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Le lundi 18 juin 2007, le Chef de l'Etat Béninois le docteur Yayi Boni a formé un nouveau gouvernement. Mais quelques jour avant, un talent du monde de la littérature béninoise, Edgar Okiki Zinsou a publié un nouveau roman : « Le Remaniement»
Le remaniement est un mot qui fait trembler les ministres, les directeurs de cabinet et autres cadres de l'administration. Depuis la proclamation des résultats des élections législatives en mars 2007 par la Cour Constitutionnelle et l'installation du bureau de l'Assemblée nationale, tous les regards sont pointés vers le palais de la Marina. Les oreilles sont collées aux transistors. Les cadres et les politiques ne ratent plus le journal parlé à la télévision. Les chiffres de vente des organes de presse ont augmenté... Tout le monde veut savoir qui est nommé où et pour faire quoi ? Mais depuis, c'est le silence. Un silence dont seul le chef de l'Etat détient le secret !
Le docteur Yayi Boni est-il pris en otage comme c'est le cas dans le roman « Le remaniement » ?
Ecrivain très célèbre, Ergar Okiki Zinsou n'est pas à son premier essai en matière de publication de roman politique. « Le remaniement » est le nouveau bébé après "Le discours d'un affamé" et " Les sanglots politiques"
Né en 1957 à Cococodji au Bénin, ancien élève du Collège Père Aupiais de Cotonou, ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure de Porto-Novo, Professeur certifié d'histoire et de géographie depuis 1982, Ergar Okiki Zinsou est l'auteur de trois oeuvres tous primés. "Le discours d'un affamé" a remporté en 1988 le Prix littéraire Paul Hazoumé et le 1er prix de roman aux premiers Concours Nationaux des Arts et des Lettres. "La femme du mari inconnu" a remporté en 1988 1er prix de nouvelle aux premiers Concours Nationaux des Arts et des Lettres. "Les sanglots politiques" est lauréat du 1er Prix de roman au concours littéraire "Regards croisés sur le Bénin" en 1995.
Comme on le constate, le talent de romancier et de nouvelliste de notre invité s'est révélé à l'occasion de divers concours littéraires au niveau national.
Actuellement, Edgar Okiki Zinsou est en service à l'institut nationale de la formation de la recherche et d'édition (INFRE), Mais avant, il avait servi au Ministère de la Protection Sociale et de la Famille.
Dans « Le remaniement », il parle de l'état de psychose des cadres à la veille du remaniement ministériel. Avec lui, nous avons évoqué les questions de bonne gouvernance et celle de la responsabilité des citoyens dans la dérive des chefs d'Etat africain. Bref « l'Eternel et épineux question problème de la gouvernance en Afrique, la question de la responsabilité des cadres et des intellectuels dans les échecs successifs des régimes politiques » sont les thèmes abordés avec Edgar Okiki Zinsou lorsqu'il à été invité à l'émission ZONE FRANCHE de canal3 TV Bénin.
Publié par djiwan à 19:27:46 dans - Zone Franche | Commentaires (0) | Permaliens
Ce dimanche 22 avril 2007, « Zone Franche » reçoit Me Alfred Pognon, avocat depuis 1973. A 63 ans, le 11ème homme en noir inscrit au barreau béninois des avocats se porte toujours comme un soldat au front. Ancien militant de plusieurs mouvements scolaires, estudiantins, professionnels et politiques, Me Alfred Pognon reste et demeure égal à lui-même.
En 1991, il est élu Bâtonnier par ses pairs. A la tête du Barreau béninois, il cumule trois mandats successifs et reste en fonction jusqu'en 1997.
Sur le plan politique, on a retrouvé Me Alfred Pognon à la naissance du parti « Notre Cause Commune », une formation politique qui a donné du fil à retordre au gouvernement de l'ancien président Nicéphore Soglo. En effet, NCC s'est affiché comme un véritable parti d'opposition au régime du président Soglo. Me Alfred Pognon était non seulement membre fondateur de cette formation, mais en était aussi le Secrétaire général.
En 1991, Me Alfred Pognon fait partie des députés élus pour siéger à la première législature du « Renouveau Démocratique ». En compagnie de d'autres députés de sa trempe comme Gratien Pognon, Albert Tévoédjrè, Joseph Gnonlonfoun,.... Me Alfred Pognon et ses collègues ont animé la vie parlementaire de façon à faire dire aux observateurs politiques que depuis cette époque, la courbe du débat parlementaire n'a fait que décroître.
