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Projet Ecole des parents | 11 août 2006

Projet Ecole des parents
 Des responsables d'Ape africains se concertent à Cotonou
 Le centre Wanad abrite depuis hier  une réunion des responsables d'associations de parents d'élèves de six pays de la sous région ouest africaine au centre des discussion : l'Ecole des parents, un projet de communication pour informer les parents sur la nécessité d'envoyer les enfants à l'école.
 Christophe D. ASSOGBA
 Le projet Ecole des parents objet de la rencontre actuel des responsables d'association des parents d'élèves du Bénin, du Burkina Faso, de la Guinée, du Sénégal, du Togo et du Congo est une initiative de la Fédération  africaine des associations des parents d'élèves et d'étudiants (Fape). Il a pour objectif de mettre en œuvre des campagnes d'information notamment radiodiffusées pour informer les familles sur les enjeux de l'école et sur les avantages de la scolarisation des enfants. Connu sous l'appellation de «les parents parlent aux parents», ce projet est exécuté par le groupe de travail Comed de l'Association pour le développement de l'éducation en Afrique ( Adea) et financé par le Fonds norvégien pour l'éducation et la Banque mondiale. La réunion de Cotonou qui va durer deux jours va permettre à la dizaine de participants de faire le point de l'exécution de la phase expérimentale du projet et d'envisager les voies et moyens pour son extension à d'autres pays membres de la Fape. Deux allocutions ont marqué l'ouverture des travaux hier. Dans son mot de bienvenue, le coordonnateur  du Groupe de travail de l'Adea sur la Communication pour l'éducation et le Développement (Comed), le professeur Alfred E. Opubor a laissé entendre que les radios communautaires constituent le meilleur canal pour apporter des changements chez les enfants, les parents, la famille en général.  «Il y a une relation triangulaire impliquant les familles, l'école et les autorités, qui est importante pour le développement de l'éducation en Afrique», a indiqué le professeur Alfred E. Opubor. A son tour M Obiah, président de la Fape, a insisté sur les objectifs fondamentaux du projet qui rassemble ses autres acteurs du secteur de l'éducation en afrique. Il s'agit d'informer les parents sur la nécessité de scolariser leurs enfants, de contribuer à l'évolution qualitative de la demande sociale de l'éducation, d'aider les parents à mieux exercer leurs responsabilités éducatives car selon lui, être parents, «ça s'apprend» et enfin d'accompagner et expliquer les réformes du système éducatif. Selon lui les parents ont beaucoup de rôles à jouer et il faut les préparer à les assumer. Les travaux de cette assise prennent fin ce jour.
  * Article publié également dans Le Progrès et l'Evénement Précis du vendredi 11 août 2006.
 

Publié par ASSOGBA à 11:08:34 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

Pour une affaire de gérance de l'aéroport de Cotonou | 08 août 2006

Pour une affaire de gérance de l'aéroport de Cotonou
L'Etat doit 15 milliards à Fagbohoun


L'affaire Sonacop qui défraie la chronique n'est pas le seul différend qui oppose l'Etat béninois au richissime homme d'affaire Séfou Fagbohoun. Une autre affaire de gros, environ15 milliards, relatif au Relais aéroport oppose celui-ci à l'Etat.

Christophe D. ASSOGBA

Le président Séfou Fagbohoun dispose d'une arme pour renverser la vapeur de l'affaire Sonacop, object de son incarcération actuel à la prison civile de Cotonou. Il s'agit de l'affaire relais de l'aéroport de Cotonou qui oblige l'Etat béninois sur décision de justice à verser à Fagbohou 15 milliards de dommages et intérêts. C'est ce vieux dossier de location gérance du relais de l'aéroport que les partisans de Séfou Fagbohoun s'apprêtent à réveiller, histoire de modifier le cours de l'affaire Sonacop. En effet, il y a quelques années, une des sociétés de Fagbohoun a gagné un appel d'offres de location gérance du relais de l'aéroport de Cotonou. Par la suite, l'Etat a résilié le contrat. Fagbohoun a esté en justice qui lui a donné raison et a demandé à l'Etat de lui verser 15 milliards de dommages et intérêts. L'Etat étant en difficulté de payer cette importante somme a décidé de négocier. Séfou Fagbohoun a accepté. Au terme des négociations, au lieu de 15 milliards, l'Etat devait verser 6 milliards. Il semble que l'Etat n'a pas honoré cet engagement. Ainsi Séfou Fagbohoun veut reconsidérer sa position en raison des tournures que prend l'affaire Sonacop. Au fait la Cour constitutionnelle a rendu une décision et a justifié l'arrestation de Séfou Fagbohoun et consorts de légal. Les partisans de l'homme d'affaire béninois estiment que Fagbohoun est actionnaire majoritaire dans la Sonacop Sa et à ce titre il ne peut pas tuer cette entreprise. Pour eux, l'arrestation de Fagbohoun est illégale et politique. Aussi a-t- fait montre d'ingratitude envers Fagbohoun qui doit remettre sur le tapis cette affaire pour punir l'Etat.

