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Affaire « Arche de Zoé » : l'Afrique doit dire non ! (LIBRE OPINION) | 13 novembre 2007

Sans doute inspiré par le désormais tristement célèbre discours de Dakar du président français, Nicolas Sarkozy, sur une Afrique attardée et incapable de progrès et je ne sais quelles autres inepties encore, des citoyens français ont crû devoir bon, de venir en Afrique, comme cela se faisait jadis, semer la « bonne parole » civilisatrice et « salvatrice » de l'Occident, comme à la bonne vieille époque coloniale. Et, cela va de soi, en usant des bonnes vieilles méthodes expéditives qui allaient avec. S'il ne s'agissait encore que de paroles et de ruse, notre indignation seule et nos habituelles condamnations auraient sans doute suffi, si tant est qu'elles servent à quelque chose dans un monde unipolaire dominé par l'Occident, qui y dicte injustement et impunément ses lois, faisant appel aux conventions et traités internationaux uniquement lorsque cela lui sied. C'est cet Occident intraitable lorsqu'il s'agit de demander qu'on juge Hissène Habré et Charles Taylor –pour ne citer que les cas les plus en vue- qui aujourd'hui, avec Sarkozy en tête, demande qu'on « libère » Eric Breteau et sa bande, que la justice tchadienne se dessaisisse d'une affaire dans laquelle 103 petits enfants tchadiens innocents sont des victimes. Et d'ici j'entends le sarcasme dans quelques petits salons de l'hexagone : « Quoi ? Un petit tribunal de nègres en train de juger des descendants de Gaullois de pure souche ? » Allons faut pas trop rêver ! Par contre, j'ai beau tendre l'oreille, j'ai beau éplucher les médias, je ne vois nulle part trace des indignations et des appels pressants et répétés de Human Rights Watch, d'Amnesty International, de Global Witness...! Après tout, que vaut la vie et la dignité d'un misérable petit enfant africain, tchadien, face à celle d'un « humanitaire » venu « sauver » des vies, quitte à simuler « des blessures de guerre » sur le corps des enfants. Il faudra sans doute faire appel à un autre grand Français, poète et conteur émérite celui-là, je veux parler de Jean de la Fontaine pour comprendre cette logique à deux vitesses de l'Occident. Le poète n'avait –t-il pas en effet décrété depuis sa fable du Loup et de l'agneau que « la raison du plus fort est toujours la meilleure » ! Alors, à quoi bon s'indigner si le verdict est connu d'avance ! Mais voilà, il s'agit bien d'une affaire gravissime et pour cela nous ne saurions nous taire, ni rester les bras croisés, nous Africains. Plus que des paroles blessantes ou des propos désobligeants ou outrageants, il s'agit d'un gangstérisme néocolonial, ni plus ni moins, fût-il d'un genre nouveau. Un gangstérisme assaisonné à la sauce humanitaire et servi à une Europe qui cherche à se faire bonne conscience, et qui pour cela est prête à payer quelques petit milliers d'euros pour « sauver » une vie, et ... adopter un enfant. Et encore si ce n'était que cela ! En réalité, l'affaire de l'Arche de Zoé est purement et simplement un enlèvement, un rapt collectif, une razzia digne des siècles précédents, inacceptables en ces temps modernes ou conventions et traités internationaux « protègent » les enfants, tous les enfants du monde, contre toutes les formes de traites et de traitements dégradants. En novembre 1989, l'assemblée générale de l'ONU n'avait-elle pas adopté la Convention internationale sur les droits de l'enfant, qui allait entrer en vigueur une année plus tard le 2 septembre 1990 ? La France n'est-elle pas partie prenante de ce traité aujourd'hui ratifié par 192 nations dans le monde? Sarkozy et Eric Breteau devront bien nous dire - car à ce qu'on sache, seuls la Somalie (pour des raisons que l'on sait) et les Etats-Unis pour leur habituelle arrogance ne sont pas encore parties prenantes de ce traité. Or dès son article 8, cette Convention affirme sans ambages que « les Etats parties s'engagent à respecter le droit de l'enfant de préserver son identité, y compris sa nationalité, son nom et ses relations familiales, tels qu'ils sont reconnus par la loi, sans ingérence illégale ». Dès l'article suivant, il est stipulé que « les États parties veillent à ce que l'enfant ne soit pas séparé de ses parents contre leur gré ». Et l'article 11 d'ajouter : « Les États parties prennent des mesures pour lutter contre les déplacements et les non-retours illicites d'enfants à l'étranger ». L'espace permettant, on aurait pu continuer à citer les 41 articles de « la première