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Fabrication de Baby foot à Cotonou | 31 août 2006

Fabrication de Baby foot à Cotonou
 Amos 7, un talent caché
  A 35 ans révolu,  Adougbagui Codjo Henri, dit Amos 7 est le patron de l'unique atelier de fabrication des jeux baby foot de Cotonou. Cet homme de talent qui semble détenir le secret des jeux d'enfants, mérite bien une petite visite.
Christophe D. ASSOGBA
 Il est 11 heures 30 minutes vendredi dernier, lorsque je me retrouve dans l'atelier de fabrication des jeux baby foot, sis du côté droit de l'entrée de la digue de Fifadji (un quartier de Cotonou)  en quittant le quartier Ste Rita vers le Stade de l'Amitié de Kouhounou. A peine avait-je garé ma moto qu'un jeune apprenti abandonne son travail et  vient vers moi. Je lui demande son patron. Il me dit qu'il est sorti en pensant que je suis venu acheter un baby foot. En insistant,  le jeune apprenti se rend compte que je ne suis pas un client et me fait signe de la main que son patron est de l'autre côté de l'atelier. Un homme élancé, teint noir,  portant une chemise rouge sur un jeans s'approche de moi. «C'est vous le patron», lui demande-je. Il répond par l'affirmative.
 Le cadre
Le cadre a vraiment l'air d'un atelier, sauf qu'il est presque érigé sur un tas d'ordures. Il est compartimenté en deux. A l'entrée, il y a une maison qui sert de magasin. A une dizaine de mètre, un large hangar, des établis, des chaises : c'est l'atelier proprement dit. Des babys foot, des statuettes accrochées, des foyers artisanaux s'y reposent. L'atelier occupe un grand espace. Mais il brille par la malpropreté.  
  Travail pas facile mais rentable
  C'est grâce à un Ghanéen que Amos 7 exerce ce métier depuis une dizaine d'années. Il a commencé son apprentissage à Abomey et l'a parachevé à Cotonou. «J'ai fais quatre ans d'apprentissage. Mais je n'ai pas obtenu mon diplôme parce que mon patron est rentré dans son pays», révèle Amos 7 qui a  revu son patron qu'une seule fois depuis qu'il a ouvert l'atelier. «Il est venu ici une seule fois. Il a apprécié mon atelier. Il a travaillé un peu avec moi avant de repartir». Selon Amos 7,  la fabrication des babys  n'est pas facile. Il  nécessite une certaine force musculaire puisque le jeu est  réalisé à base du bois.  «C'est de la menuiserie. Mais tous les menuisiers ne peuvent pas fabriquer des jeux d'enfants comme les babys foot s'ils ne l'ont pas appris», a-t-il déclaré. Pour faire le travail, Amos 7 est aidé par deux apprentis. Les matériaux qui entrent dans la fabrication des babys foot sont le bois, le fer, l'aluminium, le tapis, les pointes, les écrous, la peinture, la colle. Si le bois est disponible en quantité et en qualité Amos 7 reconnaît que l'aluminium est de plus en plus rare. «Nous achetons l'aluminium à Missèbo auprès des Ibos qui s'approvisionnent chez les Béninois» avance-t-il. Il ajoute que l'aluminium coûte actuellement 1200 F le Kg. «Avant, on achetait le kg à 500 ou 600 F. maintenant c'est cher. Les blancs importent l'aluminium si bien que le prix a augmenté». Amos 7 explique  que l'aluminium  fondu au feu rouge sert à  fabriquer les joueurs. Selon Amos 7, le baby est souvent fabriqué sur commande et résiste longtemps. «Un baby peut faire cinq ans voir plus si les utilisateurs ne l'exposent pas aux intempéries, ne le laisse pas sous la plus», confie ce spécialiste de fabrication des jeux d'enfants. Il dit fabriquer plusieurs modèles de baby : bonzerie (français) et américain. Il confie que les gens n'aiment pas trop le modèle américain. «Nous recevons beaucoup de commande de l'intérieur du pays et de l'étranger. Les gens viennent de partout nous commander les modèles qu'ils veulent». Parakou,  Cotonou, Porto Novo, Allada, Malanville, Natitingou, Biafra au Ngeria, Abomey, Burkina Faso sont entre autres les localités de provenance de ses clients. Combien coûte un baby ?  Un baby coûte 80.000 à 90.000 F Cfa chez Amos 7 et n'a rien à envier à ceux importés qui coûtent 400.000 à 500.000 F Cfa. Au cours de l'année, la période des vacances constitue le moment où Amos7 vend beaucoup. Il reconnaît aussi qu'à l'approche des fêtes de fin d'année, les babys foot sont beaucoup vendus. «Pendant les fêtes de Noël, nous faisons la promotion. Les gens viennent acheter pour leurs enfants». Par ailleurs, Amos 7 reconnaît que c'est grâce aux fruits de cette activité passionnante qu'il assume ses responsabilités familiales. «La vente des babys foot me permet de nourrir ma petite famille et de faire face à mes besoins. Je ne me plaint pas». Amos 7 ne fabrique pas que les Babys foot.  Il fabrique aussi les billards, les foyers artisanaux. Il est aussi sculpteur : il taille des statues et statuettes. Pour Amos 7, qui voit grand et qui depuis des années est la recherche de partenaire pour accroître et diversifier sa production, il ne faut pas arrêter en si bon chemin. Son leitmotiv reste soutien. Ce soutien qu'il recherche et qu'il souhaite obtenir un beau jour pour rivaliser plus avec les babys importés. Il caresse l'envie aussi d'agrandir son atelier. Et ce désir devrait voir le jour si tout va bien, dans un futur proche.
 Article publié dans le Progès et l'Evénement Précis

