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Le maroc: Cible des services de renseignement espagnols | 17 mai 2009

Les services de renseignements espagnols viennent de renforcer leurs effectifs d’agents au Maroc, le renforcement en question n’est pas tout à fait nouveau, puisqu’il remonte à mai 2005, déjà. Cela confirme, au moins, que le royaume figure en bonne place sur l’agenda des services secrets espagnols. Pourquoi le Maroc intéresse-t-il autant les espions ibériques ?

Sur l’agenda du Centro nacional de inteligencia (Centre national d’intelligence, CNI), le royaume a officiellement la cote. “Pour Madrid, le Maroc est l’objectif numéro un en matière de renseignement. Ses services s’intéressent, par ordre d’importance, à la montée de l’islamisme en Espagne, l’émigration clandestine, Sebta et Melilia, le trafic de haschich et le dossier de la pêche”, précise un connaisseur des arcanes des services espagnols, qui ajoute que “les principales unités de contre-espionnage ont été d’ailleurs formées pour travailler spécialement sur le Maroc”.

le premier sujet de préoccupation des services espagnols concerne l’implantation des salafistes maghrébins dans la pénisule ibérique. La flambée du fondamentalisme dans la communauté musulmane en Espagne donne en effet des cheveux blancs aux gouvernement Iberique. Et depuis les attentats de Madrid, les services surveillent de très près les mosquées tenues par des organisations suspectes, où est véhiculé un discours intégriste. “Il semble que les Marocains se taillent la part du lion dans cette nébuleuse. Et comme si les “jihadistes” ne suffisaient pas, l’offensive des islamistes d’Al Adl wal Ihsane en Andalousie vient encore s’ajouter au menu du CNI. Le déplacement récent de Mohamed Abbadi, le numéro deux de la Jamâa de Yassine, avait justement fait l’objet d’une large couverture médiatique espagnole.

À Rabat, les accusations de tentatives de déstabilisation du trône alaouite sont régulièrement exprimées. On reproche notamment aux agents ibériques de distiller des informations intimes sur la famille royale dans les magazines people espagnols, de protéger certains gros bonnets de la drogue du Rif, voire de faire montre d’un interventionnisme flagrant dans le nord du pays.

le CNI voit également d’un œil suspect l’existence d’une antenne de la DST, les services de renseignements intérieurs, au sein de l’ambassade marocaine à Madrid. Ainsi, en septembre 2005, la commission d’enquête sur les attentats du 11 mars avait même exigé un rapport détaillé sur l’activité des services secrets marocains sur le sol espagnol.

Toujours est-il que la sensibilité des dossiers communs, du Sahara à l’immigration clandestine, en passant par le trafic de drogue et le terrorisme, impose aux deux parties une collaboration étroite, qui a encore de beaux jours devant elle.

 

Publié par ihajjiten à 12:43:26 dans Espionage | Commentaires (0) |

Espionage: Maroc Vs Espagne | 28 avril 2009

Les agents secrets espagnoles en poste dans les représentations diplomatiques sont connus des services du contre-espionnage marocain. Ils ont une certaine marge de manœuvre, qui varie en fonction des relations bilatérales établies entre les deux pays. La DGED et la DST marocaines surveillent de près les agents du CNI implantés dans le Royaume. Les coups bas et la guerre d’intox menée par les services espagnols ces dernières années sont encore dans les mémoires. C’est le CNI qui aurait “alimenté” en fausses informations le directeur-adjoint du quotidien espagnol El Mundo, Casimiro Garcia-Abadillo, pour son ouvrage 11 Mars, la vengeance, sorti à l’automne 2004 et qui accuse clairement les services marocains d’être derrière les attentats de Madrid du 11 mars 2004, qui ont fait 191 morts et plus de 1.800 blessés.