partie » de cette Convention de 1989, tous les uns plus accablants que les autres pour les acteurs de l'Arche de Zoé. A présent, la paire Breteau - Sarkozy devra bien nous dire quelles mesures ils avaient prises pour assurer le « retour » de ces enfants qui n'avaient d'autre identité que des bracelets numérotés, portés au poignet! Vous-dis-je, remplacez les sièges de l'avion sur lequel ils devaient voyager par les cales humides des navires esclavagistes qui sillonnaient l'Atlantique pendant les trois siècles de traite négrière, et vous comprendrez mieux l'entreprise macabre qui était en gestation à Abéché. Répétons-le, dans cette affaire, il s'agit d'un enlèvement d'enfants – rien de moins –innocents, arrachés sournoisement à l'affection des leurs à qui l'on a servi un discours auquel aucun parent ne résisterait : offrir une meilleure éducation et bien plus de chances et d'opportunités à leurs descendants. Mais en réalité, les desseins étaient autres, puisque Breteau avaient aussi déjà « vendu » ces enfants à de futurs parents (adoptifs ?) en France, dont certains menacent aujourd'hui de porter plainte. Ils ont raison de le faire et il faudrait qu'ils aillent jusqu'au bout de leur logique, puisque la marchandise –oui la marchandise - ne leur a pas été livrée. Et racontez-nous toujours que la traite négrière est abolie : on vous croira les yeux fermés. Manifestez pour la libération des membres de l'Arche de Zoé, vos larmes et vos slogans seront bien mieux relayés dans les médias que celles des manifestants Tchadiens, de ces pères et mères affligés. En attendant, et quatre décennies après le rêve brisé de Martin Luther King, sur l'île mémoire de Gorée, aux Antilles, dans les Caraïbes, aux Etats-Unis, et au Brésil, etc., l'Arche de Zoé doit avoir réveillé de lointains et traumatiques souvenirs. Souvenirs d'un certain voyage sans retour, dont les séquelles tragiques dans les contrées racistes de l'Amérique se font encore sentir dans les tripes. Non, plutôt que dans la déclaration universelle des droits de l'homme, qui décrète l'égalité de tous les êtres humains (« qui naissent libres et égaux » nous enseigne-ton), on est ici en musique où une blanche vaut deux noires. Que ceux qui veulent le nier aillent danser ailleurs au rythme des balafons d'Afrique ! Et pour en revenir à l'Arche de Zoé, l'affaire qui survient au moment où l'on parle d'un nouveau partenariat entre l'Europe et l'Afrique, sur une base égalitaire, vient rappeler à nos bonnes consciences africaines qu'il s'agit de paroles creuses, hypocrites et intéressées ! Il faudra bien que nos dirigeants et nous mêmes comprenions enfin que le combat pour l'indépendance et la liberté de notre continent, le combat pour l'égalité est encore loin d'être achevé. Il reste à mener. Il est à gagner avant de nous laisser endormir sur des lauriers illusoires ou pas encore acquis. L'Afrique et la race noire souffrent et souffriront encore, si nous ne sentons pas la nécessité de mener ce combat, aussi inégal fût-il. Car les réactions indignées à Paris en signe de solidarité aux membres de l'Arche de Zoé et le voyage à la fois expéditif et intrusif de Sarkozy à Ndjaména sont là pour nous rappeler qu'il subsiste encore dans le subconscient de beaucoup d'Européens (heureusement pas tous !) des réflexes aux antipodes des valeurs universelles –ne serait-ce que supposées - d'égalité et de dignité humaines, des réflexes et des comportements que dépeignent les auteurs de cette macabre affaire et tous ceux qui les soutiennent. Si la belle aventure de l'Arche de Zoé a pu être planifiée, c'est parce qu'elle sait compter sur des idéologues comme Sarkozy, ou encore le prix Nobel de médecine de 1962, James Watson qui, quelques jours avant l'éclatement du scandale d'Abéché, avait lui aussi ouvert de vieilles blessures en annonçant urbi et orbi que les Noirs sont moins intelligents que les Blancs, avant d'asséner son verdict assassin « toutes les recherches concluent » que c'est ainsi. Toutes les recherches, vraiment Professeur ? C'est vrai que par leurs attitudes, Sarkozy, Watson et tous les autres qui pensent comme eux, nous ramènent des décennies, voire des siècles en arrière, pour mener des combats qui auraient dû ne plus avoir raison d'être déclenchés. Car ne les voilà-t-il pas qui en plein 21ème siècle, après un demi-siècle d'indépendance acquises de haute lutte et parfois au prix du sang et près deux siècles après l'abolition de l'esclavage, ne les voilà-t-il pas donc qui s'érigent en idéologues ébauchant des arguments