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Salaire mensuel de base sans indemnités | 27 septembre 2006


Salaire mensuel de base sans indemnités

Les ministres de Boni Yayi gagnent 420.000 FCFA

C'est peut-être surprenant mais c'est une réalité. Sans les primes et indemnités de tout genre, les ministres du gouvernement du Dr Boni Yayi gagnent 420.000 FCFA comme salaire mensuel de base.

C. A.

Beaucoup de personnes pensent qu'en matière de salaire, les ministres viennent après le Chef de l'Etat. La plupart des Béninois croient toujours que les ministres gagnent des salaires faramineux et ne comprennent pas pourquoi ils ne résistent pas aux virus de la corruption, de la concussion et du détournement. Les gens doivent se détromper. Ils ne sont ni les moins ni les mieux lotis en salaire du pays. A moins qu'un changement intervienne, les ministres du gouvernement du Dr Thomas Boni Yayi perçoivent comme salaire de base la bagatelle somme de 420.000 FCFA à la fin de chaque mois. Les primes et autres indemnités de missions ne sont pas comprises dans les 420.000 FCFA. C'est le salaire brut. D'aucuns ont estimé que ce salaire est maigre et ont souhaité sa révision à la hausse. Le ministre du Développement de l'Economie et des Finances a été saisi d'une requête dans ce sens mais n'a pas accédé favorablement à la demande d'augmentation du salaire mensuel de base des ministres.
Il faut préciser que le taux était le même sous le régime défunt et que cela n'a pas encore changé. A l'analyse, on pourrait dire que c'est ce maigre salaire que gagnaient les ministres des gouvernements du Général Mathieu Kérékou qui est à la base du manque criard de respect aux deniers publics constaté sous l'ancien régime.

Publié par ASSOGBA à 13:00:53 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

Pénurie artificielle du ciment dans les dépôts de Cotonou | 27 septembre 2006

Pénurie artificielle du ciment dans les dépôts de Cotonou
 
Vers une solution définitive
 Depuis quelques semaines, on constate une pénurie artificielle  au niveau de l'approvisionnement des dépôts de Cotonou et localités avoisinantes en ciment en raison de la décision unilatérale des sociétés cimentières  de ne plus fournir ses dépôts pour réduire les coûts liés à la commercialisation de ce produit. Une situation est en voie de trouver une solution définitive.
Christophe D. ASSOGBA
 

Depuis quelques jours, les populations n'arrivent  pas à s'approvisionner en ciment dans les dépôts de Cotonou et environ. Le ciment n'est pas disponible dans les dépôts. Ce qui fait dire à certaines mauvaises langues qu'il y a pénurie de ciment dans le pays. Il n'en est pas question. Ce qui se passe est totalement différent. En effet, les sociétés cimentières ont fait une requête en direction du gouvernement pour porter le prix du ciment à 70.000 francs CFA la tonne. Par la même occasion, elles ont fait savoir au gouvernement leurs difficultés. L'une de ces difficultés est le coût élevé de l'approvisionnement des dépôts de Cotonou et ses environ en ciment. Autrement dit, le transport du ciment des magasins de ces sociétés vers les dépôts de vente en ville revient cher aux sociétés cimentières. Elles ont donc décidé de compenser cela en portant le prix de la tonne à 70.000 et de ne plus approvisionner les dépôts de vente de la ville de Cotonou. Selon un responsable d'une des sociétés cimentières, les dépôts de l'intérieur continuent d'être approvisionnés en ciment. Le gouvernement leur a demandé d'envoyer leur structure de prix afin de l'étudier mais n'a pas accepter le principe d'augmentation. Le gouvernement n'a  donc pas  encore accédé à leur requête. De façon délibérée, il y a quelques semaines, elles ont donc augmenté le prix du ciment foulant aux pieds l'autorité de l'Etat qui a donc pris les mesures qui s'imposent. Le gouvernement  a donc décidé de faire fermer les dépôts qui vendaient aux populations le ciment à 70.000 f la tonne sur toute l'étendue du territoire national. En fait, cette décision unilatérale des sociétés cimentières a donc ouvert la porte à la spéculation. Sensible  à leurs préoccupations, le gouvernement du Dr Boni Yayi est donc entré en négociation avec ses  sociétés cimentières afin de déterminer les nouveaux prix de ce produit. Elles  sont  revenues à la raison et ont mis fin à la vente du  ciment à 70.000 f.  Mais, résolues à ne plus envoyer le ciment dans les dépôts de la ville de Cotonou,  elles ont transformé leurs dépôts de stockage en dépôts de vente où les populations qui le savent vont s'approvisionner au prix réel c'est-à-dire à 65.000 f la tonne. Les responsables des sociétés cimentières se permettent le luxe de comparer les prix au Bénin à ceux des pays voisins notamment le Togo où la tonne est vendue à 70.000 f. Or la situation n'est pas la même dans ces pays. Selon le Directeur de cabinet du ministre du Commerce et de l'Industrie, M. Fagbémi Latif, les études techniques pour déterminer les nouveaux prix ont  déjà été effectuées. A l'en croire, il ne reste que la  procédure devant conduire à la fixation du nouveau prix de cession du ciment aux consommateurs  qui est en étude et dès qu'elle sera terminée, elle sera validée par les autorités compétentes du pays notamment le Ministre de l'Industrie et du Commerce, le Ministre du Développement, de l'Economie et des Finances et le Président de la République.  En attentant que les autorités trouvent une solution définitive, les consommateurs de Cotonou et environ peuvent s'approvisionner directement à la source, c'est-à-dire sur les différents sites de fabrication du produit : Cimbénin, Scb et Sco Lafarge.. D'après les explications de M. Fagbémi Latif, au regard des études techniques effectuées, on tend vers une augmentation du prix du ciment. Il a estimé que le gouvernement n'est pas là pour tuer les consommateurs mais pour protéger les consommateurs. Selon lui une augmentation de 5000 f n'est pas possible. Il a laissé entendre que les problèmes des institutions cimentières seront pris en compte dans la fixation des nouveaux prix du ciment. « Le ciment ne sera pas vendu à 70.000 f», a-t-il avoué avant d'expliquer que l'augmentation n'est pas la seul alternative du gouvernement qui peut choisir également de concéder des exonérations aux sociétés cimentières.