Publié par ASSOGBA à 19:20:17 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

Satisfaction des revendications des travailleurs | 11 août 2006

Satisfaction  des revendications des travailleurs
 Les syndicats bientôt en guerre contre Yayi Boni
 La période de grâce  de trois mois accordée par les syndicats au président Yayi Boni est arrivée à expiration. Les hostilités entre gouvernement et centrales syndicales au sujet des revendications des travailleurs s'annoncent pour bientôt.
Christophe D. ASSOGBA
 C'est vrai ! Il était normal que les syndicats accordent une période de grâce au nouveau chef d'Etat élu lors de la dernière élection présidentielle. Cela les représentants des travailleurs auprès du gouvernement l'ont fait pendant plus de trois afin de permettre à la nouvelle équipe dirigeante de prendre connaissance des dossiers de l'Etat, de la plate-forme revendicative des travailleurs.  Maintenant que le gouvernement a eu suffisamment de temps pour étudier les doléances des travailleurs, les syndicats n'entendent plus faire cadeau. Ils exigent que le gouvernement du Dr Thomas Boni Yayi passe vite à l'action en satisfaisant aux revendications légitimes de ses employeurs. Le week-end dernier, les secrétaires généraux de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb)  et de la Centrale des syndicats autonomes  du Bénin (Csa-Bénin), les camarades Pascal Todjinou et Guillaume Attigbé ont lancé un avertissement au gouvernement dirigé par le Dr Thomas Boni Yayi et ont menacé de se faire entendre en usant de leur arme de combat qui est la grève si le chef de l'exécutif et son gouvernement ne répondent favorablement aux attentes suspendues des travailleurs. Il est vrai que dès sa prise de fonction, le chef de l'Etat a donné des instructions pour que certaines revendications soient étudiées et satisfaites. C'est le cas de la mise en application du décret relatif à l'élection des recteurs dans les universités publiques béninoises, une vieille revendication des syndicats des enseignants du supérieur (Snes et Synares) non satisfaite par le régime défunt.  Le gouvernement du Dr Boni Yayi a  fait organisé l'élection des recteurs et vice-recteurs des deux universités béninoises, la première du genre au Bénin. Sinon que les recteurs ont toujours été nommés dans ce pays. Mais il demeure toujours des revendications qui tardent à trouver des solutions. Il s'agit par exemple de la question des enseignants contractuels, des agents licenciés de l'ex-Sitex à Lokossa, des agents de la Sogema, de la revalorisation de la fonction enseignante. C'est ces revendications qui feront descendre dans les toutes prochaines semaines dans la rue les travailleurs  si le gouvernement en place n'y apporte pas des solutions. La fronde sociale est aux portes du gouvernement qui doit faire feu de tout bois pour éviter la paralysie prochaine de l'administration par les centrales syndicales.
 * Article paru également dans l'Evénement Précis du jeudi 10 août 2006.
  