à l'usage des explorateurs et des « civilisateurs » d'un genre nouveau (comme Breteau) qui se comportent en conquistadores pour décider de ce qui est « bien » pour l'Afrique et ses enfants. Les vaillants combattants pour l'indépendance de l'Afrique et pour la libération des Noirs, se seraient-ils battus en vain ? Seraient-il tombés sur le champ d'honneur pour que leurs descendants soient vendus comme de vulgaires petits pains, fussent-ils labellisés « orphelins du Darfour » à coup de bandages sur des fronts indemnes de toutes blessures, si ce n'est la blessure de l'affront subi ? Assurément Non! Et Nous devons collectivement dire Non. Dans cette affaire, et comme dans plusieurs autres, hélas souvent plus sulfureuses et plus ambigües les unes que les autres, se vivent un mélange de nostalgie coloniale et de paternalisme hypocrite, combinée à l'arrogance et au mépris que confèrent la force inculte et négationniste des Zembla et autres Tarzan salvateurs de notre époque. Je veux parler Tarzan et Zembla, ces héros de bandes dessinées sauveurs de peuples primitifs et dont on a matraqués nos esprits d'enfants pour démontrer la supériorité de la race blanche, et que beaucoup de jeunes Africains ont lu et dévoré avec passion et innocence sans en percevoir le message sous-jacent. Remplacez les lianes par l'avion et relisez les propos de sa « compagne » cités dans les médias français, et vous comprendrez que le Monsieur Breteau en prison au Tchad ne se prend pas moins que Zorro. Un véritable Tintin en Afrique. Comme George Bush qui a voulu amener la démocratie, la paix et le bonheur en Irak par les obus avec les conséquences que l'on sait , Eric Breteau, « sa compagne » et sa bande de copains, veulent coûte que coûte et vaille que vaille par des procédés abominables apporter le « bonheur » à des peuples qui n'en ont pas encore fait la demande, n'en ont pas manifesté l'intérêt. Mais Sarkozy ne leur a-t-il pas enseigné depuis sa chaire usurpée de l'Université de Dakar une après-midi de juillet 2007, que nous étions attardés ? Ne leur a-t-il pas fait comprendre que nous devrions être sauvés ? Encore une fois nous devons dire Non. Non à Sarkozy, Non à Watson, Non à Breteau. Non aux pirates de l'humanitaire. Et ce Non là, nous devons le dire debout. Ces salvateurs d'un genre nouveau, n'ont trouvé de mieux pour sauver l'Afrique et ses enfants que d'aller les vendre à des parents « adoptifs » - parfois bien intentionnées et honnêtes, parfois en mal d'affection dans des sociétés ultra-libérales qui ne peuvent plus rien leur offrir de ce côté là, et parfois à de vulgaires criminels qui cherchent des êtres à réduire à l'esclavage, la main d'œuvre domestique étant devenue une denrée rare en occident. Je n'ose pas penser aux réseaux de pédophiles à l'affût, évoqués par un journaliste français,Thierry Meyssan, président du réseau Voltaire. Et rien ne dit quel sort serait réservé à ces enfants puisqu'ils n'auraient laissé derrière eux personne pour réclamer qui que ce soit, personne pour se plaindre auprès de qui que ce soit. Ils auraient été tout bonnement perdus pour les leurs. Une deuxième rupture du cordon ombilical. Oui le lien avec l'Afrique coupé pour de bon et eux perdus à jamais! Et pour cela l'Afrique doit dire Non, et elle doit le dire haut et fort. Un Non solidaire et agissant, comme jadis l'avaient fait Agostinho Neto et Amilcar Cabral, Samory Touré et El Hadji Cheikh Oumar Tall. Et encore plus près de nous, Nelson Mandela... Car aujourd'hui c'est le Tchad, demain ce sera un autre pays. Bref, à l'Afrique unie et solidaire de réclamer justice en terre tchadienne. Aux Africains de dire Non et de clamer : « nous sommes tous Tchadiens ! ». Hamadou Tidiane SY, journaliste indépendant

Publié par ASSOGBA à 23:30:44 dans ASSOGBA | Commentaires (2) |

Affaire « Arche de Zoé » : l'Afrique doit dire non ! (LIBRE OPINION) | 13 novembre 2007