 *article paru dans La Gazette du Palais n° 008.

Publié par ASSOGBA à 12:58:50 dans ASSOGBA | Commentaires (4) |

Pénurie artificielle du ciment dans les dépôts de Cotonou | 27 septembre 2006

Pénurie artificielle du ciment dans les dépôts de Cotonou
 
Vers une solution définitive
 Depuis quelques semaines, on constate une pénurie artificielle  au niveau de l'approvisionnement des dépôts de Cotonou et localités avoisinantes en ciment en raison de la décision unilatérale des sociétés cimentières  de ne plus fournir ses dépôts pour réduire les coûts liés à la commercialisation de ce produit. Une situation est en voie de trouver une solution définitive.
Christophe D. ASSOGBA
 

Depuis quelques jours, les populations n'arrivent  pas à s'approvisionner en ciment dans les dépôts de Cotonou et environ. Le ciment n'est pas disponible dans les dépôts. Ce qui fait dire à certaines mauvaises langues qu'il y a pénurie de ciment dans le pays. Il n'en est pas question. Ce qui se passe est totalement différent. En effet, les sociétés cimentières ont fait une requête en direction du gouvernement pour porter le prix du ciment à 70.000 francs CFA la tonne. Par la même occasion, elles ont fait savoir au gouvernement leurs difficultés. L'une de ces difficultés est le coût élevé de l'approvisionnement des dépôts de Cotonou et ses environ en ciment. Autrement dit, le transport du ciment des magasins de ces sociétés vers les dépôts de vente en ville revient cher aux sociétés cimentières. Elles ont donc décidé de compenser cela en portant le prix de la tonne à 70.000 et de ne plus approvisionner les dépôts de vente de la ville de Cotonou. Selon un responsable d'une des sociétés cimentières, les dépôts de l'intérieur continuent d'être approvisionnés en ciment. Le gouvernement leur a demandé d'envoyer leur structure de prix afin de l'étudier mais n'a pas accepter le principe d'augmentation. Le gouvernement n'a  donc pas  encore accédé à leur requête. De façon délibérée, il y a quelques semaines, elles ont donc augmenté le prix du ciment foulant aux pieds l'autorité de l'Etat qui a donc pris les mesures qui s'imposent. Le gouvernement  a donc décidé de faire fermer les dépôts qui vendaient aux populations le ciment à 70.000 f la tonne sur toute l'étendue du territoire national. En fait, cette décision unilatérale des sociétés cimentières a donc ouvert la porte à la spéculation. Sensible  à leurs préoccupations, le gouvernement du Dr Boni Yayi est donc entré en négociation avec ses  sociétés cimentières afin de déterminer les nouveaux prix de ce produit. Elles  sont  revenues à la raison et ont mis fin à la vente du  ciment à 70.000 f.  Mais, résolues à ne plus envoyer le ciment dans les dépôts de la ville de Cotonou,  elles ont transformé leurs dépôts de stockage en dépôts de vente où les populations qui le savent vont s'approvisionner au prix réel c'est-à-dire à 65.000 f la tonne. Les responsables des sociétés cimentières se permettent le luxe de comparer les prix au Bénin à ceux des pays voisins notamment le Togo où la tonne est vendue à 70.000 f. Or la situation n'est pas la même dans ces pays. Selon le Directeur de cabinet du ministre du Commerce et de l'Industrie, M. Fagbémi Latif, les études techniques pour déterminer les nouveaux prix ont  déjà été effectuées. A l'en croire, il ne reste que la  procédure devant conduire à la fixation du nouveau prix de cession du ciment aux consommateurs  qui est en étude et dès qu'elle sera terminée, elle sera validée par les autorités compétentes du pays notamment le Ministre de l'Industrie et du Commerce, le Ministre du Développement, de l'Economie et des Finances et le Président de la République.  En attentant que les autorités trouvent une solution définitive, les consommateurs de Cotonou et environ peuvent s'approvisionner directement à la source, c'est-à-dire sur les différents sites de fabrication du produit : Cimbénin, Scb et Sco Lafarge.. D'après les explications de M. Fagbémi Latif, au regard des études techniques effectuées, on tend vers une augmentation du prix du ciment. Il a estimé que le gouvernement n'est pas là pour tuer les consommateurs mais pour protéger les consommateurs. Selon lui une augmentation de 5000 f n'est pas possible. Il a laissé entendre que les problèmes des institutions cimentières seront pris en compte dans la fixation des nouveaux prix du ciment. « Le ciment ne sera pas vendu à 70.000 f», a-t-il avoué avant d'expliquer que l'augmentation n'est pas la seul alternative du gouvernement qui peut choisir également de concéder des exonérations aux sociétés cimentières.


