Question de M. Gabriel Biancheri : Monsieur le ministre de l’agriculture, mardi dernier, le Président de la République a prononcé un discours très fort sur l’avenir de l’agriculture française apportant une réponse conjoncturelle et structurelle face à l’urgence et à la gravité de la situation. Vous l’avez vous-même souligné à plusieurs reprises, les agriculteurs français, mais aussi européens, subissent la crise la plus grave, toutes productions confondues, de ces trente dernières années.
Devant cette situation préoccupante, le Gouvernement n’est pas resté les bras croisés. Je veux saluer votre engagement et votre détermination, notamment dans les discussions avec nos partenaires européens. Hier, vous avez reçu les représentants des organisations syndicales agricoles pour détailler les modalités du plan d’urgence, qui s’élève, je le rappelle à 1,650 milliard d’euros.
Afin de répondre à l’attente très forte de la profession agricole et de la nôtre, pouvez-vous exposer les modalités d’application de ce plan d’urgence ?
Réponse de M. Bruno Le Maire, ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche. Monsieur le député, le plan annoncé la semaine dernière par le Président de la République en faveur des agriculteurs français est sans précédent : 1,650 milliard d’euros pour les agriculteurs, qui sont tous, aujourd’hui, en situation de détresse.
Ce plan comporte plusieurs mesures portant sur toutes les situations que connaissent les agriculteurs : allégements d’intérêts d’emprunt pour 2009, prise en charge de cotisations à la mutualité sociale agricole, allégements de la taxe sur le foncier non bâti, nouveaux emprunts sur cinq ans à taux préférentiels – 1,5 % pour tous les agriculteurs, 1 % pour les jeunes agriculteurs.
J’ai reçu hier, comme vous l’avez indiqué, l’ensemble des organisations syndicales représentatives pour voir avec elles comment mettre en œuvre ce plan de la manière la plus efficace et la plus rapide possible afin que l’argent soit disponible dans les meilleurs délais dans toutes les exploitations agricoles françaises.
J’ai reçu également ce matin les représentants du Crédit Agricole : il faut que la banque joue le jeu le mieux possible et que les prêts soient disponibles dès la semaine prochaine pour tous les agriculteurs qui souhaiteraient emprunter.
J’écrirai aux préfets et à l’ensemble des services déconcentrés dès cette semaine pour leur fixer des orientations dans ce domaine. Je signerai, dès lundi prochain, la convention avec les banques permettant de mettre en place les prêts bonifiés pour tous les agriculteurs, et en particulier pour les jeunes agriculteurs.
À la demande du Premier ministre, nous mettrons en place un médiateur qui aura la responsabilité de régler les cas les plus complexes entre les exploitants agricoles et les banques si des difficultés apparaissaient.
Dans les semaines à venir, je veillerai jour après jour à ce que le plan annoncé par le Président de la République et le Premier ministre puisse avoir un effet concret pour tous les exploitants agricoles de France.
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1 / 2 CRISE DU LAIT : éléments d’information au 17/09/2009 Où en sommes-nous ? ·
Suite à la table ronde du 15 juillet dernier, Bruno Le Maire et Hervé Novelli réuniront à
nouveau
tous les acteurs de la filière laitière
– agriculteurs, industriels et distributeurs
– le
1er octobre
prochain pour faire le point sur l’ensemble des travaux engagés.
Quelles sont les réponses immédiates du Gouvernement ?
·
Le plan d’accompagnement des producteurs laitiers
particulièrement touchés par la
crise a été mis en place dès juin dernier et renforcé cette semaine.
·
Ainsi, 30 millions d’euros
ont été débloqués par le Premier ministre en juin pour prendre
notamment en charge une partie des annuités et des intérêts d’emprunt de l’année 2009. En septembre,
30 millions d’euros supplémentaires
ont été débloqués pour faire fasse
aux difficultés toujours vives des filières d’élevage.
·
Les modalités de mise en oeuvre sont en cours d’élaboration. La priorité sera pour les
jeunes agriculteurs
et ceux qui ont investi récemment
de manière raisonnable.
·
Une avance de 70% de l’ensemble des aides directes de la PAC
(droits à paiement
unique et aides couplées) sera
versée au 16 octobre au lieu du 1er
décembre.
Où en est le travail au niveau communautaire ?
·
La France et l’Allemagne ont obtenu de la Commission européenne
des mesures pour
faire face à l’urgence
(notamment l’augmentation du plafond d’aides d’Etat pour les
producteurs de 7 500 € à 15 000 € et l’extension des mesures de stockage privé).
·
Elles ont aussi rallié 16 Etats membres à
des propositions concrètes pour une
nouvelle régulation des marchés laitiers
. Le Parlement européen a adopté le 17
septembre une résolution en ce sens.
·
Suite à cette campagne de conviction, la Commission européenne vient de reconnaitre
la
nécessité d’une régulation plus efficace des marchés
, passant notamment par une
organisation économique de la filière
et un cadre juridique contractuel
liant les
producteurs et les industriels, afin de permettre des relations justes et équitables, et de mieux équilibrer l’offre et la demande du marché.
·
Une task-force est mise en place immédiatement
pour examiner ces propositions.
Où en est le travail au niveau national ?
