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Publié par djiwan à 21:25:22 dans - Ntic | Commentaires (0) | Permaliens
Il y a quelques années, elles étaient plus nombreuses ces personnes vivant avec le VIH (Pvvih) à venir se faire soigner à l'hôpital d'instruction des armées. Mais aujourd'hui, leur nombre a considérablement régressé. Explications...
Par Larisse Axel HOUSSOU (Avec la collaboration de CeRADIS - Ong)
Déliée comme un fil, Madeleine vient de s'asseoir sur le banc installé dans le couloir. A ses côtés, cinq autres visages ruminent leur souffrance en silence. «Si ça continue, je vais finir par mourir pour de bon. Je viens de loin, j'ai marché jusqu'ici», leur lâche-t-elle, visiblement essoufflée. Tous les mois, cette PVV, sans ressources financières, est obligée de parcourir, à pied, des kilomètres pour aller récupérer les médicaments qui la maintiennent depuis deux ans en vie. Malheureusement, elle va devoir rentrer sans ces précieux remèdes.
Le personnel soignant est en «formation» l'informe l'agent d'entretien en pleine activité. Madeleine, ulcérée, explose: «Ils ne sont jamais à leur poste et quand ils y reviennent c'est pour faire le minimum.» Nous sommes à l'h ôpital d'instruction des armées situé en plein cœur de Cotonou. Ce matin, au centre d'information, de prospective et de conseil sur le sida, certaines PVV, comme Madeleine, ont marché des heures pour venir se faire soigner. Et déjà, elles vont devoir repartir sans la moindre consultation, sans le moindre médicament. En dépit de leur état de santé. Une situation devenue monnaie courante aux dires des PVV. A telle enseigne que des patients préfèrent rester chez eux malgré les risques qu'ils encourent. «J'avais l'habitude de rencontrer certains visages, mais depuis quelques mois, je ne les vois plus», confirme Madeleine. Pour le personnel, ces patients ont changé de site. Mais la réalité est toute autre.
Rupture de stock de médicaments
De l'avis des patients, l'hôpital connaît aussi des ruptures de stock d'antirétroviraux (Arv) et même de médicaments essentiels. «Dans un passé récent, cela arrivait fréquemment. L'année dernière, c'est arrivé moins souvent. Mais le risque de rupture est permanent», confie Julien, une PVV de l'hôpital. Au Bénin, 22 sites de cession des Arv ont été identifiés par le Programme national de lutte contre le sida (Pnls) dont l'hôpital d'instruction des armées. Ce dernier reçoit du Pnls un stock initial de quatre mois en Arv. Chaque fin du mois, il fait le point entre les Arv administrés aux patients et le stock restant et envoie au Pnls une estimation de la quantité des produits dont il a besoin. Mais c'est là où les choses se gâtent puisque le Pnls peine souvent à satisfaire les besoins. Alors surviennent les ruptures de stock. «Ce qui est dangereux pour les PVV car les Arv doivent être absorbés de façon régulière en vue d'inhiber le virus. Une défaillance entraîne une réplication virale persistante et compromet l'effet thérapeutique», explique le professeur d'hématologie Isidore Zohoun.
Assurer la gratuité des examens et des Arv
D'après les autorités en charge de la lutte contre le sida, plus de 250 000 personnes auraient besoin d'Arv au Bénin, un pays où, de sources officielles, le taux d'infection est en voie de stabilisation, autour de moins de 3%. En vue d'assurer un traitement à vie à tous ceux qui en ont besoin, maintenant et dans les années à venir, les autorités ont choisi de faire cotiser les patients. A l'heure actuelle, seulement le coût des Arv est subventionné par l'Etat selon la situation d'indigence du patient. Mais de l'avis des PVV, cela reste insuffisant. Elles exigent la gratuité de tous les examens et des Arv pour un suivi biologique adéquat. Julien de l'hôpital d'instruction des armées, souligne: «Ces examens et ces Arv doivent être gratuits parce que beaucoup trop coûteux pour la plupart des patients souvent sans emploi ni revenus fixes.» Sur certains sites privés comme à l'espace Adis de l'ONG Racines, les responsables ne cherchent pas à savoir si un patient est indigent ou pas avant de lui délivrer gratuitement des Arv ou de prendre en charge ses examens. Instaurer la gratuité des examens et des Arv permettrait de résoudre un certain nombre de problèmes, et notamment, d'amener davantage de patients vers les sites de prise en charge. Pour l'instant, à l'hôpital d'instruction des armées, l'inquiétude se lit sur les visages des Pvvih.