Au plan international, en partenariat avec le barreau belge, Me Alfred Pognon à la tête du barreau béninois a contribué avec l'Ong Internationale « Avocat sans Frontière » à l'assistance judiciaire des accusés et des victimes du génocide du Rwanda. Mieux, avec l' ASF il a assuré la défense d'individus devant les chambres spécialisées des tribunaux de première instance et les cours d'appel, (à l'époque, compétentes pour juger les accusés de génocide ou d'autres crimes contre l'humanité).
Il faut noter également l'implication de Me Alfred Pognon dans la formation pour renforcer les capacités des acteurs du milieu judiciaire au Rwanda. Destinées aux avocats, magistrats et officiers du ministère public rwandais, ces formations instruisent sur le droit à un procès équitable, en particulier dans le contentieux du génocide.
Sur ce même volet, on retiendra sa participation à la remise en place des nouveaux textes relatifs aux génocides et aux crimes contre l'humanité, toujours avec le soutient du barreau belge et celui des Nations Unies.
Bref, sans aucune prétention de lui faire de la publicité, Me Alfred Pognon est un défenseur des droits de l'homme qui s'est beaucoup battu pour le droit et la justice au Bénin et à l'étranger.
Outre le droit, Me Alfred Pognon est un passionné de la nature, de l'écologie et du football qu'il a pratiqué par le passé.
Mais ce que beaucoup ne savent pas de lui, c'est que ce brillant avocat est un grand judoka. Ancien champion universitaire, ceinture noir deuxième dan, Me Alfred Pognon a préféré au tatami et au Kimono, le prétoire et la robe noire.
Publié par djiwan à 19:05:18 dans - Zone Franche | Commentaires (0) | Permaliens
Actuellement conseiller à la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication, il est aussi le Premier rapporteur et le Président de la Commission de la Communication et des Relations Publiques de l'instance de régulation des médias. Mais comment Iréné Josias AGOSSA est devenu membre de cette grande institution?
Pour mémoire, retenons que les membres de la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication sont au nombre de neuf et désignés de la façon suivante :
Trois par le Président de la République ; trois par le bureau de l'Assemblée Nationale et trois par les journalistes professionnels et les techniciens de l'audiovisuel, des communications et des télécommunications. Ces trois derniers sont élus par leurs confrères.
· Le 8 juin 2004, la ronde commence à l'Assemblée nationale. Sur une liste de vingt-quatre candidats, seuls trois noms doivent sortir. Le Bureau de l'Assemblée Nationale désigne :
· Gédéon Dassoundo, ingénieur statisticien élu au titre... de «communicateur».
· Béatrice Lakoussan, magistrate à la retraite, et ancienne député, prend le siège du juriste. Irénée Josias Agossa, vice-président du parti Union pour la relève de qualité, est élu au titre de « personnalité ».
Cette désignation est le couronnement d'efforts politiques entrepris depuis plusieurs années par notre invité.
En effet, en 1992 il crée l'Union Nationale des Etudiants du Bénin (UNEB) dont il est resté le président jusqu'en 1996. Une fois son diplôme de Maîtrise en Géographie, option Aménagement du Territoire obtenu à l'Université d'Abomey-Calavi en 1996, il crée deux ans plus tard, soit en 1998, le « Front Pour la République ». Mais à partir de 2004, il s'engage ailleurs comme Membre fondateur et Secrétaire Général du parti politique UPR, (Union Pour la Relève). Voilà la voie qui a ouvert les portes de la HAAC au conseiller Iréné Josias AGOSSA.
Dans le cadre de ses activités professionnelles, outre son profil de Géographe-Aménagiste, Iréné Josias AGOSSA est aussi Communicateur et Consultant en Communication Politique. Il faut noter aussi que le conseiller Iréné Josias AGOSSA a été de 2001 à 2004, le PDG de l'entreprise Bénin-Leader.
Né le 05 Avril 1969 à DOGBO, il est Marié et père de 04 enfants. Avec lui, nous allons parler des questions d'adéquation entre la formation et l'emploi, du chômage des jeunes, du programme du gouvernement béninois en matière d'emploi, sans occulter bien sur les questions d'actualité politique. Conseiller Iréné Josias AGOSSA, bienvenue en ZONE FRANCHE.
