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Trafic d'armes au Sahara: La Mafia du Polisario orchestrée par Abdelaziz | 25 décembre 2007

 

L'implication du Polisario dans le trafic d'armes, inquiète non seulement le Maroc mais depuis peu les mafieux d'Algérie. Après avoir hérité d'un arsenal impressionnant du parrain algérien, les séparatistes tirent les ficelles d'un vaste marché de la mort où se fournissent terroristes, rebelles, trafiquants de drogue ou simples nomades.

Uue les services algériens enquêtent sur la disparition d'armes dans l'arsenal du Polisario, le fait serait anodin s'il n'était répétitif. Depuis trois mois, les services de renseignement de la gendarmerie algérienne planchent sur la disparition d'un lot important d'armes fournies par l'Algérie aux séparatistes. Essentiellement des fusils «Fal», des mitraillettes Simonov et des lance-roquettes.

Le dossier vient d'être transmis aux services secrets algériens, plus connus sous le nom de Département du renseignement et de la sécurité (DRS). On n'en saura pas plus si ce n'est que ce n'est pas la première fois que le Polisario soit pris la main dans le sac en flagrant délit de trafic d'armes.

Selon des sources locales, les hommes d'Abdelaziz El Marrakchi ne se sucrent pas uniquement en piochant allègrement dans l'arsenal fourni gracieusement par l'Algérie, le plus gros acheteur d'armes de l'Afrique, mais ils perçoivent également des royalties sur le passage des convois d'armes qui traversent le Sahara.
Selon un rapport récent d'Amnesty International, «en plus des armes provenant d'autres parties du monde, la production et la circulation d'armes dans certains pays africains prend des proportions qui deviennent inquiétantes. Parmi les pays africains producteurs d'armes, on trouve: l'Afrique du Sud, le Zimbabwe, le Nigéria, la Namibie, l'Ouganda, le Kenya, la Tanzanie et l'Egypte. Alors que d'un autre côté, le plus grand client reste l'Algérie qui, à elle seule, représente 28% de toutes les ventes en Afrique. L'Algérie achète notamment des armes d'origine soviétique». D'après des sources bien informées, il semblerait que le trafic ne toucherait pas uniquement la hiérarchie du Polisario qui tire les ficelles d'un vaste trafic qui porterait non seulement sur les stocks d'armes fournies par l'Algérie mais également sur des convoyages plus importants d' armes que des intermédiaires véreux acheminent à travers le Sahara. Plusieurs jeunes et moins jeunes polisariens, au chômage depuis la fin de la guerre avec le Maroc, participent également à ce trafic comme commissionnaires, transporteurs, agents de liaison, etc. Ce sont ces mêmes personnes qui servent d'intermédiaires dans les négociations de transactions d'armes avec les maquisards de la contrée. Selon l'ex-idéologue du Polisario, Hdaya Daifo Allah «après la fin de la guerre avec les FAR, le clan de Mohamed Abdelaziz s'est retrouvé menacé d'implosion à cause des nombreuses contradictions qui étaient masquées par le climat de guerre. Du coup, les cadres dirigeants ont commencé à s'impliquer dans divers trafics dont celui des armes pour assurer leurs arrières et permettre aux jeunes de s'enrichir rapidement. Histoire d'avoir enfin la paix».

Itinéraire tortueux

S'il est aujourd'hui difficile de pointer avec certitude les pays qui servent de centres d'approvisionnement des trafiquants d'armes opérant au Sahel, la plupart des experts consultés parlent de «zones de transit» comme les camps du Front Polisario, le sud de la Libye ou encore le nord du Mali, fief des groupes armés islamistes. De par sa position stratégique Tindouf, représente le point de passage idéal entre le Sahel de l'est et le Sahara de l'ouest.
Sur un tracé qui va du Tchad, en passant par Tindouf jusqu'au Mali avec un détour par le fameux marché aux armes de Zouerate où l'on trouve des caches et stocks d'armes, que les autorités de la région connaissent bien même si les opérations de transit ou de transport d'armes et munitions se font souvent pendant la nuit. En effet, la livraison se fait presque tout le temps la nuit et les armes sont ensuite transportées dans des camions ou des 4X4 avant d'être livrées clés en main. Les téléphones mobiles cellulaires sont utilisés pour les communications.
Généralement, les armes proviennent des pays voisins, dans des zones de conflit où opèrent des marchands d'armes qui ont pignon sur rue dans les pays de l'Est quand ce ne sont pas carrément des ex-mercenaires européens qui tirent les ficelles de ce trafic juteux à partir de Paris ou Bruxelles. On trouve également dans le lot, des armes récupérées dans les conflits armés de la région comme les conflits internes du Tchad, les troubles du Darfour et même celles utilisées dans la guerre civile du Liban qui ont été retrouvées chez les maquisards du GSPC. Au top ten des armes en circulation, on trouve la fameuse kalachnikov. On parle ainsi de près de cent mille kalachnikovs en circulation dans la région du Sahel, d'après des estimations officielles. Parmi le type d'armes particulièrement prisées, on trouve ainsi par ordre de préférence, des Kalachnikovs, des mitraillettes Uzi, des mitrailleuses MAG, des mortiers de 60 mm, des revolvers Beretta, sans oublier les grenades et les munitions de rigueur comme les cartouches.
Dans ce marché de la mort, les prix pratiqués défient toute concurrence?: on peut avoir une kalach à moins de 1000 DH, des grenades à 150 DH pièce, des lance-roquettes RPG (vendues entre 200 et 350 DH. Notons que les prix semblent nettement plus bas à Zouerate qu'ailleurs en Afrique.