Publié par djiwan à 18:37:31 dans - Ntic | Commentaires (0) | Permaliens
Le président de l'Observatoire de la Déontologie et de l'Ethique dans les médias (ODEM) au Bénin a annoncé le vendredi 15 septembre 2006, les grandes lignes de sa feuille de route pour la quatrième mandature de l'ODEM. L'annonce a été faite à la Maison des Médias à Cotonou, lors des cérémonies d'installation des treize nouveaux membres de l'ODEM. C'est un programme en sept points, qui visent entre autres le retour à la Maison des Médias du siège de l'ODEM, basé depuis trois ans à Akpakpa, un quartier très animé de la ville de Cotonou. L'implantation du siège de l'ODEM à Akpakpa était une option de la troisième mandature, avant que la Maison de Médias ne voie le jour.
Outre cette priorité qui sera concrétisé au plus tard début 2007, le président de l'ODEM accorde aussi la priorité à l'esprit d'équipe. Michel TCHANOU compte également dynamiser les observations des médias en périodes électorales ou non, de même que le suivi des émissions interactives. La décrispation des relations entre l'ODEM et le patronat d'une part et l'ODEM et les autres associations professionnelles d'autre part constitue également l'un des points de la feuille de route.
Durant les cérémonies d'installation au cours desquelles il a fait sa déclaration, l'ambiance était festive. Outre le discours qu'il a prononcé, plusieurs messages ont marqué lesdites cérémonies. Celui de bienvenue du président d'organisation, le discours bilan de la troisième mandature de François Awoudo, président sortant, le message de M. René Bewa, représentant du ministre de la communication, celui du représentant du président de la HAAC prononcé par le conseiller Agapit Napoléon Maforikan et enfin le discours d'installation des treize membres prononcé par le président de l'Assemblée spéciale des bureaux des Unions des professionnels et du Patronat de la presse.
Pour ces cérémonies d'installation, les confrères ont pris d'asseau l'auditorium de la Maison des Médias. L'organisation dirigée par Brice Houssou a reçu les félicitations de plusieurs invités. «C'est une parfaite organisation» a confié le Conseiller à la Haac M. Agapit Maforikan. Sanni Orou Rock, Coordonnateur du Réseau des instances africaines de la régulation et de la communication (RIARC) n'a pas eu avis contraire. «Vous avez gagné le pari d'une bonne organisation» avait il lancé à Brice Houssou.
Apres les cérémonies d'installation vendredi, les treize membres de l'ODEM se sont retrouvés le lundi 18 septembre dans la matinée, pour la passation de service entre les présidents sortant et entrant. Au cours de la même séance, les membres ont créé trois commissions techniques pour appuyer le bureau dans l'exercice de ses fonctions. Il s'agit des commissions Presse écrite présidée par Ignace Fanou ; Radio dirigée par Nourou Yetongbe et NTIC et Télévision présidée par Hippolyte DJIWAN.
A la même occasion, les membres de l'instance d'autorégulation des médias ont statué sur des dossiers en instance. Le dossier de l'arrestation de deux journalistes du quotidien « La Diaspora de la Sabbat» pour offense au chef de l'Etat était au menu principal de ce volet de la rencontre.
Hippolyte DJIWAN
Publié par djiwan à 11:27:57 dans - Ntic | Commentaires (0) | Permaliens
« L'évènement est novateur, non pas parce qu'il n'y a pas eu au Bénin dans le passé, des séminaires de formation du genre, mais parce que celui-ci inaugure une nouvelle ère pour l'audiovisuel sur le continent africain ». Ces propos de M.Séverin Akando, directeur de l'Institut supérieur des métiers de l'audiovisuel (Isma) montrent bien l'engouement des participants à la formation d'une semaine organisée par l'Isma conjointement avec l'Ecole internationale de création audiovisuelle et de réalisation (Eicar). Une formation qui a pris fin le 09 septembre 2006 en présence du ministre de l'enseignement supérieur et de la formation professionnelle Maturin Nago. Ce dernier ne s'éloigne pas d'ailleurs de la logique du directeur de l'Isma. En effet, il considère l'Isma comme une unique opportunité au Bénin et dans la sous-région en soulignant « qu'il n'y a aucun doute au sujet des mérites et des compétences dont regorge l'Isma dès sa naissance ».