Publié par djiwan à 18:57:02 dans - Zone Franche | Commentaires (0) | Permaliens
Depuis l'explosion de la téléphonie mobile au Bénin, l'application des Sms (short message system) à la radio et à la télévision a révolutionné les émissions interactives. Désormais, les Sms augmentent les taux de participation aux émissions, font gagner plus d'argent et réduisent aussi les diffamations.
Le mercredi 04 juillet 2007, la télévision nationale du Bénin en partenariat avec l'agence "News and Picture Média" (Pcf/Npm) a diffusé l'édition zéro de l'émission "Priorité Succès". Il s'agit d'un magazine télévisuel consacré à l'éducation. Dans la rubrique « Question du jour », les téléspectateurs sont invités à apprécier la politique en matière d'éducation du chef de l'Etat. « La réaction des téléspectateurs est allée au-delà de notre attente » s'exclame Paul Marie Houessou, Directeur de l'agence Pcf/Npm. Mais le témoignage sur le blog du magazine (http://prioritesucces.over-blog.com) est plus éloquent. « Les téléspectateurs ont fait exploser les boîtes aux messages de l'émission le mercredi 04 Juillet 2007 après la diffusion du N°zéro. Plus de 150 messages enregistrés et une cinquantaine d'appels de téléspectateurs qui ont pensé que l'émission était en direct. Ils sont donc nombreux du Nord au Sud, de l'Est à l'Ouest à vouloir donner leur point de vue sur la question du jour : "Que pensez-vous de la politique du Chef de l'Etat, Dr Boni Yayi en matière d'éducation ?" ». Les réalisateurs de l'émission "Priorité Succès" ont préféré l'envoie des Sms à l'intervention directe dans l'émission par téléphone. Selon Paul Marie Houessou, « cette option se veut un choix qui fait la promotion de l'autocensure interne et du respect des règles d'éthique et de déontologie, car il sera plus difficile de contrôler et d'arrêter un téléspectateur intervenant en direct dans l'émission sur un sujet sensible... ».
Les précurseurs
Outre l'agence "News and Picture Média" (Pcf/Npm) qui a adopté les Sms pour rendre son magazine interactif, d'autres chaînes de télévisions utilisent les Sms pour gérer le volet interactif des émissions. C'est le cas de la Télévision Canal 3 TV Bénin qui a imposé l'usage des Sms aux téléspectateurs et auditeurs pour participer à l'émission à grande audience "Zone Franche". Après une enquête réalisée au téléphone auprès de vingt téléspectateurs choisis au hasard, il ressort que toutes les questions envoyées au cours de l'émission ne sont pas reprises par les deux animateurs. Mais ces derniers font savoir que « l'invité de l'émission répond parfois déjà au cours du débat à certaines questions posées, sur lesquelles il serait inutile de revenir. Mieux, ils estiment que certaines questions envoyées par Sms sont injurieuses ou n'ont aucun lien avec le sujet débattu ». Par conséquent ils s'abstiennent de solliciter l'invité à se prononcer sur ces types de questions. « Nous n'avons pas voulu tomber dans le piège des participants qui monopolisent les lignes téléphoniques ou qui sont parfois payés pour régler des comptes à l'invité sur le plateau comme cela se passe ailleurs » souligne Brice Houssou, l'un des animateurs de l'émission « Zone Franche ».