L’affaire du secrétaire d’État aux affaires étrangères, Ahmed Lekhrif, limogé brutalement du gouvernement le 22 décembre 2008 pour avoir obtenu la nationalité espagnole montre à quel point cette “ingérence” des services espagnols dans la société marocaine irrite les autorités du Royaume. Ahmed Lekhrif n’est certainement pas une “source” et sa marocanité n’est pas remise en cause, mais le fait qu’il soit un Sahraoui de la grande tribu des Ouled Dlim est suffisant pour que les Marocains crient au scandale. C’est tout le cynisme des Espagnols, qui ne ratent jamais une occasion pour porter des coups bas dans l’affaire du Sahara marocain. Dans ce conflit vieux de 33 ans, Madrid et Rabat ne se font pas de cadeaux.

Les services espagnols au Maroc, massivement implantés dans le Nord du Royaume, traquent également les “filières marocaines” de djihadistes envoyés en Irak, notamment celle de la région de Tétouan, et surveillent de près l’activité des islamistes d’Al Adl Wal Ihsane dont l’implantation sur le territoire espagnol constitue aux yeux des autorités ibériques une grave menace. (A suivre)

Publié par ihajjiten à 13:51:44 dans Espionage | Commentaires (0) |

L'Espion Libanais Du Mossad | 17 novembre 2008

 L'Espion Libanais Du Mossad Avoue Son Implication Dans Des Assassinats En Syrie

Selon le quotidien libanais As Safir de mercredi dernier s'appuyant sur des sources sécuritaires libanaises, le chef du reseau libanais d'espionnage travaillant pour le compte du Mossad israélien, Ali al-Jarah, a avoué aux enquêteurs chargés de l'interroger qu'il avait reçu l'ordre de surveiller le quartier de Kafr Sousa à Damas, là où le chef militaire du Hezbollah, Mugniyah, a été assassiné lorsqu'une bombe a explosé à l'interieur de son véhicule en février dernier le tuant sur le coup.

Selon l'article de As Safir, al-Jarah a aussi avoué que le Mossad lui avait également demandé de faire un travail de reconnaissance dans la ville de Tartus, repérer les caméras vidéo, le déploiement de la sécurité, les points sensibles, mener une surveillance rapprochée d' un haut officier syrien, Mohammed Suleiman, en charge de la liaison avec les responsables du Hezbollah, qui a également été assassiné.

D'autre part, Ali al-Jarah opérait également en plus de Damas et de Beyrouth, dans d'autres capitales du monde Arabe et utilisait un véhicule militaire pour faciliter ses déplacements.

Actuellement, les enquêteurs vérifient si plusieurs de ses frères - en plus de Yousouf Jara qui a reconnu participer aux activités d'espionnage - étaient également impliqués dans ce réseau d'espionnage pour le compte du Mossad. L'armée libanaise a perquisitionné dans l'appartement des frères Jarah, et découvert une "salle opérationnelle" équipée d'un système de communications sophistiqué. ils y ont également trouvé des équipements de surveillance, du type non vendu sur le marché libanais. Les espions libanais du Mossad ont transférés des photos d'installations militaires et civiles, et passaient également des informations par voie orale. L'appartement des frères Jarah est situé sur une route principale conduisant du Liban en Syrie.

Lors de son dernier discours public pour le jour de la commémoration des martyrs de la resistance, le 11 novermbre dernier, le secrétaire général du Hezbollah, Sayyed Nasrallah, s'est dit confiant qu'un jour viendra ou toutes les preuves de l'implication du Mossad dans les assassinats et attentats seront révélées.

Récemment, le ministre de l'intérieur libanais, Ziad Baroud, s'est rendu à Damas pour rencontrer son homologue syrien, une rencontre dont il avait été chargé par le cabinet ministériel libanais pour discuter d'une selection de problèmes en suspens. Suite à cette visite, le cabinet libanais a approuvé la formation d'un comité de suivi libano syrien basé sur les principes de coordination entre les deux ministères, à la condition que ce comité termine la tâche qui lui est assignée dans trois mois.