A la veille de la rentrée académique d'octobre 2006, l'Isma a organisé avec son partenaire l'Eicar une formation pour une soixantaine de professionnels des métiers de l'audiovisuel venus du Bénin, du Burkina Fasso du Togo, de la Côte d'Ivoire, de la Guinée, des Comores.
Pour animer l'atelier, trois éminents formateurs de l'Eicar ont fait le déplacement de Cotonou. Julien Beaumont, diplômé de l'Ecole Supérieure de Journalisme de Lille et rédacteur à France 2 ; Sandrine Henri, diplômée du Conservatoire Européen d'Ecriture Audiovisuel, membre du jury du Festival de Court Métrage de St Denis, section scénario ; puis enfin Nenad Dizdarevic, Directeur pédagogique de la section internationale de l'Eicar et professeur de réalisation dans la même école.
La qualité des formateurs et la qualité de l'enseignement donné du 04 au 09 septembre durant la formation a eu impact positif sur les apprenants en journalisme audiovisuel, en écriture de scénario et en réalisation.
A la clôture de l'atelier, il n'y avait, à l'endroit des formateurs que des mots de remerciements au bout des les lèvres des séminaristes. « La formation en écriture de scénario est un déclic pour mes projets de cinéma » a laissé entendre le participant Paul Marie Houessou, directeur de l'Agence News and Pictures Media (NPM). Comme lui, d'autres professionnels des métiers de l'audiovisuel ont appris à écrire des scénarii, à s'exercer à la réalisation et d'autre encore à améliorer leur niveau en journalisme audiovisuel. En une semaine, les participants ont beaucoup appris. Mais ils souhaitent que l'expérience soit rééditée, en mettant l'accent sur de nouveaux modules tels que : la prise de son, la prise de vue, le montage... Un souhait que le fondateur de l'Isma M. Marcellin Zannou a pris l'engagement de concrétiser.
Initiative
Au terme de leur formation, les professionnels des métiers de l'audiovisuel ont pris des initiatives en attendant les futures formations pour lesquelles M. Zannou s'est engagé. Dans la section écriture de scénario par exemple, ils ont décidé d'organiser des réunions mensuelles en vue de travailler les scénarii écrits par chacun d'eux. « Outre les rencontres mensuelles, nous envisageons également la création d'une liste de discussion et d'un site web. Deux outils qui serviront de plate forme d'échanges pour les membres de la section écriture de scénario » souligne le directeur de NPM. A l'instar du groupe de M. Houessou, les professionnels du journalisme audiovisuel ont fait eux aussi la même option de poursuivre la formation en ligne. «Julien Beaumont, notre formateur, n'a pas hésité a donné son accord pour la poursuite des échanges via internet » témoigne Lucrèce Adjanohoun, journaliste et présentatrice à Canal 3 TV. L'enthousiasme et l'engagement des participants peuvent se traduire par un seul mot : la professionnalisation. En effet aujourd'hui, selon Séverin Akando, directeur de l'Isma, « le secteur de l'audiovisuel subit des mutations plurielles liées à l'essor des technologies de l'information et de la communication... Face à ce bouleversement spectaculaire, il est impérieux pour tous les professionnels de se perfectionner, chacun dans son domaine d'activité ». Or pour se former, il faut un cadre d'encadrement adéquat, il faut ce que Nenad Dizdarevic, appelle « Une école pour le cinéma en Afrique de l'ouest » et cette école c'est l'Institut supérieur des métiers de l'audiovisuel.
Hippolyte A. Djiwan
MédiaBénin
Publié par djiwan à 12:55:53 dans - Ntic | Commentaires (0) | Permaliens
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