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Parc national de la Pendjari | 25 juillet 2006

Parc national de la Pendjari

Joyau du Bénin

Situé au nord de la falaise de l'Atacora, dans la boucle de la rivière Pendjari à 553 Km de Cotonou, le parc national de la Pendjari est un don de la nature pour le Bénin.

Christophe D. ASSOGBA

«Un joyau». Cette expression convient parfaitement au Parc national de la Pendjari, situé dans l'Atacora, au Nord ouest du Bénin. La beauté ineffable de cette savane soudanaise quasiment intacte, son isolement, ainsi que l'incroyable variété de ses plantes et de ses arbres, de ses insectes, de ses reptiles et de ses mammifères, font de ce lieu une destination fascinante.
Ce «joyau» est encore à l'état pur. Il se trouve au cœur de l'une des plus vastes savanes humides de l'Afrique de l'ouest. Ce n'est donc pas là que vous trouverez beaucoup de restaurants, d'hôtels ou de boutiques de souvenirs. Seul signe, ou presque, d'une présence humaine : quelques postes de gardes forestiers, des tatas, chefs d'œuvre d'architecture de terre des populations qui peuplent la région et de longues pistes de randonnée, «le meilleur réseau de pistes de tous les parcs en savane en Afrique de l'ouest», selon un guide touristique.

Une savane transformée en parc

C'est dans les années 80 que l'on pense à transformer cette savane soudanaise en parc national pour protéger la faune abondante qui peuple la région ou qui y migre chaque année. Mais la tâche n'est pas facile. L'initiative béninoise est soutenue par les partenaires extérieurs. De plus, c'est dans la même période que les infrastructures du parc ont été construites.

Un joyau aux mille et une facettes

Le parc, d'une superficie de 266.040 hectares, soit 2750km2, abrite une grande biodiversité. On y trouve un écosystème dans laquelle pousse au moins 200 variétés de plantes et d'arbres. Le plus grand spécimen est le daniella : il mesure près de 20mètres de haut. Le spécimen le plus représentatif est le ximenia, il est encore connu sous le nom de balanite. De taille inférieure au rônier, variété de palmier, plus nombreux et typiques des bords de la rivière Pendjari qui a donné son nom au parc et au kigelia, espèce typiquement africaine reconnaissable à ses longues grappes de fleurs jaunes tubulaires et ses fruits gris, le ximenia est très apprécié des éléphants pour son feuillage facilement accessible. Les racines, écorces et feuilles des ces arbres sont utilisés en médecine traditionnelle.
Aimez-vous observer les oiseaux ? Dans la Pendjari, vous serez certainement comblé avec les 280 espèces qui ne cesseront de vous enchanter. Le parc héberge la plus grande population d'ibis du pays. En vol, leurs couleurs magnifiques, illuminées par le soleil tropical semble laisser des traînées dans le ciel.
Mais peut-être préférez-vous étudier des créatures un peu plus proches du sol. Pas de problème ! Le Parc de la Pendjari accueille de nombreuses espèces de batraciens et de reptiles, dont le varan, le plus prestigieux du parc. Animal de sang froid, on peut l'observer pendant «ses siestes matinales au soleil où il aime se réchauffer». Il a la réputation de disparaître dans la brousse dès qu'il sent la proximité de l'homme. Parmi les batraciens figure une grenouille transparente : si on la met sur une plaque de verre, on peut voir fonctionner ses organes.
Vous pourrez également admirer quelques-unes des 217 espèces de mammifères qui peuplent le parc : éléphant, lion, guépard, hippopotame, buffle, hippotrague, waterbuck, cobe de Buffon, bubale, babouin, vervet, phacochère. Des variétés d'insectes sont aussi les hôtes de ces bois.
Le parc de la Pendjari ne brille pas seulement par sa très grande biodiversité. Les amoureux de la pêche peuvent aussi y visiter la rivière Pendjari, long de 260 km, qui abrite le trésor marin et dont le lit recèle des espèces rares de poissons «aux formes et aux couleurs curieuses» ; ses berges très ombragées. Le paysage du parc est marqué aussi par des mares de Diwouni, Tiebiga, ou Yangouali et Bali dont les berges en pente douce couvertes de petits végétaux sont des pôles d'attraction pour les animaux. Pour ceux qui ont pour sport, la marche, les six principales pistes de la réserve sont indiquées pour les satisfaire à jamais.
Comme tout site, le Parc national de la Pendjari a ses problèmes. Entre autres difficultés, confie un responsable du parc, outre la recherche continuelle de fonds et de ressources, l'absence de ressource humaine affectées pour le tourisme, l'absence d'infrastructures d'hébergement, la déforestation à l'extérieur du parc ainsi que le braconnage. Pour que le Pandjari continue à vivre, il faut impérativement que chacun de ces problèmes soit résolu dans un avenir proche.
Le Parc de la Pendjari reste sans doute l'un des endroits du pays les moins détériorés. Tel un diamant que l'on aime pour sa beauté et pour son caractère éternel, ce joyau béninois enchantera certainement, dans les années à venir, des milliers de visiteurs pour qui la beauté originelle de la planète n'a de prix.