Selon un haut responsable de la sécurité libanaise, ce réseau d'espionnage pour le compte du Mossad était l'un des plus dangereux réseaux d'espionnage dans l'histoire des renseignements israéliens actifs à l'étranger depuis 60 ans.

Le quotidien libanais As-Safir, rapporte également que, dans le jargon israélien, mais aussi d'après l'expérience et les informations obtenues sur le fonctionnement du Mossad, il existe trois types de réseau d'espionnage selon leur mission, complètement isolés les uns sur les autres :

le premier a pour mission de déterminer les objectifs et de les sélectionner, une personne est en général assignée à ce type de mission;

le deuxième est chargé de la mission de reconnaissance sur la cible choisie, et d' inspecter les lieux où elle sera exécutée, pour choisir le bon moment de l'execution;

le troisième, consiste en l'exécution de la mission.

En ce qui concerne le réseau d'Ali Jarah et de son frère, il appartenait à la deuxième catégorie. Pour accomplir sa mission, Jarah a eu recours au camouflage pour faciliter ses déplacements. Il bénéficiait d'une couverture politique pour pouvoir circuler librement entre le Liban et la Syrie. Il a pu se procurer un véhicule militaire enregistré lui permettant pendant trois décennies d'éviter les points d'inspection entre les deux pays voire de visiter le siège palestinien à Damas sans soulever le moindre soupçon..

Ali Jarah et son frère ont été recrutés après l'invasion israélienne en 1982. Des contacts ont été établis à l'intérieur et à l'extérieur du Liban entre eux et les services de renseignements israéliens. Les relations entretenues entre Ali Jarah, sont frère et le Mossad se sont développées à tel point qu'ils ont bénéficié d'un traitement de faveur comparé à d'autres agents touchant des primes et des sommes astronomiques (des dizaines de milliers de dollars alors qu'un simple agent touche 50 ou 100 dollars) . Ces gratifications montrent la trés grande valeur des renseignements fournis par les frères Jarah.

Selon les résultats de l'enquête, les fréres Jarah ont adopté un mode de vie conforme à la nature sécuritaire de leur job, justifiant vis à vis de l'extérieur leur possession de matériel de sécurité, ou la présence à leur domicile de lignes téléphoniques confidentielles.

Selon les enquêteurs, Ali Jarah est l'homme clé de la réussite de ce type d 'assassinats et attentats, car c'est du deuxième type de réseau d'organisation du Mossad que tout dépend, la cible peut être changée, l'exécution annulée si les risques encourus sont trop grands.

Ali Jarrah a avoué avoir rempli d'autres missions identiques de répérage dans certaines capitales arabes qu'il visitait sous couvert de faire du tourisme.

L'enquête devrait se poursuivre pendant plusieurs mois, car elle concerne désormais tous les assassinats, attentats, et les opérations militaires israéliennes et sécuritaires menées dans la région de la Bekaa, depuis 1982 jusqu'à l'arrestation des frères Jarah, ce qui inclut aussi des embuscades organisées par l'armée israélienne contre certains groupes palestiniens

Sources As-Sarfir (www.assafir.com) et Al Manar TV (www.almanar.com.lb)

 

 

 

Publié par ihajjiten à 17:56:45 dans Espionage | Commentaires (0) |

Décodage de 25 techniques de désinformation | 25 octobre 2008

Décodage de 25 techniques de désinformation
 

La désinformation, c'est-à-dire le fait de désinformer, est un mot apparu dans la langue française au cours du dernier quart du XXe siècle. Il est bâti sur un mot russe. Ainsi, contrairement à ce que ce mot suggère de prime abord, la désinformation ne constitue pas nécessairement une perte d'une ou plusieurs données (« désinformation » comme pour « déshabiller »).

Mais le sens de ce mot est encore fluctuant, et il connaît des variantes importantes selon les auteurs qui l'emploient.

 Nota : je vais vous proposez plusieurs articles traitant de la désinformation et de ses méfaits, cela me semble utile en notre période riche en info permanente et souvent contradictoire.  Cela nous permettra de mieux voir les infos plausible, des infos farfelus et dangereuse....