Clients

Parmi les amateurs d'armes, on trouve de gros clients comme les groupes armés islamistes tels qu'Al Qaïda au Maghreb islamique mais également, des barons marocains de la drogue, ou encore des mercenaires recrutés pour la formation militaire d'opposants à des régimes africains. Alors que les tribus nomades ont recours à l'achat d'armes pour se protéger des pillards du désert. En effet, pour faire face à l'insécurité, certains éleveurs achètent aussi des armes dans l'objectif de se sécuriser et de sécuriser leur bétail face aux pillages des groupes armés qui n'hésitent pas à se faire la main sur le patrimoine de ces pauvres nomades.
Comment se fait-il que ce trafic d'armes bien identifié continue de prospérer dans l'impunité la plus absolue ?

Le Sahel de tous les dangers

Le silence complice des tribus nomades et l'implication du Polisario et des Touaregs dans ce trafic compliquent sérieusement le travail des enquêteurs de pays comme le Maroc, l'Algérie, la Tunisie, la Libye la Mauritanie, le Mali, le Niger, la Gambie, et même le Tchad.
Pour des raisons de géopolitique mais aussi par manque de moyens.
«Pour des raisons qui s'expliquent aisément, les autorités politiques et militaires de la région sont parfois impliquées dans les opérations de vente, d'achat ou d'échange d'armes. Il y a l'appât du gain certes, mais il y a également des calculs politiques. Les gouvernements en place sont souvent trop faibles pour contrôler les vastes étendues du désert et laissent aux nomades la possibilité de s'armer jusqu'aux dents pour jouer aux gendarmes. Cela explique quelque peu l'essor de ce trafic» explique un journaliste mauritanien. Jusqu'à présent, les rares affaires qui sont portées devant la justice concernent des saisies d'armes individuelles comme le fusil Fal saisi chez un agent des forces auxiliaires à Layoune l'été précédent. Suite à une information faisant état de l'introduction d'armes au Maroc à travers la Mauritanie, les services de police de Laâyoune ont mis la main sur une dizaine de suspects. Parmi les suspects, figure un caporal des Forces auxiliaires et un complice mauritanien, qui lui a procuré des armes à feu en provenance de la région «Zouerate» en Mauritanie.
Toutes les affaires suivies par les enquêteurs ne concernent que des acheteurs. Rien que du menu fretin.
La prolifération, la détention et le trafic illicite, ainsi que la circulation incontrôlée des armes légères et de petit calibre, sont des facteurs qui
ont depuis longtemps mis à mal la sécurité et la stabilité politique de la région. Ces facteurs alimentent non seulement la criminalité mais ils permettent à des chefs de guerre dont les dirigeants du Polisario d'amasser d'immenses profits et de tenir sous leur coupe, de vastes zones du grand Sahara. Mais le véritable danger reste la possibilité pour les Djhadistes de faire de la région un nouvel Afghanistan.

L'option terroriste

Quand le Washington Times a appelé en 2005 à ce que «le traitement réservé aux organisations terroristes soit appliqué au Front Polisario», Mohamed Abdelaziz avait crié à l'intox. Pourtant des ex activistes du Polisario comme l'idéologue des séparatistes n'excluent pas le recours à des actions armées par les hommes de Mohamed Abdellaziz. Ce qui ne serait pas une première puisque la tentation du terrorisme ne date pas d'hier. En effet, en septembre 1985, un chalutier canarien, «El Junquito», et «El Tagomago» un patrouilleur des forces armées navales espagnoles avaient été attaqués par le Polisario alors qu'ils naviguaient dans les eaux internationales à plus de 12 miles de la région de Boujdour. Une attaque qui a valu la mort d'un marin-pêcheur et d'un soldat et la séquestration de plus de 50 personnes dont certaines n'ont jamais été retrouvées. A l'époque, Javier Solana, alors, ministre porte-parole du gouvernement espagnol, avait déclaré au terme d'un Conseil de gouvernement, que l'Etat espagnol avait décidé d'expulser tous les représentants du Polisario et de fermer tous les bureaux de cette «organisation terroriste» en Espagne. Le représentant du Polisario à l'ONU, Ahmed Boukhari, alors délégué à Madrid et Brahim Ghali avait été expulsés vers l'Algérie. Le 29 septembre 2007, le juge d'instruction de l'Audience nationale, Baltasar Garzon, qui a reçu une requête de la part de plusieurs associations de défense des victimes du terrorisme dont l'Association des victimes du terrorisme des Canaries (ACAVITE) devrait se prononcer sur la question dans les jours qui viennent.
A un moment où les victimes espagnoles du Polisario viennent d'être reconnues comme étant des victimes du terrorisme après avoir obtenu le droit de bénéficier des mêmes indemnités que reçoivent les victimes de l'organisation terroriste basque ETA.