 *article paru dans La Gazette du Palais n° 008.

Publié par ASSOGBA à 12:58:40 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

Mise en oeuvre de la déconcentration au Bénin | 31 août 2006

Mise en œuvre de la déconcentration au Bénin

vers la vulgarisation du rapport d'audit de cohérence du dispositif d'assistance aux communes
Il s'est ouvert hier à la Maison d'accueil Sainte Anouarite d'Abomey-Calavi l'atelier départemental de vulgarisation du rapport d'audit de cohérence du dispositif d'assistance conseil aux communes. Après les autres départements du pays, c'est au tour de l'Atlantique et du Littoral d'abriter cet atelier qui s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la déconcentration.

Kokouvi EKLOU

Après l'atelier de réflexion sur la problématique de la déconcentration tenu en Janvier dernier au Palais des congrès de Cotonou, où l'accent a été mis sur la nécessité de renforcer le volet déconcentration de la réforme de l'administration territoriale pour mieux accompagner la décentralisation, des ateliers ont été initiés pour vulgariser au niveau départemental le rapport d'audit de cohérence du dispositif d'assistance conseil aux communes. A l'ouverture de cet atelier organisé par la Direction générale de l'administration territoriale avec l'appui de l'Ambassade des Pays-Bas, Mme Véronique Brun Hatchémé, préfet des départements de l'Atlantique et du Littoral s'est réjouie de la mise en chantier par le gouvernement de ce volet de la réforme de l'administration territoriale qui a été quelque peu laissé pour compte après les élections communales et municipales de Décembre 2002 et Janvier 2003. Ceci témoigne, a-t-elle dit, de la volonté politique de faire de la décentralisation et de la déconcentration, le cadre par excellence du développement du pays. Le niveau départemental étant l'élément clé du dispositif d'assistance conseil aux communes, il serait souhaitable, a-t-elle précisé, que les dispositions soient prises pour déléguer effectivement les crédits de fonctionnement et d'investissement aux structures déconcentrées de l'Etat pour leur permettre d'accomplir efficacement leur mission d'assistance conseil aux communes. Elle a invité les participants à suivre attentivement le rapport d'audit de cohérence qui leur sera présenté et à faire des suggestions et recommandations en vue de son amélioration. Soulignant le fait que l'Etat même n'est pas encore parvenu à clarifier les rôles entre l'administration centrale et l'administration déconcentrée, et que « bon nombre de tâches opérationnelles qui devraient être exécutées par les directions et services départementaux continuent d'être assurées par les structures de l'administration centrale beaucoup plus attendues sur les fonctions de définition des politiques et stratégies d'encadrement et de suivi », M. Zourkaneyini Toungouh, directeur de cabinet du Ministère de la sécurité publique et des collectivités locales a évoqué l'intérêt de l'atelier. Ces insuffisances constituent, a-t-il indiqué, un problème non négligeable dans la mise en œuvre de la déconcentration, corollaire de la décentralisation. Pendant deux jours, les participants vont mener des réflexions quant à l'appropriation de la vision et de la stratégie nationale de la déconcentration au Bénin en cours d'élaboration.