 Voici quelques techniques courantes utilisées par différents organes de pouvoir (publics ou privés ) cherchant à occulter des vérités qui dérangent. Il est utile de garder ces concepts à l'esprit lors de la lecture d'informations relatives à des sujets controversés (ils sont nombreux) ... pour autant, règle n°1, que vous sachiez même qu'ils le sont. Faites le test. Vous serez sans doute surpris de constater à quel point ces procédés percolent au travers de nombre de propos tenus par des instances officielles, des "experts" et par extension de nombreux médias.


Technique n°1 : Evitement
Ne pas écouter la controverse, ne pas la voir, ne pas en parler. Si elle n'est pas rapportée, elle n'existe pas et il n'y a pas lieu de s'en occuper.
Technique n°2 : Superficialité
N'aborder la controverse qu'en périphérie, sur des points mineurs voire pittoresques. Eviter soigneusement les points clés de l'argumentation.
Technique n°3 : Indignation
Rejeter le sujet de façon indignée ("jamais une chose pareille ne serait possible"). Jouer sur le sentiment d'incrédulité ("il y aurait eu des fuites", "ça se saurait", ...)
Technique n°4 : Rumeur
Considérer la controverse comme une rumeur de plus, sans fondements, quels que soient les arguments présentés.
Technique n°5 : Homme de paille
Présenter la position de son adversaire de façon volontairement erronée, en sélectionnant son argument le plus faible, en amplifiant sa portée puis en le détruisant.
Technique n°6 : Messager
Décrédibiliser le porteur du message. Par extension, associer les opposants à des dénominations impopulaires telles que "excentrique", "extrême-droite", "gauchiste", "terroriste", "conspirationniste", "radical", "fanatique", ou même "blonde" etc...
Technique n°7 : Biais
Exacerber tous les faits qui pourraient donner à penser que l'opposant opère en dissimulant ses véritables intentions ou est sujet à tout autre forme de biais.
Technique n°8 : Confusion
Quelque soit le niveau de la polémique mais sans y faire référence, confirmer la thèse officielle par un communiqué laconique sur une nouvelle étude favorable et rassurante.
Technique n°9 : Autorité
S'associer à l'autorité (organismes internationaux etc.) et présenter ses arguments avec suffisamment de jargon, de détails techniques et de sources pour les crédibiliser.
Technique n°10 : Innocence
Faire l'innocent. Quelle que soit la solidité des arguments de l'opposant, éviter la discussion en leur contestant toute crédibilité, toute existence de preuves, toute logique ou tout sens. Mélanger le tout pour un maximum d'efficacité.
Technique n°11 : Amalgame
Associer les charges de l'opposant à des charges farfelues facilement réfutables, qu'elles soient antérieures ou le fait d'autres opposants. En y étant associées, les charges subséquentes, quelle que soit leur validité, sont alors beaucoup plus facilement discréditées.
Technique n°12 : Diviser
Diviser pour mieux régner et par extension mettre l'accent sur les différences entre les différents courants des opposants et l'impression de chaos que cela procure.
Technique n°13 : Pseudo-débat
Présenter la version de l'opposant en premier lieu puis démentir par une succession de déclarations issues de sources faisant apparemment autorité.
Technique n°14 : Confession
Admettre avec candeur que des manquements (mineurs) ont été identifiés et que des solutions ont été apportées. Les opposants cependant en ont tiré parti pour gonfler la controverse et tenter de démontrer ce qui n'existe pas.
Technique n°15 : Edulcorer
Utiliser des termes techniques sans contenu émotif pour décrire le problème.
Technique n°16 : Enigme
Les énigmes n'ont pas de solution. Etant donné la multitude des paramètres, des intervenants et de leurs interactions, le sujet est bien trop complexe pour ne pouvoir être jamais résolu. Une technique couramment utilisée pour décourager ceux qui cherchent à suivre...
Technique n°17 : Solution complète
Eviter le problème en exigeant de l'opposant qu'il fournisse une solution complète à la résolution de la controverse.
Technique n° 18 : Omission
Omettre des preuves, des publications ou des témoignages contraires. S'ils n'existent pas, ce ne sont pas des faits, et le sujet ne doit pas être couvert.
Technique n°19 : Sang froid
Amener l'opposant à argumenter dans une position difficile et jouer sur sa perte de sang froid pour le décrédibiliser.
Technique n°20 : Expertise
"You don't bite de hand that feeds you", disent les Anglais. Créer son propre groupe d'experts et le financer directement ou indirectement.
Technique n°21 : Preuve impossible
Ignorer les preuves présentées par l'opposant comme étant non pertinentes et lui demander des preuves inaccessibles, que ce soit matériellement (non disponibles ou soustraites au regard du public), techniquement (années de recherche) ou financièrement.
Technique n° 22 : Déni
Dénier toute crédibilité ou être extrêmement critique vis à vis de publications, de témoignages ou même de propos officiels d'organes de pouvoir, en les désignant comme des "sources non valides" ou "des éléments sortis de leur contexte".
Technique n°23 : Fausse preuve
Introduire des éléments contradictoires par rapport à l'argument de l'opposant, au besoin en fabriquant de fausses preuves, par exemple sous la forme d'études scientifiques au protocole particulièrement étudié.
Technique n°24 : Grand Jury
Organiser un grand jury ou des états généraux avec tous les atours de la consultation la plus large et la plus ouverte qui soient. Neutraliser ensuite les sujets qui fâchent et présenter le rapport final comme étant l'état du consensus général.
Technique n°25 : Diversion et distraction
Créer l'événement ailleurs pour distraire et écarter l'attention du public.

