille autour de 12% en attendant la confirmation officielle après les réclamations puisqu'il y en aura. Cette situation qui intervient au moment où le chef de l'Etat, le Président Boni Yayi a organisé avec les acteurs de l'éducation, un forum sur l'éducation pour diagnostiquer les maux qui minent ce secteur socle de développement de toute nation. Tout récemment pour démontrer tout son attachement à la réussite de la chose, le gouvernement a organisé une réflexion sur les résolutions de ce forum en attendant la table ronde qui se tiendra probablement en Septembre prochain. Osons encore une fois le dire. Il ya véritable cataclysme dans l'éducation béninoise. Et le mal n'est pas seulement au niveau des parents d'élèves, des enseignants, des élèves et de l'Etat, mais aussi il doit être recherche au niveau de ces soi-disant Nouveau programme d'étude (Npe) qui a tout bouleversé dans le secteur éducatif. Au-delà des résolutions issu du forum sur l'éducation béninoise, des réflexions doivent être menées sur les différentes programmes appliqués aujourd'hui dans nos écoles tels que les excursions qui sont devenus un fonds de commerce, les travaux de recherche qui ont dégagé les enseignants qui ne veulent plus expliquer les cours. Les relations suspectes entre les professeurs et élèves (filles) où l'on est disponible à accorder les points aux élèves sans en avoir une idée sur leur compétence intellectuelle. Ce n'est qu'un début et reste à savoir si le gouvernement saur prendre tenir compte de cette réalité pour la rentrée prochaine.

Publié par ASSOGBA à 01:33:55 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

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