Publié par ASSOGBA à 20:44:07 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

Immigration | 11 août 2006

Immigration
L'Europe oui, mais l'Afrique d'abord

Qui développera l'Afrique si des milliers d'africains continuent de croire que leur bonheur se trouve en dehors de leur terre natale ? En tous cas, ce n'est pas le maintien ou la suppression de la loi Sarkozy en France, qui d'ailleurs est une leçon aux africains pour cesser de servir d'esclaves aux autres mais participer au développement de leur continent.

Christophe D. ASSOGBA

L'histoire retient que l'Europe est en grande partie ce qu'elle est aujourd'hui grâce à l'Afrique. Quand il a s'agit de libérer l'Europe, les africains étaient présents et ont su le faire avec abnégation. « Chez nous, les choses sont claires depuis longtemps. Nous sommes la terre d'origine de Toussaint Louverture. Nous nous reconnaissons fils et disciples d'Aimé Césaire, soeurs et frères consanguins de Christiane Taubira. Sans jamais trop insister, nous savons le prix du sang versé pour la liberté sur des champs de bataille qui nous furent communs », souligne le professeur Albert Tévoédjrè, ancien ministre et ancien fonctionnaire du Bureau international du Travail (Bit). Dans une lettre ouverte adressée au jeune ministre de l'Intérieur français, Nicolas Sarkozy, l'intellectuel béninois explique que les africains francophones sont des «ayant droit» à la France en raison de leur commun passé. L'histoire reconnaît également que l'Europe a spolié et continue de spolier l'Afrique de ses nombreuses richesses intellectuelles, minières et naturelles, plongeant ainsi des millions d'âmes dans l'extrême pauvreté. La curieuse mondialisation est là pour montrer comment le continent noir est toujours serviable et corvéable à merci et sert les intérêts des soi-disant maîtres du monde, chantres de la liberté et de la défense des Droits de l'Homme, mais qui sont les premiers à fouler aux pied les droits des africains quand leurs intérêts est en jeu. Les lois du commerce mondial sont parlantes à ce sujet. L'histoire reconnaît le rôle des africains au service du développement des autres. L'esclavage nous en dit long à travers leur immigration forcée vers les vastes terres de l'Amérique. Mais en sera-t-il ainsi toujours ? L'Afrique va-t-elle toujours servir les intérêts des autres ? L'Afrique est-elle condamnée à demeurer pauvre ou les africains ne peuvent-ils pas faire leur propre développement en mettant fin à celui des autres par le renoncement à l'immigration simple ou «choisie»? La loi Sarkozy sur «l'immigration choisie» semble être l'une des réponses à ces questions. Elle parait comme une invite pour l'abandon «du pèlerinage du bonheur» au profit d'une participation des candidats à l'immigration aux nombreuses tâches de développement de leur pays respectifs. Les bonheur est partout : en Afrique comme en Europe, en Asie comme en Amérique et en Océanie. Le bonheur que recherche des milliers de candidats malheureux à l'immigration ne se donne pas. Il se crée par le travail. Il s'arrache au prix du travail. Si les africains continuent de délaisser leur continent pour d'autres horizons à la recherche du bonheur qu'ils peuvent trouver mieux chez eux, qui va développer l'Afrique à leur place ? Les candidats africains à l'immigration doivent comprendre qu'il n'y a de bonheur que chez soi et que la recherche du bonheur ailleurs contribue à enrichir le pays hôte. Un adage dit «qu'on n'est mieux à l'aise que chez soi». L'Europe oui, mais l'Afrique d'abord. «Nous avons tout en Afrique. Nous devons mieux nous organiser pour créer la richesse, les conditions de notre épanouissement. Nos étudiants doivent comprendre qu'ils ont tout ce qu'il faut pour étudier au Bénin», a souligné Sacca Lafia, député à l'Assemblée nationale du Bénin. Aujourd'hui, avec le Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique, le continent noir a un réel besoin de techniciens, de cadres, d'ingénieurs, de scientifiques, de médecins, de professeurs chevronnés pour impulser son développement. Ces «cerveaux» africains ne manquent pas, mais ils sont en Europe et un peu partout à travers le monde et servent les intérêts des autres. Ils sont à la Nasa, dans les grandes institutions bancaires du monde comme le Fmi et la Banque mondiale, dans les hôpitaux européens, dans les universités européennes, américaines et asiatiques, dans les grandes industries automobiles, électroniques et aéronautiques, alimentaires et textiles. Ils sont un peut partout mais l'Afrique a besoin désormais d'eux. Le continent noir ne va pas continuer à perdre. Il faut qu'il gagne, chacun chez soi.