Sous l'œil de l'oncle Sam

Croire que ce trafic d'armes échappe à la vigilance des agents de la CIA relèverait de la myopie politique. Les américains qui s'inquiètent de la menace à peine voilée de Ben Laden d'installer son QG dans le Sahel, ont pris l'initiative de boucler la région à travers l'Initiative transsaharienne de lutte contre le terrorisme, lancée par les États-Unis après les attentats du 11 septembre 2001 pour empêcher l'établissement de bases terroristes en Afrique. Le Mali, la Mauritanie, le Tchad et le Niger ont bénéficié d'un pactole de plusieurs millions de dollars. Le nouveau programme sera financé à hauteur de 100 millions de dollars par an, pendant cinq ans, et inclura, outre ces pays africains, le Maroc, l'Algérie, la Tunisie, le Sénégal et le Nigeria. C'est dans ce sens que le général américain William Ward a tenu le 7 février 2007 à Dakar à piloter lui-même les travaux de la 3e Conférence du Partenariat transsaharien de lutte contre le terrorisme, auxquels ont pris part les chefs d'états-majors ou responsables militaires du Maghreb (Mauritanie, Maroc, Algérie et Tunisie) et de cinq pays subsahariens (Tchad, Mali, Niger, Nigeria et Sénégal). Une réunion qui s'est soldée par le déblocage d'un budget annuel de 90 millions de dollars pour pourchasser et neutraliser la mobilité des terroristes dans la rég

Publié par ihajjiten à 10:32:12 dans SAHARA MAROCAIN | Commentaires (1) |

les mafieux d'Alger | 25 décembre 2007

Le Polisario : une compagnie militaire privée dont le pouvoir mafieux d'Alger espère empocher les dividendes géopolitiques

Le Polisario a tenu son 12ème prétendu congrès en territoire Marocain sous l'œil de l'appareil militaire algérien et de son service sinistre connu sous le nom du DRS . Pour donner un caractère officiel que c'est l'Algérie qui parraine, organise et mène la danse, il y a eu la présence de Reda Malek un ancien chef de gouvernement représentant de la vieille garde revancharde encore réglée sur l'ère boumedienniste.

On peut déjà au niveau du droit international constater deux violations caractérisées que commet l'Algérie à l' encontre de son voisin Marocain. La première violation consiste à constituer et parrainer une bande armée sur son propre sol dirigée contre l'Etat Marocain.
La deuxième entorse au droit international et aux usages de garder un bon voisinage est la violation du territoire de Tifariti qui est considéré Marocain et que le Maroc a accepté lors du cessez le feu d'être une zone démilitarisée pour se prémunir de l'élan belliqueux algérien.
Un autre aspect plus dangereux et qui mérite une vigilance extrême aussi bien de la part du Maroc que des États de la région et de la communauté internationale : la menace de reprise des armes. L'agence officielle de l'information et La presse algérienne dans son sont mobilisées pour relayer avec délectation et jubilation la décision de recourir encore une fois à la lutte armée contre le Maroc en cas d'échec des négociations.

Tout le monde sait que le Polisario n'a aucun pouvoir de décision sur son propre sort et qu'il est uniquement un instrument entre les mains des militaires algériens. L'Algérie avec sa diplomatie agressive ne rate aucune rencontre à l'échelle régionale ou internationale pour parler au nom des polisariens séparatistes à tel point où l'affaire du Sahara devienne le seul et unique dossier qu'elle agite à tout moment même lors des rencontres commerciales bilatérales entre chefs d'Etats. L'affaire du Sahara devient une paire de lunettes par lesquelles les dirigeants algériens voient le monde.
Qui décide de la guerre ?
La nature mafieuse du Polisario et son rôle étroitement lié au pouvoir militaire Algérien nous fait pense à une Compagnie militaire privée entièrement contrôlée par l'appareil d'Etat algérien. En effet, Cette bande armée a toutes les caractéristiques d'une milice privée à la solde d'un régime qui souhaite réaliser son objectif d'affaiblir son voisin et se renforcer à ses dépens pour avoir le leadership sur la région. Pour ne pas affronter directement son armée à celle de son voisin, le régime Algérien a recours à cette compagnie privé polisarienne qui la dirige politiquement. Et le cas échéant pour continuer sa politique belliqueuse sur le plan militaire il peut réactiver le front en lui donnant toute la logistique nécessaire pour mener sa guerrilla.
Officiellement l'Algérie n'est pas concernée par l'affaire du Sahara mais elle ne se cache pas pour tirer les grosses ficelles attachées à sa marionnette polisarienne et qui apparaissent au grand jour à tout le monde. Elle joue même le ventriloque pour exécuter sa chansonnette habituelle qui devient de plus en plus inaudible au sein de la communauté internationale.
Très longtemps, cette compagnie privée militaire polisarienne est camouflée dans des beaux habits et un décor de théâtre pour duper l'Opinion publique internationale. Elle veut apparaitre comme un mouvement de libération nationale, luttant pour l'autodétermination du Peuple sahraoui. Mais personne n'est dupe ce léger pellicule de vernis est parti depuis belle lurette et la vérité resplendissante au grand jour s'est éclaté sur les visages hideux de cette direction polisarienne criminelle affameuse des séquestrés des camps de la honte. C'est une absurdité et un paradoxe de se réclamer du principe d'autodétermination, tout en créant et célébrant en grande pompe une république qui n'en est pas issue.
Les dirigeants algériens croient échapper au droit international e tde toutes sanctions contre les exactions et les violations en matière des droits de l'homme perpétrées par cette compagnie privée militaire qu'est le Polisario. Mais tout le monde sait que le Polisario n'est que l'instrument par lequel l'Algérie essaye d'affaiblir son voisin et créer des freins à toute intégration régionale sauf si l'Algérie en est le leader. Ca ne se fera jamais même si l'Algérie quadruplera ses achats en armes et lèvera une armée gigantesque de mercenaires et de gueux venant de toute part de la région sahélienne. Le Maroc défend une cause et il est animé par une volonté invincible de défendre son intégrité territoriale quel qu'ils soient les sacrifices. C'est pour cette raison que les militaires algériens préfèrent livrer bataille par procuration, car ils savent bien que le soldat algérien ne risquera pas sa vie pour une cause qui n'en est pas une et refusera de combattre son frère marocain. Cette logique de guerre dans laquelle les dirigeants algériens sont prisonniers risque un jour de dégénérer en conflit armé très sérieux. Espérons que la sagesse l'emportera et que les militaires algériens soient écartés définitivement du pouvoir pour faire éloigner à jamais les bruits de bottes ou des sandales de guerilleros de dernière heure.
Si l'ordre est donné par l'Algérie à cette bande armée d'ouvrir les hostilités avec le Maroc, le seul responsable du déclenchement de la guerre sera le pouvoir Algérien. A moins de considérer que cette déclaration est purement tactique pour tenter de faire pression sur le Maroc qui n'en a cure. Ces gesticulations n'ont aucun effet sur le Maroc que de constater avec amertume la stratégie belliqueuse et irresponsable de son voisin de l'Est. Il est certain si le front tindoufien est réactivé, le risque sera très élevé pour une guerre civile au Sahara entre unionistes Marocains et séparatistes enrôlés dans cette compagnie militaire privée à capital algérien.