Christophe D. ASSOGBA
Journaliste/ Communicateur
Tel : 229 97648206
e-mail : assochrist2002@yahoo.fr
http://assogba.blogg.org

Publié par ASSOGBA à 21:23:12 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

Parti Social Démocrate | 25 juillet 2006

 Parti social démocrate
 
A qui profite la confusion ?
 La crise actuelle au Parti social démocrate a abouti à la démission de certains barons et bientôt à la création de leur parti. Mais le mobile réel de cet acte entretien la confusion dans les esprits des observateurs. 
Christophe D. ASSOGBA
 

Le Parti social démocrate de Bruno Amoussou traverse une crise. Une minorité de personnalité pas des moindres du parti a décidé de quitter les choses avant peut-être que les choses ne les quittent. Pour quelle destination ?  Les informations font état de ce que ce groupe dirigé par le député Bernard Davo s'apprête à porter sur les fonts baptismaux  un parti politique histoire de pouvoir participer aux joutes législatives prochaines. Pourquoi Bernard Davo et ses acolytes ont-ils claqué la porte du Psd ? Il est difficile de donner les raisons profondes. Nombreux sont les Béninois qui se posent la question de savoir se qui les opposent au président Amoussou pour qu'ils en arrivent à démissionner du Psd qui a pourtant forgé leur avenir politique. De quoi est-il en réalité question au Psd ? Le Psd comme la plupart des partis politiques au Bénin, regorge de militants dont les ambitions démesurées compliquent énormément les relations entre les différents acteurs. L'origine de l'actuelle crise au Psd remonte à la formation de l'actuelle équipe gouvernementale du Dr Boni Yayi. Ceux qui à tort ou à raison s'imaginent que leur tour est arrivé pour devenir ministre et occuper le portefeuille ministériel offert au Psd par le président Boni Yayi pour le soutien de ce  parti au second tour du scrutin présidentiel de mars 2006 ont étalé au grand jour leur mécontentement voire méchanceté. Ils ne ratent  depuis que leur rêve ne s'est pas transformé en réalité aucune occasion pour l'exhiber. Cela a duré plusieurs mois. Mais comme si cela ne suffisait pas, il faut mettre en difficulté le parti. Ils ont donc rompu les amarres. Toutes les tentatives pour régler le différend ont été un fiasco. Le linge sale n'a pas pu se laver en famille au point où ils ont démissionné du groupe parlementaire à l'Assemblée nationale. Au fait, les dissidents prétextent que l'heure a sonné pour qu'ils fassent leur propre promotion. C'est vrai on est mieux servi que par soi-même. Mais une chose est d'autant plus vraie que leur personnalité, leur notoriété a été forgée dans le Psd. Les Béninois veulent donc savoir concrètement la cause de leur départ de ce parti qui leur a servi de piédestal dans l'arène politique béninoise. 


 


Christophe D. ASSOGBA


Journaliste/ Communicateur


Tel:229 97648206


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Publié par ASSOGBA à 21:11:16 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

Sécurité routière au Bénin | 23 juillet 2006

Sécurité routière au Bénin


 

Le téléphone portable fait des contrevenants


 L'utilisation du téléphone portable en circulation  gagne de plus en plus les habitudes des populations béninoises. Une proposition de loi  d'un député pour réprimer le phénomène est en examen à l'Assemblée nationale.
Christophe D. ASSOGBA
                                                                                                    