Une source de gain
Les émissions politiques ou sociales interactives ne sont pas les seules où sont utilisés les Sms. Ils interviennent aussi dans des émissions interactives consacrées aux jeux radiophoniques et aux dédicaces. Par exemple, la radio "Océan FM" à Cotonou avait noué un partenariat avec un opérateur Gsm pour ces types d'émission. Dans le cadre de cet accord, chaque Sms envoyé vaut à l'auditeur la somme de 100 fcfa sur laquelle l'opérateur Gsm a un pourcentage et le reste est versé dans le compte de la radio. C'est le même souci qui guide le directeur de l'agence Pcf/Npm M. Paul Marie Houessou qui déclare : « Il y a beaucoup à gagner avec l'appropriation des Sms par les médias. D'abords, ils facilitent l'exercice d'un contrôle sur le contenu des messages que ce soit à la radio où à la télévision. Ceci évite non seulement des procès devant les tribunaux mais aussi d'être rappelé à l'ordre par l'Observatoire de la déontologie et de l'éthique dans les médias (Odem). Mais tout en gagnant sur le plan professionnel, les Sms permettent aussi de gagner de l'argent, car il suffit d'un bon partenariat avec un opérateur Gsm pour gagner au cours d'une émission le salaire d'un journaliste moyen dans le contexte béninois » Dans l'article "Les téléphones mobiles : un nouveau média" Emily Turrettini soutient que « Les SMS deviennent une source de revenus intéressant pour les chaînes télévisées et sont un nouveau vecteur de fidélisation...Non seulement le public est incroyablement réceptif, mais ces nouvelles formules engendrent des profits. Facturé entre 1 et 5 euros (environ 650 et 3300 fcfa) le SMS, les chaînes partagent les bénéfices avec les opérateurs et autres sociétés impliquées, touchant jusqu'à 25% des revenus ».
Tirer les leçons du passé
Dans un passé récent, il était difficile aux médias de professionnaliser des émissions interactives en terme d'autocensure et de respect des règles d'éthique et de déontologie par l'usage des Sms. Les seuls moyens disponibles étant le téléphone conventionnel, l'e-mail ou les courriers postaux. Dans ces conditions l'intervention directe dans les émissions interactives est parfois catastrophique. François Awoudo, ancien président de l'Odem parle « d'émissions interactives émaillées de cafouillages avec des journalistes qui n'arrivent pas toujours à contenir la verve des auditeurs qui interviennent en direct » . Parlant des émissions interactives, Mamadou Ndao, de l'Institut panos Dakar écrit : « De telles émissions sont devenues courantes dans les pays africains qui connaissent un pluralisme radiophonique ; la particularité béninoise réside dans le fait que la télévision aussi est concernée. Sur les stations qui ouvrent leur antenne au public, le risque est toujours réel d'entendre proférer des propos insultants, incitant à la haine, diffamatoires ou qui portent atteinte aux bonnes moeurs... » (4) Face à de telles dérives, la Haute autorité de l'Audiovisuel et de la communication a pris des sanctions contenues dans sa décision du 10 décembre 2003. Elles vont de la suspension de l'émission sur une période allant d'une semaine à un mois, à la suppression de celle-ci. Les décisions sont prises selon la gravité de la violation. Le cas le plus frappant dans l'histoire des médias du Bénin est la prise de la décision n°05-169/HAAC portant mesure conservatoire au sujet de l'émission « la Grogne matinale » sur Golfe Fm-Magic radio le 02 décembre 2005. Cette décision indique que Golf FM a « laissé des individus proférés des propos à connotation tribaliste et régionaliste sur la chaîne ». Par conséquent, la décision met fin pendant une période donnée à l'émission. Pourtant, selon Maître Désiré Aihou, membre de l'ONG internationale Gouvernance en Afrique, « la Grogne matinale est une sorte de forum de dénonciation des agents corrompus ». Si tant est que l'émission est prisée, il faut orienter les participants en les invitant à faire usage des Sms au détriment des appels directs, pour faciliter le contrôle et une meilleure gestion de la « la Grogne matinale » qui reste l'émission phare de la radio Golfe FM.
Hippolyte A. Djiwan (Médiaction 2007)
Publié par djiwan à 15:37:08 dans - Ntic | Commentaires (0) | Permaliens
Sur les cinquante trois pays du continent africain, seuls sept ont consulté leur population à propos du futur gouvernement de l'union Africaine. Parmi les pays qui n'ont pas honorés cet engagement pris par les chefs d'Etat eux-mêmes figure le Bénin.
« Par rapport à la consultation des populations béninoises au sujet de la constitution d'un gouvernement de l'Union Africaine, j'avoue honnêtement que je n'en ai pas entendu parler. Rien de cela n'a été fait dans mon pays le Bénin ». Ce sont là les propos de Zakari Djibril Sambaou, Avocat près la Cour d'Appel de Cotonou. Même son de cloche chez lM. Gilles Badet, enseignant à l'Université d'Abomey Calavi au Bénin, Consultant en gouvernance et developpement.