Publié par ASSOGBA à 21:53:03 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

Médias et concept du changement | 08 août 2006

Médias et concept du Changement
Des journalistes passent au peigne fin la question

Il se tient depuis hier le premier séminaire national sur le thème : «les médias et le concept du changement». Une initiative du Réseau Plumes d'Afrique à l'intention des journalistes sous le parrainage du ministre de la Communication et des nouvelles technologies M. Venance Gnigla.

Christophe D. ASSOGBA

Depuis le 06 avril dernier, le Bénin est sur l'orbite du Changement. Et pour qu'il ait changement dans la gestion des affaires du pays, les médias, instruments de diffusion et de promotion de toutes les initiatives publiques ou privées ne saurait rester indifférents. Ils doivent s'adapter et s'approprier le changement. C'est la raison pour laquelle le Réseau plumes d'Afrique a décidé de faire entretenir les professionnels des médias sur le concept du changement. En organisant ce premier séminaire national sur les médias et le changement, cette structure vise à faire réfléchir les journaliste sur les nouveaux défis de la profession, sur ce qui doit changer dans les médias béninois qui n'ont pas bonne figure au sein de l'opinion publique nationale en raison de certaines pratiques peu déontologiques. L'objectif de cette rencontre selon le premier responsable du Réseau plumes d'Afrique M. Georges Gnonlonfoun est que les médias béninois prennent leurs responsabilités dans l'amorce du changement souhaité par le peuple. Procédant à l'ouverture du séminaire en lieu et place du ministre Venance Gnigla empêché, le Directeur de Cabinet du ministre de la Communication et des nouvelles technologies M. Jean-Claude Hounmenou, s'est dit heureux de constater que plusieurs béninois comprennent de plus en plus que le changement ne concerne pas que le gouvernement mais tous les secteurs d'activités du pays. «Organiser un séminaire sur les médias et le concept de changement constitue de mon point de vue un acte de haute portée patriotique... Les médias apparaissent aujourd'hui comme un instrument indispensable de diffusion, de relais et de promotion de toutes les initiatives qui concourent à des changements qualitatifs», a affirmé le Dc qui a d'autant plus apprécié la démarche méthodologique de l'atelier qui prend en compte tous les professionnels des médias tant de la presse écrite, de la presse audiovisuelle, les promoteurs d'agence de communication et de publicité les acteurs du monde des Tic que les responsables d'organe de régulation des médias et du monde cinématographique. Au cours de la première journée du séminaire prévu pour durer deux jours, la trentaine de participants a eu droit à deux communications sur «les défis actuels de la presse béninoise» et sur «Les Tic : défis et enjeux pour le changement». Présenté respectivement par Wilfrid Adoun, président de l'union des professionnels des médias du Bénin et Alain Capo-Chichi, directeur général du Projet Cerco, les communications ont le mérite de montrer aux journalistes présents leurs nouvelles responsabilités pour la promotion du changement à l'échelle de la profession que du pays. Les travaux se poursuivent ce jour.

Publié par ASSOGBA à 21:49:39 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

1 er Août 2006 | 08 août 2006

1er Août 2006
L'économie, 46 ans après l'indépendance...

De 1960 à aujourd'hui, l'économie béninoise a traversé toutes les péripéties que l'esprit humain puisse imaginer. Avec des dirigeants peu patriotes et très irrespectueux de la chose publique, le Bénin a du mal à amorcer son développement économique. Un bilan à mi-parcours permet de se rendre compte que les conditions idéales pour un développement harmonieux et durable des populations béninoises sont loin d'être réunies.