Publié par ASSOGBA à 19:34:04 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

Rémaniement ministériel spécial | 31 août 2006



Remaniement ministériel spécial

Colette Houéto limogée pour «incompatibilité d'humeur»

Le chef de l'Etat, le Dr Thomas Boni Yayi a limogé son ministre des Enseignements primaire et secondaire Mme Colette Houéto hier. Le communiqué de la présidence de la République parvenu à notre rédaction précise que la décision du chef de l'Exécutif béninois est motivée par la préservation de la cohésion de l'équipe gouvernementale et le respect de l'autorité de l'Etat. Mais on apprend Houéto a été relevée de sources dignes de foi, que c'est pour «incompatibilité d'humeur» que Colette de ses fonctions.

Christophe D. ASSOGBA

Le limogeage du ministre des enseignements primaire et secondaire a surpris beaucoup de Béninois hier dont même des membres du gouvernement du Dr Thomas Bon Yayi. Un des ministres de Yayi Boni qui était à la fête de l'igname dans la journée d'hier à Savalou a appris comme beaucoup de Béninois le limogeage de son collègue dans les médias. Là n'est pas le problème. Que s'est-il passé pour que le chef de l'Etat, le Dr Thomas Boni Yayi décide à la surprise générale de limoger son ministre des Enseignements primaire et secondaire ? Beaucoup de Béninois s'interrogent encore. La raison avancée par le communiqué de la présidence de la République est que l'autorité de l'Etat a été bravée et la cohésion de l'équipe gouvernementale menacée. On se rappelle que le gouvernement s'était doté d'une charte de bonne conduite et que tout membre du gouvernement qui enfreint les règles fixées dans ce code est passible de punitions diverses. Le ministre Colette Houéto a-t-elle passé outre les mesures contenues dans la charte commune du premier gouvernement du changement ? Il semble qu'il n'en a pas été ainsi. Le ministre Colette Houéto aurait été limogée pour d'autres situations. Selon des sources bien informées, Colette Houéto a été relevée de ses fonctions pour diverses raisons. Des sources concordantes estiment que les nominations effectuées ces dernières semaines par l'ex-ministre n'ont pas respecté l'orthodoxie du changement. Les mêmes sources précisent que le chef de l'Etat aurait rappelé son ministre à l'ordre par personne interposée par rapport à aux récentes nominations qu'elle a effectuées aussi bien dans son cabinet que dans les directions sous tutelle. Le ministre aurait raconté à qui voulait l'entendre qu'elle a bravé le chef. A la passation de service du Directeur de cabinet entrant, celui-ci aurait tenu des propos similaires qui sont tombés dans les oreilles du chef de l'Etat qui a aussitôt interpellé son ministre. Cette dernière aurait confirmé les propos de son collaborateur. C'est la première raison. Est-ce la goûte d'eau qui a fait déborder le vase ? Assurément non ! Le second mobile est que le ministre Colette Houéto, en sa qualité de doyenne d'âge du gouvernement avec 67 ans (le chef de l'Etat a 54 ans) aurait refusé d'exécuter certaines missions à elle confiée par le président de la République, estimant qu'à son âge, elle ne peut pas se faire commander n'importe comment. D'autres sources précisent que c'est pour «incompatibilité d'humeur» que le N° 1 béninois a décidé sans même consulter presque personne de se séparer de son ministre des Enseignements primaire et secondaire. Cette dernière raison semble la plus vraie d'autant plus que c'est elle qui a été présentée aux membres du bureau de l'Assemblée nationale et sur laquelle le président du Parlement, Antoine Kolawolé Idji et ses collègues membres du bureau se sont tablés pour donner leur avis favorable. Le bureau de l'Assemblée nationale qui s'est réuni hier au domicile du président Antoine Kolawolé Idji à Cotonou a donc motivé la décision du premier magistrat de la République sur la base «d'incompatibilité d'humeur» et non sur une quelconque menace sur la cohésion de l'équipe gouvernementale ni sur un non respect de l'autorité de l'Etat. Au demeurant, il faut signaler que le ministre Colette Houéto aura passé 124 jours au gouvernement non sans avoir engagé des actions et réformes que va poursuivre certainement sa remplaçante, Mme Evélyne Sossouhounto Epse Kaného, Inspectrice de l'Enseignement secondaire, précédemment en service à la direction de l'Inspection pédagogique.

Article publié dans l'Evénement Précis

Publié par ASSOGBA à 19:30:18 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

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