«Un jour, je rentrais à la maison à bord de ma voiture. Il sonnait déjà une heure du matin. Mon téléphone portable sonne. Devant moi, il y avait deux jeunes gens sur une moto. Le temps de prendre le téléphone et de décrocher, je me suis retrouvé sur le trottoir. J'ai cassé le carter de ma voiture». Ainsi, confie Kabir Adam, propriétaire d'un télécentre à Cotonou. L'homme révèle qu'il n'est pas à son premier accident  au volant d'une voiture. «Il y a plus d'un mois, j'ai fais un autre accident au cours d'une conversation téléphonique avec ma femme. J'ai percuté un conducteur de taxi-moto. Heureusement que ce n'était pas aussi grave. Seulement, ma voiture a encore eu un choc». Il ajoute : «j'ai l'habitude d'utiliser mon téléphone portable en circulation. Au volant de ma voiture, je prends toujours d'appel quand mon téléphone sonne. Je ne  gare pas souvent par crainte de perdre du temps ».
Kabir Adam n'est que l'une des innombrables victimes d'accident de circulation pour cause d'usage du téléphone portable. On ne sait pas au juste le nombre de ces accidents de route liés à l'utilisation du mobile en circulation. Mais il augmente au jour le jour. «L'usage du téléphone portable en circulation surtout au volant est très subtile. Je suis convaincu qu'il y a beaucoup d'accidents liés à son utilisation. Nous ne disposons pas de données chiffrées sur cette catégorie d'accident. Nous avons les statistiques pour les cas d'accidents causés par des véhicules sans phare et aux pneus usés», a déclaré M. Nestor H. Vitodegni, chef service informatique, statistiques, études et documentation au Centre national de sécurité routière (Cnsr). Sylvain Idohou,  ébéniste, raconte avoir ramassé avec sa moto un piéton et « mordu la poussière à la suite d'un coup de fil ». L'usage du téléphone mobile en circulation ne se limite pas à une classe sociale donnée. Il  est aujourd'hui à la portée de toutes les couches de la société. Selon M .Claude R. Wèkè, ingénieur mécanicien au Cnsr, quand une personne converse au portable en circulation, il  n'a pas l'attention sur sa conduite. «Il sort de son champ physique et a son esprit ailleurs». «Lorsque l'oreille est au téléphone, l'oeil n'est plus à la route», lit-on sur les panneaux publicitaires du Cnsr. Le professeur Roger Gbègnonvi* renchérit en ces termes : «l'homme inattentif commet toujours des erreurs. La conduite repose sur l'attention et le coup de fil au volant détourne l'attention de son objet principal et met la vie en danger».
Les députés s'en mêlent
                                                                                                              

 En 2004, la ville de Cotonou a enregistré 1313* cas d'accidents, soit 4% de mortels, 53% de matériels*, 18% d'accidents corporels* et 25% d'accidents graves non mortels. En 2003, le nombre est plus élevé. Même si la tendance est à la baisse aujourd'hui, il faut reconnaître que parmi les cas d'accidents de routes, beaucoup sont dus à l'utilisation du portable. C'est la raison pour laquelle un député a introduit à l'Assemblée nationale  un projet de loi  portant  répression de l'usage du téléphone portable  en circulation. Ce projet de loi actuellement en étude prévoit des sanctions aux contrevenants. «Il faut l'interdire. Une loi dans ce sens serait la bienvenue car l'utilisation du téléphone en circulation met la vie de beaucoup de personnes en danger», déclare le professeur Roger Gbégnonvi. «C'est bien d'adopter une  loi. Mais elle risque de ne jamais être appliquée parce qu'il sera difficile d'établir le délit», affirme Nestor H. Vitodegni.   «Le problème, c'est l'appréhension de la faute. Si on ne prend pas en flagrant délit, il n'est pas possible d'établir la contravention. Le gendarme ou le policier constate bien après. On n'arrive pas à mentionner formellement cette cause dans le procès-verbal d'accident. C'est difficile pour le portable, à moins qu'il ait des témoins à charge qui attendent l'arrivée des forces de l'ordre», a-t-il ajouté. D'après ses explications, la preuve matérielle de l'infraction  sera sujette à contestation en l'absence d'un témoin, puisque le contrevenant aurait eu le temps de ranger son portable. «C'est bien une loi. Mais la verbalisation des fauteurs va  encourager l'escroquerie. En France, sur le permis de conduire, il y a des points. Quand on prend un individu en train d'utiliser son téléphone portable au volant, on lui enlève des points jusqu'à ce qu'on lui retire le permis de conduire si on interdit l'usage du Kit* oreille, c'est grave. Il est fait pourtant pour la faute se répète. Ici, les gens risquent de corrompre des agents de sécurité.  Interdire l'usage du Kit oreille est bien grave. Il est fait pour la voiture et tout le monde ne peut pas s'offrir les services d'un chauffeur», conclut  Kabir Adam.