* Article manchette du deuxième numéro de Mayro Magazine, un mensuel international d'information générale, Août 2006.
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Publié par ASSOGBA à 11:29:57 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

conduite des affaires de l'Etat | 11 août 2006

Conduite des affaires de l'Etat

Yayi Boni fidèle à sa vision

Le président Yayi Boni est-il fidèle à sa vision ? Les quelques jours d'exercice des affaires du pays tendent-ils à créditer que le premier magistrat de la République met en œuvre progressivement les mesures contenues dans son projet de société ?

Christophe D. ASSOGBA

Lors de son investiture le 6 avril dernier devant la représentation nationale à Porto-Novo, le président Thomas Boni Yayi (TBY), à la face du monde entier, a promis beaucoup de choses à son peuple. La première promesse du successeur du Général Mathieu Kérékou est de rétablir l'autorité de l'Etat et de remettre l'ordre au sein de l'administration. Les autres priorités du chef de l'Etat, le Dr Thomas Boni Yayi sont la promotion de la qualité des ressources humaines et la bonne gouvernance dans le travail, le développement de l'esprit d'entreprise et la construction de nouvelles infrastructures. Tels sont les axes de la vision du président Thomas Boni Yayi. «Le Bénin d'aujourd'hui - c'est le message que j'ai perçu et la mission qui m'incombe désormais - le Bénin d'aujourd'hui dis-je, veut un développement fondé sur la paix préservée, le travail valorisé, les compétences reconnues, l'esprit magnifié et l'argent asservi. Cela veut dire que chaque béninois doit opérer sa propre mutation pour favoriser la mutation collective», a affirmé Thomas Boni Yayi à sa prise de pouvoir. La profonde vision de la première autorité du pays est de voir les Béninois changer de mentalités. « Le changement n'adviendra pas dans la cité (...) s'il ne s'est opéré d'abord en vous. Si vous voulez changer l'avenir, changez vous¬ même. Changeons donc d'esprit et de méthode. Privilégions désormais l'intérêt de tous pour garantir les chances personnelles et individuelles, car c'est ensemble que nous gagnerons !», a ajouté Thomas Boni Yayi. Il a aussi pris l'engagement d'être un homme d'action. L'ambition du chef de l'Etat, c'est de restaurer l'espoir en engageant le pays sur la voie de la prospérité de la modernité. C'est aussi de faire du Bénin un pôle de développement économique dans le concert des nations. Soit. Tout cela est bien beau. Mais réalisable. Le président de la République s'est-il, depuis son entrée en fonction, engagé sur la voie des ses profondes aspirations ? Respecte-t-il ses promesses ? Respecte-t-il les lois de la République ? La politique de son gouvernement cadre-t-elle avec sa vision ? Sort-il du cadre de ses orientations politiques et économiques contenues dans son projet de société? Traduit-il déjà en actes concrets, les mesures arrêtées dans le projet de société sur la base duquel le peuple souverain lui a accordé sa confiance en le portant au pouvoir avec 75% des suffrages ? Autant de questions qui méritent d'être posées lorsqu'on sait souvent que, comme l'a dit un homme politique béninois et pas des moindres : «les promesses électorales n'engagent que ceux qui y croient». Le moins que l'on puisse dire, après plus de 100 jours d'exercice de gestion des affaires de l'Etat, force est de reconnaître que le président de la République n'a pas encore trahi sa vision pour le Bénin. Mieux, sans risque de se tromper, on constate que les actes déjà posés et les décisions prises par son gouvernement trouvent leur fondement dans la mise en œuvre des nombreuses mesures de son projet de société. A preuve les nominations à la tête de certaines structures de l'Etat comme l'Inspection Générale d'Etat et le port autonome de Cotonou pour ne citer que ces institutions là, tiennent compte de la compétence et de la probité. Si aujourd'hui on constate un retard dans la formation des cabinets ministériels, cela est dû en partie à cette quête de «l'homme qu'il faut à la place qu'il faut» c'est-à-dire à la compétence au service de l'administration et du sens du devoir au service de la patrie. Qui plus est, la feuille de route adoptée par le gouvernement est ancrée dans cette vision. Thomas Boni Yayi a déjà pris à bras le corps les multiples problèmes des différents secteurs d'activités. Le problème d'approvisionnement du pays en hydrocarbures suffisant est en passe d'être définitivement réglé. La filière cotonnière en difficulté est relancée et les cotonculteurs ont repris en toute confiance le chemin des champs. Aussi l'épineux problème de la vente de l'essence «kpayo» aux multiples conséquences est-il en train de trouver des solutions : les trafiquants ont décidé d'embrasser d'autres secteurs d'activités formelles avec l'aide de l'Etat. Thomas Boni Yayi a rencontré les acteurs de la vie politique et économique national. Il a effectué de nombreux déplacements à l'étranger dans le but de trouver des solutions à certains problèmes notamment les hydrocarbures et l'énergie électrique. En peu de temps, Thomas Yayi Boni et ses collaborateurs ont réalisé beaucoup de choses même si sur le terrain on ne ressent encore véritablement rien. Toujours est-il que les choses évoluent dans le sens de l'aiguille du «changement» prôné et souhaité par le peuple. Petit à petit, Thomas Boni Yayi est en train de restaurer l'autorité de l'Etat complètement par terre sous le régime défunt. En témoigne certains dossiers pendant devant la justice et qui touchent à l'honorabilité des dirigeants du pays. Bref, en agent efficace du changement qu'il incarne, Thomas Boni Yayi, est en train de répondre à petits coups aux attentes suscitées par la sanction de la classe politique par le peuple lors de l'élection présidentielle de mars 2006. La manière dont se comporte la haute autorité donne à penser qu'il concrétise petit à petit sa vision. Il n'a donc pas d'inquiétudes à se faire : le pays est sur la voie du redressement économique. Au terme du quinquennat, la vision du Dr Thomas Boni Yayi pour le Bénin ne sera peut-être pas une chimère.