Sans doute inspiré par le désormais tristement célèbre discours de Dakar du président français, Nicolas Sarkozy, sur une Afrique attardée et incapable de progrès et je ne sais quelles autres inepties encore, des citoyens français ont crû devoir bon, de venir en Afrique, comme cela se faisait jadis, semer la « bonne parole » civilisatrice et « salvatrice » de l'Occident, comme à la bonne vieille époque coloniale. Et, cela va de soi, en usant des bonnes vieilles méthodes expéditives qui allaient avec. S'il ne s'agissait encore que de paroles et de ruse, notre indignation seule et nos habituelles condamnations auraient sans doute suffi, si tant est qu'elles servent à quelque chose dans un monde unipolaire dominé par l'Occident, qui y dicte injustement et impunément ses lois, faisant appel aux conventions et traités internationaux uniquement lorsque cela lui sied. C'est cet Occident intraitable lorsqu'il s'agit de demander qu'on juge Hissène Habré et Charles Taylor –pour ne citer que les cas les plus en vue- qui aujourd'hui, avec Sarkozy en tête, demande qu'on « libère » Eric Breteau et sa bande, que la justice tchadienne se dessaisisse d'une affaire dans laquelle 103 petits enfants tchadiens innocents sont des victimes. Et d'ici j'entends le sarcasme dans quelques petits salons de l'hexagone : « Quoi ? Un petit tribunal de nègres en train de juger des descendants de Gaullois de pure souche ? » Allons faut pas trop rêver ! Par contre, j'ai beau tendre l'oreille, j'ai beau éplucher les médias, je ne vois nulle part trace des indignations et des appels pressants et répétés de Human Rights Watch, d'Amnesty International, de Global Witness...! Après tout, que vaut la vie et la dignité d'un misérable petit enfant africain, tchadien, face à celle d'un « humanitaire » venu « sauver » des vies, quitte à simuler « des blessures de guerre » sur le corps des enfants. Il faudra sans doute faire appel à un autre grand Français, poète et conteur émérite celui-là, je veux parler de Jean de la Fontaine pour comprendre cette logique à deux vitesses de l'Occident. Le poète n'avait –t-il pas en effet décrété depuis sa fable du Loup et de l'agneau que « la raison du plus fort est toujours la meilleure » ! Alors, à quoi bon s'indigner si le verdict est connu d'avance ! Mais voilà, il s'agit bien d'une affaire gravissime et pour cela nous ne saurions nous taire, ni rester les bras croisés, nous Africains. Plus que des paroles blessantes ou des propos désobligeants ou outrageants, il s'agit d'un gangstérisme néocolonial, ni plus ni moins, fût-il d'un genre nouveau. Un gangstérisme assaisonné à la sauce humanitaire et servi à une Europe qui cherche à se faire bonne conscience, et qui pour cela est prête à payer quelques petit milliers d'euros pour « sauver » une vie, et ... adopter un enfant. Et encore si ce n'était que cela ! Hamadou Tidiane SY, journaliste indépendant

Publié par ASSOGBA à 18:28:53 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

Incinération et enfouissement des déchets solides ménagers | 13 novembre 2007

Incinération et enfouissement des déchets solides ménagers Un danger pour l'environnement L'incivisme des populations béninoises les amène très souvent à brûler et enterrer les déchets solides ménagers. Un comportement dangereux pour l'environnement. Christophe D. ASSOGBA Quartier Fifadji. Il est 18 heures. Maman Marc met feu à l'aide du pétrole lampant à un tas d'ordure qui n'est d'autre que sa poubelle. Des touffes de fumée s'élèvent et enveloppement tout le quarter. Pendant des heures, la respiration était insoutenable. L'air était impur. «Mais qui a fait ça. Les gens vont nous tuer dans le quartier», lance un passant qui s'est empressé de quitter de sortir de cet environnement pollué non sans prendre le soin de fermer son nez avec la paume de sa main droite. Ce spectacle est quasi quotidien dans les quartiers de Cotonou. Très souvent, les ustensiles de cuisine, la lingerie usagée et autres objets usagés ainsi que les papier hygiéniques utilisés au Wc sont incinérés sous le prétexte de la salubrité de la maison. Samuel, propriétaire d'une maison Cotonou confie : «Je procède chaque fin de mois à une incinération des effets usagées notamment des pipiers inutiles, les bols cassés par mes enfants, bref les objets encombrant la maison». Ces pratiques sont de plus en plus courantes dans les centres urbains. Par contre dans les villages, les populations préfèrent creuser des trous dans l'enceinte de leur concession pour enterrer les déchets solides ménagers. Quand ces trous arrivent à remplir de déchets au bout de quelques mois, elles les recouvre de sable et cherchent un autre endroit. Dans les villages, les populations s'adonnent quelques fois aussi à l'incinération des déchets. En général, elles peuvent par ces actes créer des problèmes à l'environnement notamment la dégradation du sol et de la couche d'ozone. Il urge donc que les autorités en charge des questions de protection de l'environnement renforcent la sensibilisation pour attirer toujours l'attention des populations urbaines et rurales sur ces comportements dangereuses pour elles-mêmes, leur voisinage et le pays.