Publié par ihajjiten à 10:26:48 dans SAHARA MAROCAIN | Commentaires (0) |

front mercenaires du Polisario. | 21 mars 2007

Arguments historiques 
 

I- Rappel historique

Lorsque le Maroc appelle à ce que tous les habitants des provinces sahariennes, participent au référendum confirmatif, il part du constat qu'il est inacceptable de priver du droit du vote toute personne issue de tribus sahraouies, contrairement aux adversaires du référendum confirmatif. Ces derniers, ont constamment essayé d'écarter un certain nombre de sahraouis à l'opération référendaire.

Dès la moitié de la décennie des années soixante, le Maroc a soulevé le principe de l'autodétermination pour la décolonisation de ses provinces sahariennes et le retour à la mère patrie. Depuis il n'a jamais cessé de revendiquer la participation de l'ensemble des habitants de ses provinces.
Ces réclamations ont été soulevées également au sein des instances internationales. Le Maroc a ainsi pu rappeler les réalités historiques et politiques de la question du Sahara et expliquer comment l'Espagne a expulsé des sahraouis de souche et les a éloigné de leur terre en 1958 (lors de la célèbre bataille d'Ecouvillon), lorsque ces derniers se sont engagés dans un soulèvement armé pour revendiquer leur droit à réintégrer la mère-patrie.

Cette réalité historique a constitué un événement majeur à l'époque et a été aussi un drame humain vécu par des dizaines de milliers de citoyens déportés loin de leur terre.

Cette situation a eu un grand retentissement médiatique national et international de même qu'au sein des instances internationales, en particulier l'Organisation des Nations Unies. Au niveau de cette institution, le groupe des Etats arabes et asiatiques s'est solidarisé avec le Maroc et a dénoncé la répression coloniale à l'encontre des citoyens marocains.

Malgré cela, l'administration coloniale a poursuivi la déportation des sahraouies durant plusieurs années.
Pour leur part, les Nations Unies n'ont cessé, depuis que le Maroc a soulevé le problème de son unité territoriale au milieu des années soixante, de demander, chaque année, à l'administration coloniale d'accepter le retour des exilés afin qu'ils puissent participer au référendum d'autodétermination.

Ainsi, depuis la résolution spéciale relative à la libération de Sidi Ifni et du Sahara occidental en décembre 1964, l'Assemblée Générale de l'ONU a appelé à la décolonisation et a demandé à l'Espagne, régulièrement, le retour des exilés.

II- Contre les allégations du Polisario

Le soi-disant Polisario est l'unique mouvement se prétendant de libération, à n'avoir jamais lutté contre le colonisateur, à se constituer et à se manifester seulement après le départ de celui-ci sous la pression juridictionnelle et diplomatique marocaine.

Malgré l'influence et la détermination de ses "commanditaires et parrains" ce mouvement n'a jamais été agréé par le comité de libération de l'OUA résidant à Dar-Salam (Tanzanie) et dépositaire du répertoire officiel des mouvements africains authentiques de libération tels l'A.N.C., le MPLA, le Frelimo, le SWAPO,....etc..

Née sur un "territoire étranger voisin" et dépouillée des éléments légalement constitutifs d'un Etat souverain, l'autoproclamée RASD fut, dans des circonstances rocambolesques, illégalement admise à l'OUA sur un "coup de force" impliquant présidence et Secrétariat Général de l'OUA et qui avait, en son temps, suscité la réprobation générale y compris des pays idéologiquement hostiles au Maroc. Cette dérive s'était soldée par le retrait du Maroc de cette institution.