* Article publié également dans le premier numéro de l'hebdomadaire Le CHANGEMENT paru le vendredi 11 août 2006.


Publié par ASSOGBA à 11:22:00 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

Palais de la Présidence | 11 août 2006

Palais de la Présidence

Des conseillers et chargés de mission de Boni Yayi désoeuvrés

Certains conseillers et chargés de mission du président Boni Yayi regrettent déjà leur nomination à ces postes. Et pour cause : ils sont désoeuvrés.

Christophe D. ASSOGBA

Ils sont nombreux les conseillers et chargés du chef de l'Etat, le Dr Boni Yayi, qui ne font rien à la présidence de la République. Ils s'ennuient à longueur de journée dans leurs bureaux. Leur seule besogne, c'est de recevoir des amis qui pour la plupart viennent les féliciter pour leur nomination à ces postes de responsabilité. L'autre boulot qu'ils font, c'est d'aider des amis à décrocher des audiences auprès du chef de l'Etat. Depuis leur nomination, ils ne sont presque pas consultés par le chef de l'Etat et ne sont pas encore allés en mission. Ils ne traitent aucun dossier. D'ailleurs, ils font même des semaines sans voir le premier magistrat de la République qui lui est toujours en mission pour le pays. Au fait, ces collaborateurs de Boni Yayi sont désoeuvrés. Ils regrettent pour la plupart déjà cette fonction. S'ils avaient le courage de démissionner, certains l'auraient fait depuis. Le désoeuvrement des ces collaborateurs de la première autorité du pays, donne raison à ceux qui disent que le président Boni Yayi a nommé trop de chargés de mission. On compte déjà une dizaine de chargés de mission et une quinzaine de conseillers techniques. La liste n'est pas encore clôturée puisque des partisans du chef de l'Etat attendent d'être nommés à ces postes. Et bonjour l'oisiveté. Le grand danger, c'est que dans leur désoeuvrement, ils s'activent dans les petites querellent dont bruit le palais. Sous l'ère Kérékou, ils furent les principaux pourvoyeurs des fiches truquées qui ont induit l'ex président dans la plupart de ses erreurs. Comme on dit, un esprit oisif est l'atelier du diable.

* Article publié également dans L'Evénement Précis du 11 août 2006.


Publié par ASSOGBA à 11:16:23 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

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