Publié par ASSOGBA à 12:23:44 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

Gsm et pollution de l’environnement | 13 novembre 2007

Gsm et pollution de l'environnement Cartes de recharge, l'autre polluant Les cartes de recharge, dérivés des Gsm, constituent aujourd'hui au Bénin de véritables polluants de l'environnement et tendent même à ravir la vedette en la matière aux sachets et autres objets en plastique. Christophe D. ASSOGBA Ce matin, le campus universitaire d'Abomey-Calavi connaît un regain d'affluence. Il s'en va être dix heures. Devant le kiosque «chez Hajouk», c'est un monde fou. Deux jeunes étudiants, Martial et Maxime, en année de licence en géographie demande à acheter des cartes de recharges du réseau BBCom de 1000 FCFA. «Vendez-moi deux Bell Bénin de 1000 FCFA», lance Maxime en tendant au vendeur un billet froissé de 2000 FCFA. Celui-ci sort un rouleau de cartes et lui déchire deux et prend son argent. Les deux étudiants tournent le dos au vendeur. Sur le champ, ils se partagent les deux cartes de recharge. Ils les sortent de leur enveloppe qu'ils jettent par terre. Ils font deux pas en avant. S'arrêtent. À l'aide de pièces de 10 FCFA, ils grattent la zone grise et introduisent le code de recharge dans leurs téléphones portables respectifs. Ils accolent ensuite le portable à l'oreille pour s'assurer de la réussite de l'opération. «Mon frère, c'est bon. Mon compte est valable jusqu'au 15 septembre 2007», déclare très satisfait Martial. «Le mien est valable jusqu'au 28 septembre», répond Maxime visiblement aussi content qui tente sur place d'appeler une amie. Ils jettent également les cartes de recharges usagées par terre et disparaissent. Ce spectacle de Maxime et Martial est quotidien à Cotonou et dans d'autres localités du pays. Très souvent, vous voyez des gens qui après la recharge de leur cellulaire, jettent les cartes de recharge sur le sol. Jeunes et adultes, femmes enceintes et conducteurs de taxi, fonctionnaires polluent chaque jour avec milliers de cartes de recharge déjà utilisées les artères des grandes villes comme Cotonou, Porto-Novo et Parakou. Les localités de Bohicon, de Kandi, de Natitingou, de Djougou couvertes par les réseaux Gsm opérationnels ne sont pas du tout épargnées par ce phénomène. Aujourd'hui force est de constater le degré de pollution de ces villes par les cartes de recharge usagées de différents réseaux Gsm. Jacques, balayeur de rue à Cotonou confie : «De plus en plus, nous balayons beaucoup de cartes de recharge utilisées qui nous causent parfois beaucoup des difficultés. Elles s'accolent au sol et il faut se servir souvent de la main pour les enlever». «Dans les ordures que nous traitons sur nos sites, nous trouvons beaucoup de cartes de recharge usagées dedans», renchérit Pierre, ramasseur d'ordures ménagères au sein de «Equinoxe Ville Propre», une structure de collecte des déchets solides ménagers de la place. Le véritable problème est que les cartes de recharge vendues par les réseaux de téléphonie mobile au Bénin, pour la plupart, ne sont pas biodégradables comme les sachets. Elles sont fabriquées avec des matières résistantes (papier carton glacé, plastique), ce qui fait d'ailleurs qu'elles ne sont pas facilement putrescibles et biodégradables. «Après les sachets, les cartes de recharge usagées constituent le second polluant de nos villes», témoigne M. Raoul Chabi, Secrétaire général de la Coordination des ONG de gestion des déchets solides ménagers et de l'assainissement (Cogeda). Il ajoute : «Nous ne disposons pas des poubelles publique pour que quand les gens finissent d'utiliser les cartes de recharge, ils les jettent dedans où qu'ils se trouvent dans la ville. A défaut donc, ils se contentent de les jeter par terre sachant consciemment ou inconsciemment qu'ils font du tort à l'environnement». Le comble est que l'enfouissement de ces dérivés des Gsm peut empêcher l'infiltration rapide des eaux de ruissellement et contribuer, en général, à la dégradation du sol. En réalité, les cartes de recharge fabriquées avec du papier simple se détruisent rapidement et peuvent être facilement recyclées. En cela, le chef de l'Etat, le Dr Boni Yayi a vu juste en déclarant sur la chaîne de télévision nationale (Ortb-Tv) qu'il faut désormais que les opérateurs Gsm fabriquent des cartes de recharge en papier simple afin de ne plus contribuer à polluer l'environnement. Ce que le réseau national de téléphonie mobile Libercom a commencé par expérimenter en mettant à la disposition de ses abonnées et de sa clientèle des cartes de recharge en papier de différents prix. Mais les cartes de recharge en papier sont-elles la solution définitive à un environnement non pollué? Assurément non ! Le transfert de crédit en est une. Mais ce n'est pas tout. «On a le CDMA. On peut avoir des terminaux mobiles si on veut éviter le papier», conclu Mme Noëlie Kouendé, Directrice générale des Technologie de l'information et de la communication.