Les revendications marocaines sur ses provinces du Sud remontant à son indépendance, furent réitérées à l'occasion de la signature de la Charte de l'OUA. Elles furent entérinées par plusieurs résolutions des Nations Unies recommandant l'ouverture de négociations bilatérales maroco-espagnoles aux fins de déterminer la souveraineté devant prévaloir sur les territoires de Tarfaya, Ifni et le Sahara. En application de ces résolutions les deux premières provinces furent récupérées respectivement en 1958 et 1969 mais l'évacuation du Sahara fut différée, pour des raisons économiques, jusqu'en 1975.

Ne répond pas au quantitatif "d'occupant" un Etat qui revendique légalement et pacifiquement le remboursement de son territoire, recourt à la Cour internationale du justice pour faire valoir ses droits, négocie et signe avec le colonisateur un accord international (14 novembre 1974)agréé par les Nation Unies et consacrant pacifiquement le retour de ces territoires à la mère patrie. De surcroît pour démentir les arguments et dévoiler les visées des "adversaires" le Maroc a poussé l'élégance jusqu'à proposer lui même en 1982 un référendum sur ses propres provinces.

Le blocage du processus référendaire a toujours été hier comme aujourd'hui le fait de ceux qui craignent l'aboutissement de la consultation référendaire et qui cherchent à en prédéterminer le résultat en manipulant les modalités d'organisation et les critères d'identification des votants.
Le problème d'identification des votants, qui était au centre des divergences entre les parties a fait l'objet d'un accord conclu lors de derniers rounds des négociations à Houston (Texas) et portant sur les cinq critères d'identification énoncés.

Toutefois, dés la reprise du processus les représentants du soi-disant Polisario dans les bureaux d'inscription de la MINURSO, ont multiplié les violations des dispositions agréées et les manœuvres dilatoires avec l'intention, visiblement délibérée, de compromettre et faire avorter l'opération référendaire.

Ces entraves ont, du reste, été documentées et dénoncées par la presse nationale et internationale, appelant l'ONU a faire preuve de vigilance et assumer leur responsabilité. Elles ont, en outre, fait l'objet d'un mémorandum adressé à M. Koffi Annan par des tribus sahariennes habilitées à voter et récusées arbitrairement par les agents du soi-disant Polisario.

Le Maroc, respectueux de ses engagements a toujours et continue de faire preuve de patience et de modération, mais il ne peut indéfiniment tolérer que ce blocage perdure.

Publié par ihajjiten à 17:47:40 dans SAHARA MAROCAIN | Commentaires (0) |

L'ambivalence de Bouteflika... | 21 mars 2007

La dernière interview de Abdelaziz Bouteflika au quotidien «El Païs» constitue un véritable chef-d'œuvre de l'ambivalence, le double discours par excellence mais aussi le jeu ouvert d'un miroir aux alouettes. «L'affaire du Sahara (...), dit-il, ne sera jamais à l'origine d'une déclaration de guerre entre l'Algérie et le Maroc». L'entretien au journal madrilène a été réalisé à la veille de la visite en Algérie du Roi Juan Carlos et de la Reine Sofia.

Relevant tout de même, mieux que la presse algérienne, qu'il existe «une divergence» entre Madrid et Alger sur le Sahara, le président Bouteflika a cru interpeller l'Espagne en affirmant qu'elle a «une responsabilité morale et historique et qu'il ne s'agit pas d'un simple conflit, mais d'un sérieux problème de décolonisation».
Décolonisation, donc ! Le président Bouteflika met sous le boisseau définitif l'accord tripartite de Madrid, dont il feint de se souvenir à peine, alors qu'il avait mis toutes ses forces, en octobre et novembre 1975, pour le combattre violemment.

N'est-ce pas le 10 novembre même qu'une orageuse rencontre entre feu Mokhtar Ould Daddah et feu Boumedienne à Béchar s'était illustrée par la colère et les menaces quasi physiques de l'ancien président algérien sur l'ancien président mauritanien, caractérisée par des pressions hors du commun et lui enjoignant de se désolidariser du Maroc et de rejeter l'accord en préparation entre le Maroc, l'Espagne et la Mauritanie ? M. Bouteflika ne peut avoir la mémoire aussi courte sur cette période, si effervescente et riche en rebondissement. Il était le maître d'œuvre de la rencontre à laquelle il avait pris part.

Il connaissait les positions des uns et des autres, et l'Algérie n'était pas loin de l'endroit même où se tenait la cérémonie de l'accord de décolonisation du Sahara signé le 14 novembre 1975. Car, au même moment, certains de ses hauts dirigeants, flanqués de propagandistes et d'agents des services, s'efforçaient dans l'officine de mettre la pression sur des membres de la Jemâa – en l'occurrence Haj Khatri Ould Joumani – pour qu'il se désolidarisât du Maroc ! L'accord de Madrid, quand bien même l'Algérie continue à le renier, reste un document diplomatique officiel, entériné de surcroît par l'Onu un mois plus tard, en décembre 1975.

C'est un accord fédérateur et non de division des populations du Sahara marocain. M. Bouteflika, dans la même interview, nie avoir proposé la partition du Sahara il y a trois ans. Le comble, c'est que les textes existent, catalogués en «Plan Baker 2 ou Plan Baker 3» où il précise même une période de transition. On n'est jamais aussi gravement rattrapé par ses propres déclarations que dans cette histoire de «partition du Sahara» et de la fermeture des frontières dont il entend attribuer la responsabilité au Maroc...