 

                                                                               
Notes
·        M. Claude R. WEKE est le Chef service Prévention Routière au Centre national de sécurité routière
·        Banque de données du Centre national de sécurité routière, année 2004
·        Accident matériel : c'est un accident qui n'occasionne pas des pertes en vie humaine
·        Accident corporel :   c'est un accident qui entraîne la perte d'un membre ou d'une partie du corps.
·        Un Kit oreille est un écouteur à l'usage du téléphone portable

·        Le professeur Roger Gbégnonvi est membre de Transparency International Béninoise et de la société civile béninoise.


 

NB: Article écrit dans le cadre de l'atelier de formation sur les enjeux des Tic organisé par l'Odem avec le soutien de l'Institut Panos d'Afrique de l'Ouest.

                   

Christophe D. ASSOGBA
Journaliste/Communicateur/Analyste politique
Tel : (229) 97648206
e-mail :
assochrist2002@yahoo.fr
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Publié par ASSOGBA à 19:51:13 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

Insalubrité au marché Dantokpa de Cotonou | 21 juillet 2006

Insalubrité au marché Dantokpa de Cotonou
La honte des usagers du marché et des autorités
 
Malgré tous les efforts, le marché international Dantokpa attire l'attention des visiteurs par sa malpropreté. Dantokpa demeure toujours une véritable poubelle au cœur de Cotonou.
 Christophe D. ASSOGBA
 Des tas d'immondices aux odeurs fétides jalonnent toujours le marché de renommée international Dantokpa. Les ordures ménagères sont dispersées dans ce marché. Au niveau de la berge de la lagune, il est toujours impossible de circuler sans se faire accueillir par des immondices qui sentent au quotidien. Mathilde Berger, une touriste luxembourgeoise décide de visiter ce marché. Son guide et elle passe sous la passerelle du nouveau pont et rallient le parc automobile où voyageurs se bousculent au milieu de vendeurs et vendeuses à la criée pour prendre un taxi. Elle ne tarde pas à se confronter à la triste réalité. «Ah mon ami ! Pourquoi il y a beaucoup d'ordures ici. C'est sale et ça sent trop », s'écrie-t-elle elle progresse en compagnie de son ami Hervé vers les riverains pour aller observer une partie de pêche. Elle clame son indignation à la vue des déchets qui entourent ceux-ci qui vaquent allègrement à leur occupation de tous les jours. «Les gens vivent au milieu des animaux chez vous». Elle détourne le regard, attrape son nez dans une mouchoir et ajoute : «je n'arrive plus à respirer correctement. Ça sent. Quittons ce lieu putride». L'endroit en question est envahi par des odeurs. Les riverains s'y plaisent. Une vendeuse de poisson réplique : «Yovo, ici, nous on est à l'aise. On mange. On fait tout ici. Mêmes les toilettes  qu'on jette dans la lagune» jusqu'à côté de la dame, on aperçoit des écailles de poisson qui pue comme pas mal et qui donne la nausée et  l'envie de vomir. Et Mathilde de déclarer : «J'ai toujours rêver de voir Dantokpa. Je croyais que c'est un beau marché. Mais constate que c'est un marché sale, une vraie poubelle». Hervé tout penaud l'invite à prendre son mal en patience et l'invite à visiter le grand immeuble au milieu du marché. Là encore Mathilde est déçu des sachets qui traîne à même le sol. Mathilde n'est pas la seules personnes et touristes à être déçus de  l'insalubrité au marché Dantokpa. Le Cotonois en général ne sont pas content de l'aspect macabre de leur marché en raison du fait que c'est l'Etat perd des centaines de millions à cause de l'insalubrité de ce lieu. La propreté de ce centre économique devient un impératif et les usagers ainsi que les autorités locales et étatiques doivent prendre des mesures hardies pour faire changer l'aspect de Dantokpa.
  Christophe D.ASSOGBA
Journaliste/Communicateur/Analyste politique
Tel : (229) 97648206
e-mail : assochrist2002@yahoo.fr
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Publié par ASSOGBA à 22:23:53 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

Intranet | 16 juillet 2006

Intranet
Une arme contre les maux de l'administration

L'intranet fait figure de parent pauvre dans l'administration béninoise.