·
La table ronde du 1er octobre
prochain permettra de faire le point sur l’ensemble des
travaux engagés.
·
Le Conseil Général de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Espaces Ruraux et le
Service du Contrôle Général Économique et Financier présenteront leurs propositions concernant la mise en place de
relations commerciales juste et équitable entre
producteurs et transformateurs
de lait.
·
Des propositions pour
améliorer la compétitivité de la production et de la
transformation
au sein de la filière laitière seront également débattues.
·
Une synthèse des tables rondes régionales
conduites sous l’égide des Préfets de
région depuis mi-août sera également présentée.
2 / 2
Qu’est-ce que la contractualisation ?
·
Il s’agit de formaliser les relations entre producteurs et industriels (relations clients /
fournisseurs) car aujourd’hui il y a très peu de contrats écrits.
·
Les enjeux portent essentiellement sur : le volume
de lait collecté et, la détermination du
prix
de ce lait et la durée de l’engagement.
·
L’enjeu de cette contractualisation est essentiel car elle doit permettre de
-
rééquilibrer le rapport de force
entre producteurs et transformateurs,
-
donner la visibilité
nécessaire à tous les opérateurs de la filière sur une durée
déterminée et assez longue pour sécuriser leurs activités économiques -
préparer
progressivement la sortie du régime des quotas laitiers en 2015
·
L’Etat veillera à ce que ces contrats soient justes et équitables. Il est exclu de s’engager
dans une « intégration » qui est contraire au projet d’entreprise.
·
Un préalable : une organisation des producteurs
leur permettant de défendre leurs
intérêts dans les meilleures conditions. Bruno Le Maire y veillera dans le cadre de la loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche.
Où en est le travail sur la transparence des prix pour les consommateurs ?
·
Conformément aux engagements pris, les
résultats du travail mené par
l’observatoire des prix et des marges sur la filière laitière ont été publiés
sur le
site Internet de la DGCCRF le 29 juillet dernier. (http://www.dgccrf.bercy.gouv.fr/concurrence/prix/observatoire_prix.htm)
·
Cet effort de transparence
répond à une attente forte de tous.
Et qu’en est-il de la valorisation des produits français ?
·
Bruno Le Maire et Hervé Novelli soutiennent les démarches professionnelles visant à
valoriser le lait produit en France
. A cette fin, ils soutiennent notamment la
démarche d’un logo « éleveurs laitiers de France » lancée par la fédération nationale des producteurs de lait le 8 septembre. Dans le contexte difficile de la filière laitière, cette initiative doit permettre aux consommateurs de reconnaitre les produits fabriqués à partir de lait produit par des éleveurs français, grâce aux partenariats trouvés avec les industriels.
·
La réflexion sur un étiquetage relatif au lieu de production du lait
est également
Publié par umpdescollines à 21:14:54 dans A propos | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par umpdescollines à 18:24:45 dans A propos | Commentaires (0) | Permaliens
Ø Il n’est pas normal que les producteurs de lait ne puissent pas vivre de leur activité.
Ø Le système des quotas ne fonctionne plus.
Ø Il faut en bâtir un nouveau pour que le marché garantisse des revenus stables aux producteurs laitiers.
Le Gouvernement français a agi dès le début de la crise du lait. Il a été le premier en Europe à réclamer une intervention de la Commission européenne et à mettre en place les dispositifs de soutien nécessaires.
· 30 millions d’Euros ont été débloqués en juin pour soutenir la trésorerie des producteurs de lait. 30 millions d’Euros supplémentaires ont été débloqués le 15 septembre.
· 70 % des aides de la PAC seront versées le 16 octobre au lieu du 1er décembre 2009. Ce versement coûte 2 millions d’Euros par an à l’Etat.
· Les banques, les assurances et la mutualité sociale agricole (MSA) ont été convoquées le 21 septembre par le ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche pour participer à l’effort collectif :
=> Les banques débloqueront 250 millions d’Euros pour de nouveaux prêts aux jeunes agriculteurs et aux investisseurs récents. Point majeur : les exploitants n’auront à rembourser ces prêts qu’à partir de janvier 2011 à un taux maximal de 3%.
=> Les assurances et la MSA reporteront leurs appels à cotisation : c’est un soulagement majeur pour les exploitants.
Le gouvernement français a pris l’initiative d’une nouvelle régulation européenne du marché du lait dès le mois de juillet. Il a bâti une proposition franco-allemande pour réguler les marchés. Il a convaincu 18 autres Etats membres. Il a emmené avec lui le Parlement européen. Il a fait bouger la Commission. Sans la France, rien ne se serait passé.
· 2 juillet : déclaration franco-allemande en faveur d’une régulation européenne du marché du lait.
· 7 septembre : la France et l’Allemagne emportent l’adhésion de 14 Etats membres. Ce succès a été obtenu après deux mois de contacts diplomatiques.
Sous l’impulsion de la France, une issue à la crise de profile sous la forme d’un Conseil des 27 ministres qui se prononcerait en faveur d’une nouvelle régulation européenne des marchés du lait.
Comme depuis plusieurs semaines, l’engagement du ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche est total sur le plan national et sur le plan européen.
Publié par umpdescollines à 23:16:10 dans A propos | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par umpdescollines à 21:08:14 dans A propos | Commentaires (0) | Permaliens
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