 

Publié par ihajjiten à 08:13:31 dans Espionage | Commentaires (0) |

Objectif des services espagnols: Maroc | 04 octobre 2008

les services de renseignements espagnols viennent de renforcer leurs effectifs d'agents au Maroc qui figure en bonne place sur l'agenda des services secrets espagnols. Pourquoi le Maroc Le Maroc ?
Pour Madrid, le Maroc est l'objectif numéro un en matière de renseignement et les agents espagnols de contre-espionnage ont été d'ailleurs formées pour travailler spécialement sur le Maroc". 

Pour remplir le quotidien des agents espagnols affectés au Maroc, les dossiers chauds ne manquent pas. Les dossiers prioritaires sont :
  • la montée de l'islamisme en Espagne
  • l'émigration clandestine,
  • les colonies de Sebta et de Mlilya,
  • le trafic de la drogue,
  • le dossier de la pêche,
  • Le Sahara

Ainsi l'implantation des salafistes maghrébins dans la péninsule ibérique constitue le premier sujet de préoccupation des services espagnols. Les mosquées sont surveillées de très près surtout depuis les attentats de Madrid.

Les agents espagnols mènent sur le territoire marocain surtout à Tétouan des enquêtes pour remonter la filière des Marocains mêlés aux attentats de Madrid et qui fournit une grande partie des "moudjahiddine" pour l'Irak.
Selon le journal El Pais que "plus de 500 attaques-suicides ont été enregistrées en Irak depuis le début de la guerre. 90% de leurs auteurs étaient des étrangers, en majorité des Marocains".
C'est le cas de Mohamed Afalah, qui fut également impliqué dans les attentats de Madrid. Il avait réussi à fuir, gagnant l'Irak via la Belgique puis la Syrie, avant de se faire exploser à Bagdad en 2005.
Aux "jihadistes"  viennent s'ajouter les activistes islamistes du mouvement du chik Yassine Al Adl wal Ihsane en Andalousie.


le trafic de drogue
Les agents espagnols s'intéressent à la relation entre le trafic de haschich et le financement du terrorisme.

Le quotidien La Razón  avait souligné les soucis des services espagnols qui "craignent un processus de déstabilisation à la colombienne dans le nord du Maroc, en raison de l'alliance des jihadistes avec les barons de la drogue.