Christophe D. ASSOGBA

Agé de 18 ans, Germain passe son baccalauréat ce mois. Jusque-là, il n'a toujours pas obtenu sa pièce d'identité qui lui donnera accès à la salle de composition. «J'ai fourni les pièces requises et les frais de quittance d'un montant de 2.400 F Cfa pour me faire établir ma carte d'identité civile. Cela fera bientôt un mois et aucune suite n'est donnée à ma demande. Mon examen est déjà là. Quand je me rends à la préfecture de Cotonou, on me dit toujours que ce n'est pas prêt et de revenir demain. Je n'ai même pas la possibilité de vérifier à quel niveau se trouve mon dossier», se plaint-il. Samuel, 19 ans, qui a aussi son Brevet de technicien supérieur (Bts) en communication a passé, vit la même situation que Germain. «Je ne sais pas la situation de mon dossier. Les jours passent. Un ami m'a dit que si j'avais fais un geste à l'agent, j'aurais obtenu depuis ma pièce d'Etat civil. C'est ce que cet ami a fait», affirme-t-il. Dans certains endroits du monde, les gens ne perdent pas le temps ni n'éprouvent pas des difficultés pour se faire établir une pièce ou vérifier l'évolution d'un dossier de candidature. Dans ces pays, tout est en réseau grâce aux technologies de l'information et de la communication. Au Bénin, ce n'est presque pas le cas. Rare sont les services de l'Etat en réseau. Les institutions de la République ne sont pas connectées entre elles. L'intranet n'est pas encore une réalité au Bénin. Dans le document-cadre sur la réforme administrative au Bénin, il est dit qu'à terme du processus de réforme de l'administration publique, tous les ministères et autres institutions devraient être en réseau par le biais de l'Internet. Actuellement, seul le ministère de l'Environnement et de la promotion de la nature (Mepn) est en réseau. Les autres, pas encore : quelques bureaux, notamment les cabinets des ministres et quelques directeurs centraux ont accès à l'Internet.

«...on gagne du temps»
L'intranet est un système formé de plusieurs réseaux locaux qui permet le partage de l'information au sein des institutions d'un pays. Selon M. Alain Capo-Chichi, spécialiste et consultant en Tic, le partage de l'Information sur la toile dans les institutions de l'Etat évite aux agents des déplacements de bureau en bureau. «L'avantage est qu'on gagne du temps dans le travail et de garder les agents sur place», déclare Alain Capo-Chichi. D'après ses explications, l'intranet permet aussi de contrôler les absences et les présences des agents au service. Dans le même ordre d'idées, le professeur Roger Gbégnonvi de Transparency International Bénin affirme : «L'administration doit travailler en synergie. L'Internet est fait pour cela. Il fait gagner du temps parce qu'il facilite la proximité dans l'espace. Si en restant assis dans le bureau, vous envoyez des documents importants à un collègue ou au supérieur hiérarchique, cela revient beaucoup moins cher que prendre la voiture».
«...c'est le contact qui facilite la corruption»
Et ce n'est pas tout. «L'intranet rend plus transparente l'administration. Les procédures communes sont gérées de façon automatique. Un usager qui soumet un dossier doit pouvoir vérifier à quel niveau il est. Il n'a pas contact avec les agents parce que c'est le contact qui facilite la corruption. Les systèmes de bases de données permettent donc de couper le contact entre les usagers et les agents en vue de limiter la corruption», indique le spécialiste Alain Capo-Chichi. Il ajoute : «Si vous soumettez un dossier et on vous donne des délais, après vous pouvez vérifier sans vous déplacer. Si le travail n'est pas fait, vous avez la possibilité d'envoyer un message au supérieur hiérarchique de l'agent en charge du dossier qui pourrait demander des comptes à son collaborateur» «Aujourd'hui, c'est le mercredi, le président de la République n'est pas au pays. Le conseil de ministres peut avoir lieu grâce à l'intranet. Le président et les ministres absents peuvent depuis où ils se trouvent participer et même défendre des dossiers», conclu Alain Capo-Chichi qui utilise les Technologies de l'information et de la communication (Tic), depuis des années, pour accroître les prestations de son entreprise.

Christophe D. ASSOGBA
Journaliste / Communicateur/ Analyste politique
Tel : (229) 97648206
e-mail : assochrist2002@yahoo.fr
http://assogba.blogg.org

Publié par ASSOGBA à 20:43:11 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

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