Publié par ASSOGBA à 12:14:01 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

Mouvanciers en sursis | 13 novembre 2007

Moralisation de la vie publique : Yayi Boni donne un signal Le Conseil des Ministres s'est réuni en séance extraordinaire le vendredi 09 novembre 2007, sous la présidence effective du Président de la République, Chef de l'Etat, Chef du Gouvernement. REPUBLIQUE DU BENIN --------------- PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE -------------- SECRETARIAT GENERAL DU GOUVERNEMENT ----------- C O M M U N I Q U E N° 21/PR/SGG/Com/Extra Le Conseil des Ministres s'est réuni en séance extraordinaire le vendredi 09 novembre 2007, sous la présidence effective du Président de la République, Chef de l'Etat, Chef du Gouvernement. Au cours de cette séance, le Conseil des Ministres a essentiellement examiné et adopté deux dossiers de vérification de l'Inspection Générale d'Etat. Le premier dossier est relatif aux travaux de la Commission chargée de vérifier la gestion administrative, financière, matérielle et comptable de la Société Béninoise d'Energie Electrique sur la période du 1er janvier 2004 au 30 juillet 2007. Du rapport de la Commission créée et mise en place à cet effet suite à des dénonciations provenant de la Société, de documents et de la presse, il ressort que de graves irrégularités, malversations, prévarications avérées et crimes économiques ont été constatés se traduisant : 1°- au plan de la gestion administrative par : la complaisance, le laxisme, l'affairisme, le mépris des procédures administratives, de contrôle et d'audit interne entretenu à dessein par les Directeurs Généraux (Célestine ADJANOHOUN et Luc da MATHA SANT'ANNA) et par les Directeurs de l'Audit Interne et de Contrôle de Gestion qui se sont succédés à la SBEE du 1er janvier 2004 au 30 juillet 2007 ; le chevauchement d'attributions entre des structures de la Société ; les carences et complicités coupables du Conseil d'Administration caractérisé par sa composition irrégulière, son mauvais fonctionnement et l'implication prononcée de son Président (Fatiou TOUKOUROU) dans des transactions opaques ; la légèreté et la complaisance avec lesquelles la Cellule Juridique de la SBEE a évacué d'importants dossiers, tels le Contentieux Société Bénin Equipements, le Contentieux SIDELAF et autres ayant entraîné le décaissement de montants exorbitants par la SBEE pour le règlement à l'amiable d'affaires pourtant banales au départ ; ce qui fait douter de leur sincérité au point de s'interroger s'il ne s'agit pas d'une méthode nouvelle de dilapidation de fonds de la Société ; le recrutement pléthorique d'agents sans justification de besoins et/ou sans qualification et dont le profil n'est pas en adéquation avec le poste occupé ; l'absence d'outils et d'instruments indispensables à la gestion des ressources humaines ; le clientélisme et le climat malsain ambiant au sein du personnel. 2°- au niveau de la gestion financière et comptable de la SBEE : Les vérifications et contrôles opérés sur pièces et sur place par l'Inspection Générale d'Etat ont mis en relief : le versement scandaleux non prévu et sans autorisation d'une somme de un milliard (1.000.000.000) de francs à un Cabinet fictif dénommé Société GROUPE LEADER sous le fallacieux prétexte que ledit Cabinet a recouvré pour le compte de la SBEE des créances âgées considérées comme irrécouvrables. Cette opération osée n'est qu'une duperie dans laquelle les dirigeants de la SBEE de la période de référence se sont solidarisés pour soutirer l'argent de l'entreprise ; la distribution abusive et/ou indue de la prime de bilan à hauteur d'environ 16.050.000 FCFA en moyenne par exercice, à des agents, amis, copains et parents ; le recours excessif aux emprunts sur le marché financier ayant entraîné un endettement considérable de quatre vingt (80) Milliards de FCFA dans le portefeuille de la SBEE ; le manque de rigueur dans la gestion de la trésorerie ; l'exécution de dépenses non prévues, non éligibles au budget dont certaines mettent en cause le Cabinet de l'ancien Ministre Kamarou FASSASSI ; les lacunes graves du système comptable de la Société ; le retard prononcé dans la production des états financiers. 3°- au niveau de la passation des marchés publics ; les fractionnements abusifs et fantaisistes des commandes ; la passation de marchés en violation des procédures légales et réglementaires ainsi que l'établissement et l'exécution de contrats irréguliers ayant occasionné des surfacturations et des factures fictives avec à la clé des détournements et d'importants manques à gagner à l'Etat béninois. C'est le cas notamment des contrats suivants : contrat de marché relatif à l'acquisition des Groupes SIIF (118.400.000 FCFA de manque à gagner pour l'Etat) ; contrat de marché relatif à l'achat de dix (10) tricycles (105.248.680 FCFA de manque à gagner pour l'Etat) ; contrat de marché relatif à l'acquisition gré à gré de matériels électriques auprès de la Société PARSIAN (873.499.183 FCFA de manque à gagner pour l'Etat) ; achat de 232 motos de marque YAMAHA et autres dont 155 d'occasion au profit des agents releveurs de compteurs, qui ont refusé d'utiliser lesdites motos et dénoncé leur prix exorbitant et leur vétusté à l'achat ; procédure de financement de l'acquisition de l'immeuble abritant le siège actuel de la Direction Générale de la SBEE dont le coût global a été surévalué et financé à 4.100.000.000 FCFA par recours à un crédit bancaire ECOBANK alors même que les travaux de finition dudit immeuble ne sont pas encore achevés. On relève par ailleurs dans ce marché un prépayement sans service fait à ce jour d'une somme de 567.380 0000 FCFA aux Notaires Yacoub LATOUNDJI et Jean-Jacques GBEDO pour des formalités d'acquisition dudit siège. 