Publié par ihajjiten à 17:31:38 dans SAHARA MAROCAIN | Commentaires (0) |

Sahara Occidental : Fondements historiques et juridiques de la marocanité du Sahara | 27 juin 2006

Sahara Occidental : Fondements historiques et juridiques de la marocanité du Sahara
 

        

Si l'actualité pose le problème du Sahara occidental (marocain) sous l'angle de l'autodétermination des populations, ceci ne doit pas faire oublier l'appartenance immémoriale de ce territoire au Maroc, ni le caractère légitime de sa réintégration à la Mère-Patrie depuis 1975. Le Maroc, propose avec persévérance l'organisation d'un référendum d'autodétermination des populations sahraouies. Cette position doit être appréhendée sous l'angle de l'attachement, jamais démenti, du Maroc aux principes régissant les relations amicales entre les Etats, dont le maintien de la paix et de la sécurité internationales et le réglement pacifique des différends.

Le présent document a pour objet de rappeler brièvement les différents titres qui fondent la marocanité du Sahara. La symbiose qui caractérise les relations entre les provinces sahariennes et le reste du Maroc, l'adhésion des populations à la Monarchie et aux Institutions du Pays, les prodigieuses réalisations accomplies depuis 1975 en matière économique et sociale, attestent de l'appartenance du Sahara au Maroc.

I - FONDEMENTS HISTORIQUES DE LA MAROCANITE DU SAHARA OCCIDENTAL

Les fondements historiques de la marocanité du sahara occidental, reposent sur de très nombreux actes, aussi bien au niveau interne qu'au niveau international.

- Au niveau interne:


Il y a lieu, au préalable, de rappeler un fait majeur : Le Maroc est constitué en tant qu'Etat depuis le IXème siècle . Cette qualité d'Etat authentique est unique au Maghreb. Elle avait été sauvegardée même pendant la parenthèse du Protectorat (1912-1956).
Dans la structure de fonctionnement de cet Etat Marocain séculaire, le Sahara a toujours occupé une place privilégiée, et souvent déterminante. Ainsi, les fondateurs des dynasties au Maroc étaient souvent directement issus de l'une des tribus du Sahara Occidental. C'est notamment, le cas des Almoravides dont le fondateur, Youssef Ben Tachfine (XIème siècle), devait constituer le «Grand Maroc» qui s'étendait jusqu'aux frontières du Sénégal. Ces liens étroits avec le Sahara ne sont pas démentis avec l'avènement au pouvoir de la Dynastie Alaouite (XVII ème siècle), originaire du Tafilalet (Sahara), et qui n'a guère cessé de conforter l'unité nationale et de renforcer les liens immémoriaux entre toutes les régions du Maroc .


L'exercice de la souveraineté par l'Etat marocain au cours de son histoire est caractérisé par un certain nombre de spécificités dues à la structure particulière de cet Etat. Cette particularité a été reconnue par la Cour Internationale de Justice (C.I.J) (Avis consultatif du 16/10/75 sur le Sahara Occidental § 94, pp. 43-44).
Le pouvoir central est exercé par le Sultan «Commandeur des Croyants». A ce titre, il est Chef Religieux de la communauté des croyants dont il assure en même temps le gouvernement temporel. L'acceptation de la personne du Sultan par la communauté des croyants s'effectue par la «Beyâ» ou allégeance. L'acte d'allégeance engage ceux qui l'effectuent à une obéissance définitive et perpétuelle dès lors que le Sultan reste fidèle aux préceptes du Coran; obéissance qui, traduite en termes intertemporels, procède des rapports traditionnels liant un Etat à ses ressortissants. Le Sultan, représentant de l'autorité suprême sur le plan spirituel et politique, a, entre autres, la charge de la défense des populations et assure les relations avec les puissances étrangères.
Par conséquent, l'acte d'allégeance est synonyme de souveraineté. C'est d'ailleurs ce que confirme le juge AMMOUN, dans son opinion sur l'avis de la C.I.J relatif au Sahara: «...Aussi l'allégeance au Sultan, ou Souverain, équivalait-elle à l'allégeance à l'Etat. Et c'est reconnaître en conséquence que les liens juridiques du Maroc avec le Sahara Occidental reconnus par la Cour se traduisent par des liens politiques, voire des liens de souveraineté»

En ce qui concerne le Sahara, l'exercice de cette souveraineté apparaît à plusieurs niveaux, concernant aussi bien la nomination de responsables locaux (gouver neurs, juges et chefs militaires) que la définition de la mission qui leur était impartie. Lors de l'examen de l'affaire du Sahara Occidental par la C.I.J, le Maroc a présenté plusieurs dizaines de textes et documents à caractère interne qui témoignent d'un exercice effectif, permanent, continu et paisible de la souveraineté par le Sultan sur les territoires sahariens .


Pour ne prendre que l'occupation coloniale, on peut retenir un certain nombre d'exemples relatifs à la nomination de responsables locaux par le pouvoir central . En outre, des directives étaient données à ces responsables pour sauvegarder l'intégrité territoriale du Maroc . A cet égard, on doit rappeler la place privilégiée qu'a occupée le cheikh Ma El Aïnin (dès la fin du XIXème siècle) dans la résistance face aux incursions étrangères au Sahara Occidental. Il était le représentant spécial du Sultan dont il exécutait la politique sur le plan local .
Le pouvoir central, soucieux de raffermir son autorité sur les provinces méridionales, devait intervenir sur place en la personne du Sultan lui même. Ainsi, pour ne citer que la période précédant le protectorat, Hassan 1er avait effectué en 1882 et 1886 deux expéditions en vue de mettre fin aux visées étrangères sur ce territoire et d'installer officiellement différents caïds et cadis.

