Au-delà des mauvaises nouvelles économiques qui s'accumulent en Algerie,
une plus large menace hante le pays: la chute du prix du baril de
pétrole, aujourd'hui autour de 40 dollars, loin de ses niveaux records
de cet été (147 dollars) qui avaient permis de doper la croissance, entraine le pays dans le panique. Ce vent de panique commence à souffler sur le pays maghrebin, Effrayée par la chute des cours de l´or noir, l'Algerie est obligée à
annuler la plupart des investissements prévus dans les prochains mois; Ce sentiment de panique n´a pu que se renforcer depuis. Les prix sont
sur une pente qui les rapproche de 40 dollars, leur niveau de 2004. L'Algerie qui a calculé sa cash-flows sur la base d´un baril à 70, 80,100 voire
140 dollars, va être à court de liquidités pour mener à bien ces
projets d'investissement voir armement. Pour le gas-oil, ce dernier est
vendu 0,12 euro oblige l'Algérie à importer pour plus de 200 millions
de dollars, tout cela parce que les chers députés -garants des intérêts
du peuple- refusent toute augmentation. On comprend dans ces conditions
le mépris dans lequel les pays rentiers sont tenus par les pays
industrialisés. Ce ne sont ni des modèles de gouvernance, ni de
tolérance, ni de démocratie...Pourtant chacun sait que le pétrole est
bradé, il est irremplaçable.