A la veille de la 9ème Session ordinaire de la Conférence de l'Union Africaine qui se tient du 1er au 3 juillet 2007 à Accra au Ghana, Maître Zakari Djibril Sambaou, consultant à Open Society Initiative for West Africa (OSIWA) était invité à la réunion de la Coalition des Ong africaines pour faire des propositions au Chef d'Etats Africains quant aux attentes de la société civile par rapport au futur gouvernement de l'Union Africaine.
«Je n'arrive pas à comprendre que de pareil débat se déroule sur le plan continental et que mon pays le Bénin ne soit pas en marche » a déploré Maître Zakari Djibril Sambaou.
Au cours de la réunion des 25 et 26 juin 2007 de la Coalition des Ong africaines à "Ghana Institute of Management and Public administration" (Gimpa) à Accra, Désiré Assogbavi, responsable du Bureau de liaison Oxfam avec l'Union Africaine basé à Addis Abeba au siège de l'Union Africaine a révélé que sur les 53 pays africains, seul sept pays ont fait des consultations des populations. Or, précise-t-il « ce sont les Chefs d'Etats Africains eux-mêmes qui ont pris la décision de faire des consultations au plan national dans tous les Etats membres de l'Union Africaine avant d'avancer.... Cette consultation malheureusement n'a pas eu lieu...»
Seuls le Sénégal, le Ghana, l'Ethiopie, le Nigeria, la Libye, l'Afrique du Sud, le Zimbabwe et le Kenya ont fait des consultations des populations souligne un rapport de la société civile sur la question.
Le gouvernement du Bénin à l'instar du Mali, du Burkina Faso du Niger etc. n'a pas consulté ses populations. Et pourtant les Chef d'Etat de ces pays ou leur représentant au plus haut niveau seront à la 9ème Session ordinaire de la Conférence de l'Union Africaine d' Accra qui sera consacré au "Grand débat sur le gouvernement de l'Union".
En face de la non consultation des populations béninoises, Maître Zakari Djibril Sambaou lance : « J'invite les structures qui sont en charge de la question dans mon pays à engager le débat au plan national pour que le Bénin ne soit pas en marge de ce grand événement au plan continental » .
Appréciant l'opportunité d'un gouvernement de l'union Africaine ou non, Maître Zakari Djibril Sambaou souligne : « Certes, chaque pays africain à ses problèmes et ses difficultés internes. Toutefois, si quelque chose peut être fait pour propulser les Etats à cette union, ce serait bien. Car seul, aucun pays africain ne peut trouver des solutions à ses problèmes. Il faut absolument que les Etats africains se regroupent en vue de parler d'une seule voix pour relever les défis qui s'imposent à eux. »
En prélude au sommet des Chefs d'Etats Africains, plusieurs activités des organisations de la société civile se tiennent dans la capitale ghanéenne en vue d'attirer l'attention des chefs d' Etat sur les grands défis du continent noire dont celui du gouvernement de l'Union Africaine.
Accra
Hippolyte Djiwan
Le Gouvernement de l'Union Africaine vu par Gilles Badet, Enseignant à l'UAC
« Plutôt que de parler de gouvernement au sens national, le projet d'un gouvernement de l'Union Africaine vise à créer des centres de décisions communs sur certaines questions en Afrique. Celles sur lesquelles la souveraineté n'est pas revendiquée de manière trop brutale ; celles sur lesquelles l'Afrique a intérêt à s'unir pour parler d'une seule voix vis-à-vis des autres partenaires dans le monde ; ou sur les questions de développement qui traversent les frontières. Par exemple ; les questions de protection de l'environnement, de transport, de l'énergie, le sport, les négociations commerciales vis-à-vis des partenaires extérieurs, la politique de défense commune en matière de sécurité et de paix....
Ce sont autant de questions sur lesquelles les Etats africains peuvent très bien avoir des politiques communes, que se soit au niveau sous régional ou régional.
Par conséquent le projet est une bonne initiative. Mais il s'agit à présent de déterminer les domaines dans lesquels cela peut se faire et de déterminer aussi les modalités d'exercice. Car il ne s'agit pas de concurrencer pour l'instant les gouvernements nationaux, mais d'avoir une vision commune sur des questions d'intérêt commun ».
Propos recueillis par Hippolyte Djiwan
Publié par djiwan à 22:24:25 dans - Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
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