4°- au niveau de la gestion matérielle de la SBEE : la gestion matérielle de la SBEE se caractérise par : la location fantaisiste tous azimuts d'immeubles jamais occupés mais payés par la SBEE ; l'absence de célérité dans la maintenance des équipements et des matériels techniques ; le vol crapuleux et la disparition d'importantes quantités de matériaux de construction (ciment, fer etc) destinés aux usines de fabrication de poteaux électriques en béton notamment ; la commande d'étrennes pour 213.701.545 FCFA et de boissons pour 28.992.724 FCFA en 2006 au mépris des règles d'appel à la concurrence etc... Sont responsables de ces graves irrégularités, malversations, prévarications, détournements, gabegies, concussions, corruptions et autres faits et actes de mal gouvernance qui ont contribué à dégrader la situation administrative, comptable et matérielle et ont ainsi pénalisé les braves populations béninoises, et l'économie nationale soumises à la crise énergétique sur fond de délestages et de coupures intempestives, les personnes ci-après : 1°- Madame Célestine ADJANOHOUN, ancienne Directrice Générale de la SBEE ; 2°- Monsieur Luc da MATHA SANT'ANNA, ancien Directeur Général Adjoint et ancien Directeur Général de la SBEE ; 3°- Monsieur Pierre Paulin SOSSOU, ancien Directeur Comptable et Financier de la SBEE ; 4°- Monsieur Didier Abel TELA, actuel Directeur Commercial et de la Clientèle de la SBEE ; 5°- Monsieur Roger KOUESSI, ancien Directeur Général de la SBEE ; 6°- Monsieur Innocent da SILVA, Directeur du Patrimoine et de l'Approvisionnement de la SBEE ; 7°- Monsieur GBENAVO, ancien Directeur de l'Inspection Générale ; 8°- Monsieur Fatiou TOUKOUROU, Président du Conseil d'Administration de la SBEE ; 9°- Monsieur Mamoud A. IBIKOUNLE, de la Cellule de Passation des Marchés Publics de l'ancien Ministère des Mines, de l'Energie et de l'Hydraulique ; 10°- Monsieur Hyacinthe KIKI, Représentant, la Direction nationale des Marchés Publics du Ministère des Finances et de l'Economie ; 11°- Monsieur Bonaventure A. HOUNKPE, Représentant la Direction Nationale des Marchés Publics du Ministère des Finances et de l'Economie ; 12°- Monsieur Mathurin AHONOUKOUN, Responsable hiérarchique des usines à la Direction du Patrimoine de la SBEE ; 13°- Maître Yacoub LATOUNDJI ; 14°- Maître Jean-Jacques GBEDO ; 15°- Monsieur Basile GBEDJI, Coordonnateur du Projet d'électrification des localités rurales financé par la Banque Africaine de Développement (BAD) ; 16°- Monsieur Lawal COLES, Magasinier Central SBEE de Cotonou ; 17°- Monsieur Etienne Coovi ADINSI, agent en service à la Direction du Patrimoine et de l'Approvisionnement de la SBEE ; 18°- Monsieur Albert SOSSOU, ex Magasinier à la Direction régionale du Borgou à Parakou, actuellement admis à la retraite. Face à ce pillage systématique et organisé des deniers publics, le Conseil des Ministres a fermement instruit le Ministre des Mines, de l'Energie et de l'Eau, le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, de la Législation et des Droits de l'Homme, le Ministre du Travail et de la Fonction Publique, chacun en ce qui le concerne, aux fins de : 1°- infliger à tous les anciens et actuels responsables, les agents de la SBEE et les fonctionnaires de l'Etat concernés, des sanctions disciplinaires à la limite de leur forfaiture ; 2°- mettre en débet les personnes concernées pour les détournements déguisés et les errements de gestion par elles commis et ayant entraîné d'importants préjudices financiers à la SBEE ; 3°- mettre en demeure et faire rembourser les Notaires Yacoub LATOUNDJI et Jean-jacques GBEDO les sommes indûment perçues au titre de faux frais d'honoraires ainsi que le montant de la prétendue Taxe sur Valeur Ajoutée (TVA) relative à la transaction pour ce qui concerne Maître Jean-Jacques GBEDO ; 4°- engager, le cas échéant, des poursuites judiciaires à l'encontre des personnes impliquées dans ce dossier. S'agissant de Madame Célestine ADJANOHOUN et de Monsieur Luc da MATHA SANT'ANNA actuellement Députés à l'Assemblée Nationale, le Conseil des Ministres a recommandé la saisine par le Président de la République, Chef de l'Etat, Chef du Gouvernement, du Président de l'Assemblée Nationale aux fins de la levée de l'immunité parlementaire nécessaire à la poursuite des intéressés. En ce qui concerne Monsieur Kamarou FASSASSI, Ministre au moment des faits, le Conseil des Ministres a également recommandé la saisine du Président de l'Assemblée