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Accepter le Web.2 malgré les fossés qu’il crée | 26 septembre 2007

«Nous devons,  comme individus et comme réseaux, nous approprier le Web participatif. Nous devons confronter le fait qu'il peut créer de nouvelles formes d'exclusion, et que le manque d'accès à l'infrastructure demeure une barrière énorme dans les pays en voie de développement» a affirmé la  directrice exécutive de l'Association for  progressive communications (APC), Anriette Esterhuysen lors de son discours pendant l'ouverture de la conférence sur le Web 2.0 pour le développement, à la FAO à Rome en Italie.

Pour elle, l'intégration des technologies dans le processus de développement des pays du Sud est présente par exemple dans le domaine de l'agriculture. Le Web 2.0 va beaucoup plus loin que le Web en supprimant les barrières traditionnelles entre les producteurs et les utilisateurs de contenus (wiki-pedia/blogs), en créant de nouvelles occasions pour des journalistes, en suscitant des talents (édition interactive, journalisme citoyen). Le web.2 est construit sur une culture du partage d'informations.

Des défis de base demeurent car selon un participant à la pré-conférence du Web2.0fordev de Rome « Voici que les communautés rurales ont commencé à s'approprier les principes de base de l'Internet et du web, que de nouveaux outils apparaissent. C'est comme courir dans une course dans laquelle il n'y a aucune ligne d'arrivée et si tu es l'un des participants tu ne peux que te sentir lasse sans pouvoir aider quiconque».

Selon Anriette  Esterhuysen, son expérience de travail avec les nouvelles technologies de l'information et de la communication s'est construite autours de l'usage des bases de données sur Internet et des emails autours des années 1980 et pour elle le concept de web.2 n'était pas encore connu. Aussi, APC est née vers cette période et s'est donné pour objectif d'oeuvrer pour les droits humains, le développement et la paix.

Elle a souligné que le système des Nations Unies à travers le Sustainable Development Networking Programme  en partenariat avec APC, a établi des réseaux d'accès Internet pour certaines universités et O.N.G de développement, mais le terme web.2 n'a pas été employé dans ce cadre. Pour Anriette Esterhuysen, le terme est apparu avec le boom des télécommunications dans les années 90 et le processus de réforme des politiques de telecommunications : privatisation, libéralisation, ouverture sur le marché des opérateurs internationaux.

C'est justement à cette période que divers termes comme the Digital Opportunities Task Force, the United Nations Information Communication Technologies  (UN ICT) Task Force, et the World Summit on Information Society (WSIS) sont nés. Selon Anriette, le  «développement est un travail sérieux. La pauvreté est vraie. Nombreuses sont les personnes qui sont en danger». Elle note également que les pays développés ont une approche égoïste de l'appropriation des TIC d'autant plus qu'ils sont centrés sur des intérêts personnels tels que l'envoi d'emails personnels, les jeux d'ordinateur, l'achat et la vente en ligne, le téléchargement de musiques et autres sons et vidéos sur le Net pendant que le  monde en voie de développement n'ayant pas les infrastructures, reste sur la touche. Néanmoins, la situation évolue avec la vague de téléphonie portable connectée à Internet, des technologies solaires plus efficaces, et des ordinateurs consommant moins d'énergie.

 

article ecrit par Ramata SORE

Publié par ASSOGBA à 23:37:30 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

Pour l’Afrique, l’innovation est la clé du partage des connaissances | 26 septembre 2007

 




Pour l'Afrique, l'innovation est la clé du partage des connaissances

September 26th, 2007 by Ramata Soré

Les défis liés aux objectifs du partage de connaissances varient et dépendent selon les zones géographiques dont on est originaire et dans lesquelles on intervient. Quatre panélistes, aux vues de leurs expériences et actions sur le terrain du développement, ont partagé leurs appréciations aux cours de cette première journée de conférence. 

«Là, d'où je viens, nous faisons face à deux grands défis concernant l'accès aux technologies de l'information et de la communication. L'infrastructure est l'un des très grands défis. De nombreuses personnes ignorent ce qu'est un courrier électronique.» a souligné Dorothy Mukhebi, de la structure Asareca/Rain intervenant en Ouganda. Puis de renchérir que «Cette situation concerne la majorité des  africains». La seconde problématique est liée aux compétences. Aussi Dorothy préconise la modification du processus d'apprentissage en Afrique afin de favoriser un accès aux technologies. «Je pense, par exemple,  qu'avec la téléphonie portable beaucoup de progrès ont été enregistrés dans certaines communautés rurales africaines. C'est le cas pour le transfert d'argent. Le contenu est donc très important. Quel moyen pour quel contenu ? Ce questionnement permet de répondre à la problématique de l'innovation car même si les outils sont disponibles et si l'on n'a pas de contenu disponible et adéquat cela est inutile» ajoute Dorothy.

Pour Michael Powell,  les défis du partage de connaissances sont plus liés à un changement de stratégies de partage de l'information. La méthodologie qu'il a adoptée est plus basée sur les échanges plutôt que la formation univoque et verticale. Il affirme que selon une évaluation faite dans 6 pays africains, les personnes ne n'intéresseraient pas aux mêmes choses selon leur genre et selon l'endroit, dans une même zone géographique, où elles résident.

L'un des défis majeurs est lié à la recherche de la bonne information car la question de l'actualité fait que l'on trouve difficilement des réponses fiables à des questions précises. «Je pense que l'on doit prendre des mesures simples par rapport à la qualité. Il faut un contrôle de la qualité en dépit de l'existence d'outils tels del.icio.us qui regroupent les données selon des thématiques bien précises» propose Michael. 

Mike Pereira de Development gateway Foundation affirme que pour son organisation, les systèmes d'alerte permettent d'informer les membres des Communautés dans lesquelles sa structure œuvre. Toutefois, peu de personnes visitent le site web à  la recherche de l'information. Néanmoins, l'interactivité est à l'honneur car les Communautés participent à l'élaboration des contenus. Pour arriver à cette participation, Mike Pereira  reconnaît que «cela nous appris du temps de passer d'une organisation centralisée à un système décentralisé».

Quant à Jennifer Heney de la Fao, elle confie qu'au niveau des structures internationales oeuvrant dans le domaine du développement, pour faire face au défi d'échange d'informations, plusieurs discussions ont eu lieu car ces organisations internationales souhaitaient collaborer plutôt que de se concurrencer. Elles voulaient trouver une synergie pour collaborer. Ces initiatives ont eu lieu bien avant le web.2 et la solution choisit était qu'elles devaient utiliser les technologies de l'information et de la communication. Pour les initiatives, le chef de file était la FAO. C'est dans ce cadre que le Centre de partage de connaissances dans le domaine des activités rurales a été crée.
Somme toute, pour Jennifer, dans la Communauté du développement, les types d'activités ont pour objectif de se mixer aux technologies déjà existantes afin d'être utiles aux populations qui le désirent.


cet article est ecrit par Ramata SORE

Publié par ASSOGBA à 23:35:51 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

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