Christophe D. ASSOGBA

Aujourd'hui, l'économie béninoise marche à reculons, mais sa démographie est galopante. La population du Bénin est estimée maintenant à 7 millions d'habitants. Mais le taux de croissance est de 3,1%/an. S'agissant de l'urbanisation, sa courbe également est en progression. De 533.216 habitants en 1992, la ville de Cotonou abrite à cette date près d'un million d'habitants. Ce boom démographique est dû au fait que le taux de natalité et de mortalité est encore élevé. Conséquence immédiate : difficultés de subsistance des populations. Il se trouve malheureusement que la croissance des ressources disponibles devant contribuer au bien-être social et au développement ne suit pas le rythme sans cesse vertigineux de la démographie. Même si le PIB par habitant qui permet d'apprécier les efforts de création des richesses est de 397 dollars en 1998 et que l'agriculture contribue à 39% ce PIB et assure le revenu de près de 80% de la population, il n'en demeure pas moins que nous sommes en présence d'un secteur peu productif. Le pays n'est donc pas autosuffisant sur le plan alimentaire. Il est vrai que le dynamisme du secteur primaire permet de plus en plus l'augmentation de la production vivrière. Qu'importe ! L'agriculture béninoise n'est toujours pas rentable dans un environnement économique très difficile et concurrentiel avec en point de mire les conditions de travail difficiles des paysans. La situation au niveau du secteur secondaire est encore plus critique. Ce secteur demeure le parent pauvre de l'économie béninoise. Il ne peut en être autrement lorsqu'on sait que dans la cadre de la libéralisation de l'économie et de la relance du secteur privé, beaucoup de sociétés étatiques ont été privatisées ou cédées à des intérêts européens notamment français. C'est le cas de la Société béninoise de brasserie (Sobebra) et de la Société nationale de commercialisation des produits pétroliers (Sonacop). D'autres sont en cours de privatisation. Sur la liste se trouve la Société nationale pour la promotion agricole (Sonapra). En clair, le secteur secondaire qui devrait induire la croissance économique est embryonnaire et ses capacités sont sous-utilisées. A cela s'ajoutent les difficultés d'écoulement de la maigre production en raison de la non-compétitivité des produits. Le visage des unités industrielles béninoises n'est pas reluisante. Sa contribution au PIB est aujourd'hui de 14%. En ce qui concerne le secteur tertiaire, il contribue annuellement pour 47% du PIB. Il faut reconnaître qu'il est toujours prépondérant. Mais prudence ! A ce niveau là, tout ne va pas pour le mieux. Les exportations et les importations augmentent à un rythme très inégal au détriment des exportations qui sont pourtant sources de rentrées de devises pour le pays. Mais les activités commerciales se concentrent plus dans l'informel. Ce qui occasionne des manques à gagner à l'Etat.

Infrastructures toujours insuffisantes et inadaptées

Le constat fait au niveau des infrastructures n'est pas reluisant non plus. Dans tout processus de développement, les infrastructures de base représentent le socle de l'économie. A preuve, le réseau routier béninois est composé d'environ 7500 km de routes dont 13% sont bitumées. Un programme d'amélioration du réseau routier est en cours. En plus, le pays ne dispose que de 635 km de voies ferrées dont seulement 438 km reliant Cotonou à Parakou sont en activité. Leur vétusté n'est plus à démontrer. Pour la plupart, elles datent de l'époque coloniale et sont mal entretenues. Quant au transport maritime, il permet d'avoir quelques motifs de satisfaction avec un port artificiel en eau profonde qui comporte trois quais dont un principal de 1800 m. L'ensemble est abrité par une digue de 1424m. En 1998, le port de Cotonou a manipulé 1.887.000 tonnes de marchandises en direction surtout des pays de l'hinterland (Niger, Burkina Faso, Mali). Malgré sa capacité d'accueil de l'ordre de 2 millions de tonnes, le port souffre du même mal que les autres sous-secteurs des transports, l'insuffisance des infrastructures et du personnel. Le transport aérien est l'un des plus viables au Bénin. Mais le seul aéroport de classe internationale qui dispose d'une piste de 2400 m pouvant recevoir les longs courriers comporte huit pistes d'atterrissage mal entretenus.