Nationale, par le Président de la République, Chef de l'Etat, Chef du Gouvernement aux fins de sa mise en accusation devant la Haute Cour de Justice, conformément aux procédures légales appropriées. Enfin un séminaire gouvernemental sera organisé incessamment pour examiner plus profondément les recommandations de la Commission de l'Inspection Générale d'Etat en vue de leur mise en œuvre diligente. Le second dossier concerne les travaux de la Commission chargée de vérifier la gestion des stocks de fuel oil à la SONACOP- SA entre 2003 et 2005. En effet, entre le 1er janvier 2003 et le 31 décembre 2005, la SONACOP- SA a eu à commercialiser du fuel résiduel stocké dans les tanks du Dépôt de Sèmè-Kraké. La vente faite à des prix avantageux d'abord aux entreprises locales, s'est par la suite étendue à la Société Mobil Oil du Togo et à d'autres Sociétés concurrentes de la SONACOP-SA qui, en raison des prix très bas pratiqués, préféraient s'approvisionner en fuel oil auprès de celle-ci plutôt que d'en importer. Dans cette opération commerciale avec Mobil-oil, la Direction Générale de la SONACOP-SA a imposé l'intervention d'un intermédiaire, en l'occurrence la Société PAKO AGENCY à qui désormais Mobil Oil devait adresser ses commandes. A partir de ce moment, les transactions se sont faites comme si le fournisseur de Mobil Oil était PAKO AGENCY et que ce dernier s'approvisionnait auprès de la SONACOP- SA. Lorsque même les tanks de Sèmè-Kraké ont été vidés, la Direction Générale de la SONACOP-SA a poursuivi les opérations de vente au Togo en important et réexportant à perte jusqu'à 18.421.500 litres de fuel oil. L'analyse de ces opérations de vente de la SONACOP-SA au Togo fait ressortir une collusion d'intérêts entre le Directeur Général de la SONACOP-SA, Monsieur Abakar KOTOKO et celui de la Société PAKO AGENCY, mettant en relief les malversations et irrégularités suivantes : le paiement de Commissions indues à un présumé intermédiaire d'un montant de cent cinquante six millions sept cent soixante quatorze mille huit cent cinquante trois (156.774.853) franc ; des opérations bancaires au profit de personnes inconnues de la SONACOP-SA d'un montant de cent quarante trois millions cent quatre vingt six mille trois cent seize (143.186.316) francs. la disparition de documents relatifs aux achats et ventes de fuel oil ; le non paiement des livraisons évaluées après compensation, à trois cent quatre-vingt et un millions trois cent quatre mille neuf cent dix-neuf (381.304.919) francs CFA ; l'encaissement sans décharge par le Directeur Financier Monsieur Marcellin FAGBOHOUN d'une somme de quarante millions cent quatre-vingt seize mille (40.196.000) francs ; des virements d'un montant de cent vingt millions trois cent quarante sept mille trois cent soixante quatre (120.347.364) francs CFA effectués sans justification à la Société Trade Oil. En approuvant ce rapport, le Conseil des Ministres a donné des instructions suivantes : au Ministre de l'Industrie et du Commerce : de faire prendre des mesures disciplinaires, conformément aux textes en vigueur, à l'encontre des agents ayant commis des fautes administratives graves. Il s'agit de Mesdames THOMAS Flore et ANAGONOU Marie-Flore et de Messieurs KOUNOU Thomas, MACHIOUD Kader, GLELE Edouard et CHEIK Loukman ; d'instruire l'Administrateur désigné de la SONACOP-SA de notifier à Monsieur KPASSIGUE Kodjo, Directeur Général de la Société PAKO AGENCY, le détail de la créance nette de trois cent quatre-vingt et un millions trois cent quatre mille neuf cent dix-neuf (381.304.919) francs détenue sur sa société par la SONACOP-SA au titre des impayés sur les ventes croisées fuel oil/carburants et lubrifiants et d'en exiger le paiement ; de saisir son homologue de la République Togolaise pour solliciter son intervention en vue du recouvrement de cette créance par les responsables de la SONACOP-SA. au Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, de la Législation et des Droits de l'Homme de verser les conclusions du présent rapport au Procureur de la République pour exploitation dans la procédure pendante au niveau du Tribunal de Première Instance de Cotonou. Par ailleurs, le Conseil des Ministres s'est penché au cours de sa réunion sur la gestion de la SONACOP-SA. Au terme de son analyse de la situation qui y prévaut, le Conseil des Ministres, a décidé de mettre fin à l'administration provisoire de la SONACOP-SA. En lieu et place de l'Administrateur provisoire, il a décidé de la nomination d'un Administrateur désigné, chargé de poursuivre la gestion des installations de la SONACOP-SA réquisitionnés jusqu'à la fin des procédures judiciaires en cours au Bénin. L'Administrateur désigné exercera ses activités sous la responsabilité et le contrôle d'un Comité interministériel faisant office de Conseil d'Administration et conformément à la lettre de mission qui lui sera adressée par le Ministre de l'Industrie et du Commerce après avis du Comité interministériel. Fait à Cotonou, le 10 novembre 2007 Le Secrétaire Général du Gouvernement, Epiphane NOBIME

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