Lutte contre l'immigration
Il semble que les services de renseignements extérieurs marocains et espagnols ont crée une cellule permanente d'échange d'informations en temps réel. Ce qui a permis de faire échouer  de nombreuses opérations d'immigration clandestine. L'île de Fuerteventura, dans l'archipel des Canaries, devrait bientôt accueillir des officiers de liaison marocains et mauritaniens, alors que d'autres agents marocains seront affectés à Almeria.

Coopération limitée
il semble que les agents des deux pays se détestent cordialement coups bas, opérations clandestines, intox...
Pour les marocains, l'activisme des services espagnols au Maroc est acceptable, tant qu'ils restent dans les limites du renseignement classique. Mais ce n'est pas toujours le cas.

Selon une source marocaine citée par Telquel, les services espagnols n'hésitent pas à recruter dans les milieux d'affaires, au sein de la société civile ou encore parmi les couples mixtes.

Selon l'hebdomadaire marocain Telquel, les services secrets espagnols avaient accusé leurs homologues marocains d'avoir téléguidé les terroristes du GICM pour commettre les attentats de Madrid.
De leur coté, les services marocains accusent les services espagnols  de "tentatives de déstabilisation du trône alaouite"  et sont à la source des informations intimes sur la famille royale dans les magazines people espagnols. Ils leur reprochent aussi leur protection de certains gros barrons de la drogue du Rif  et leur activisme flagrant dans le nord du Maroc.

Réalité ou science fiction?
L'Espagne occupe encore aujourd'hui une bonne partie du nord du Maroc, soit un total de 10 colonies. Des milliers de soldats espagnols stationnent en permanence sur les cotes marocaines, à Sebta, à Mlilya, à Nkor, à Badis, aux îles Jaafaya..., Notre espace aérien et nos eaux territoriales sont  fréquemment violées par les chasseurs et la marine espagnols. Dans ces conditions, un espion de plus ou de moins ne changera rien à cette réalité anachronique. La présence massive d'espions espagnols au Maroc ne date pas d'aujourd'hui, sous le gouvernement d'Aznar, l'Espagne avait le plus grand nombre d'agents au Maroc...

Certes  le trafic de drogue, l'immigration clandestine, l'islamisme, le dossier de la pêche, le problème des frontières maritimes...etc., sont autant de dossiers qui préoccupent non seulement les espagnols mais aussi  les marocains qui sont les plus concernés et les plus affectés.
La menace islamiste potentielle à Sebta et à Mlilya  relève plus de la science fiction des services de renseignements que de la réalité concrète sur le terrain.

Il y a eu des marocains impliqués dans les attentats de Madrid, d'autres faisaient partie du réseau 'Al Qaïda, et il est possible qu'il y ait des éléments islamistes à Sebta et à Mlilya comme il y en a à Tétouan, Rabat, Paris ou à Bruxelles, mais cela n'implique pas, jusqu'à preuve du contraire, l'existence d'une organisation terroriste structurée et dangereuse comme on veut nous le faire croire.
Il est vraisemblable que ce vacarme autour d'un éventuel réseau terroriste à Sebta cache une autre réalité: la montée des revendications de plus en plus vives réclamant le départ des colons espagnols du Rif.

Compte tenu de l'intransigeance espagnole  au sujet des colonies au nord du Maroc et face au silence de Rabat, dicté par des conjonctures politiques sans fin, il est probable que des mouvements politiques, islamistes ou non, prennent  la relève et occuper le vide.
C'est pourquoi il est de l'intérêt de l'Espagne d'entamer des négociations sérieuses avec le Maroc pour aboutir à une solution définitive à sa présence coloniale sur le sol marocain au lieu d'accroitre ses effectifs militaires à Sebta et à Mlilya et ses espions à l'intérieur du Maroc

Publié par ihajjiten à 20:02:45 dans Espionage | Commentaires (0) |

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