Par ailleurs, parmi les manifestations d'exercice de souveraineté, on peut relever la perception d'impôts .

2° - Au niveau international:

La souveraineté marocaine sur le Sahara Occidental a été consacrée par des dispositions expresses de multiples conventions passées par l'Empire Chérifien avec des Etats étrangers.

L'analyse de certaines conventions diplomatiques démontre que les puissances étrangères ont eu recours en permanence au Sultan pour protéger les activités de leurs nationaux au Sahara Occidental. Il s'agit de traités conclus respectivement avec l'Espagne en 1861, avec les Etats-Unis d'Amérique en 1786 et 1836, et avec la Grande Bretagne en 1856 .

D'autres instruments reconnaissent expressément la souveraineté du Maroc sur le Sahara. C'est, notamment, le cas du traité anglo-marocain du 13 Mars 1895 dont l'article 1er disposait que :
«...Aucune Puissance ne pourra émettre des prétentions sur les territoires allant de l'Oued Draâ au Cap Bojador et appelés Tarfaya comme il est dit plus haut et à l'intérieur parce que ces territoires appartiennent au Maroc» .


Par ailleurs, la souveraineté du Maroc sur Rio de Oro était reconnue au niveau international comme en témoigne la lettre de l'Ambassadeur de France à Tanger, en date du 10 Novembre 1898. Selon cette correspondance :
«La presse espagnole mène grand bruit autour de nouvelles récemment reçues de Rio de Oro et d'après lesquelles un nombre considérable de marocains -quatre ou cinq mille- s'approcheraient avec une attitude agressive de ladite factorie».

La C.I.J a eu à connaître de tous ces documents et elle n'a pas manqué de retenir que «les éléments et renseignements portés à la connaissance de la Cour montrent l'existence, au moment de la colonisation espagnole, de liens juridiques d'allégeance entre le Sultan du Maroc et certaines tribus vivant sur les territoires du Sahara Occidental» (§ 162 de l'avis de 1975).

Ces fondements historiques permettent de mieux appréhender les bases juridiques sur lesquelles repose le parachèvement de l'intégrité territoriale intervenue en 1975.

II - BASES JURIDIQUES DU PARACHEVEMENT DE L'INTEGRITE TERRITORIALE

C'est par la déclaration commune du 7 Avril 1956 que l'Espagne devait mettre fin à sa présence dans la partie Nord du Royaume du Maroc. Cette déclaration men tionne en particulier, en son paragraphe 2, que l'Espagne «réaffirme sa volonté de respecter l'unité territoriale de l'Empire que garantissent les traités internationaux.


En fait, la colonisation espagnole devait se poursuivre dans plusieurs parties du territoire marocain qui ne seront rétrocédées que par étapes : Tarfaya (1958), Ifni (1969) et Sahara Occidental (1975). Les présides du Nord (Sebta et Mellilia) sont toujours l'objet du contentieux territorial maroco-espagnol.

S'agissant du Sahara, la demande marocaine de rétrocession a été permanente, depuis 1956. Parmi les manifestations de la volonté du Maroc de récupérer ses provinces du Sud dès le lendemain de son indépendance, on retiendra le discours historique fait par Feu Sa Majesté MOHAMED V à M'hamid El Ghizlane en 1958. S'adressant aux marocains du Sahara, Il leur avait rappelé la perpétuelle allégeance que leurs Ancêtres avaient présentée à Moulay Hassan 1er et leur avait promis une mobilisation permanente et totale du Maroc, jusqu'à la réintégration de tout le Sahara.


Dans le même sens, et dès son intronisation, Sa Majesté HASSAN II avait réitéré cette position. Ainsi, lors de la première conférence au Sommet des Non-Alignés (Belgrade, Septembre 1961). Il avait déclaré: «...Cette atteinte à l'intégrité territoriale de pays indépendants et membres des Nations-Unies crée un climat d'irritation et de provocation et constitue de la part des pays colonialistes une menace permanente pour la sécurité et la paix. Au Maroc, par exemple, l'Espagne continue d'occuper des régions entières au Sud de notre territoire : Saquia El Hamra, Ifni et Rio de Oro...».

Au moment de son adhésion à la Charte de l'OUA, en 1963 le Maroc a réaffirmé sa position en formulant des réserves dans les termes suivants : s'agissant de la réalisation de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du Maroc dans le cadre de ses frontières authentiques, il est important que l'on sache que cette signature de la Charte de l'OUA, ne saurait aucunement être interprétée comme une reconnaissance explicite ou implicite des faits accomplis jusqu'ici, refusés comme tels par le Maroc, ni comme une renonciation à la poursuite de la réalisation de nos droits par les moyens légitimes à notre disposition».


Dans cette affaire, conformément à sa pratique, le Maroc a toujours cherché à aboutir à un règlement pacifique du différend en demandant à l'Espagne d'engager des négociations appropriées, et en saisissant les différentes Organisations Internationales de ce dossier. Répondant à cet appel, l'Assemblée Générale des Nations Unies, dans sa Résolution 2072 (XX) du 16 Décembre 1965, devait demander à l'Espagne en tant que puissance administrante «de prendre immédiatement les mesures nécessaires pour la libération de la domination coloniale des territoires d'Ifni et du Sahara Occidental et d'engager à cette fin des négociations sur les problèmes relatifs à la souveraineté que posent ces deux territoires». Il faut relever ici le fait pour l'Assemblée Générale de lier les deux questions concernant l'intégrité territoriale du Maroc.