Energie, eau et infrastructures socio-administratives

L'énergie consommée au Bénin provient en grande partie du barrage électrique de Nangbéto dont la production totale en 1998 est de 5millions de KWh. Ce barrage n'appartient pas qu'au Bénin. C'est une initiative conjointe entre le Bénin et le Togo. Le reste des besoins en électricité est donc comblé en importation du Ghana, du Nigeria et des centrales thermiques. En 1998, la production et les achats d'énergie électrique se sont élevés à 298.210.000 KWh. A ce jour, 100% des hydrocarbures et 90% de l'électricité sont importés. Ce qui constitue une lourde charge pour l'économie. Dans le domaine socio-administratif, les problèmes sont nombreux. Comment comprendre qu'en 46 ans d'indépendance, seulement environ 4000 écoles primaires, 200 établissements d'enseignement secondaire, une trentaine d'établissements d'enseignement technique et professionnel et une vingtaine d'établissements supérieurs (répartis entre deux universités : université d'Abomey-Calavi et de Parakou) ont pu être réalisés ?
Il en va de même pour le secteur sanitaire : les localités reculées du pays ne disposent pas d'hôpitaux digne du nom. Le personnel de santé est globalement insuffisant. Mais on tend vers 1 médecin pour 10.000 habitants prévu par l'Organisation Mondiale de la Santé. En ce qui concerne le taux d'alphabétisation des adultes, il est aujourd'hui de 35,5%. Pour ce qui est de l'habitat, il faut reconnaître que l'Etat ne s'en préoccupe pas comme il se doit. Ce qui fait qu'on note une absence de plan d'urbanisation d'où des lotissements anarchiques des domaines fonciers, l'apparition de bidonvilles et la pollution de l'environnement. Aujourd'hui Cotonou fait partie des villes les plus polluées de l'Afrique de l'Ouest. En somme, il faut admettre que le niveau de vie à un peu évolué en dépit de la pauvreté ambiante. A cette date, 50 habitants et 40 sur 10 .000 disposent respectivement d'une voiture, d'un poste téléviseur et d'un téléphone.
Au regard de tout ce qui précède, il faut reconnaître que pour que l'économie béninoise sorte de ses sentiers battus, il faut impérativement un changement de mentalités des dirigeants béninois et de tout le peuple et une réelle volonté politique. Il faut aussi une prise de conscience généralisée de tous les décideurs politiques et de la société civile pour donner un nouveau souffle à l'économie. Lorsque ces conditions seront réunies, les Béninois pourront fêter les années à venir l'accession de leur pays à la souveraineté internationale avec de réels motifs de fierté et de dignité. Au travail donc pour vaincre la fatalité !


* Article paru dans le numéro spécial du quotidien Evénement Précis, consacré à la fête de l'indépendance


Publié par ASSOGBA à 21:47:18 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

Edito | 08 août 2006

Editorial

46 ans de péchés

1er Août 1960- 1er Août 2006. Mardi prochain, le Bénin indépendant aura exactement 46 ans. A cet âge, un homme qui n'a pas pu se réaliser doit s'avouer vaincu par le sort. Heureusement, ce qui est vrai d'un homme ne l'est pas forcément d'un pays. Un homme a une durée de vie courte alors qu'une nation ou un pays qui n'est pas ravagé par la guerre est destiné à une existence indéterminée voire éternelle. C'est pourquoi 46 ans après l'accession à la souveraineté internationale, on peut encore espérer qu'en dépit de son retard, le Bénin va retrouver la voie du développement. Peut-être a-t-il commencé avec l'avènement du Dr Thomas Boni Yayi à la tête du pays. La réalité est que depuis le 1er Août 1960, sans risque de se tromper, beaucoup de Béninois ont déchanté. Ils sont nombreux les Béninois qui ont commencé par exercer leurs activités à l'aube de l'indépendance avec l'illusion du bonheur garanti. Ils sont admis à la retraite totalement dépités, le rêve brisé. Sans avoir peut-être pu rien réaliser pour leurs nombreuses progénitures. Ils sont nombreux les enfants de l'indépendance. Il s'agit des Béninois nés au lendemain de l'accession à la souveraineté internationale. Leurs parents avaient rêvé avoir donné naissance à des enfants qui vaudront mieux qu'eux parce que libérés de l'exploitation du colonisateur. Aujourd'hui, beaucoup d'entre eux sont encore à la quête d'un mieux-être qui finit devant eux. En somme le bilan des 46 ans d'indépendance, n'est pas du tout rose. Au lendemain de la conférence nationale, nous avons pensé avec Albert Tévoédjrè que nous avons vaincu la fatalité. Mais rien n'a véritablement changé. Le Bénin, pays pauvre très endettés, se cherche toujours dans le concert des nations modernes. Il faut reconnaître que si la situation demeure comme cela, c'est la faute de tous et non de la fatalité. Mais surtout des politiciens qui brillent dans les coups bas et la transhumance. Pour des raisons d'intérêt égoïstes les alliances politiques se font et se défont au grand désarroi des populations. Certes, le Bénin est un exemple aujourd'hui en matière de démocratie. Mais de graves imperfections subsistent qui constituent des handicaps de taille au développement du pays. Ce qui fait que la pauvreté est ambiante. La majorité de la population ne bénéficie pas du fruit de l'exploitation des ressources du pays. Ce mardi fera donc 46 ans de péchés contre les plus pauvres que l'on a enfoncés dans la boue de la misère.

christophr D ASSOGBA

* Edito paru dans le quotidien béninois Evénement Précis, numéro spécial fête de l'indépendance.

Publié par ASSOGBA à 21:46:04 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

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