Les manœuvres dilatoires de l'Espagne allaient conduire l'Assemblée Générale des Nations Unies, à l'instigation du Maroc, à demander un avis consultatif à la C.I.J (résolution 3292 (XXIX) du 13/12/1974) sur la situation juridique du territoire à la veille de la colonisation espagnole, et en particulier ses liens juridiques avec le Maroc et la Mauritanie.

Les questions étaient les suivantes:
1° - Le Sahara Occidental (Rio de Oro et Saquia El Hamra) était-il, au moment de la colonisation par l'Espagne, un territoire sans maître (Terra Nullius)?
Si la réponse à la première question est négative,
2° - Quels étaient les liens juridiques de ce territoire avec le Royaume du Maroc et l'ensemble Mauritanien?

Répondant par la négative à la première question, la C.I.J a reconnu, comme il a été déjà mentionné, des liens d'allégeance entre le Sultan du Maroc et les tribus du Sahara Occidental. Cela attestait de la justesse des thèses juridiques marocaines et rendait nécessaire l'ouverture de négociations avec l'Espagne pour mettre un terme à la situation coloniale de ce territoire. C'est dans ce sens que le Conseil de Sécurité allait rappeler, par sa Résolution 377 du 22 Octobre 1975, que les «parties concernées et intéressées» pouvaient engager des négociations pour régler pacifiquement ce différend, sur la base de l'article 33 de la Charte des Nations Unies. En l'occurrence, les parties concernées sont le Maroc, la Mauritanie et l'Espagne ; la partie intéressée étant l'Algérie en sa qualité de pays limitrophe. Il y a lieu de relever le fait que le «Polisario» était ignoré aussi bien dans les résolutions de l'O.N.U., que dans les déclarations officielles des autorités algériennes. De fait, l'Algérie déclarait n'avoir aucune prétention directe sur le Sahara Occidental. Bien plus, le Président Boumedienne laissait entendre qu'il encourageait et approuvait le partage du territoire entre le Maroc et la Mauritanie.
En effet, en Octobre 1974, lors du Sommet de la ligue des Etats Arabes, il avait déclaré devant les Chefs d'Etat que: «Le problème intéresse dorénavant la Mauritanie et le Maroc. Je dis que je suis d'accord et qu'il n'y a aucun problème... De nombreuses réunions ont eu lieu à Nouadhibou, à Rabat et à Agadir juste après l'accord Algéro-Marocain...
J'ai assisté à une réunion avec Sa Majesté le Roi et le Président mauritanien au cours de laquelle ils ont convenu de trouver une formule pour résoudre ce problème après la libération, formule qui prévoit la part qui revient à la Mauritanie et la part qui revient au Maroc. J'étais donc présent et j'ai donné mon aval de tout cœur et sans arrière-pensée...» (Archives de la Ligue des Etats Arabes; voir dans ce sens, le «Monde» du 9 Avril 1980).


Cependant, I'Espagne allait maintenir sa politique coloniale conduisant le Maroc à déclencher la «Marche Verte», celle-ci allait ouvrir la voie à l'accord de Madrid signé par l'Espagne, le Maroc et la Mauritanie, fixant les modalités de rétrocession de ce territoire (voir annexe n° 7 ; Accord de Madrid du 14 Novembre 1975).

On doit souligner ici que cet accord est en totale conformité avec les règles du Droit International et avec la charte des Nations Unies (voir article 5 de l'accord). L'Assemblée Générale n'a pas manqué de reconnaître la validité de ce traité puisqu'elle «prend acte de l'accord tripartite intervenu à Madrid entre les gouvernements espagnol, marocain et mauritanien, dont le texte a été transmis au Secrétaire Général de l'O.N.U. le 18 Novembre 1975» (résolution 3458 (XXX) E3. du 10/12/1975).


L'intégralité des dispositions de l'accord de Madrid ont été scrupuleusement respectées par le Maroc, en particulier celles afférentes à l'expression de la volonté des populations (article 3 de l'accord de Madrid) .

En effet, la Jemaâ (Assemblée), organe dont la représentativité et la compétence dans la conduite des affaires des populations, avaient été reconnues par la Mission de visite des Nations Unies sur place en 1975 (NU, DOC. 1/10023/Add.5, pp. 40 et ss), avait approuvé le dispositif de l'accord de Madrid. Ce mode de consultation des populations est conforme au droit international et à la pratique internationale en matière de décolonisation.

Par conséquent, l'autodétermination peut revêtir, d'après les règles du droit international, plusieurs formes. Ceci a été très largement souligné à l'occasion de l'examen par la C.I.J de l'affaire du Sahara.

De ce fait, la rétrocession du Sahara par l'Espagne au Maroc est conforme aux titres historiques et juridiques et satisfait à la légalité internationale par son respect des résolutions des Nations Unies, de l'Accord de Madrid et des vœux des populations. D'autant plus que la réintégration du Sahara à la Mère-Patrie a impulsé un développement sans précédent de cette partie du Royaume.

Publié par ihajjiten à 11:26:25 dans SAHARA MAROCAIN | Commentaires (0) |

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